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Tome sixième. T - Z.
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VA R.

44 "V A XI.»

31 quelles détournent toujours d’une certaine maniéré31 V aiguille aimantée,oulapierre à'aimant suspendue3 i en liberté ; mais pour le changement des varia-» fions, il est très-difficile d’en connoître la cause,si On peut dire seulement que íî les pôles ,de la vertu31 magnétique changent de place , la déclinaison31 augmente ou diminue d’autant plus dans un mê-31 me lieu par cette même cause, suivant que le pôle3 i le plus proche de ce lieu, en est plus proche ou31 plus éloigné.

íî Enfin , il est possible que les corps magnétiques31 ou ferrugineux, qui font dans la terre , puissentíî aussi détourner Vanneau aimanté de fa véritableíî position ; mais il faut regarder ces effets commeíî des accidens semblables à ceux que Von volt arri-31 ver à une pierre d’aimant suspendue, laquelle seil détourne de sa véritable position, si on Vapproche31 de quelque lieu où il y ait du fer ; 8 c comme ilii n'eit pas possible de remédier à ces accidens , oníî ne do.it pas s'étonner s’il arrive quelques irrégula-- 3 i rit^^gns Vanneau aimanté, qui ne peut faire que31 les mHnès effets de Vaimant sphérique. Ainsi on31 ne peut attendre de cet anneau que de recevoir31 .les mêmes impressions que le globe de la terre eníî général, considéré comme un gros aimant, qui di-ii tige d’une certaine façon la matière magnétiqueil qui environne la terre, & fans avoir égard aux ma-il tieres magnétiques particulières, répandues d'uníî côté 3 c d’autre dans la masse de la terre, à peu31 près de la même maniéré, que si fur un aimant31 sphérique, d’un pied de diamètre , 8 c très-foible,3 i il V avoir en quelques endroits de petits grains,31 comme de millet, d’un fort aimant, dontles pôles3 i ne Raccordassent pas parfaitement avec les pôlesíî de la pierre sphérique j car il arriveroit que, à uneíî distance d’un pied de cette pierre, une petite ai-3 i guille aimantée seroit mue seulemeut par la vertuíî de route la pierre, & que, lorsque cette aiguilleíî seroit sort proche de la pierre , 8 c qu elle touche-íî toit presque les petits grains d’aimant qui y* font31 mêlés, elle en seroit fortement détournée par la3 i vertu de ces petits grains , qui Vemportent par-31 dessus celle de la pierre.

31 Que s’il se rencontre dans quelques sphères d’ai-31 mant des parties irrégulieres, 8c comme des vei-31 nés longues qui les traversent toutes ou en partie,31 8e que ces v eines soient d’un aimant plus fort queíî le reste de ìa pierre , il n’arrivera pas plus de chan-31 gement à ces boules qu’à une pierre qui seroit d’u-3 i ne figure longue , 8e dont les pôles ieroient diri—31 gés suivant sa longueur ; ainsi quand on trouveraíî des sphères d’aimant, dont les pôles n’auront pas3 i changé, on rsen pourra rien conclure contre cel-31 les dons les pôles auront changé , ni contre ce31 système «.

Cassini fit ses réflexions 8e ses expériences à Voc-casion de la proposition de de la Hire : en voicll’e-xtrait dressé par le V. Goye , à qui ìl les communiqua.

i. S’il y a deux pôles magnétiques fur la terre ,cfifférens des pôles de la révolution journalière , oùles lignes de la direction des aiguilles aimantées ail-lent concourir , on peut trouver la longitude Sc la la-titude de ces pôles par des observations exactes de ladéclinaison de l’aimant, faites en deux pays éloignésl’un de Vautre, dont on connoît la latit, & lalongit.

La latitude de Kebec est de 46. d. 55’ o”.

La longitude de 3 IC - d. 17’.

La latitude de Paris à VObserva-toire est de - 48. d. 50’.

La longitude de 22. d. 30’.

En i6b6. Deshaves observa exacte-ment a Kebec la déclinaison deEaimant.

Elleétoit de i^.d.zo'.IÇ.O.

On l’observa la même anné à l*ob-• servatoire de Paris.

