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Tome sixième. T - Z.
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TUNUDENSIS. Voyez Tunusudensis.

TUNUGABENSIS , siège épiícopal d’Afrique, selon laconférence de Carthage, n u . 119 - <?ù Niventius est qualifie<episcopus Tunttgabenfis. Il n’avoic point d'adveifaire donatif-le. On ignore de quelle province étoit cet évêché.

TUNUSUDENSIS , siège épiscopal d’Asrique, selon laconférence de Carthage , n°. 1 zo , où januarius est qualifiéepifcopus plebis Tunufudenfìs. Dans un autre endroit de lamême conférence de Carthage ancien manuscrit onlit Tunuderìfis pour Tunufudenfìs , mais dans un autre en-droit de la même conférence de Carthage, n'\ m , Victo-rianus,-évêque de ce siège, de la part des Donatilles , estappelle episcopus ‘Tunufudenfìs. Pline, /. <j , c, 4, place'oppidum Thunudifense entre les places romaines en Attique.'C’est la même ville qui est appeìlée&Thunusda par Ptolo-mée, & apparemment la même que la table de Peutingernomme Tbttna. Il y en a qui confondent cet évêché aveccelui de la province proconfulaire appellé Timìdenfis. C’estune erreur ; Tunufudenfìs Sc TmtdenÇis sont deux siègesdifférens.

TUNZA, petite riviere de la Turquie, dans la Romanie.Elle se décharge dans l’Archipel près de la ville d’Eno, ducôté de l’orient. Tunza est le nom moderne du fleuve T&-martm des anciens. VoyezT- e^arum.

TCJOLA ou Tuole, fleuve de l’ifle de Corse. Prolo-mée, /. 5 , c. z, marque son embouchure sur la côte orien-tale de Piste , zivxcTutela-Ara Sc la ville Mariana. C’est^aujourd’hui le Goto.

TOPAT A , ville d’Asie. Ortélius qui cire Siméon Sethi,dit que cette ville étoit plus orientale que Cborajfe ou Cbo-rasa.

TUPAX, province de P Amérique septentrionale , dansla nouvelle Espagne, an gouvernement de Tlascala. DeLaet, Description des Indes occidentales , l. 5, chap. 5, dit<jue cette province a pris son nom de la riviere de Tupaxou Tukpa , qui, après l’avoir traversée, vase déchargerdans le golfe du Mexique , vis-à-vis d’une isle appellée deLobos , à cause des loups marins qui y sont. L’air de la pro-vince de Tupax est mal sain ; ce qui vient de 1 excessive cha-leur , & de ce que la côte de la mer y est sort balle & sortplate. De Piste, au lieu de Tupax écrit Tuspa ; & c’estainsi qu’étrit la carte qui accompagne dans de Laet, ladescription de cette province.

TUPHIUM , ville d’Egypte. Ptolomée, l,. 4, c. 5, lamarque dans le nôme de Thebes.

■ TÚPIGUAS , peuples sauvages de l’Amérique méridio-nale , au Brésil. Ils occupent dans les terres , selon de Laet,Description des Indes occidentales , /. x 5 , cb. ;, le pays quiretend depuis la capirainie de Saint-Vincenr jusqu’à cellede Fernambuc. C’étoit anciennement une nation puiílànte ;mais les guerres quelle a eues avec les Espagnols & avecles Portugais, Pont fort diminuée. Les Apiapitanges , lesMariapigtanges Sc les Guaracayos font leurs voisins. LesTupiguas ne sont autre chose que la nation des Tupinaques.Voyez Tupinaques.

TUPINAMBAS , nation de l’Amérique méridionale,autrefois fort nombreuse, & dominante dans une bonnepartie du Brésil, d’où elle a été chastee par les Portugais :èlles’étoit d’abord réfugiée dans une grande iste à l’etnbou-•chure de la riviere de Madere, Sc elle est aujourd’hui ré-duite à une poignée d’hommes sous le nom de Topayos,-fur le bord d’une grande riviere , qui vient du Brésil, Sc scdécharge dans P Amazone à plus de cent quatre-vingts lieuesde la mer. C'est la même nation que l’on a mal à proposnommée en France Topinamboux. * De la Condamine, re-lation abre'gée d'un voyage fait dans l intérieur de l Amérique.

TUPINAQUES , peuples sauvages de l’Amérique mé-ridionale au Brésil, dans la capirainie de Portoscguro. Ilsfont aujourd’hui réduits à un petit nombre. Les Tupina-ques font apparemment les mêmes que les Tupinaquins ,■qui, selon dc Laet, Description des Indes occidentales , 15,ch.j , ont été s’établir depuis plusieurs siécles le long deslimites de Fernambuc. Ils étoient, dit-il, sort enclins autre-fois à la vengeance, & époufoient plusieurs femmes ; maisìa plupart á enrr eux ont embraflé le christianisme, & ondit qu’ils y persévèrent. * De rifle , Atlas.

