VAL. VAL. a.1
appellée auíîì Valérie en Italie. Galere Maximien,ayant abattu des forêts immenses, &fait écouler lelac Peifo C Neuíìdler-zée ) dans le Danube , donnaà cette province le nom de fa femme Valérie , fillede l’empereur Dioclétien , comme nous rappren-nent Aureíius Victor , & Ammien Marcellin. LaValérie de Pannonie étoit renfermée , entre le Da-nube & la Drave , selon Sextus-Rufus.
4. VALERIA, ou Valeria - Celttberorum ,ville de l’Espagne Tarragonnoise. C'étoit, selonPtolomée, 1. 2 , c. 6. une des villes des Celtiberes.Ses habitans font nommés yalerienses , par Pline ,1. 3 , c. 3. qui les met au nombre des colonies. Grte-ìius , fondé, je ne fai íìir quelle médaille, veut don-ner à cette ville le titre de Colon'a Jidia yalerta.Mais outre que ni le P. Hardouin , ni Vaillant neconnoifient point cette médaille , il y a grande appa-rence que l’inscription Col. Jul. Val. est la mêmequ’il a expliquée dans un autre endroit, par Coloni aJulia C'alentla. Va&us cependant, dit que cette Villefut anciennement appellée Coloni a JuliaValer-ia , &que c’est aujourd’hui la ville de Cuença , fur le Xu-car ; mais , selon Saint Ambroise Morales, Valerian’est pas Cuença même , mais un bourg nommé au-jourd’hui yalera la Vzja , fur le même fleuve, à septlieues de Cuença. Dans le neuvieme concile de To-lède , Stephanus fe qualifie yalerianus Episcopits.Elle étoit bâtie fur une coline. Du temps des roisGoths, cette ville étoit riche & puissante; mais ellefut ruinée par les Maures, & Cuença s’est élevée deses débris. D’autres disent que ses ruines ont servi àconstruire les trois Villages appellés yalera Quema-da , yalera de Su^o , & yalera la yeja. Ils font dansla nouvelle Castille , fur le Xucar, à fíx lieues deCuença, où l’on a transféré l’évêché de l’ancienneP alerta. * Délices d’Espagne , p. 354-
5. VALERIA, province d’Italie : Paul diacre,De Geflis Longob. c. 20 , dit que la Valérie étoit latreizième province d’Italie , que la Nursie lui étoitannéxe'e , & qu’elle étoit entre l’Umbrie , la Cam-panie & le Picenum. II ajoute qu’ilcroit qu’elle com-prenois aufli le pays des Maries, & leur lac appelleFucinus. Ce qui fonde, dit-il, cette conjecture , c’estque les anciens n’ont point fait mention du pays deces peuples , en donnant le nom des provinces del’Italie.
6. VALERIA , ville d’Italie : Strabon, 1. 5,p. 238. la place dans le Pays Latin, íùr là voie Valé-rienne.
7. VALERIA, château du Vallais, près de laville de Sion , fur une montagne. C’est la demeuredes chanoines de Sion, qui ont tout auprès l'églisede S. Pierre , où ils font plus souvent 1’ off.ee , qu’àla cathédrale ne Notre-Dame. Sur la même monta-gne est le château Turbel ou Tourbillon , dans le-quel P évêque fait fa demeure en Eté. * Eonguerue ,Descr. de la France , part. 2. p. 305.
8. VALERIA ,• ville d’Italie, dans l’Abbruzzeultérieure, au duché de Maríi. Elle est'remarquablePour avoir été la patrie du pape Bonìfaee IV , quiobtint de l’empereur Phocas le Panthéon de Rome ,& le changea en une égide , appellée présentementhíotre-Dame de la Rotonde. II fut élevée au pontifi-c at le 18. de Septembre 607 , & mourut le 7. de Mai615. On voit son épitaphe dans l’Eglise de S. Pierre,°u il f ut enterré.
VALERIA-AUGUSTA, Voyez au mot Au-CUSTA , P article AUGUSTA-V ALERTA.
VALERIA-BACCARUM , lieu de la secondeMœsie. La notice des dignités de l’Empire , Seéí.
> lo compte au nombre des garnisons de cette pro-vince.
VALERIA-ZABDENORTJM , lieu de la Méso-potamie , selon la notice des dignités de l’Empire ,*Ví?. 2 g , q U ; j e eompte au nombre des garnisons deCe V e Province.
-.7-, V^ERIA-VIA. Voyez , au mot VIA , l’article
v ia Valeria
VALERIANA-VILLA, Vopiscus parle, de cettemai on de campagne, in Aureliano. C’est la mêmeflue Cicéron appelle P. yalerii yilla. Gabriel Barri
dit qu’elle étoit dans le Brutiuin^ attprès de la villesde Khegium.
