_ UR
aonner a un autre de son vivant, même vers I’an 846. Ellelui suc rendue depuis, 8c il la polïeda fans la réunir à1 archevêché de Hambourg. Il éleva , dans cette abbaye ,saint Rembert, qui fut son succèdent à l’archevêché deHambourg & à l’évêché de Breme. * B ailles , Topogr.dessaints , p. 509.
TURI, bourg d’Italie , dans la terre de Bari, environ àcinq milles de Conversano du côté du midi *Magin , Cartede la terre de Barri.
r. TURI AS , riviere d’Espagne, selon Salluste, inFragment . bi(ì. L z , qui dit qu’eile arrosoir la ville de Va-lence. C’est par conséquent aujourd’hui le Guadalaviar, &non le Guadalquivir , comme le veut Corneille.
, z. TURIAS , riviere ou ruiflèau d’Italie. Cette rivieren’est guère connue que de Silius Italiens, /. 13 , V. 5 , quien parle ainsi :
.... Nulla l&dcns ubi gramina ripa
Turin dedttdt tenuem fine nomme rivum ,
Et tacite Tuscis inglorïus affluit undis.
On croie que c’est la même riviere que Tite-Live , /. z6,c. 11 , met à six milles de Rome ; mais Sigonius 8c Gro-novius, au lieu à’adTuriam fluvium , lisent ad Tutiamflu-Vitrn. Comme les manuscrits de Tite-Live varient, & quet quelques-uns de ceux de Silius Italiens portent Tnà ouTuscia , pour Turin , il seroit difficile de décider laquellede ces orthographes est la meilleure.
TURIASO , ville de l'Espagne Tarragonnoisc. Ptolo-wée »la donne aux Ceitibéres. Le manuscrit de
la bibliothèque palatine lit Turiasso ; 8c Pline, /. 34 ,c. 14 , fuit cette orthographe ; cependant les anciennes ins-criptions que l’on conserve à Tarafona , qui est la mêmeville , lisent Turiaso.
TURICK, iíle du Volga , au-dessus de la ville de Sa-bakzar.
TURIGA , ville de l’Espagne Bétique , selon Pline , /. 3,C- 1. C’est la même que TJcultinìacum. Voyez ce mot.TURII. Voyez Thurinum 8 c Turinum.
1. TURIN , ville d’Italie , la capitale du Piémont, dansUne plaine , au pied des montagnes, íur le bord du Pô,dans l’endroit où la riviere de Doria-Riparia se jette dansce fleuve.
C’étoit anciennement la principale place des peuplesa ppellés Taurini , qui descendoient des anciens Liguriens,& qui pouvoier.t avoir pris leur nom du taureau qu’ilsportoient dans leurs enseignes. Baudrand dit que Tite-Live& Appien d’Alexandrie nomment cette place Taurafia. Ilse trompe , dumoins à l’égard de Tire - Live , qui ne lanomme nulle part. Annibai la ruina , parce que ces peuplesa voient refusé de faire alliance avec lui ; 8c comme c’étoitla place la plus forte de ce quartier, fa ruine jetta une tellecrainte dans i’esprit des peuples voisins, qu’ils fe soumirentd abord qu’Annibal parut. Dans la fuite , Jules-Céfar y éta-blit une colonie romaine , 8c l’appcila Colonia Jul'ta. Au-guste changea ce nom en celui. à'Jugufta Taurinorum ,n °m fous lequel l’a connue Ptolomée : Pline 8c d’autrestuteurs en parlent fous ce nom. C’est de Pline que noustç nons l’origine de ces peuples. D’anciennes inscriptionsPerlent de cette ville fous les deux noms que les RomainsH' donnerent. Elle eut ensuite celui de son peuple, 8c s’ap-Pclla Taurini.
