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Tome premier. A - B.
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*

I

('!) TacitiAnnal.

Ai br.XIlI-,c «p. XIV.

(*) Me uirp-pauper-C »U socìctateto’itcmpt* di->>orij*dnlurx

<ì>kcritt am-flexm. Hi e -lonymi%H\. ad^cea»Pn .To «. I I , fag.714 - cite dans* Avis auxJésuites

«l’Aix s ut .«n Ballet,te-foS. 37 .

f 3 ) Virgil,^clog. m,Ver s- 7 .

ACCARISI. A C C I A I O L I.

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qui 1c fit- succomber à la tentation, en ajoutant aux promeílès qu’il lui fit, & à la gloire de suc-céder à Sforce Oddus, & à Philippe Marini, le grade de ion Conseiller, dont il l’honora, LeGrand Duc ne souffrit point qu’Accarisi fût long-tems au service d’un autre Prince : il le fit reve-nir bien-tot (B), en lui donnant la prémiere Chaire de Jurisprudence dans l’Université de Pise.

.Accarisi quitta donc le Duc de Parme', & alla exercer à Pise l’emploi qu’on lui avoit présenté.

II l’éxerça jusques à fa mort, qui arriva quatre ans après: ce fut le 4 d’Oétobre 162.7., qu’il mou-rut à Siene. L’Auteur (h), qui me fournit cet Article, 6c qui est le-seul que Mr. Moréri ait ci- . ( Q Janusté, ne 'dit point qu’Accarisi ait écrit divers Traités de Droit , ni que Rainuce Farnesc ait tâché en àu-.kuH- 'vain de l’attirer. Ce font deux fauffetez de Mr.Moréri, qui d’ailleurs n’a pas entendu ce que c’est roth -que IF. Non. Oéíobris ; car il s’est imaginé que cela signifìoit le 2.6 Septembre. Nous lui marquons c “ s ' xx ' r 'une autre méprise dans la seconde Remarque.

pour la seconde vocation, que pour la première ; & ils at-tendent à planter leurs tabernacles pour la derniere fois,qu’ils soient parvenus aux meilleures Chaires. On a. dit dequelques personnes, qu’en peu de tems elles font tout letour des Religions: il y en a d’autres, qui font auffi-tôtqu’elles peuvent tout le tour des Académies., Quelques-unsde ceux qui ne déménagent pas, se font bien paier leurconstance. II en conte une bonne augmentation de gagesà qui veut les retenir. Tacite, qui a fans doute compris biendes défauts fous les termes de p'rofiefforia lingua (1), n’en eûtpas exclus celui dont je parle, s’iíl’avoit conu. Les gensd'Eglise ne sont pas éxemts de cette petite infirmité : onfait les plaintes dés Moralistes rigides contre certains Pré-lats, qui, commençant par un.Evêché d’un médiocre re-venu, passent de dégré en dégré jusques aux plus éminen-'tes Métropoles. C’est une polygamie spirituelle, ou quel-que chose de pis: car, selon l’esprit des anciens Canons (1),il se contracte un mariage spirituel entre yn Pasteur & sonTroupeau. Les Communions à plus petits Bénéfices n’igno-rent pas les effets de cette humeur.

P ardus ista viris tamen objieienda mémento ( 3 ).

Voiez la* Remarque (G) de l’Article A r c 1 a t {André).

(B) ll le fit revenir bien-tot.] Voilà le succès de tant desollicitations, & de gratifications, que le Duc de Parmeavoit emploiées, pour attirer Accarili. ,11 l’eut enfin, jel’avoue ; mais on le lui ôta bien-tot, par les mêmes voies,dont il s’étoit servi, pour 1 oter aux autres. Mr. Moréri ditpourtant qu’ Accarifi n’alla point trouver ce Duc, & qu’i/auroìt trop fiait de violence à fion inclination, s'il eût quitté fia.patrie, où il étoit arrêté par les bienfaits de Ferdinand, GrandDuc de Toscane. Nouvelle faute, que l’on ne fauroit excu-ser ; car nous lisons dans Nicius Êrythraeus , que lorsqu’Accarisi alla servir le Duc de Parme, il y avoit pour lemoins vint ans qu’on lui avoit conféré la nouvelle charge "que le Grand* Duc Ferdinand avoit fait créer dans le Collè-ge, de Siene. Nous lisons auflî dans le même Auteur, qu’Ac-carisi ne professa que quatre ans à Pise, où il fut apellé peuaprès son engagement de Parme. Or il mourut en iózz,quatre ans après qu’il eut accepté 1 a Chaire de Pise. ■ II fautdonc que le Duc de Parme soit venu à bout de son desseinenvironl’an 1616, auquel tems il n’y avoit'point de GranáDuc qui se nommât Ferdinand. Mr. Moréri dit lui-mê-rne dans l’Article Mebicss, que Ferdinand I mourut enl’année 1609, & que Ferdinand II succéda à son perel’an i6zi.

