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TURDULI. Il y a eu anciennement plusieurs peuplesde ce nom en Espagne. Pline , /. j i ^ > dans un endroit,
dit que les Turdules habitoient la Lusitanie Sc l’EspagneTarragonnoise, Sc dans un autre endroit, il les met feule-ment dans la Lusitanie. Selon Strabon , /. 3 , c. 1 39 , lesTurdules étoient les mêmes que les Turdétains, Sc habi-toient la Bétique. Voyez Turdetani. Ptolomée , qui faitdeux peuples des Turdétains & des Turdules, divise ainsile pays de ces derniers :
TUR
de la Tour, qui étoit comte de Negrepeliíîè & barond’Auliergues ; mais qui portoit le titre de vicomte de Tu-renne, quoiqu’it n en fut ni propriétaire ni usufruitier , cevicomté étant possédé par les ducs de Bouillon son frereaîné & son neveu. *Lenguerue , Description de la France,part. x , p. 141.
Le vicomté de Turenne s'étend entre le Querci. , leLimousin & le Périgord , & à huit lieues de long Sc sepcde large. Il renferme les villes de
Sur la cote,
Dans les terres,
Manefihei port us,Junonis templum ,Belonis fiuvu Ofiia ,B don ciyìt.
S et m ,
Ilurgis ,
Vogia ,
Calpurniana ,Cacilia ,
Cinn'tana ,
Corduba ,
Julia ,
Obulcum ,
Arcilacis ,
Detundu ,
Murgis ,
Salduba ,
Tue ci ,
Sala ,
B aida ,
Ebora ,
Ono ba ,
Illipula magna ,
Se lia ,
Vescis ,
Estua ,
Artigis ,
Calicula ,
Lac ibis ,
Sacìl 'ts ,
Lacippos,
Ililberis.
TURENNE , en latin Torinna Caflrum , Torenna , To-rena , T urena , ville de France , dans le Bas-Limousin ,fénéchaussée de Brive , à deux lieues de la ville de ce nom,à quatre de Tule, & à égale distance de Sarlat, avec titrede vicomté , Sc château. C’étoit déja une place forte dans lehuitième siécle , lorsque le roi Pépin-la prit fur le ducGaifre, l’an 767. Elle eut, dans le dixième siécle, des sei-gneurs héréditaires. Bernard, seigneur de Turenne, avoir,sur la fin de ce même siécle , la qualité de vicomte de Tu-renne. Ce vicomte étoit subordonné aux comtes de Li-moges , qui étoient ceux de Poitiers, ducs d’Aquitaine ;c’est pourquoi ce comté est quelquefois nommé vicariaten latin , ce qui marque fa dépendance d’un seigneur do-minant. Après Bernard , Archambaud , vicomte de Com-born, ou par mariage ou autrement, s’emparade Turenne,ayant l’an 1000 , Sc laifla cette seigneurie d fa postérité ,laquelle a continué toujours de mâle en mâle, jusqu aRaimond , qui mourut fous Philippe le Bel , l’an 1304,Sc ne laiílâ qu’une fille nommée Marguerite , qui épousaBernard , comte de Commingcs, Sc lui apporta , en ma-riage , son vicomté. Leur postérité masculine fut éteinte ,par' la mort de leur fils Jean , comte de Comminges, dontla sœur aînée nommée Cécile , hérita du vicomte de Tu-renne. Elle épousa Jacques d'Aragon , comte d’Urgel.Alienor , sœur cadette de Cécile , épousa Guillaume Ro-ger , comte de Beaufort, neveu du pape Clement VI , &frere de Grégoire XI. Guillaume Roger acheta, de sabelie-sœur Cécile, comteslè d’Urgel, le vicomté de Tu-renne. La postérité masculine de Guillaume , comte deBeaufort & vicomte de Turenne, qui mourut fans enfansmâles, l’an 1481: Anne de Beaufort, fa fille aînée, épou-sa , l’an 1444 j Agne de la Tour, seigneur d’Aulierguesen Auvergne , cadet de la maison de la Tour ; Sc par cemariage , le vicomté de Tureune estpasié dans cette illus-tre maison , où il est demeuré jusqu’â présent. Ce lieu deTurenne est très fameux , pour avoir, dans le dix-septiémesiécle, donné le nom au célèbre maréchal Sc général Fleuri
Turenne, Argentac, . Martel,
Beaulieu > Saint-Céré, Coulonges.
