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Tome sixième. T - Z.
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du nom de Turcs & des Turcomans. Voyez ces deuxarticles.

TURCAL , bourg d’Asie, dans la Natolie , est: situéautour Bc íur la pente d’une colline fort escarpée , séparéedes autres, Sc terminée par un vieux château au pied, par lariviere de Tonsalu ; il est éloigné d“Angara de quinze millesd’Italie.

2. TURCAL , gros bourg de Perse, íur la route de Con-stantinople à Ispahan , à quinze milles d’Agara. Il est situéautour & íur la pente d’une colline escarpée , séparée desautres, terminée par un vieux château, & mouillée aupied par la riviere de Tocar. Tout ce quartier est plein debeaux vignobles , les champs y font bien cultivés, les vil-lages fréquens, & les bouts des colonnes antiques astèzcommuns dans les cimetières, ce qui marque bien que lepays étoit autrefois peuplé par des gens aisés. * Tournefort,Voyage du Levant, t. r , p. 17 ;.

TÛRCHEIM, en latin Twcheimum , ville de France ,dans la haute Alsace, est située au pied des montagnes furla riviere de Fach , à une lieue de Colmar Sc à quatre deBrifach. * Jer'óme Gebwilcr.

TURC!, peuples donc fait mention Suidas. Ce pour-roientêtre les mêmes que Pomponius Mêla & Pline appel-lent Turent. Voyez Turc/e.

TURCILINGI, peuples de la Scythieen Europe, selonJornandès, de reb. Get. c. 46 & 57, Se l’histoire Miscel-lanée. Ce font les mêmes que les Goths.

TURCKHEIM , petite ville de France , dans la hauteAlsace près de Colmar. Jerôme Gebwiler Fappelle oppidu-lum Thuringi , fans dire la raison pourquoi. ( 1 ) Cette villequi n’a jamais été forte, a été néanmoins libre dès le com-mencement , Sc mise ( b ) fous le commandement des pré-fets impériaux , Sc taxée pour les frais de l’Empire Sc de lachambre impériale. L’électeur palatin l’a possédée par enga-gement , après quoi elle paífa fous i’obéistance des archi-ducs d’Autriche, comme dépendante du grand bailliaged’Haguenau. ( c ) Elle íut cédée à la Francexn 1648 , parle traité de Munster. Turcs heim est principiWmcnr connuepar la viótoire qu’y remporta M. de Turenne fur lesImpériaux en 1675. ( a ) Zeyler , Top. Alsat. pag. 64. ( b )Longuerue, Description de la France, partie 2 , p. 240.

( c ) D'Audifret , Géographie ancienne Sc moderne, t. 2.

TURCKMANNS ( les ) ou Turcomanns. Plusieurs écri-vains les nomment Gozz ,‘Sc les historiens Grecs du’basempire les appellent Uz.es, Hìftoire générale des Huns parde Guignes. Ces peuples iílus des anciens habitansdu pays du Turquestan, quittèrent îenr patrie vers le; onzième siécle, dans l’intention de chercher fortune ailleurs.Il se partagèrent d’abord en deux parties , dont l'une pallaau nord de la mer Caspienne, & vinc s’écablir dans lapartie occidentale de l’Arménie, qu’on appelle encore pré-íentement le pays des Turcomanns. C’est de cette branchede la nation turque, que les sujets de la porte ottomanedoivent prouver qu’ils tirent leur origine , s’ils prétendentav oir droit au nom de Turcs qu’ils portent. Les descendansde cette partie des Turckntans , qu on peut appeiler lesTurckinanns occidentaux , s’étoient rendus dans les siéclespaílés fort puitîànts. Ils furent même pendant quelque temsles maîtres de toute la Perse , après en avoir chaste les en-fans deTamerlan, peu de teins après la mort de ce conqué-rant, & on prétend que le grand Uíïum-Caíïàn tiroir son°rigined’une branche de ces Turckmanns ; mais les fosis s e-rant emparés du trône de Perse , &' les Turcs s’étant rendusmaîtres de tout le pays qui est d l’cccident de la riviere def'gte, ils ont réduit les Tunkrnanns occidentaux fur un fortPetit pied ; cependant ils occupent encore les plus bellescampagnes aux environs de 1 Euphrate; mais les Turcs ne* e ur ont laide qu’une petite ombre de liberté , & c’est de-làque vient cette grande aversion qu’ils onr pour les Turcs,sts ont toujours conservé leur ancienne maniéré de vivre,n °nc aucune demeure fixe ; viveur toujours fous des tentessi un gros feutre, à la maniéré de la plus grande partie de ladation turque. Il ne subsistent que de leur bétail , &®nc des troupeaux fans nombre. Ils font tous d’une taille“ante & robuste , ayant le teint basané Sc le tour du visagea *'ez carré & plat ; mais le sexe parmi eux est fort beau Sc aa taille très avantageuse. Ils portent en hiver de longuesj° e s de peaux démontons avec des bonnets pointus dea même peau , Sc dans l’été des vestes de toile de coton àa façon des caftans des Turcs ; ils font bons hommes de