A C C A R ISI (J a qjj es) natif de Boulogne, 6c Docteur en Théologie. Je n’ai rien à ajou- (4) f* Aub,ter à ce que* Mr. Moréri en a dit, si ce n’est, I, que les Harangues , qu’il a données * au public, saím° Ecd.font des pieces qu’il avoit récitées à Rome, à Cologne, à Mantoue, & ailleurs: II, qu’il a pro- Sxc - xvu)fessé la Rhétorique pendant quatre ans à Mantoue, dans l’Académie que le DuC Ferdinand y éta- M ' 2SI ‘blit l’an \6zy (a).

ACCIAIOLI* (Donat) homme illustre, tant par son érudition, que par les emploisqu’il eut à Florence fa patrie, a fleuri dans le XV fiecle. II auroit pu devenir beaucoup plus doc-te qu’il ne l’a été, fi les affaires publiques lui avoient permis de donner plus de tems à ses études,6c fi la délicatesse de son tempérament ne l’eût empêché de jouir d’une longue vie (a). Sa pro-bité, 6c son désintéressement, n’ont pas besoin d’autres preuves, que du peu de bien qu’il lailìà à.ses enfans. Ses filles furent mariées aux dépens du public ( b-) , ‘comme autrefois celles d’Aristide j6c cela - marquoit en même tems combien íà patrie étoit satisfaite des services qu’ellè avoit reçus delui. On l’avoit envoìé en France, pour demander du secours contre le Pape Sixte IV, qui harce-loit extrêmement les Florentins ; mais il mourut avant que d’avoir paflé les Alpes (c). Ce futà Milan, au mois d’Aout 1473: il couroit fa 39 année (d). Son corps fut porté à Florence, 6centerré dans l’Eglife des Chartreux ( e) : l’Epitaphe, que l’on volt fur son tombeau , est de la fa-çon de Politien. . Les Ouvrages, qu’on a de lui, sc réduisent à la TradnBion Latine de quelques Fiesde Plutarque ( A ) , à la Vie de Charlemagne , 6c à des Commentaires fur la Morale , 6c fur la Politi-que d'Jrìstote. Cette Vie de Charlemagne, aifint été quelquefois jointe avec celles de Plutarque,a donné lieu à une étrange bévue de George Wicélius. II a débité cette Vie comme un Ouvragede Plutarque (/), tant il étoit versé dans la doctrine des tems. Quçlques-uns ont.accusé Acciaio-li de plagiat (Á), par raport au Commentaire sur'la Morale d’Ariltote: d’autres ont outré les

loùan-

( a) Jovius i/tElogiis,

Cap. X VI.

(h) Vola-terr. Libr.XXI.

[ c ) Joviusin Elogiis,Cap. X VI.

( d ) VarillaSjAnecd. deFlorence ,pág. 169.

(e) Joviusin EIogiis:,Cap. X VI.

(f) In Ha-giologio,/e/,17S. apstd

Voslìum deHist. Eak.â 624.