On y compte , outre cela , quatre-vingt-dix bourgs ouparoiíïès, dont la plus grande partie est dans le Bas-Li-mousin. La seigneurie de Turenne a été autrefois possédéeen toute souveraineté , Sc ce ne fut qu’au commencementdu dixième siécle, qu’un vicomte de Turenne rendit hom-mage au roi, à condition que ce vicomté ne pourroit êtremis hors de la main du roi, Sc que le vicomte Sc sessuccesseurs continueroient à jouir de tous les droits réga-liens. La clause portée par cet hommage , n’empêcha pasque saint Louis , ayant cédé le duché de Guienne à Fleu-ri III, roi d'Angleterre , réécrivit à Raymond , vicomte deTurenne , de ne pas faire difficulté de rendre hommage àHenri. Ce vicomte obéit, mais avec la même réserve desdroits régaliens. Au moyen de l’hommage de fidélité queles vicomtes de Turenne ont rendu à la couronne, nosrois les ont toujours confirmés dans la jouissance de tousles droits régaliens. Les lettres patentes de confirmation deLouis le Grand font du n mai r 656 .11 ne se leve aucundroit, pour le roi, dans ce vicomté, mais le seigneur, quiest aujourd’hui M. le duc de Bouillon , y leve presque tousles droits que fa majesté a établis dans le royaume. Lesimpositions, fur le vicomté, font départies par les étatsdu pays, qui font convoqués par le vicomte. Outre lesdroits Sc les revenus de ce vicomté , il y a une grandequantité de terres Sc de fiefs qui en relevent. Rodolphe011 Raoul, comte de Cahors Sc de Turenne , est lc plusancien seigneur de Turenne, dont le nom soit venu jusqu’ânous. Il vivoit vêts l’an 788 , Sc prenoit la qualité de com-te , non que Turenne fut un comté , mais parce qu’il étoitcomte bénéficiaire de Cahots. * Rigâo/, Descript. de laFrance , t. 6 , p. 382.
La vicomté de Turenne a été vendue , par Charles-Go-defroy , duc de Bouillon, en 173 8 , au roi, qui l’a réunie àla couronne.
1. TURENSIS ouT urrensis, siège épiscopal d'Afri-que , dans la Byzacène. Son évêque est nommé Maximia-nus , dans la notice des évêchés de l'Afrique, & il a le mê-me nom dans la conférence de Carthage , n°. 121.
2. TURENSIS , siège épiscopal d’Afrique, dont il estparlé dans la conférence de Carthage , qui dit que ce siègeétoit occupé par Donatus Turenfis , évêque donatiste , SCl’un des adversaires de Viétorianus, episcopus plebis Mus -titana. Il y a apparence que ce siège Turenfis étoit diffè-rent d’un ville de même nom , située dans la Byzacène ;car il étoit voisin de la ville Muftitana , qui étoit dans laprovince Proconfulaire. Je croirois que Samfucius , dontparle saint Augustin , Epijl. 34 Sc 83 , étoit évêque de cesiège.
3. TURENSIS, siège épiscopal d’Afrique , selon laconférence de Carthage , qui qualifie son évêque Pascba-Jius episcopus Turenfis. On ignore de quelle province ilétoit.
TURGALLIËNSIS. Voyez Mulliciensis.
TURGANA , iíle de l’Arabie heureuse. Ammien Mat-cellin, /. 23, nous apprend qu’il y avoir, dans cette isie.un fort grand temple de Serapis. Cette circonstance , ditOrtélius, feroit croire que ce scroit Fille de Sarapis dontparle Ptolomée.
TURGOUW. Voyez Thourgau.
TURGUT Sc Durgut , en latin Turgutelì. C’est ainsique les Turcs appellent une partie de la Natolie, fort pro-che de Dulgadir, que les anciens ont appellée Phrygie** D’Ascrée/or , Biblioth. orient, p. 897.
TURHOLT ou Turout , abbaye des Pays Bas, dansla Flandre. Louis le Débonnaire donna cette abbaye , l’an832,3 saint Anschaire , pour Punir à son nouvel archevê-ché de Hambourg, Charles le Chauve ne laissa pas de 1 »