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Tome premier. A - B.
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27
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(a) Strabo,

Lìbr. Xvn,pag. SS 9 ,Liit. 1587.

(t) Mcmnonisrtgíâ fr Osiristemplo incly-tum, rliii,

Lìbr. V,

Cap. IX,Strabo,

Libr. XVII,P a g- S 5 9 .

(c) Plutarch.<se Ilîde 8 c

° sir -£45.359.

ÔÔAmmian.Marcel, Lib.XIX, cap.Xll , par,“7 , 228 .

(*) Amm.Marcell.Libro XIX,

top. XII,£«£.227,22S.

(s) Amm.■Marcell. ai

*Ann. z 59 ,

(4) Berkel.in Stephan.de Urbibos.f«&- H.

(s) ,Elian.de Animal.Lib. X, Cap.x XVIII.

Strabo,Libr. XVI,£ 45 - 560.

(7) Athe-mus, Lib.XV, Cap .

yu.

(t) Dans les\eraarcpuesde l’Article

Sara.

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Chrysost.

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XXXXX mc Ciiei;

ABYDE. ABIME' L E C H.

17 •

à’une Ville fort délabrée ; mais il dit qu’il paroissoit qu’elle avoit éré autrefois fort grande, & laprémiére du Pais, après Thebes (a). Le fameux Roi Memnon y demeura, & y fit bâtir un ma-gnifique Palais (b). Le Temple & le Sépulchre d’Osii'is fervoient d’un gi-and ornement à cetteVille , & la rendoient extrêmement recommandable. Les plus grands Seigneurs d’Egypte affec-toient d’y être enterre? , afin d’avoir leur Tombeau au même lieu qu’Olïris avoit le sien {c).L’Oracle du Dieu Lésa n’étoit pas un ornement médiocre â ce lieu-là. Tous les Peuples duVoisinage avoient beaucoup de dévotion pour cette Divinité, qui répondoit par écrit, quand onn’avoit pas la commodité de le consulter en personne. 11 suffisoit alors de lui écrire ce que l’onavoit à demander (d). Cet Oracle subsiiloit encore sous l’Empire de Constantius, Fils de Con-stantin le Grand, & causa bien des désordres (B). Abyde étoit à 7700 pas du Nil, vers l'Oc-cident ( e) ; mais on y avoit conduit un Canal , qui lui portoit les Eaux de cette Riviere (f).Elle étoit a u dessous de Diospolis & deTentyris (g ), & au dessus de Ptolémaïde (h) , qui étoitla plus grande Ville de laThébaïde, & aussi grande que Memphis. Les Habitans d’Abyde avoienten abomination le bruit des Trompetes (C). On a fort parlé des épines , qui croissoient dansleur Territoire (D) : on a dit qu’elles étoient toujours chargées de fleurs, qui avoient la figured’une Couronne. On croit qu’aujourd’hui elle s’apelle Âbutich. Jean Léon ne dit point ce queMr. Moréri lui impute , qu’elle soit au lieu où le Patriarche Joseph fut enseveli (F). II y avoitsur la Côte de PHcllespont une Ville nommée Abyde , dont je ne parlerai pas pour le coup,quoi que le Diótionaire de Moréri ait besoin d’être rectifie à' son sujet.

( B) Et causa bien des désordres. ] Voici comment.Ceux qui consultoient par écrit l’Oracle , laiísoient quel-quefois leur .Lettre dans le Temple , après avoir reçu la ré-ponse (2). II y eut des gens malins, qui envoiérent qúel-ques-unes de ces Lettres à Constantius : & , comme c’étoitun petit génie , soupçonneux, crédule, vétilleux, il se mitdans une colere horrible. Qui ut erat angusti pesions , obsur-dejeensin aliis etiam nimium ferïis, in hoc titulo ima,quodajunt,aurìcula mollior,zxsuspicax,zX minutas, acrì selle ccncaluit (3).Tout auíìì-tôt, il expédia une Commission, pour taire fairele procès aux coupables ; car on prétendoit que plusieurspersonnes avoient consulté ce Dieu touchant la vie del’Em-pereur, & touchant le nom de la Personne qui régneraitaprès lui. Le Chef de la Commission , Homme violent &avare , trouva le moien d’enveloper qui il voulut dans cesprocès. Ce fut l’occafion d’une infinité de violences,comme vous pourrez le lire dans Ammien Marcellin..

