E.XXV III
V I E D E Mr. B A Y L E.
(t) Otte
p-.tite i-iccelut iuicrcediins ìap cmif ic é-irition desOaivici deJMr. deEvremoí'.d,imprimée àLondres enj “05 , 2 .voií. in 4 .
& elle ie
dans rou-te^ i<s édi-tions lai-vantes.
(zì LeConíìítoire;wo ; f rr.i-
V.riiié
cetrc atfai-ic cîvpuisle 3. de No#vembïct 6 :j 7 )US—<[u*au 7. dejanvier, 658 . L'E-crit de Mr.Bavle nepaiitt tjoejìjí moisa.jrès: ilcil date du<■•. vie Juil-let IS- 8 .
(O On xtiouveta ala íintc deces Mé-moires ies. 'ícre; dtpCrnfìjìoÌYe de
Oîiiceuiant
le l)i&ion-nairc deMr. Luyíc.
„ croiroit pas coupable d’une infraction indirecte de la treve que Mr. De Wit avoir con- 169?,„ clac entre nous, s’il paroíssoit dans un Ouvrage que vous auriez fait réimprimer, quel-,, que chose qui concernât la querelle d’Allemund que cet Abbé me fit. Vous savez„ qu’en publiant des Réflexions sur le Jugement de cet Abbé,je promis de l’examiner Sc de„ le réfuter plus amplement. 11 est sensible plus qu’homme du monde, & quoi qu’il soit„ savant il craint les démêlez literaires. 11 veut bien jouïr de la liberté de critiquer de„ vive voix ; mais sens avoir la nécessité d’en venir aux discussions de plume. Feu Mr.
„ De Wit, son grand ami , m’exhorta très-fortement à la paix, & me témoigna être„ fâché des Réflexions que j’avois publiées. Mr. Leers qui a beaucoup d’obligations à„ cet Abbé qui lui rend en'toutes rencontres de bons offices, en reçut une Lettre qui„ marquoit qu’íl n’entreroit qu’à regret dans des démêlez de cette nature. En un mot,
„ par deference pour Mr. De Wit, & par complaisance pour Mr. Leers, & considérant„ tout ce que fl Abbé alleguoit pour ses excuses ; je consentis, haïssant naturellement les„ guerres literaires de personne à personne, que Mr. De Wit nous fit convenir de met-,, tre en oubli le passé, & qu’il ne fût plus parlé de ce différend. J’ai observé ma parole„ avec la derniere exactitude > car il n’y a pas un seul mot dans la seconde Edition de mon„ Dictionaire qui porte la moindre marque du souvenir du Jugement de l’Abbé. Je kis-„ se, Monsieur à vôtre discrétion à décider, si en insérant la Réponse de Mr. de St. E-„ vremond on ne donnerait pas lieu à l’Abbé de dire que ce que je ne faisois pas par moi-„ même, je le faisois par un Ami, en renouvellant la mémoire au procèsMr. de St.Evremond' avoir lû le Dictionaire de Mr. Bayle avec beaucoup de plaisir : il se divertit àfaire cette Réponse, qui contient une raillerie fine & délicate (1).
. La première impression du Dictionaire de Mr. Bayle étant presque toute vendue, on 1698.
songea à en donner une seconde Edition. Elle fut commencée le z 6. de Mai i<5í>8.
Mr, Jurieu avoir publié loti prétendu Jugement du Public pour porter les CompagniesEcclésiastiques à condamner le Dictionaire de Mr. Bayle. 11 sit presenter ce Libelle auSvnode, qui se tenoit alors à Delft ; mais le Synode n’y fit aucune attention. Le Consis-toire même de Rotterdam garda beaucoup de modération. Mr. Bayle y fut ouï: on luicommuniqua les Remarques qu’on avoir faites fur ion Dictionaire; on déclara qu’on étoitcontent de st s Réponles; & on l’exhorta d’instruire le Public de tout ce qui s’étoit passédans cette affaire. C’est ce qu’il sit dans une feuille volante, intitulée, Lettre de VAuteurdu Dictionaire historique b critique à Monsieur te D. E. M. S. au sujet des procédures duConsistoire de f Eglise Wallonne de Rotterdam contre son Ouvrage. On la peut lire à la findu Diction, crit. Tom. IV. pag. 66y de cette IV. Edition.
