f 2 ) Voiez c!~àMus U cita-“<”• (d) de cetArticle.
(t) Cave,Histor. Li-ter. Script,ïccles p*g.
S s 7. Oudin,Snpplem.M- 2 59.
(z) SpizeliiSpeeim. Bi-blioth. ; Ko-“igii Bibl.^et. 8c nova;è Arnoldiïrsfatio.
(s) Simler,
fP't. Bi-“lioth. Ges-«eri.
( 4 )JournalXX m deïs *s , pag.3«s Edit. d'
Hall.
(s) Arnoldiî«fatio.
(tJ t'aftnotrcannée 891 .
(*) Pocock.^oti in Spe-ci m.Hist.A-* a °- 371.
Ce s Pecimen‘f fpcimé À
en
líío.
ABSTEMIUS. ABUCARAS. ABUDHAHER.
ques palîages des anciens dans le premier volume du Trésor Critique de Gruterus , on y en trou-ve , dis-je , fous le titre & Annotâtiones varice. Elles font en bien petit nombre , Lc ne remplissentpas quinze pages. II y a une Préface de fa façon à la tête de l’Aurélius Victor , qui fut impriméà Venise , en iyoy (d). Je ne fai pass’il survécut de beaucoup à cette édition. II est un de ceuxque Laurent Valle a censurez.
Prenez garde aux observations que l’on m’a communiquées depuis la prémiere édition (C).
(C) Prenez garde aux observations que Ton nia communi-quées depuis la prémiere édition .] Les conjectures d’Abste-„ mius , insérées dans le I volume du Trésor Critique de-, Gruter, ne sont qu’un extrait de l’Ouvrage intitulé Obf-„ curorum Locorum (z), dédié au Duc d’Urbin. Gruter, qui„ nous a donné cet extrait, a mis au commenéement une„ petite Note marginale , dans laquelle il dit que Laurent„ Valle a critiqué cet Abstemius. Je doute fort de ce fait;„ nulle trace de cette prétendue critique ne se trouvant
„ dans les Oeuvres de Laurent Valle , que bailleurs Abste-„ mius a hautement loué dans la Préface de son second», Hecatomythium , & avec qui aparemment il n'a pas dû„ avoir de grands démêlez, lui aiant survécu tout au moins„ 48 ans. II est le prémier , que je lâche , qui ait écrit„ le conte des talens multipliés. Le Bandel, Ver ville , &„ d’autres, l’ont depuis raporté”. Ces paroles font tiréesd’une Lettre qui m’a été écrite par Monsieur de la Mon-noie.
ABUCARAS (Théodore) a été un Prélat ( A) fort zélé pour l’orthodoxie , Sc iil’a fait paroître par plus de quarante Dissertations qu’il a écrites, ou contre les Juifs , ou contreles Mahométans , ou contre les Hérétiques, ou en général fur des matières de Religion. Gené-brard mit en Latin quinze de ces Diíîertations, Lc les publia. Gretfer les joignant aux autres (A),que le Père Turrien , ou lui, avoient traduites , donna une édition qui fembloit complété (a),Mais il oublia quelque chose j car Mr. Arnoldus fit imprimer à Paris , en ió8f , un Traitéd’Abucaras , qui n’étoit jamais sorti de dessous la presse. II Pavoit trouvé dans la Bibliothèqued'Oxford. II ne l’accompagna point de Notes ; parce qu’il n’osa toucher au grand mystère quel’Auteur éxamine dans ce Traité (b) : c’est celui de l’Incarnation, Lc de l’Union hypostatique. Onest en peine fur le tems auquel Abucaras a vécu. Le Jésuite Turrien le cróit disciple de Jean Da-mafcene. C’est le placer au VIII siecle. Gretfer le fait un peu plus jeune (C) , car il ne ledistingue