(C) En abomination le bruit des Trompettes. ] C’est Elien,qui nous l’aprend , pourvu que nous le corrigions selon laconjecture de Berkélius (4). 'Záxmsyec b%ov phxÚTlo,rat

BiSG-iplrcct , x.xi Á'Svì’eç i Alyvrrrta. (il y a dans les Editionsd'Elien X'Sv >! Aìyvrrlia) r-eù Amm oróxtç. Bufiritst, ZX Aby-dus JEgyptia , ZX Lycopolis, Tuba finitum detestantur (5). Stra-bon confirme cette conjecture , lors qu’il dit, qu’il étoitdéfendu d’emploier aucune Musique , soit de Voix , soitd’Iníhumens, aux préludes des Sacrifices que l’on offroità Osiris dans son Temple d’Abyde (6).

(D) Des épines , qui croijfoient dans leur Territoire. ] Athé-née nous aprend ceci (7) : mais il faut ôter de son Livre

le mot Á'Ç»a«», & y substituer X’Çvh v. C’est une conjec-ture très-raisonnable du même Berkélius (8). Voici le faitdont parle Athénée. Les épines, qui croissent autour duTemple de Tindium , passoient pour être toujours fleu-ries ; mais, selon la Remarque d’Hellanicus 9) , cela ve-noit de ce qu’il se faisoit des Assemblées en ce lieu-là ,pendant lesquelles on j étroit fur ces épines diverses sortesde Bouquets. Démétrius reporte qu’il croissoit de cette es-pèce d'épines autour d’Abyde , & qu’il courait une Fableparmi les Egyptiens, que les Soldats d’Ethiopie , que Ti-thon envoioit au Roi Pria m , aiant ouï dire que Memnonavoit été tué , jettérent auprès d’Abyde leurs Couronnes deFleurs fur ces épines, d’où il arriva que les Fleurs quellesproduisirent ressemblèrent à des Couronnes (10).

( E ) Le Patriarche Joseph fut enseveli. ] Mr. Moréri citeJean Léon , pag. 8. On croit d’abord qu’il indique la 8 page ;mais on ne trouve qu’au Livre 8 ce qu’il faut chercher.Or voici ce qu’on y trouve : que c’est une erreur de croi-re que la Ville nommée Mesre Hatichi est celle où demeu-raient les Rois d’Egypte du tems de Joseph '& de Moïse.II réfute cette pensée , par la raison que ces anciens Roisdemeuraient au côté occidental du Nil; ce qu’il prouve pardeux raisons : 1 , Par la situation de la Ville que l’Ecritu-re dit que les Juifs bâtirent à Pharao : z , Par la situationd’un Edifice fort ancien, qu’on dit être la Sépulture de Jo-seph. Quelques pages après, il remarque que la Ville, où estcette Sépulture , est fur un bras du Nil, & s’appelle aujour-d’hui El Tïmm. Je n’ai point trouvé qu’il dise rien de no-tre Abyde.

ABIME LECH , Ros de Guérar , au Pais des Philiflins , étoit contemporain d’Abraham.Ce Patriarche s’étant retiré , avec fa Famille , au Païs de Guérar , fa Femme Sara , toute âgéequ’elle étoit de po ans (a) , ne s’y trouva pas en sûreté : elle fut enlevée par Abimélech , qui latrouva assez belle, pour en vouloir faire sa Femme. Abraham auroít évité cet accident, s’il avoitdéclaré qu’il étoit le Mari de Sara ; mais, comme il craignit qu’on ne le tuât, il sc mit à direqu’elle étoit fa Sœur , & il la pria de dire qu’il étoit son Frere (b). C’étoit la seconde fois qu’ilemploioit cet expédient (c) , qui, fans doute , ne mérite point les éloges que Saint Ghrysosto-nic lui a donnez {A). On croit que le Roi des Philistins fut frapé d’une maladie , qui le rendit

