Strabo,
â 317.
(e) Macro-bius, Satur-nal. Libr. />t'dp, X I I y242.
(f) Polybiï 1Hist. Lìb. IKCap. XXX .(^j là. ìbid.
( 6 ) Monta-gne, Essais,Livr. //,
Cb. XXXVIy76z.
(7) Thomasde Pinedoin Steph.Byzan»pA&* 5°.
(8) A tióç
JtLSl , ÇdCTiy
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VOÍVÍOÇ.
Lavis mihìyutajuWy Cba-reasir Pond-las ^'îcarna-niits. Lucian.Dialog. Me-rctric. pag.723. Tom.ll.
(9) ln mollemcr amabilematqtíe in deli -í; '/j hab’tumdicebAtur. E-
lentttr. M »
69,
pa£. 445*
(10) M*
(11) Varro,deRe Rus-ticâ, L'b.UtCap. IV.
(12) LucianiDialog. Mc-r et ric. pag.721, 722.
fa) Mb illofadas fueratomnium fuo-7 wm jiudio-rum particeps,Nie. Ery-thrxus,Pinacoth.II,Cap. XXV.
4 o ACARNANIE. ACCARISÏ.
qu’en certaines occasions, la politique ne refuse point de se servir des prétextes les plus ridicules.Les Etolicns 8c les Acarnaniens se tinrent unis long terns [d) , soit pour repousser les Macédo-niens 8c les autres Grecs, soit pour maintenir leur liberté contre les armes Romaines ; mais enfinils s’épuiíérent , 8c ils perdirent courage. L’année n’étoit que de six mois dans l’Acarnanie (e).Les habitans de ce païs-là étoient fort lascifs, si l’on en croît quelques Dictionaires (C). II estplus certain que la modeílie n’y paroissoit pas dans les vêtemensdes femmes (D). II n’est pointvrai que Cicéron parle d’une ville qui eût nom Acarnanie (E).
■ J’ai dit que les habitans de ce pa'is-là ie tinrent long-tems unis avec les Etoliens ; mais j’ajou-te qu'il y eut souvent des guerres entre ces deux Peuples, & que les Etoliens firent de grandsmaux aux autres. Polybe nous aprend cela, lorsqu’il raconte que les Acarnaniens, à la prémieresollicitation qui leur en fut faite par le Roi de Macédoine, déclarèrent la guerre aux Etoliens (/).II leur donne l'éloge d’avoir tenu une politique fort louable , qui est d’avoir préféré l’honnête àl’utile ; 8c cela , dans les périls les plus pressans (g).
„ tre moy , attendu que nous avons nostre origine commune des„ Troyens: z? que j'ai, comme eux, intérest de venger le sang„ d’Heílor sur les Grecs , lesquels Us -vont favorisant contre,, moi{G)". Voiez comment des maux chimériques:, for-gés par des Poëtes, ont servi d’apologie à des maux réels.
(C) Ses habitans étoient fort lascifs , fi l'on en crois quelquesDitlionairesf] Citons d’abord Mr. Lloyd : Mollitiei e? lafei-nia notatì leguntur (Acarníines) ; tefie Luciano ìn Dial. Me-rctriciis , unde proverbium Porcellus Acarnanius in lafeivos.Mr. Hofman a transporté tout ce passage dans son Dictio-naire ; & voici comment Moréri a parle : Les Acarnaniensfirent auífi accusez d'être trop lascifs z? trop délicats.C’est delà.ouest venu ce vilain proverbe clés anciens, Porcellus Acarna-níus. Vous lirez la même chose dans les Notes de Pinédofur Etienne de Byzance (7). J’ai consulté les Dialogues desCourtisanes de Lucien, & je n’y ai point trouvé que leshabitans d’Acarnanie passassent pour des voluptueux 8c pourdes efféminez. II est vrai que la Courtisane Musarium, aiantà répondre à fa mere , qui lui reproclioit de ne gagner rienparles faveurs qu’elle accordoit à Chéréas , & qui trouvoitfort étrange qu’elle eût fait la sourde oreille à un païiand’A-carnanie, lui répondit, <Juoi donc, j’aurois quitté chéréas pourme livrer à ce lourdaut qui sent le bouquin ? Chéréas est fanspoil pour moi, comme l'on parle , ZA un cochon Acarnanien (8).Erasme supose, que par cochon d’Acarnanie > on entendoitun favori efféminé (9), 8c que c’étoit une allusion à la Co-médie d’Aristophane , où un cochon est le symbole des ins-trumens de la volupté vénérienne. Allufum, opinor, ad por-cclhm, quem inducit Ariftophanes in A‘%ecg>eoe-t>, symbolumeontm