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cheval & braves. Ils font mahométans , mais ne s’acquit-rent guères des devoirs de leur religion. Us ont leurs chefsparticuliers qui les gouvernent selon leurs loix ; cependantils doivent payer tribut à la porte ottomane, & font obli-gés de fournir un certain nombre de gens à cheval toutesles fois que la porte le demande. Dans l’hiver ils vien-nent chercher les pâturages le long de i’Euphrate, ducôté de la Mésopotamie & de la Natolie, & dans l’été ilsvont camper dans les vallons qui fonc enclavés dans lesmontagnes de l’Arménie, vers les sources de l’Euphrate &du Tigre; ils font naturellement grands brigands, mais lesbachas Turcs qui commandent aux environs de l’Euphratc& du Tigre, ont foin de leur donner la chaste parcsqu’ils font intéressés à la fureté des chemins, à cauleque le passage fréquent des voyageurs & des caravanes,faic un article considérable de leur revenu. Les Tunkjmansoccidentaux peuvent armer environ quarante mille hom-mes ; ils íont toujours aux prises avec les Curdes , qui ion cleurs voisins à l’orient, & avec les Arabes qui confinentavec eux au sud, parce que ces deux nations voisines vien-nent fore souvent écorner leurs troupeaux & enlever leursfemmes & leurs filles.

La seconde partie des Turckmanns tourna tout droit aúsud , &t vint s’établir vers les bords de la riviere d’Amù,proche la mer Caspienne , où ils occupent encore, à 1 heurequ’il est , un grand nombre de villes Sc de villages dansles pays d’Astrabath & de Charafs’m. Cette branche desTmckjmans ou Turcomanns , a é.é inconnue jusqu’ici à noshistoriens Sc géographes , quoique bien plus nombreuse ,à l’heure qu’ií est , que celle des Turckmanns occidentauxqui habitent dans l’Arménie. Les Turckmanns de certe der-niere branche , qu’on peut appeiler les Turckmanns orïen-taux , font à peu près du même extérieur que les premiers,à l’exception qu’ils sontbeaucup plus baíanés Sc qu’ils res-semblent plus aux Tartares. Us portent en été de longuesrobes de toile de coton ou d’un gros drap , & en hiver desemblables robes de peau de mouton ; le bétail & Tagri-culture fournilíèntà leur entretien, selon les différons quar-tiers qu’iìs occupent. Dans l’hiver ils habitent dans les vil-les & villages, aux environs de la riviere d’Amù & versle rivage de la mer Caspienne, Sc dans l’été ils vont cam-per où ils trouvent les meilleurs pâturages & de la bonneeau. Ceux d’entr’eux qui font établis dans le pays d’Astra-bath , suivent pour la plupart, la secte d’Ali ; mais ceux quihabitent dans le pays de Charafs’m, ont des sentitnensconformes à ceux des Tartares Usbecks fur la religion ; ce-pendanfles uns Sc les autres s’en mettent fort peu en peine.Us font extrêmement remuans,& ont bien de la peine à s’ac-coutumer au joug des Tartares & des Persans ; ils font bra-ves Sc du moins auslì bons hommes de cheval que lesTartares Usbecks; mais ils font moins brigands. Commeles Tarrares du pays de Charafs’m traitent ïcsTurikmannsen sujets conquis, ils font obligés de leur payer tribut Scde souffrir bien d’autres avanies de ces maîtres incommodes ;mais les Ttirckmans qui habitent dans la province d’Astra-bath fous la domination des Persans , font bien mieux trai-tés. Les uns Sc les autres peuvent faire environ cent mille fa-milles. Les Turckmanns occidentaux, austì bien que les orien-taux , font encore présentement partagés en diverses tri-bus, à la maniéré de toutes les autres branches dc la nationturque ; & le chef de chaque tribu jouir des memes préro-gatives chez les Turckmanns que chez rous les autres Tarta-res. Une partie de ce peuple habite le mont Liban, & a l’u-fage des armes à feu depuis long tems. Ce peuple n’aimepoint la rencontre des chrétiens, par une bizarrerie de leurreligion. , . T • y

TURCOCHORI , lieu de la Livadie , au nord dumont Parnasse , St où il y a st 11 ^ an - Avant que d’arriver àTurcochori, en venant de Livadia , on paíïè trois rivièresqui se joignent & fe rendent dans le marais Copaïde,appellé présentement étang de Livadia ou de Topoglia.Une de ces rivières est le Cephiflus, qui prenoit fa fonrccvers Lilrea; ces rivières arroloient le territoire d’Elatée,dont il ne reste pas meme le nom. Turcochori paroîtnéanmoins avoir ete anciennement quelque chose d allezconsidérable; car on y voir beaucoup de fragmens de co-lonnes & de marbres antiques. Ce lieu n’est presque habitéque par des Turcs qui y ont une mosquée, & il y a hors duvillage une chapelle pour les Grecs. * Span, Voyage deGrèce, 1.6.