fi) Ibid.
p. 8,9.
(z) Voyez,les Lettresà Mr. dela Moiv-noie du 1 9<1’Août1697> P- s66s > Lé àMr. Ma-rais du zd’Octobrei 6 »i, p.7*7-
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V I E D E Mr. BAYLE.
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tion quoique retenue qui régné dans tout ce prodigieux Ouvrage à ne rien avancer defaux, à oser dire ce qui est vrai , selon les loix inviolables d’un véritable Historien jtout cela me fait dire que ce seroit dommage que vous eussiez succombé à la tentationde supprimer un si sçavant livre. Pour moi petit particulier je l’ai reçu avec une re-connoissance que je ne puis vous exprimer, Monsieur, & j'entre au moins parmi lepeuple des lecteurs en celle que vous doit le public des grandes découvertes que vousvenez de lui donner, 8c j'en profiterai.
,, La différence de parti n’y fait rien, chacun saura bien déméler ce qui lui sera pro-pre. Vous ne faites pas grand cas de nos Saints j mais cette prévention ne vous empê-che point de trouver mauvais qu’on leur impute des fauffetez évidentes, 8c on ne peutaslez vous lavoir gré de vôtre droiture & de vôtre sincérité à cet égard. Cet amourde la Vérité mérité que Dieu vous éclaire un jour fur toutes les veritez révélées.
,, Je me sens la même équité pour vos Réformateurs. Je n’ai jamais goûté ni les exa-gérations ni les impostures des faux zelez; encore moins les hardiesses de Boisée, Au-teur plein de ressentiment j quelque tenté qu’on puisse être de croire ce qu’on a dit dcscandaleux de vôtre Patriarche qui s’est déclaré avec tant d’éclat contre la plus ancien-ne des Eglises. Ce n’est point par des impostures qu’on doit l’attaquer, 8c la vérité dema Religion qu’il a voulu anéantir, n’avoit pas besoin de ces secours. Je ne crois pointmalgré l’hétérodoxie, tout ce que disent de vos Docteurs les Catholiques, que quandils íont soutenus de preuves incontestables ; 8c le Catholicisme ne m’impose point nonplus fur le mal que les Protestans disent des nôtres quand les raisons sautent aux yeux.Je ne vous dis point cela, Monsieur , pour vous faire passer plus aisément ce que jeprendrai la liberté de vous remontrer, ni pour me donner pour modelé fur la sincéritéa un homme qui en peut servir aux autres. Quand je n’en uscrois pas ainsi, un exem-ple aussi mince que celui d’un homme obscur comme moi ne vous detourneroit pas devôtre chemin, 8c vous ne laisseriez pas d’être foudroyant contre les faiseurs de contes.Celui dont il s’agit ici, qu’on a fait du B. H. Robert d’Arbrisselles, ne sçauroit man-quer d?appartenir à vôtre Dìdtìomìre ; car s'il est véritable , vôtre Didìionaire peut s'ensaistr entant qu'Historique ; s'il est faux , il.peut s’en saisir entant que Critique.
„ Mais je luis tres assure que vous ne le croyez pas vray, vous l’avouez vous-même,
Monsieur,. Je n'ai garde , dites-vous , d'affirmer ce qu'on dit de lui , car je
trouve très fortes les raisons de VApologiste. Mais me permettrez-vous , Monsieur, devous dire que vous ne vous étés peut-estre pas assez récrié en cet endroit contre la faus-seté, ni avec tant de vivacité que vous l’avez fait en d’autres qui n’étoient fondez que„,surdesOui dire”.
C’est là la feule chose que le Pere Souri auroit desirée dans Mr. Bayle : il est d’ailleurstrès-content de lui. ,, Encore une fois, dit-il (i), nous n’avons qu’à nous loiier à cet,, égard de vôtre bon goût, 8c de vôtre équité. Oscrois-je cependant, ajoûte-t-il, vous„ dire que le plaisant en cet Article vous a fait un peu oublier vos prbpres maximes, 8cvous a empêché d’en dire davantage que les deux lignes favorables que je viens de ci-ter? Jamais conte n’a été plus digne de vôtre censure que celui-là. Vous songez bienà divertir vos Lecteurs, 8c vous avez vos raisons; vôtre intention n’est pas pourtant deles divertir aux dépens de la vérité , 8c vous ne l’avez jamais perdue de vue à nô-
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Mr.’Bayle rendit compte de cet Ouvrage dans une Addition à l’Article Fonte-v r a u d. „ Cette apologie, dit-il, est si bien tournée 8c si solide, que tout homme rai-sonnable y devra acquielcer j 8c quoi que j’aie suffisamment fait connoitre que je n’ajou-tois aucune foi aux bruits qui coururent touchant ce partage de lit 8cc. je déclare iciqu’en tous les endroits où j ’ai parlé de cela fans y aposer la répétition de mon senti-ment, je souhaite qu’elle y soit sous-entenduë”. Mr. Bayle rend au Pere Souri toutela justice qui lui étoit duë. ,, L’honnëteté, dit-il, la politesse, l’esprit 8c l’érudition de„ l’Auteur y paraissent avec éclat, 8c je suis bien fâché de ne me trouver point digne des„ louanges qu’un fi habile homme a bien voulu me donner par compliment ”.
La seconde Edition du Diclìonaire critique fut achevée dsimprimer le vj de Decembre1701, 8c parut au commencement de l’année 170Z. Elle étoit augmentée de près de lamoitié. Cette augmentation étoit contraire à l’intention de Mr. Bayle. II n’avoit des-sein que de faire quelques additions aux Articles déja publiez: il ne se propofoit pas d’yen mettre de nouveaux j il les refervoit pour un Alphabet à part sous le titre de Suite oude supplément du Diclìonaire critique (z). Mais le Libraire souhaita qu’ils panifient danscette seconde Edition, 8c il fut obligé de ceder a ses importunitez. Ce changement luifit beaucoup de peine, comme il le témoigné dans l’Avertissement. H distingua les Ad-ditions de telle maniéré qu’on pouvoit les discerner d’un coup d’œil. II corrigea avecbeaucoup de soin les fautes de la premiere édition dont il s’étoit apperçu lui-même, ouque ses Amis lui avoient fait remarquer. II donna des témoignages de fa reconnoissance àceux qui lui avoient fourni des mémoires , 8c les nomma lorsqu’il crut pouvoir le fairefans les désobliger. Cependant il avoua que les Additions qu’il avoit faites ne lui avoientpas permis de rendre les Articles de la premiere Edition auflì corrects qu’il l'avoir souhai-té. „ Je ne veux pas dissimuler, dit-il, que la peine que ces Additions m’ont causée, ne„ m’a point permis de corriger les Articles de la premiere Edition avec toute la sévérité„ 8c avec toute la diligence que j’aurois voulu y apporter. II est bien malaisé que pen-„ dant que les Imprimeurs travaillent fans discontinuation, l’Auteur suffise à ces trois cho-„ ses, faire la revision de deux gros volumes in folio, à les augmenter de plus d’un tiers,„ 8c à corriger les épreuves ".
En parlant des Corrections qu’il avoit faites dans la premiere édition, il n’oublie pascelles qu’il s’étoit engagé d’y faire. ,, II y a, dit-il, une forte de corrections que j’ai rai-,, tes comme d’ofsice, 8c en considération d’un engagement dont le public fut informé.„ Je m’y fuis conduit avec tout le foin possible, 8c avec une très-forte intention de satis-faire les mécontens. J’ai retranché pour cet effet tout ce que l’Article de David pou-
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