Mr. Jurieu chagrin de ce que le Consistoire ne s’étoit pas prêté à fa passion, fit tousses efforts pour l’engagcr à reprendre cette affaire. Le Consistoire avoit été changé aucommencement de l'année 1698, il se flattoit d’y trouver plus de docilité. On nommaen effet des Commissaires; mais ils ne jugèrent pas à propos de rien changer dans ce quiavoit été déja arrêté: leur examen se réduisit à quelques remarques fur l’Ecrit que Mr.
Bayle avoit. publié. Le Consistoire approuva leur rapport Sc déclara, que cet Ecrit avoitparu plus tard qu’on ne l’esperoit (1) ; que Mr. Bayle ne l’avoit point envoyé à la Com-pagnie > que le nombre des exemplaires qu’on en avoit imprimé étoit trop petit; queMr. Bayle ne s’étoit pas assez étendu fur ce que la Compagnie avoit exigé de lui , &
n’avoit pas fait connoitre qu’il s’y étoit soumis fans réservé : qu’ainsi elle auroit été endroit de lui demander davantage ; mais qu’elle se contenterait de lui representer ceschoses verbalement , & de l’exhorter à corriger la seconde Edition de son Dictionaire
fur les Remarques qu’elle lui avoit communiquées , & à profiter des avis qu’elle lui
avoit donnez : qu’on en dresserait un Mémoire où l’on pourroit ajoûter de nouvellesremarques; & que comme Mr. Jurieu avoit été fort maltraité par Mr. Bayle dans cet Ou-vrage, on exhorterait Mr. Bayle à se conduire à l’avenir avec plus de modération tantdans la seconde édition que dans les autres Livres qu’il publierait; „ la Compagnie n’a-,, iant pû voir qu’avec douleur qu’on eut eu si peu de ménagement pour un Pasteur dont„ le ministère & les travaux avoient été & étoient encore en singulière édification à l’E-„ glise”. On nomma des Commissaires pour dresser ce Mémoire, & on les chargea dele communiquer à‘Mr. Bayle. On y fit entrer ce qui regardoit Mr. Jurieu. On y ajou-ta aussi quelques remarques; & entr’au tres choses on y exhorta Mr. Bayle „ à prendre„ garde de ne pas réfuter legerement ce que nos Théologiens ont dit de certains Papes,
„ vicieux, puisque s’il pouvoit alléguer quelques conjectures pour la défense de ces Papes,
„ fur certains faits, on pouvoit lui opposer de fortes raisons pour leur condamnation Sc„ qu’il étoit injuste de prendre fans nécessité le parti de séducteurs qui ont fait tant de mal„ à l’Eglise,& de vouloir faire passer nos Auteurs pour des Accusateurs téméraires". Cet-te affaire n’alla pas plus loin; & Mr. Jurieu ne jmt porter le Consistoire à sc prêter da-vantage aux désirs de vangeance dont ce Ministre étoit animé (f.
Mr. Bayle publia en 1699 une troisième édition de ses Pensées diverses fur les Comètes. 1600II supprima l’Avertissement de la seconde & en mit un autre où il explique d’abord pour-quoi le style de cet Ouvrage est celui d’un Catholique Romain, soit qu’il s’agisse de Re-ligion, soit qu’il s’agisse d’affisires d’Etat. II marque ensuite ce qui lui avoit donné oc-casion d’écrire ce Livre, le dessein qu’il avoit de le faire imprimer à Paris & les autresparticularités que j’ai rapportées. II remarque encore qu’il avoit promis que cette Edi-tion serait augmentée d’un grand nombre demouvclles preuves, & de nouvelles réponsesaux dífficultez: cependant qu’elle étoit tout à fait conforme à la seconde, fans additionni diminution. La raison qm l’avoit engagé à n’y rien ajoûter, c’est, dit-il, que l’Ou-vrage n’etant déja que trop semblable aux rivières qui ne font que serpenter, il n’eut pûy joindre de nouvelles digressions fans en rendre la lecture tre's-ennuyeuse : cette considéra-tion l’avoit obligé de réserver ses Additions pour un nouveau volume qui scroit imprimé àpart dès qu’il feroit plus avancé dans 1 a composition du Dictionaire critique à quoi il con-timmit de travailler. „ Si je renvoyé, ajoute-t-il, k partie à ce terns-là, c’est qu’ayant.» «aminc tout de nouveau les diftcultez qu’on se peut former fur le parallèle que j’ai é-
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