point de celui qui fut fi mêlé dans les troubles de l’Eglife de Constantinople , au temSdu Patriarche Ignace Lc de Photius. Cet Abucaras suivit d’abord le parti de Photius , Lc fe char-gea d’aller pour lui en Ambassade avec Zacharie , Evêque de Chalcédoine , à la Cour de l’Em-pereur Louïs 11 . II devoir présenter à ce Prince le Livre que Photius avoir composé contre lePape Nicolas, & l’exciter à secouer le joug du Pape. Mais à peine s’étoit-il mis en chemin,que Basile le Macédonien, qui avoir usurpé l’Empire, après avoir fait mourir l’Empereur Michel,le rapella, Lc lui commanda de fe tenir coi. Deux ans après (f), il fe présenta au Concile de Cons-tantinople , Lc demanda humblement pardon de ce qu’il avoir suivi le parti de Photius, Lc pro-testa qu’on l’y avoir entraîné par violence Lc par artifice. II obtint ce qu’il fouhaitoit : le Patriar-che le reçut à la paix de l’Eglife, Lc lui donna place dans l’Assemblée (d). Mr. Arnoldus avoir co-nu en Angleterre un savant homme , qui croioit qu’Abucaras avoir vécu au VII siecle (e). Oninféra les Oeuvres de cet Auteur dans le Suplément de la Bibliothèque des Pères à séditionde Paris en 1624.
{A) Un Prélat.'] Les uns l’apellent Archiepiscopum Ca-riât ( 1 ) ; les autres , Episcopum Caria , K cepâh Brrís-x.cxci ,Carum Episcopum (z). Mr. Arnoldus croit qu’Abucaras étoitEvêque de Charran , dans la Mésopotamie : ç’a été auffi lesentiment de Jolìas Simler (z). Photius avoit destiné Abu-caras a la Prélature de Laodicée , comme Mr. Cave le re-marque.
(B) Gretfer les joignant aux autres.] Le Journal des Sa-vans donna une idée très-fausse de sédition de ce Jésuite.Genebrard, dit-on (4), a traduit z?publié 15 Dijfertations decet Auteur , ZX Gretfer les a jointes à ce qu il a recueilli d’A-nafiafe Sindite dans z Manuscrits de la Bibliothèque de Bavière.Si son avoit entendu le Latin de Mr. Arnoldus, on ne fe-roit pas tombé dans cette faute. Tkeodori Abucara Dijferta-tiones quindecim jamdiu Latine vertit z? edidit Genebrardus ,deinde Theodorum Anaftafio Sindita ob argumentì fimìlitudìnemconjunxit Jacobus Gretferus, deditque ex duobus codicibus M S S.Ducis Bavar'u Maximiliani (;). On voit trois choses dansce Latin : 1 , que Gretfer publia les Oeuvres d’Abucaras,après que Génebrard en eut publié une quinzaine de piè-ces : z , que Gretfer les publia fur deux Manuscrits duDuc de Bavière : 3 , qu’il les joignit avec Anastase Si-
naïte. II ne paroit presque rien de tout cela dans le Jour-nal des Savans. On n’y voit pas que Gretfer ait publié plusde pièces que Génébrard , ni que les Manuscrits de Bavièreaient servi à sédition d’Abucaras : & on y voit qu’ils nëservirent qu’à sédition d’Anastase , de quoi Mr. Arnoldusn’avoit dit mot: Au reste , il ne faut pas croire que toutesles Oeuvres d’Anastase Sinaïte aient été publiées avec Théo-dore Abucaras : il n’y a que le Traité intitulé O'áVyòç, i. e.Dux via adverses Acephalos , que l’on ait joint aux Oeuvresd’Abucaras, dans sédition du P. Gretfer.