membrorum, quibus obfcòena voluptatesperaguntur (10).Je ne croi pas que l’on entende le mystère de la réponse deMusarium : 8c , pour moi, j avoue que je n’y entens rien:c’est pourquoi je ne critiquerai pas ceux qui assurent que leshabitans d’Acarnanie étoient réputez lascifs. Mais, íi celaest , je m’étonne un peu que les Auteurs n’en fassent pas demention. Au reste, Erasme ne se trompe point sur la signi-fication figurée du mot ^oipiVitûç. Les Latins a voient adop-té cette figure. Nostret mulieres , dit Varron (11), maximenutrices , naturam,quâ fiemina feint, ìnvirginibus apellant por-cum, O' 1 Grâce %oif «*. Volez les Origines Italiennes de Mr.Ménage , au mot Potta. Voici une conjecture , dont je nefuis pas content, 8c que je n’avance , qu’afin d’eíïaier fi ellepourra fournir quelque ouverture à ceux qui auront plus degénie 8c plus de science que moi. Chéréas repaissoit tou-jours d’espérancessa Courtisane; c’étoit son seul paiement (12).Dés que mon pere fera mort, disoit-il, dès que je ferai en pos-session de mon patrimoine, vous disposerez, de tous mes biens, ZAje vous épouserai. Musarium , leurrée par ces promesses, luiprêtoit son corps 8c fa bourse. N’avoit-elle pas raison de di-re à sa mere , Voici un galant , que je ne puis, ni plumer , nitondre ; mais c est un pourceau dé Acarnanie, que je nourris : leprofit viendra toutfa-coup ? C’est en effet le propre de ces ani-maux : on ne gagne rien à les nourrir , qu’après qu’ils ont
étc engraissés, 8c qu’on a fait pour cela toutes les dépensesnécessaires; mais enfin, on se dédommage avec usure. L’A-carnanie étoit peut-être, comme aujourd’hui la Westphalie,un pais fécond cn pourceaux. C est de là peut-être que lesTraiteurs des grandes villes de la Grece faìfoient venir beau-coup de cochons, pour les nourrir (13) , 8c voilà pourquoila Courtisane se servit de répithête
(-D) La modestie n y paroijfoit pas dans les vêtemens des fem-mes.'] La maniéré , dont Apollonius censure les DainesAthéniennes , nous aprend cela. Ces vostres pompeux habil-lemens de pourpre , leur dit-il (14) , d’incarnatm, de roses sei-ches , ZA feuilles mortes, jaufnes, vertes , ZA autres semblables,dont vous vous riolle -piollez à guise d'une prairie au mois deMay, d’oh est-ce que vous en avez attiré l’usage ? Car il ne fetrouve point que les femmes del' Acarnanie fe soient onc ainst at-tisées. C’eít ainfi que le Traducteur François s’exprime.Le Traducteur Latin (15) avoit dit , Coccinea atque etiampurpurea crocesque vestes unde à vobis fumpu i Cum neque Acar-nanides mulieres ita exornentur. On voit manifestement qu’A-pollonius n’eut point raisonné de la sorte > lì les femmesd’Acarnanie n’eussent eu la réputation de s’habiller d’une ma-niéré immodeste. II semble que cela puisse favoriser les Dic-tionaires , qui assurent que les Acarnaniens étoient difamezcomme gens lascifs ; mais, au fond , la conséquence seroittiiée un peu par force. Ces Auteurs-là ont besoin d’une au-torité plus précise. Artus Thomas n’a rien compris dans lesparoles d’Apollonius, qu’il s’est mêlé de commenter. LesAcarnaniens , dit-il (ló) , ont été autrefois fort adroits à lacourse des chariots , au rapport de Pausanias livre 6 ZA dernierdes Hliaques , ayant esté le temps paffé tenus pour gens sages ZAfort grands politiques, pour avoir fi bien drejsé leur Estât zAleurRépublique , qu il y en a qui disent qu Aristote a sait cent cin-quante livres fur le seul argument du gouvernement ZA loix decette nation : mais les livres fe font perdus avec la police ; voilàpourquoy Philostrate parle icy de leurs femmes. O ! le misérableCommentaire ! le sens du texte y est pris tout de travers.