im-

(A) Les éloges que St. Chrysostome lui a donnez,.'] Noustoucherons en un autre lieu (1) ce qu’il y a de blâmabledans cette dissimulation d’Abraham. Chacun jugera ce qu’illui plaira fur la rechute. _ Le péril > que l’honneur de Saraavoit effuié la prémiére fois , semble d’abord devoir rendremoins excusable la réitération du mensonge ; mais, d’au-tre côté , ne semble-t-il pas que l’on est plus excusable, lorsqu’on emploie un rémede qui a réiissi, que lors qu’on l’es-saie : & n’est-il pas hors de doute, que le premier essai avoiteu tout le succès qu’Abraham avoit espéré ? Non seule-ment , 011 ne lui ôta point la vie ; mais on le combla deprésens, 8c on lui rendit fa Femme , fans qu’on l’eût tou-chée : chose , à quoi peut-être il ne s’étoit pas attendu. Jeme fers d’un peut-être ; car je noierais écrire ce que SaintChrysostome osa prêcher ; Vous savez , disoit-il à ses Audi-teurs , que rien ne chagrine plus un Mari , que de voir fa Fem-me soupçonnée d’avoir été au pouvoir d’un autre ; ZX > néan-moins, ce Juste ici emploie tous ses efforts , pour que l’atíe d’A-dultere s’accomplisse (z). On devoir attendre, après cela, quele Prédicateur censurât ce Patriarche ; mais , au contraire,on voit qu’il donne de très-grands éloges à son courage,& à là prudence : à son courage , qui lui avoit fait surmon-ter les mouvemens de la Jalousie , jusques à lui permettrede conseiller de telles choses ; Sc à fa prudence, qui luiavoit montré cet expédient si sûr de se tirer des embarras& des périls qui l’environnoient. St. Chrysostome n’oubliapas de représenter vivement ( la terrible force de la jalousie,afin de faire comprendre le grand courage , qui avoit sur-monté cette passion; mais d’autre côté, il releva la pru-dence d’Abraham, en disant, cpie comme il vit que Saraétoit trop belle , pour pouvoir échaper à l’incontinence desEgyptiens , soit qu’elle se dît Femme , soit qu’elle se dîtSœur, il voulut qu’elle se dît Sœur, parce qu’il espérait deTOM. L

sauver ía vie par ce moien. Voìez , s’écrie St. Chrysostome,avec quelle prudence ce Juste imagine un bon moien de rendrevaines toutes les embûches des Egyptiens. Puis, il l’excuse d’a-voir consenti à l’adultere de fa Femme , sur ce que la Mort,qui n’avoit pas été encore dépouillée de fa tyrannie , inspi-rait alors beaucoup de fraieur. tì'n y.xTxÁvB-ele-a, rS

Scuians r, rvpccnií ê'ià rSio x.tti rit tzoi%etce. tÌjç youxiroí où-pelrut y,oivmîtveti ò minutes , j un ùmipsréo-cco-êíii riT

ptoiyf stç tjJv Ah ytíVEîíA; bQptv iva roi» Bavarov S'lctÇ>óyvi (3):Quia nondum mertis erat foluta tyrannis propterea in adulie-rium axons consentit juflus , ZX quafiservit adulterio in Mu-lieris contumeliam ut mortem effugiat. Après cet éloge du Ma-ri , il passe aux louanges de la Femme , & dit qu’elle ac-cepta de bon cœur la proposition , & qu’elle fit tout cequ’il faloit pour bien jouer cette Comédie (4). Là-dessus,il exhorte les Femmes à imiter celle-là , Sc ií s’écrie ; Quiríadmireroit cette grande facilité d obéir ? Qui pourrait jamaisast'ez louer Sara , de ce qu après une telle continence , ZX à sonâge , elle a voulu s’exposer à ïadultéré , ZX livrer son corps âdes Barbares , afin de sauver la vie de son Epoux (5) ? Je nepense pas qu’aujourd’hui un Prédicateur osât manier de laforte une matière aussi délicate que celle-là il donneraittrop de prise à la raillerie des profanes; & je doute fortque les Habitans d’Antioche , naturellement médifans, eus-sent pu ouïr un tel Sermon , íans s’émanciper à des ré-fléxions malignes. St. Ambroise n’a pas donné de moindreséloges à la charité de Sara (6) > Lc nous verrons, dansl’Article Acindynus (Septimius) , que St. Augustin aété presque dans une semblable illusion. C’est une choseétrange , que ces grandes Lumières de ì’Eglise , avec tou-te leur vertu & tout leur zèle , aient ignoré qu’il n’estpas permis de sauver fa vie , ni celle d’un autre, par uncrime,

0 2

(c) Plín. LiliV, Cap. IX>(/) Strabo,

Lib. X VII,?"&• S 79 .

(g) Plín. Z/í;V> Cap. ZX,

(h) Strabo,Lìbr. XVll tpag. $ 79 .

(S) Berkéliusin Steph. dâUrbibus,pag. 14.

(9) InS. gyp-tiacis, aptídAthen. Lib.XV, Cap. VIri

(lo)Deme-trius in LìbriiRemm vE-gyptiaca-rum, apvdAthenaumLìbr. X V ,Cap. VIL

( 4 ) Voie .t lndernieres 7 {c-marrjties deL Article

Sara.

(b) Genèse;Cbap. XX.

[c) II Pavaitemploie, Ge-nesc, CVm/?,XII.

ft ) Chiys-iost. Homiï, 1XXXIX inGenes.

(4) nâv'Jce

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iï'Çettitz, Aeí-S’Eiv. Omni afacit itn utfabula & fiç* itio illa la-tennt . Id. ib.

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(6) Ambr.deAbrah.Zíí.z,Cap. II,