-Après avoir été long-tems soumise aux Romains , ellel °stiba , dans le tems de la décadence de l’Empire > fous laPuissance des Barbares , qui rétablirent en Italie. Les He-r ules 8c les Ostrogoths la poflederent. Le patrice Narsés,®P r es avoir détruit le royaume de ces derniers ,1a fit ren-rer fous H domination de l’Empire. Depuis, elle fut duornaine des Lombards ; mais ce ne fut pas avant le régnéAntharik, leur troisième roi en Italie. Elle fit alors une s trente.six duchés de leur royaume. * Philìb, Pingon.0 " 9 $ , 96. Gruter. fol. 160 & 168. Blaeu , Atlas,k st°rsque Charlemagne eut détruit le royaume des Lom-^ds en Italie, il paroît qu’il soumit Turin aux comtesdes 1 ^ : } rc l u ' s de Suze, qu’il chargea de garder le passagep ^‘P e s, & de contenir les peuples voisins dansí’obéis-rcnt e ‘ Sous ses successeurs, les comtes ou marquis devin-cn fi ^r'sP’dctaires de leur gouvernement, 8c le possédèrentt0 e Avérait», relevant de l’empire d’Occident ou duy unie d’Italie. Ulric Mainfroi, dernier des marquis de
TU R 109t
Suze, étant mort, vers l’an 103 z , Turin & Suze pastèrencfous la puilíànce des comtes de Savoye, par le mariaged’Adeleide , fille de Ulric Mainfroi, avec Oddon , comtede Maurienne 8c de Savoye. Leurs descendans en ont tou-jours joui depuis ; si ce n’est durant quelques tems de trou-bles : car, quoique Octon de Frisingen donne, en 1147»à Amédée III, comte de Savoye , le titre de marquis de Tu-rin ; cependant, s’étant élevé , peu de tems après, quelquesdémêlés entre l’emperenr Frédéric I 8c Umbert 111 , comtede Savoye , le premier , dans le feu de la colere , donna à1 évêque de Turin , non-seulement le domaine temporelde la ville de Turin , mais encore celui de presque tout lediocèse. Cette donation occasionna des guerres cruelles,parce que 1 evêque trouva moyen de fe faire appuyer parles habitant & par le marquis de Montferrat. A la finnéanmoins Thomas III, comte de Savoye , ayant fait pri-sonnier Guillaume de Montferrat, à son retour d’Espagne,dans le tems qu’il paflòit par -le Dauphine , les choses chan-gèrent de face , 8c Thomas rentra en possession de Turin ,qu’il transmit à ses descendant. Les François le prirent en15 3 ô , fous Charles le Bon , duc de Savoye, & le gardè-rent jusqu’à la paix, qui fe fit en 1 ;6z. Ils le remirentalors au duc Philibert, qui le choisit pour ía résidence , &qui en fit la capitale de ses états. Le comte d’Harcourt ,général de l’armée srançoile , le prit encore en 1640. Dansla derniere guerre , il éioit prêt à fe rendre au duc d’Or-léans , qui avoir relevé , en Italie , le duc de Vendôme »lorsque le prince Eugène fit lever le siège.
lunn autrefois écoit environnée d une ancienne mu-raille de pierres de caille , flanquée d’espace en espace debonnes tours. A la place , qui étoit au milieu , répondoientquatre rués , dont chacune aboutissoit à une des portes dela ville. La porte qui regardoit l’occident s’appelloicpremierement la porte du Pô : depuis , le château , qui futbâti auprès , lui donna son nom. Celle qui écoit à l'oríent,appellée d’abord Turrianica porta , s’appeila ensuite laporte de Suze. La porte Palatine, ainsi nommée à causedu palais d’Auguste , dont on volt encore les ruines dansce quartier , fut aussi appellée là porte de Doria , rivierequi coule dans le voisinage; & la quatrième porte , quiregardoit le midi, étoit appellée la porte de marbre. De cesquatre portes il n’en reste plus que deux ; la porte de Suze& la porte Palatine. Les deux autres ont été abattues,lorsqu’on démolit les murailles pour agrandir la ville. Onvoyoit , au dehors, quatre grands faux bourgs, où il yavoir des églises & des maisons allez bien bâties , qui surentruinées dans le tems du siège , en 1^36. LS duc Philibertrétablit le tout, embellit 8c fortifia de plus en plus la ville,8c fit élever , du côté de l’occident, une citadelle à cinqbastions, au milieu de laquelle on creusa un puits extrê-mement profond , 8c dune struéture admirable ; car non-seulement les hommes, mais même les chevaux peuvent ydescendre pour y aller boire, & remonter fans fe rencon-trer en remontant. C’est un double escalier fans degrés, 8cqui tourne tant de fois que la pence en devient aisée. Lesducs Charles Emmanuel I & Victor Amédée I augmen-tèrent la ville de Turin , en faisant une nouvelle enceintede murailles du côté du midi, où l’on plaça la porte dela Victoire, appellée communément la porte Neuve. Char-les Emmanuel l’agrandit encore davantage. Il fit "ire,dans tous ses états, quantité d’ouvrages , pour la commo-dité , pour Fomentent, pour la défense , 8c fit bâtir quan-tité de palais & d églises. Il renferma, dans la ville, unfort grand espace du côté de l’orient ; 8c poussant la mu-raille presque jusqu’à la rive du Pô , il la flanqua de cinqgrand bastions royaux ; ouvrage qui fut fait dans l’espaced’une année, La mort l’empêchu d orner la porte du Pô.Sa veuve y fit faire un édifice superbe. Outre la citadelle ,qui est du côté de l’occident, on voie, du cote de l’orient,le palais du prince, flanque de quatre groílès tours ron-des , bâties par Thomas II, comte de Savoye , augmentépar Louis , prince d’Achaïe 8c de Piémont, 8c orné par leduc Charles Emmanuel I , & par la duchesse Christine deFrance , régente , pendant la minorité de son fils CharlesEmmanuel IL Ce palais ayant, en partie , été brûlé lan1659 , le due Charles Emmanuel II le répara, i’embellit& l'augmenta considérablement. Il fait face à une grandeplace. On entre, par un ponr-levis, dans une grande courbordée d’un bâtiment presque fans symétrie. La sale estgrande 3c enrichie de peintures rares. L’escalier est aussi' Tome V. YYyyyyij