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Tome sixième. T - Z.
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la faite d’un imposteur , qui leur promenoir de leur décou-vrir des vases sacrés, que Moise y avoir autrefois enfouis.Pilate, qui en fut averti, marcha contre eux, leur livra ba-taille , les mit en fuite , en tua un grand nombre , Sc pritplusieurs prisonniers, dont il fie ensuite décapiter les plusconsidérables. Cela arriva l’an de Jesus-Christ 3 6. * Difîion.histor.fie la Bible', c. i , p. 450. Joseph , Antiq. 1 . 18 , c. 5 ,p. 6rz. '

TYRAWLY , baronnie d’írlande, dans la province deConnaught. C’est une des neuf baronnies du comté deMayo. * Etat présent de la Gr, Bret. t. 3.

TYRŒUS , montagne fur le bord de la côte du golfeArabique. Elle est , selon Diodore de Sicile, /. 3 , c. 38 ,dans l’endroit où ce golfe a plus de largeur.TYRCONEL, comté d’Irlande. Voyez Dunghall.TYREA. Voyez Thyrea.

TYREDIZA , ville de Thrace. Etienne le géographedit qu’elle étoit derriere le promontoire Serrhium , Scajoute qu ’Hellankus la nomme Tyroriza. Hérodote ,/. 7 , qui écrit Tyrodiza, la place fur la côte des Perin-thiens.

TYREN, lieu du pays des Clazoméniens, selon Hesy-che , cité par Ortéhus.

TYREN 1 A. Voyez Tyru s.

TYRERAGH , baronnie d’Irlande , dans la province deConnangh, au comté de Slego, au couchant de la baronniede Tiraghrill. Cast-le Connor en est le lieu le plus considé-rable. * Etat de la Gr. Bret'. t. 3 , p. 3 5.

TYRES. Voyez Tyras.

TYRIA. VoyezE uropa.

TYRIrEUM , ville de l’Asie mineure , dans la Phrygie ,selon Xénophon , l. 1 , de exped. Cyri. Ortéhus croit quec’est la ville Tyriarium de Strabon, /. 14 ,p. 665 , qui lamer aux confins de la Lycaonie. Comme les manuscrits dece dernier varient, les uns lisant Tyricion •& d’autresTyriaïon , Paulmier soupçonne qu’on poun oit lire Tetra-dìon , & que ce seroit la ville de ce nom que Pcolomée placedans le même quartier.

TYRIARIUM. Voyez Tyriasum.

TYRIAS. Voyez Teri as.

TYRICHAì. Voyez Hylactes.

TYRICIUM ou Tyricion. Voyez Tyri^um.TIRICTACE , ville du Chersonnèse Taurique. Ptolo-niée, /. 3 , c. 6 , la marque sur le Bosphore Cimmérien ,quelques exemplaires portent Tyricxata pour Tyric-tace. Voyez Tyritacite.

TYRIGETdE. Voyez Tirit^e.

TYRIE Strabon, /. 3 ,p. 138 , dit qu’on nommoitainsianciennement les Verones , peuples de l’Espagne Tarragon-noise. Voyez Beronnes.

Je pensé qu’il faut mieux dire Tritii , nom qui vient deTrïtium , ville qui apparrenoit aux Berenes.

TYRINI, siège épiscopal, dont l’évêque est nommé Ze-non par Sozomène ,1.6,0.12.. Ortéhus juge que cet évêchéétoit en Asie.

TYRIS , selon les anciennes éditions de Pline , l. 3 ,c. 10 , & Ti Ris, selon celle du pere Hardouin , iíle d’Ita-lie, sur la côte du pays des Locres. Il y en avoit deux autresau voisinage, savoir Eranufa 8c Meloesfa ; les trois ne subsi-stent plus , la mer les a submergées. Voyez Eranusa.

TYRISSA, ville de la Macédoine. Ptolomée,/. 3 , c. 13,la marque dans l’Emathie. Le nom moderne est Cerefi, se-lon Mercator. Les peuples font appelles Tyriss^i par Pli-ne , /. 4, c. 10.

TYRISTASIS, ville du Chersonnèse de Thrace, vers laPropontide, selon Pline, /.4, r. 11. Le pere Hardouin écritTiristasis ,& c’est l’orthographe que suit Demosthèncdans la lettre de Philippe aux Athéniens. Cette lettre nousapprend que Tiristase étoit au voisinage de celle de Cro-byle.

TYRITACITE , ville du Pont. Etienne le géographe lamet sur le bord du Phase. C'est , dit Ortélius, la ville deTiritace de Pline, l. 6 ,c. 4. On trouvoit en effet ce nomdans les anciennes éditions de Pline ; mais le pere Hardouinl’a fait disparoître , parce que, dit-il, les autres anciens au-teurs ne connoiílènt point cette ville, si ce 11’est Etienne legéographe, qui place dans ce quartier une ville nomméeTyritacite. Comme plusieurs manuscrits de Pline por-tent Tyndar 1 DAcftJM au lieu de TiRiTACE,le pereHardouin a cru en devoir faire deux villes, savoir Tynda-

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rida & Ci rcaom. Cette correction n’est pas téméraire-ment avancée ; car Denys le Périégete , vers. 6&8 , met lapays des TyndaridesÔC le champ Circéen fur le bord du Pha-se , près de Colchos. N’en déplaise pourtant au pere Har-douin , Ptolomée fournit le nom d’une ville qui approche en-core plus du nom de Tiritace, que celle d’Eticnne le géogra-phe. Je veux parler de Tyridace que Ptolomée place fur JeBosphore Cimmérien ; mais d’un autre côté il faut avouerque ce Bosphore est aílèz éloigné clu Phase Sc de Colchos.TYRITzE. Voyez Tyras.

