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Gérard, comte d’Armagnac, son beau-frere, lui suc-céda. Cependant quoique Fezensac fût la tige de lafamille, Gérard ne prit le titre de comte de Fezen-sac, qu»après celui d’Armagnac. D'Audi f r et, Geo-graph. t. 2.
VIC-DE-LOMAGNE , lieu de France, dansl’Armagnac, & le chcf-lieu d’une élection. C’étoitautrefois la résidence des vicomtes de Lomagne.
VIC-SUR-NAHON , bourg de France, non dansle Blaifois, comme le dit Corneille, mais dans leBerry , élection de Châreau-Roux, sur la riviere deNahon, à près de deux lieues au-deffus de Valençay.* Jaillot, Atlas.
VICANI, voyez Montuniates.
VICANI-AQUENSES. Grtelius, qui cite Sca-liger, dit que ce nom est donné aux habitans de laville de Dacqs, dans une ancienne inscription qui seconserve dans cette ville.
VICARELLO, bourgade d’Italie, dans l’état del’église, au patrimoine de saint Pierre, sur le bordoccidental du lac de Bracciano. Ce lieu est renommépar se s bains ; 8c Léander croit que c’est le Biracellum& VAurellì Ficus des anciens.
VIC ARIA. Palladius, selon Ortelius, fait men-tion d’un certain Macarius, à la patrie duquel il donnele nom de Fie cria.
VICEGRAD , VlSEGRAD , OU- VlZZEGRAD ,en latin Félix locus , ou Lacas , selon d’autres FetusSalina. C’est une ville de la baffe Hongrie, fur leDanube, à trois milles au-deffous de Gran, en allantvers Bude. Waisée dans la baffe Autriche, a porté lemême nom, selon Cluvier; maisLazius n’en demeurepas d’accord, il croit que c’est du lac Traunjee , dansla baffe Autriche, dont il est parlé fous ce nom dansl’itinéraire d’Antonin. D’autres veulent que ce soirMar\ellas , vis-à-vis de Comore , qu'on a appelleFélix Lacas j 8c cette conjecture est fondée fur cequ’il y a encore un petit lac près de cette ville. Vice-grad se nomme autrement Plidenburg.
II y a à Vicegrad un Château, bâti íup un rocherfort élevé ; & c’étoit-là qu’on gardoit autrefois lacouronne de Hongrie. Ce château d en bas a été fortbeau ; mais il a bien changé depuis ce tems , & l’ony volt des ruines d’un fort beau bâtiment de pierrede taille. Les troupes de l’archiduc Mathias repri-rent cette place , fous le régné de Mahomet III ;mais les Heyducs, par une trahison insigne., la remi-rent entre les mains du Turc du tems de SultanAchmet. Charles, roi de Naples, qui avoir aussi étédéclaré roi de Hongrie, fut porté dans ce châteaulorsqu'il eut été blessé par Forchatz ; mais , fous pré-texte de lui mettre un emplâtre à la tête, on P étran-gla. Les Turcs ont été maîtres de cette place depuis160 1 ; jusqu’en 1684. Le prince de Lorraine l’ayantfait assiéger le 16 de juin, elle se rendit le lendemainpar capitulation, après une médiocre résistance : onlui fit une bonne composition, parce qu'on avoir euavis que les infidèles avoient attaque les bagages del'armée Impériale , 8c qu’il falloir se hâter de les re-pousser. La garnison sortit avec armes & bagages,au nombre de ûyl cent vingt-cinq hommes, qui fu-rent conduits-par bateau dans l’ille de saint André.On ne trouva dans le château & dans la ville, que sixpetites pieces de campagne, avec quelques munitionsde guerre 8c de bouche ; mais comme la conservationde cette place étoit importante pour assurer la con-quête de Gran, qu’o n avoir faite P année précédente,& pour favoriser le siège de Bude qu’on avoit des-sein de former, on prit soin de la mieux munir, 8cd’y ajouter de nouvelles fortifications. Les Turcs lareprirent depuis : mais ils en démolirent une grandepartie avant que de p abandonner aux Impériaux àqui elle est restée. * Ed. Brown, Voyage de Vienneà Larisse, p- 46.
Au-dessous de Vicegrad, le Danube se divise,& fait une iíïe assez grande, qu’on appelle Piste desaint André.
VICELLE’NSES, peuples d’Italie, Pline, /. z,c. 5, les met dans la premiere région. Joseph Sca-ïiger, lit Felicienses ; mais le pere Hardouin estpour Fitellenfesi parce que, dit-il, ce font les ha-
Vie.
bitans de la ville Fìtellia , dont parle Tite-Live»1 . 2 3 & qu’Etienne le géographe appelle B/tmo..VÏCEMILOW, ville de Bohême, voyez NyM-
BOURG.