(C) Gretfer Te fait un peu plus jeune. ] Eri lisant la Pré-face de Mr. Arnoldus, on est presque convaincu , que cèJésuite lia osé rien avancer touchant sage d’Abucaras.Gretferus vero quis fuèrit Abucaras , quo faculo floruerit, abAntonio Velfero S S. Theol. D. Ecclefia Erifingenfis Canonico ,Prapopto Spaltenfi, cujus honori librum fuum dedicavit, difeerevolebat (6). Mr. Arnoldus ne disant que cela de Gretfer ,insinue manifestement qu’il n’en faiit pas chercher davan-tage dans la Préface de ce Jésuite. On y trouve néanmoinsd’autres choses ; savoir , qué f Abucaras , dont il est parlédans la Vie de Saint Ignace , Patriarche de Constantinople,est le même que celui qui a composé les Dissertations;
ABUDHAHER. C’est le nom du Chef des Ivarmatiens (J ), fous lequel ils profanèrent &désolèrent la Mêque, Pan 517 de l’Hégire (B). Ils dépouillèrent les Pèlerins, & en tuèrent 1700,dans l’enceinte même de la Caaba [a ), pendant que ces pauvres superstitieux faisoient le tour decet Oratoire sacré , scion la rubrique de leurs dévotions. Les Karmatiens ne fe contentèrent pasde ce carnage j ils enlevèrent du Temple la pierre noire, qu’on y vénéroit comme un présent descendudu Ciel (F) ; ils abatirent la porte du Temple, & remplirent de corps morts le puits Zamzam , l’unedes plus saintes & des plus sacrées parties du lieu. Pour surcroît d’affliction , Abudhaher faifoitmille railleries de la Religion Mahométane ; il amena son cheval à l’entrée de la Caaba , afin delui faire faire les ordures en cet endroit-là : & il dilbit aux Mahométans , qu’ils étoient bien fousde donner à cet édifice le nom de Maison de Dieu , car , ajoutoit-il, fi Dieu faifoit cas dé ce l'em-fle , il m'auroit déjà écrasé de sa foudre , moi ^ qui ai profané d'une maniéré fi outrée (C) cette maison :
La
raki & de Hejazì ; & se répandirent dans la Syrie , & jus-ques aux portes du grand Caire (3).
(B) U an 317 de T Hégire.] Ábulfeda & Ahmed EbnYusef marquent cette année , & disent qu’on ne recouvrala pierre qu’en 339 : mais Safioddin abrège le tems : ilmet l’enlévement de la pierre à fan 319 , Scia restitutionà l’aft 335 (4).
(Ci D’une maniéré fi outrée.] Ahmed Ebn Yusef dit quejamais la Religion Mahométane n’a souffert une afflictioncomparable à celle-là (5).
E t
{A) Des Karmatiens.] C’estle nom d’une Secte, quis’é-leva dans l’Arabie , environ fan Z78 deTHégire (r). Leprémier Chef de cette Secte fut un blasphémateur & unimposteur, qui, attirant dans son parti ceux d’entre les ha-bitans de la campagne 8 c des déserts, qui avoient le moinsde Religion & de lumières, s’aquit une pleine autoritéfur eux. On peut voir dans Pocock (z) diverses étymolo-gies du nom des Karmatiens. Ils furent peu de chose aucommencement; mais ils firent des progrès incroiables.Us s’emparérent de la plus grande partie des Provinces d’E-XO M, L
(d) Epitom»Bibliot. Gcs-mui,
(a) Elit estGrecque irLatine , & im-f rimée à Sngal-Pad en 1606 ,in 4 .
(t) ArnoldiÈtxfatio,
(«) En tSsi(d) Nicetasïaphlagonin Vita lgna-tùapudCave,Hist. Literai.Scriptor.Ec-cl. e a í- 557 . '(cl Arnoldiriítfatie,
(6) Arnold;Frsfatio.
(4) C'eftAÌnfiQ»* on nommelu partie daTmpUy(jtti cjidestinée iV ^Adoration,
& à C Orai-son.
( 6 ) Volet, laremarque (K.)de l* Article
As A K.
( 3 ) Poçoçk;Nota: inSpécimenHist. Aiab^Î7U
( 4 ) Jbid.
f*g. II*.
(#) M’