demst flmS (-**•) De quelques Vies de Plutarque.'] II cil auroit traduit}ap. c). Lat ' qùatre, si nous en croisons Voisins (1), & Konig (z);

celle d’Annibal, celle de Scipion, celle d’Alcibiade, & cel-G) Konigii le de Démétrius: mais, comme il ne paroit pas que, ni la®ibl. vet. & Vie de Scipion, ni la Vie d’Annibal, par Plutarque,soient0 • P n s- 4 - dans la nature des choses » il est beaucoup plus probable(3) Foccian- qu’Acciaiolus a composé de son chef les Vies de ces deuxtiu s, de grans Capitaines (3), qu’il n’est probable qu’il les ait tra-Scil P t . Blor. duites du Grec. C’est à quoi Voisins ne semble pas avoirVxDD l ‘ dit pns garde. Aparemment, l’Abréviateur de la Bibliothèquej de Gefner lui a servi de mauvais guide. Le P. Méné--}>rio Marte" • trier assure qu’Acciaioli fut un imposteur , en fe vantantVicam.A'mii- d’avoir traduit fur le Grec la Vie d’Annibal ( 4).alìsfitSci- (B ) Gjuelques-uns ont accusé Acciaioli de plagiat.] Onpré-Pwnts. • ten< j q U >-j g’apjopria les Leçons- de Jean Argyropylus, &G) Vcin.u qu’il cn bâtit le Commentaire qu’il publia fur la Morale d’A-Journai des ristote, fans rendre à chacun ce qui lui apartenoit. Scripta ,Savaus-dnj que fiub nomine Acciaioli eade re circumfieruntur, non Acciaioli’ comment aria, fied ArgyropyliPreleíîiones Florentin habita, C7*Ísjsínt s; ab Accìaïolo deficriptA éditique àplerifque extstimantur. • C’estm °nii cónî- àst que parle Simon Simonius dans l’Epitre dédicatoireruent.mAris- d’un Livre imprimé en 1567 (5). Gabriel Naudé renouvella*°tel. Etnic, cette accusation long-tems après, d’une maniéré fort pofi-I?).Naudii tive. Argyropylus Byzantmus,. dit-il (6), cujus Prdefliones' j.iogr. Florentin habitas non abfique manifefto plagiì crìminefibi pofiiea!t - p. is. vendkavit Donatus Acciaiolus.ìilì. Moréri a confondu ltçMo-rale d’Aristote avec le Commentaire fur cette Morale : Ona même cru , dit-il , que la Morale d'Arifiote à Nicomachus,que Donat avoit publiée, étoit de lafiapon du même Argyrcpile;

mais Volaterran soutient le contraire. Voilà comment cetAuteur savoir traduire le Latin le plus aisé, je veux dire leLatin de Voisins: il avoir* lu ces paroles dans Voisins, lmo ,

Commentaria illa in Nicomachia Ariflotelìs multi arbitrantur nonipfius ejfie Acciaioli , fied Praleâíiones effe Argyropoli , ab Acciaio-lo autern deficriptas , inque lucem emijfias. Nihtl taie tamen deeo Volaterranus (7). C’est confondre deux fois les choses; (zj Voiîmsc’est prendre le Commentaire pour le texte: c’est prendre “cH'st.Eat,le silence d’unhomme pour la réfutation formelle d’une ac- ^ z, *‘eufation. Le docte Conringius a justifié notre Donat contreNaudé : non pas, en montrant qu’Argyropylus n’avoit pointfourni les matériaux de l’Ouvrage; mais en disant qu’Ac-ciaioli avoit indiqué fa source (8). Quel aveu peut-on de- (*) Con-mander plus authentique que celui-ci ? fioannes Argyropylus f ln S* in«od.Byzantius , cum Florentin inter citera Philosophie opéra Aristote-lislibros, qui ad Nicomachum de moribus ficribuntur-, mirifice 649. 6;5>.îj>«4effet complexus , eos tuo nomine Latinos fecit , publieeque deinde ex- Thomafiumplicuit, non fine magna audientium approbatione ; habent enim dcPlagioLÍ-libri i. fummam dignitatem , admirabilemque dobirinam ,ordi- tela r.nem vero propê fingularem. Itaque fi accurata CV exquifita que-dam- explanatio accédas, magnum auditoribus afférent firublum ;quod ego fam inde ab. inìtio mecum confiderans una cum plerjs - mquealiis, qui hujus quoque preceptorìs dìficiplinam fiequuntur, iniis audiences pruipuam curam dihgentiamque adhibm ......

Poftea vero cum viderem hos libros à te z? ab iis omnibus ,quiingenio vehementer excellant,libentiffime legi , ulterïus progredien-dumratus expositionem hujus doctoris, accotn-modatam pracipue menti Philofiophi f literis mandate conjlttui ,utii, qui adeffe non potuerunth te qu « nos E X E J u s oreF ACCEPi-