TYRITANI. VoyezTuRiTANi.

TYRIUM , ville d’Iralie , dans la grande Grece, selonOrtéhus, qui cite Plutarque pin Nicta, à qui il attribued’avoir écrit que c’étoit une colonie dont Hiéron avoit étéle conducteur. Il reprend Gabriel Barri d’avoir dit qu’onlifoieT huri um dans Plutarque ,parce que Thurium è roicune colonie dont Périclès, selon Plutarque mcrne, avoit étéle conducteur. Je crains bien qn’il ti’y ait trois fautes dans ceseul article.Premierement, il ne Fait Hiéron conducteur d’au-cune colonie ; mais tour au plus il le dit fils clu conducteur dela colonie en question. Voici le passage en entier : K«ì í s

W'i^KyaJlm 3 niu7rc^ihrcìí oyxty Áurp ít&ut , I ípwqvccvyrp TîêpXUftíyoç êîtí TYíÇ oìx-iuç TX N/Jt/íf , 'ZoíÇÏ tî y^ctuptcCTeA yçtf

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ItaXtccv à&otKtMs iytjtm yivóptm íxlft Qxçím- C'eft à dire 5 íelonla traduction de Dacier : Celui qui lui aidait le plus à jouercette comédie , & qui contribuoit plus que personne à lui don-ner cette réputation d'homme grave & surchargé d'affaires ,c étoit un certain Hiéron , qui avoit été nourri dans U maisonde Nicias , à qui il avoit fait apprendre les lettres & la mu-fiqtíe. 11 vouloit passer pour fils d’un certain Dìonyfius , qui futsurnommé Chalcus, dont on conserve encore aujourd’hui quel-ques poëfics , & qui ayant été élu capitaine d’une colonie qu onenvoya en Italie ,y fonda la ville de Thuries. En second lieu,tous les exemplaires de Plutarque que j’ai consultés, ta n cgrecs que latins, écrivent le nom de cette colonie par un ©.En troisième heu, Plutarque ne dit point que Périclès menaune colonie à Thurium ou Thurii ; il dit seulement qu’il en-voya une nombreuse colonie en Italie , quand on eut bâtiSibaris qui fut appellée Thurii , ou la ville des Thuriens ;ainsi c’est en vain qu’Ortelius a voulu faire une distinctionentre Tyrium Sc Thurium. Rien ne nous engage à croireqn’il y ait eu une ville de Tyrium ; & tout ce qu’on dit decette prétendue ville convient parfaitement à celle de Th y-rium on Thuri i.

TYRIUS , fleuve d’Iralie. Sextns Avienus , Oya Marit.v. 481, donne ce nom à la rivicre Turia qui arrosoir la villeThurium qu’il nomme Tyris.

TYRMENII. Voyez ScythìB.

TYRMIDdE. Etienne le géographe & Suidas donnent cenom à une partie de la tribu Oeneïde ; & la liste de i’Atti-que publiée par Spon en fait un bourg de cette même tribu.II en est fait mention dans une ancienne inscription, aveccette différence qu’il y a un e â la seconde syllabe ; aussi cenom s’écrivoit-il de plus d’une maniéré , puisqu’Harpocra-tion lecrit avec un ei. L’inscripcion dont il vient d’être parlése trouve à Florence : voici ce qu’elle porte :

I 2 IAI XPESTH EOIKOsllSEAETKOS EOKPATOT EÏXENEni IEPEÍ 22 AIOKAEOTSTOÏ AIOKAEOT TTMEAOT.

C’est-à-dire, Ifiidi concidenti obfequenti Seleucus Socratìtfilitts votum pofuit fub pontifice Diode , D toc lis filio Tur -meào.

TYRNAU, ville de la haute Hongrie. Voyez Tir-

NAVI A.

TYRO ou Tyrtjs. Voyez Tyrus.

TYROCNESTIS, nom d’une ville dont parle le grandétymologique.-

TYRODIZA. Voyez Tirediza.

TYRONE ou Tir-Qwen , appelle aussi quelquefoisTir-Eogain , comté d’Irlande, dans la province d’Ul-ster. Il a Lough-Neagh Sc Armagh à lest ; Londonderry atinord & nord-ouest ; Monaghan & Femanagh an sud Sc fud-ouest. Il a quarante-fept milles de long fur trente-trois delarge. Quoique le pays soit montagneux , il est d’ajilleursaílèz fertile ; il donne le titre de comte à l’ancienne familledes Power? 3 on le divise en quarante baronnies, qui < onC