VALERY, ou VALLORI , Valeriacumì châteaude France , dans le Gatinois, à deux lieues de la ri-vière d’Yone, au couchant, & à cinq lieues de Mon-tereáu, au midi. Ce fut Catherine de Lustrac, veuvedu maréchal de Saint-André*-, qui dans l’esperanced’épouser Louis de Bourbon , premier du nom, prin-ce de Condé, lui donna la terre de Valler!, avecles meubles magnifiques, dont le château étoit orné,;Depuis ce temps-là les princes de Bourbon-Condé ,ont choiíì Valéry pour le lieu de leur sépulture. II y après de ce château un bourg de même nom, & quiest assez considérable. * Ptganiol, Descr- de laFramce , t. 3 , p. 102. •
VALETIUM. Voyez BalESIUM,
1. VALETTE, (la) y alerta , abbaye Thom-istes, en France, de l’ordre de Cìteaux , dans leLimousin, au diocèse de Tulles , fur la rive gauchede la Dordogne, quatre lieues au-dessus d’Argentan,&àfix lieues de Tulles , au levant d’hiver, entreMaurillac, qui n’est pas loin de la Dordogne , & Ar-gentan. Le monastère, nommé vulgairement le Prés -tre , & autrement Doumassoutro ,- c’est-à-dire en pa-tois Auvergnac , la. Maison d’au-dejjbus , n’est éloi-gnée que de deux lieues de la Vaiette, qui y est sou-mise. Begon fut le pere Abbé des religieux duprestre ; mais à la sollicitation de Geraud, évêquede l’église de Limoges , il passa à la Valettre en1145. Cette abbaye fut fondée en 1143. l’abbé jouitde deux mille cinq cens livres de revenu , & les re-ligieux de quinze cens livres.
2 VALETTE, (la) ville de France, dansl’Angoumois, à quatre lieues au midi d’Agoulême.Cette petite ville est le chef-lieu d’un duché-pairie,érigé en 1622. en faveur du duc d’Epernon. II y atreize paroisses & quarante fiefs , qui en dépendent.Cette terre appartient aujourd’hui à madame la ma-réchale de Noailles ; mais le titre de duc est éteint.Ce lieu s’appelloit auparavant Villebois.
z. VALETTE- ( la cité de la) C’est la plus grandsdes trois parties, qu’on entend communément fous lanom général de ville de Malte. Les Italiens l’appellentTerra nuova , & les François yilleneuve. Elle tient lepremier nom de son fondateur. Jean de la Vaiette ,grand-maître de Malte , après que les Turcs eurentlevé le fiege de l’iíle , résolut d’en rétablir lesfortifications, & de construire une nouvelle Forte-resse dans la presqu’iíle qui sépare les deux forts. Onavoit remarqué durant le fiege , que la mieux situéede toutes les fortifications de Malte-, étoit le fortde Saint Elme : il étoit comme la clef des deuxports ; le grand-maître , fans abandonner le foin desautres places, forma le dessein cf agrandir ce fort, d’yajouter de nouveaux ouvrages , & de construire furla même langue de terre pne ville revêtue de toutesles fortifications que l’art pourroit inventer, & d’ytransporter ensuite le couvent & la résidence deschevaliers. Pour réuffir dans cette entreprise, il falloirde grands secours , qu’on ne pouvoir esperer que desprincipaux souverains de la Chrétienté. Le grand-maître envoya des ambassadeurs au pape , aux roisde France, d’Espagne & de Portugal, & a différenspotentats d’Italie, pour leur représenter que ce n’é-toit pas assez d’avoir sauvé Malte dans la derniereoccasion, par une courageuse résistance , fi, pour semaintenir dans l’iste, on ne rétablissait promptementles fortifications des places que 1 artillerie des infi-dèles avoit ruinées. Ces ministres etoient chargés de
leur communiquer le dessein de la Vaiette, pour laconstruction d’une nouvelle ville, & de leur deman-der en même-temps les secours nécessaires pour com-mencer un fi grand ouvrage. Le pape promit quinzemille écus ; le roi de France cent quarante mille li-vres, dont il aíîîgnale payement sûr les dixmes deson royaume ; Philippe II , roi d’Espagne, quatre-vingt-dix mille livres ; le roi de Portugal trentemilles Cruzades ; & la plupart des commandeurs del’ordre,parun autre désintéressement, fe dépouillèrentde leurs biens , & même de leurs meubles, les plusprécieux, dont ils firent passer la valeur à Malte,