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ris : quoi ipfum non nìjî in fine potus intelligitur. Purgathic corpora ., tertianas fehres discutit , calculorumque vitia,Eadem aqua igni admota turbida fit , ac pojìremo rubescit.I’ersonne ne doute qne Pline ne parle de la fontaine ficonnue aujourd'hui Cous le nom à’eaux de Spa , & qui setrouve dans le diocèse de Liège , pays qu’habiroient les an-ciens Tongres.
TUNGTAO , cité de la Chine, dans la province deHuquang , au département de Chingchieu , premieregrande cité de la province. Elle est de 7 d 16' plus oc-cidentale que Pékin , fous les 27 d $o' de latitude. * AtlasSinenfis.
TUNGTING , lac de la Chine, dans la province deHuquang, au territoire d’Yocheu , septième métropolede la province , à l’occident de cette ville. On dit que cegrand lac s'est formé par une inondation ; auíîì y voit-onune assez grande quantité d’ifles très-peuplées , Sc où fontdivers temples magnifiques, avec des monastères. Il y aune de ces istes qui est flottante , & qui contient entr’au-tres un monastère : les racines des arbres Sc celles des ro-seaux sont tellement entrelacées les unes dans les autres ,Sc de plus en plus s'entrelacent tous les jours de tellemaniéré, qu’il n’y a aucun danger que les terres s’ébonlent,ni qu’aucune partie de l’ifle se sépare.
2. TUNGTING, montagne de la Chine, dans la pro-vince de Kiangnan , au territoire de Sucheu , troisièmemétropole de la province. C'est une haute montagne quile trouve dans le lac de Tai, où elle forme une isle, danslaquelle font bâtis plusieurs célébrés monastères.
TUNGUON, ville de la Chine , dans la province de
Quangtung, au département de Quangcheu,premiere mé-tropole de la province. Elle est de 3 d i z' plus occidentaleque Pékin , fous les 2i d 50' de latitude.
TUNGUSES. Voyez Tongous.
x. TUNGXAN, ville de la Chine, dans la province deHuquang , au département de Vuchang, premiere métro-pole de la province. Elle est de 3 d io' plus occidentale quePékin, fous les zo d 13' de latitude.
2. TUNGXAN, fortereflè de la Chine, dans U pro-vince de Fokien , au département de Pumuen , premiereforterestè de la province. Elle est deo d 57'plus orientaleque Pékin , fous les 24 e1 1 s de latitude.
TUNGXING, fortereste de la Chine, dans la provincede Channsi, au département de Gudyven , premiere forte-restè de la province. Elle est de 6 d o' plus occidentale quePékin , sous les 39 d 56' de latitude.
TUNGYANG, ville de la Chine , dans la province deChekiang , au département de Kinhoa , cinquième métro-pole de la province. Elle est de 3 d 12' plus orientale quePékin, fous les 2p d 15' de latitude.
1. TUNJA , province de l’Amérique, dans la terre-fer-rxte, au nouveau royaume de Grenade. Cette provincefurpastè celle de Bogota en veines d’or, & par la quantitédes émeraudes qu’elle. fournit. L’air y est sain Sc tempéré,& lon*n’y sent presque point de différence entre l’été &r hiver , & fort peu entre le jour Sc la nuit, à causí de laProximité de 1 equateur. Cette contrée est voisine des fau-Ya ges qu’on appelle Panches. Son terroir est abondant enfroment, Sc produit la plupart des choses nécestàire à la\ie. La capitale prend le nom de la province. Voyez Par-ade suivant. * ì>e Laet , Description des Indes occidenta-es , h 9 , c. 6.
x -TUNJA , ville de l'Amérique, dans la terre-ferme,a unouveau royaume de Grenade, & la capitale de lapro-^ lnc e qui soi donne son nom. Elle est située à vingt lieuesde Santa-Fé , íur le haut d’une montagne, & sert de dé-ense contre les courses des sauvages d’alentour. C’est , 1 aP ri ncipal e ville marchande de ce pays-là. Les habitans peu-Vent soumir plus de deux cents chevaux propres pour laS Ue rre. Les dominicains ont une maison dansTunjà, Sc lescordeliers une autre.
LUNlDRUMENSE. Voyez Tynidrimense.