(£) Il n est point vrai que Cicéron parle d’une ville qui eûtnom Acarnanie.] Mr. Moréri l’assure pourtant. Elle est dansla Sicile, ajoute-t-il, ZA célébré par un Temple dédié à Jupiter.11 cite Cicero , Or. in Verrem , 8c Servius in lib. V. Áneid.Mi. Hoiman va beaucoup plus loin ; car il marque deuxcirconstances : l’une , que cette ville étoit proche de Syra-cuse ; l’autrc , qu’elle fut brûlée par les Goths. II avoit lutout cela dans Charles Etienne. La vérité est que Cicéronparle , non d’Acarnanie , mais d’Acradine , l’une des qua-tre parties de Syracuse. Ea tanta est urbs ut ex quatuor urbï-bus maximis constare dicatur , quarum una , zac. . . . altéraautem est urbs Syracusts, cul nomen Acradina est: inqua forummaximum , pulcherrima portions , ornatiffimum prytaneum,amplijstma est curia, tcmplumque egregiumjovis Olympii (17).Servius, cité par Mr. Moréri, a dit seulement que 1 Acar-nanie est une partie dc l’Epire (18), non pas un petit païsd’Egypte , comme veut Mr. Hofman (19).
ACCARISI (François) Jurisconsulte Italien , né à Ancone, fit ses études à Siene.Bargalio 8c Benevolente y enfeignoient 1a Jurisprudence avec assez de réputation. II eut pour euxbeaucoup d’ainitié ; mais pour le premier bien plus que pour l’autre. Les raisons de cette inéga-lité étoient naturelles. Bargalio .avoit eu toutes sortes d’ouvertures de cabinet pour ce disciple (a)}il l’avoit loué extrêmement dans une Harangue qui elì imprimée , & qui contient les éloges desAccarisi ; & il lui avoit commis en mourant le soin de faire imprimer fa belle Dispute de Dolo. Lepremier emploi public de notre Accarisi fut d'expliquer les In Hittites, à Sieue;ce qu’il fit pendantsix ans. On lui commit ensuite l’explication des Pandectes ; 8c, comme plusieurs Ultramontainsalloient étudier à Siene , le Grand Duc Ferdinand I voulut qu’ils y trouvassent un Professeur qui, expliquât le Droit Civil, de la maniéré que Cujas l’avoit expliqué. Accarisi fut choisi pour cettecharge , & s’en aquitta dignement ; après quoi, il fut promu à celle de Professeur ordinaire enDroit , vacante par la mort de Bargalio, 8c 1a remplit avec gloire, pendant vingt ans. Sa réputation se répandit : toutes les Universitez d’Italie le souhaitèrent, 8c lui offrirent des conditions très-avautageuses. II résista long-tems à ces tentations, par 1a considération des douceurs dont il jouissoit à Siene. Mais , a force de revenir a la charge , on le gagna enfin, 8c on lui fit perdre la ré-solution qu’il avoit prise de mourir dans son premier poste ; résolution , qui n’a presque pointd’éxemple parmi les personnes de son caractère (J). Ce fut Rainuce Farnefe , Duc de Parme,
qui
(A) Résolution, qui n'a presque point d’exemple jarmi lespersonnes de son cara 6 i e re.] Un aes plus ordinaires défauts desProfesseurs est de ne pouvoir fe fixer aux Académies, oùils commencent d’avoii de femploi. Au ]jeu de regarder
cette prémiere vocation comme une espece de mariage , ilsne la considèrent que comme un engagement passager , quecomme un intérim , 8 í une place d’entrepos. Us y demeu-rent en attendant mieux. Ils n’ont pas plus Rattachement
pour
(l fAcrTrspai xam jAi-*A ç rà O tepaxia Tpé—
<P*ti. Vilmleaupùnari*mulieres exi-guos parcelles,mtrimt.Athcn. Lib-XIV,píig.6s6.
(14) Philostr.m Vit a Apol-lonii , Liùr.
I V, Cap. VIIIJe me fers dùla Version deVigéncie.
(15) Alema-nus Rhinite-cirais, poj,167.
(is) AttnaThomas,Sieur d’ïmJbry, Anna- ‘
tat./Mr/nVie«^Apollo-nius, Livr.IV, Chap .Vi l, pag.Soo,i iuIYoli
(17) Ciceioin Verrem,Orat. vi,fol. 77 verse.
( IS ) Ser-vius in VLib. jEneidà 1f. 298.
(19) Item,rcgìuncula
Servius inAìneid.
Libr. V.Hofman*Vote Aeai-;nania.