VICENCE, ville épiscopale d’Italie , dansl’état de Venise, au Vicentin, dont elle est la capi-tale, 8c sur le Bachiglione, qui y reçoit deux qutrois autres rivières, dont il n’y en a pas une qui soirnavigable 3 cette ville , située à dix-huit milles aunordouest de Padoue, à trente au nordest de Véro-ne, & à quarante à P est de Bresse 8c autant au midide Feltri, est nommée par les Italiens Fiacen^a, Scpar les Latins Ficentia , Ficensa, Ficet'a & Ftnetn-tia. (Pest une des plus anciennes villes de l’Europe ;car il y avoit plus de deux cens ans qu'elle avoit etebâtie, quand les Gaulois Sénonois, l’aggrandirent.On dit que les Euganéens en surent les fondateurs,& que les Hennétes l’habiterent. Les Romains lmaccordèrent le droit de bourgeoisie romaine, 8c ellefut très-florissante pendant la splendeur de l’empi reromain. Par la suite les Lombards s’en empareront,ensuite elle eut ses Ducs & íes Comtes. Les Empe-reurs d’Allemagne eurent toujours de l’estime pourles Vicentins ; 8c quand O thon, Roi de Germanie,eût défait les troupes de Berenger, il leur donna leprivilège d’élire eux-mêmes leur Podestat, & de nesuivre que leurs propres Loix. Ce repos fut troublepar la jalousie des Habitans. Les guerres civiles &intestines la réduisirent à Une pitoyable extrémité,& l’Empereur Barberousse la réduisit à l’eselavage ;mais s’étant unie avec Padoue & Venise, elle secouale joug , se joignit à Milan, 8c, après avoir conclula Ligue fameuse des villes de Lombardie, elle aidaà battre l’Empereur Frédéric , qui Fut contraint deconsentir à une paix que l’Emperetìr Henri son suc-cesseur confirma. II y avoit alors une très-belle Uni-versité à Vicence ; mais la guerre que Frédéric 11fit au Pape , fut cause de la ruine 8c de la désolationde cette Université 8c de la ville même. Les Scalala
rétablirent ensuite ; 8c, après être tombée fous lapuissance de divers autres Seigneurs, elle se renditen 1304 à la République de Venise. L’Empereur Ma-ximilien la lui enleva en 1*5093 mais sept ans aprèselle fut rendue aux Vénitiens qui Pont toujours pos-sédée depuis. * Corn. Dict.
La ville de Vicence a quatre milles de circuit ; SCfa forme ressemble assez à la figure d’un scorpion-On y compte cinquante-sept églises, dont quatorzefont paroissiales, dix-sept desservies par des reli-gieux , 8c douze appartiennent à des Monastères defilles. Cette ville est devenue très-florissante à cauíede sa situation avantageuse, dans un pays qui prodvFtoutes choses en grande abondance. Elle est arrosesdes rivières Bacchiglionne 8c Berone , entre I e .quelles est le Mont-Beric, 8c les ruisseaux d’Asti-gelle 8c de Ceriola , qui font tourner des moulins 3papier, apprêter la foie, battre le fer , faire l’huil ed’olive. Elle a double muraille : les plus vieilles n e! ?renferment que la moitié. La seconde muraille eldéfendue de quelques tours quarrées, avec leurs cré-neaux , 8c d’un large sosie rempli d'eau en quelq ueSendroits. Les plus remarquables des sept places, q uel’on compte dans Vicence , font celles des enviro llSdu palais public 8c du Dôme. Les chambres 8ç 1salles de ce palais font très-grandes, 8c cepend?n’ont aucun pilier pour les soutenir. Le dessous I ede halle couverte & de demeure à quelques m archands. La tour de son horloge est surprenante P° nsa hauteur , 8c encore plus par les ornemens quU^roisíent en dehors , 8c pour fa grosse cloche qui ^fait entendre dans tous les quartiers de la ville-pied de cette tour est le grand palais du Rodest >devant lequel on volt la haute colonne de mar ^qui porte le lion de S. Marc en bronze doré. I ^ nnCcette colonne est l’église de S. Vincent, ou
sont
quelques tableaux 8c étendards qu’on pfl rte R r ,j eSfionnellement parles rues dans les fêtes íol emne ArIieLe mont de piété est un grand bâtiment de laplace. Dans le marché aux herbes, qui est lP a , cl ^j e ,íon voit un grand portique 8c une tour basie tres- ^bâtie. La place qù est le dqme est considéra 3