Elle étoit de 4.8.30’.N.O.

D’oùl’on peut conclure par l‘a tri-gonométrie la distance du pôle bo-réal magnétique au pôle arctique

de la terre de iO. d. 41'. o"'

La distance de Kebec aupoleboréalmagnétique de 43. d. 1

La distance de Paris au pôle boréalmagnétique dè Çi.d. 21’.

La longitude du pôle boréal ma-gnétique de 22 x. d. 47'.

La longitude du méridien opposé ,

où est le pôle austral magnétique de 41. d. 47’.

2. On devroit conclure la même latitude 3 c la mê-me longitude de ces pôles par des observations exac-tes faites ailleurs qu’à Paris 8c à Kebec, à peu prèsdans un même temps. Cependant lorsqu’on calculefur les observations faites par les pères Jésuites lamême année àLouvo, à Macao, 8c au cap de Bonne-Espérance, on ne trouve plu>s la même position ; cequi fait voir que les lignes de la direction magnétiquede divers lieux de la terre ne concourent pas en deuxpoints que Von puisse prendre universellement pourpôles magnétiques de la terre.

On pourroit cependant considérer les points oùconcourent les lignes de la direction magnétique dedeux différens lieux de la terre , comme des pôlesparticuliers àl’égard de ces deux lieux , 8c de tousles autres qui se rencontrent dans les mêmes lignes.

3. Si les pôles magnétiques particuliers chan-gent avec quelque proportion à la variation de ladéclinaison , leur mouvement se fait sur la cir-conférence , ou d’un grand, ou d’un petit cercléde la terre. S’il se fait íùr la circonférence d’un grandcercle, il n’y aura nulle variation dans tous les lieuxqui seront sur ce grand cercle , qui touche le petit àl’endroit où est le pôle magnétique. C’est pourquoiVon peut dire qu’unlieu est dans la ligne du mouve-ment du pôle magnétique , ou dans la circonférencedu grand cercle , qui la touche à l’endroit où est pré-sentement le pôle, si depuis un long-temps on n’y Zpoint observé de variation sensible , quelque grandequ’elle ait été ailleurs.

Le F. Bressan, Jésuite, avoir observé à Kebec eit1649.

La déclinaison de Vannant de 16. d. N. O.

Deshayes l’observa en 1686. de 15. d. 30’. N. O;

Par conséquent elle n'avoìt changé en trente-sept ansà Kebec que de 30. minutes, au lieu qu’à Paris elle achangé dans cet espace de temps de 6. d. 10’ ; doncla ligne du mouvement des pôles magnétiques parti-culiers à Paris 8c à Kebec, ou le grand cercle qui latouche à l’endroit où font présentement les pôlesmagnétiques, passe proche de Kebec. Ces pôles doi-vent être, suivant le premier article, à 10. d. 41’. despôles de la terre, & Kebec doit être éloigné du pôleboréal magnétique d’environ 44. d.

4. Cette détermination de la ligne du mouvementdes pôles magnétiques, jointe à la variation de la dé-clinaison de Vaimant, observée à Paris , sert à déter-miner le mouvement annuel de ce s pôles ; car ayantsupposé que depuis 1649 jusqu’à 1686, la déclinaisonait changé à Paris de 6. d. 10’, on trouve par la trigo-nométrie que le pôle magnétique a dû s’approcher dupôle de la terre de 2. d. 18', augmenter en longitudede 23. d. 28’, 8c s’approcher plus près de Kebec qu’en1644. de 4. d. 32’. qui est le mouvement qui convientà trente-sept années , à raison de 9. par an , supposeque ce mouvement soit égal.

5. Ce mouvement doit causer une plus grande va-riation dans les lieux qui font proches du pôle ma-gnétique , 8c qui font avec lui dans la ligne perpen-diculaire à la ligne de son mouvement.

6. Pe tous les lieux où Von a observé exactementdans la variation , la Cayenne est le plus proche dela ligne du mouvement des pôles magnétiques, on du

'grand cercle qui la touche à l’endroitoùses pôles fontprésentement. *

La htitude de la Cayenne est méridionale de 5La longitude de 3^7-

$i la Cayenne avoir les mêmes'poles magnétiques