TUNIENSIS. VoyezT uneiensis.m 1 , ville cTAfrique , dans la Barbarie , au royau-
do C Tunis > dont elle est la capitale, & auquel elleVoy 116 son nom - bile s’appelloit anciennement Tunes.trou ^ UNEYENSIS - Quelques voyageurs disent qu’il y asur l e C p ntS mosquées. Cette ville est située dans une plaine,, n - ac de la Goulette, à quatre lieues de la mer. Elle estenne, & st p a y S qui çn dépend répond à l'Afrique
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proconsolaire des anciens. Elle fut possédée par les Cartha-ginois , par les Romains & par les Vandales, qui la sacca-gèrent du tems de saint Augustin. Les Arabes s en emparè-rent à leur tour , Sc après que Ferdinand Sc Isabelle eurentchassé les Maures d’Espagne, une partie se retira à TunisSc aux environs. Les Espagnols conquirent ensuite unepartie de ce pays ; Barberouste le reprit sor eux, Sc lesTurcs s’en rendirent maîtres en 1574. C’est en ce temsqu’on jetta les fondemens du gouvernement qui dure en-core aujourd’hui, comme je le dirai à l’article de letat deTunis. Voyez n°. 3. Les Arabes, qui vinrent de l’Arabieheureuse en Afrique,sous leur roi Melec Ifiiiqui, com-mencèrent à faire de Tunis une ville considérable. C’étoicpeu de chose auparavant ; mais elle s’accrut des ruines deCarthage , car les Arabes Mahométans de Pàiée d’Occu-ba , ne se sentant pas astùrés dans cette place , & craignanttin nouveau secours de l’Europe, abandonnèrent "Cartha-ge , pour s établir à Tunis , qu ils embellirent de plusieursédifices , quoiqu’ils n’y demeurastènt pas fort long-tems,étant allés fixer leur demeure trente lieues plus loin , vers lelevant, dans le pays où ils bâtirent. Car van. A l’endroit leplus relevé de Tunis , du côté du couchant, il y a un beauchâteau, & une superbe mosquée , avec une tour fort haute& d’une belle architecture. Il y a deux grands fauxbourgs ,
1 un appellé Bebçuei, de plus de deux mille maisons, à laporte du septentrion ; l’autre nommé Bebel Menara, d’en-viron mille maisons, du côté du midi , où , lorsque Char-Ies-Quint prit cette ville , demeuroient les chrétiens Raba-tins, dès le tems de Jacob Almansor , roi Sc pontife deMaroc , de la lignée des Almohades. C croient des Musa-rabes, Sc parce qu’ils demeuroient dans le faux bourg queles Maures appellent en leur langue Rabat, on les nom-moit Rabatins. Outre ces deux fauxbourgs, il y en a untroisième hors de la porte de la mer , environ à la portéedu mousquet du lac. C'est là que font les magasins & lesmaisons des marchands chrétiens- qui viennent trafiquer àTunis. Ce fàuxbourg n’est que de trois cents maisons sortpetites; mais généralement, il y a plus de vingt mille mai-sons habitées dans la ville Sc dans les fauxbourgs. Les ruesSc les places sont fort bien ordonnées : le grand nombredes habitans de cette ville en fait presque toute la force.Ce sont pour la plupart des artisans , parmi lesquels se dis-tinguent les tiflèrans par leur nombre : sis font la meilleuretoile d’Afrique, parce que le fil est plus fin Sc mieux torduqu’ailleurs ; c’est de cette toile qu’on fait ces riches tur-bans qu’on nomme tunecis , qui sont fort estimées entreles Maures. Au milieu de la ville est une grande place en-vironnée de boutiques » la foule y est toujours grande , &celles des parfumeurs sont ouvertes jusqu’après minuit. Lepeuple'de Tunis est doux & civil, Sc les principaux s’ac-commodent superbement à leur mode ; mais il y en a peuqui soient riches. Le bled y est cher Sc vient de loin. Onn’en recueille pas beaucoup dans les environs , à cause de laparesse du peuple. D’ailleurs , ils n’oseroient semer les ter-res un peu éloignées de peur des Arabes ; de maniéré qu’onne laboure qu’autour de la ville, dans quelques champsenclos, qu’on arrose par le moyen des roues : les maîtresde ces champs n’en recueillent pas de quoi se nourrir qua-tre mois de l’année. Le pain qu’on y mange est blanc Scbeau, parce qu’il est fait de fleur de farine, qu’on repastè ,après qu’elle a été moulue, dans des moulins a bras ; c’estle manger le plus ordinaire des gens de éondition : car lepeuple le fait un manger de farine d’orge » petrie & cuitedans de l’eau & du sel, qu’on trempe , en mangeant, dansde l’huile ou du beurre. Les pauvres gens se nourrilîènt defarine d’orge crue , trempée dans de 1 eau & de l’huile,qu’on brouille ensemble, Sc dont on sert ensuite, avec quel-que jus d’orange ou de citron : ce manger pâlie pour très-sain& très-rafraîchistant. Les hommes, qui sont à leur aise,lisent encore d’une certaine confection d herbes fort chere,qu’on nomme harix, qui réjouit toute la personne ; de fortequ’en ayant mangé une feule once , on est gai le reste dujour, Sc l’on ne redoute aucun péril. Ce sont les Turcs, ice qu’ils disent, qui leur ont appris ce secret. Au reste, nidans la ville, ni aux environs, il n’y a aucun moulin àvent ni à eau, point de fontaines, ni puits, ni ruiílèaux ,mais seulement de grandes citernes. Il est vrai qu’il y adehors un puits d’eau vive , que l’on vend par les rues ; onfa tient plus faine que celle des citernes. La principalemosquée de Tunis est grande, & de très grand revenu;
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