TUPIS , nation errante du Brésil, aux environs du'portde San Pedro, forme par Pembouchure de la grande ri-viere de Tebiqueri, laquelle se déchargesur la côte orien-iale du Brésil, par les }i d de latitude australe. LesTupis

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sc disent chrétiens , mais ils ne font aucun exercice de cettereligion, ils font fort débordés Sc sc font joints aux Mame-lus du Brésil, pour aller par-tout enlever des Indiens, Scles vendre comme esclaves au Brésil Sc ailleurs. * Hifl. duParaguay du pere Cbarlevoix.

TUQUESME, vallée de P Amérique méridionale, auPérou , au gouvernement de Lima. On trouve cette vallée ,dit de Laet, /. 10 , c. 19 , après celle de Motupe. Elle estfore agréable & couverte d’arbres, & l’on y voyoit autre-fois plusieurs villages, dont les masures paroisiènt encore.De cette vallée â celle de Cinto, il n’y a que pour unejournée de chemin ; mais il est fort difficile, par ce que cene four que mottes de fable 8 c pierres lèches , fans arbres ,fans herbes Sc fans aucuns animaux. Ainsi c’est un pur dé-sert, où il est fort aisé de segarer quand on y marchefans guide.

TURA , riviere de Sibérie , dans l’empire ruflîen. Ellea fa source dans cette partie du mont Caucase, qui sépare laSibérie de la Russie, à 59** $0' de latitude, au nord duroyaume de Casan , Sc courant de là á l’est-sud-est, elleva sc joindre à la riviere de Tobol, à 57 e1 40' de lati-tude , à quelque distance de la ville de Tumcen ; cette ri-viere est fort poiiïònneuse, & ses rives sont très-agréablesSc abondent en toutes sortes de gibier. C’est des environsde la riviere àeTuracpie viennent les plus beaux petits grisde toute la Sibérie ; aussi n’est-il pas permis auxhabitans dupays de les vendre á d’autres qu’aux commis du trésor de laSibérie. Tout le pays aux environs de cette riviere , depuisles susdites montagnes jusqu’à la riviere d’Irtis, en ti-rant du côté de Samareíf, est habité par une nation queles Rustès appellent Wogulitz.i. On prétend communé-ment que cette nation est une branche des Tartares ;mais comme les Wogulitz.es font païens & des plusgrossiers, Sc que tous les autres Tartares qui habitent dece côté, soit dans la Sibérie, soit dans les royaumesde Casan Sc d’Astracan, sont profession du culte ma-hométan , on les peut plutôt compter parmi les peuplespaïens de la Sibérie, que parmi les peuples qu’on ap-pelle présentement Tartares.* Histoire générale des Tatars ,P- Z6;.

TURANIANA,ville d’Espagne, selon l’itinéraired’An-tonin, qui la place sur la route de Caftulo à Malacca, en-tre Urci Sc Murgi , à seize milles du premier de ces lieux ,& á douze milles du second.

TURANO, riviere d’italie, au royaume de Naples,dans l’Abruzze ultérieure. Elie a fa source près de Taglia-cozzo, & va sc jetter dans le Velino, un peu au-des-sous de Riéti. On prend cette riviere pour le Telonus desanciens.

TURAPHILUM, ville de la Mauritanie Césariense,selon Ptolomée, /. 4 , c. z.

TURA-ZAHOIO , c’est-à-dire, montagne aride. Orté-lius qui cite Masius, in Pr&fat. libelli Moss Bareepha , deParadifo , dit que c’est un lieu au voisinage de la ville deBalat sur le bord du Tigre.

TURBA, ville d’Espagne , scion Tire - Livc, >c. 44. Cepourroit bien être la même que Ptolomée, /. z ,c. 6 , nomme Turlula , Sc qu’il donne aux Bastirans.Turbula étoit dans les terres. Voyez Torbolet^e Sc TtJR-sambica.

TURBANIA , fontaine de la Palestine. Guillaume deTyt, cité par Ortélius, dit que cette fontaine est an pieddu mont Gelboé. Dans un autre endroit Guillaume de Tyfécrit Tubania, au lieu de Turbania.

TURBESSEL , lieu fortifie dans la Mésopotamie , selonOrtélius, qui cite Guillaume de Tyr. Ce lieu, ajoute-r-il »étoit au voisinage de l’Euphrate, à vingt-quatre milles dela ville d’Edeísc.

TURBULA. Voyez Turba. (

TURCAî , peuples qui habitoienr aux environs des ParusMéotides, selon Pomponius Mêla , 1 , c. 19 , & Pline,

/. 6 , c. 7. Dans l’histoire Miscellanée ils sons placés ailvoisinage des portes caspiennes. Les Huns, dit Eustathe »sont appellés Turcs, par les Perses. Il y en a qui veulentque ces peuples soient les Cyrtti de Strabon. On con-vient aíîez généralement quïls tiroient leur origine desScythes qui habitoient les monts Caucases, entre le Pont-Euxin & la mer Caspienne. Si nous nous en rapportonsà Chalcondyle, leur nom signifie des hommes quinte-nent une vie champêtre, Ainsi ce pourroit être là Torig ine