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Tome premier. A - B.
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42
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s-) Donat.AcciaioliPrxfat. adCosmum Me-' diccn Com-mentar. inEthicaArist. adKicomach.

(ioì Gcfn*Èiblioth.fol. 216verjo .

(n)Jovìus, .Èlogior*

Cas. XVI.

(i2)VafîIIas*

Anecdot. deflorence ,

pat. 16p.i^\l')C r 'cjl ainsiqvCil faut di-re , dr non paf

EuíUchius,

(a) Tirsd 1 Ambroised’Altamura,

. Biblioth.Oi-din. Piacdi-cat f j»* L4Z.

(i)/n'Cfrron«Eusebii, ad’^Ann. 2Olymp. 160 .

1 2) Brietius,Me Poet.Lat,S-

4L ACCIAIOLL AC'CÏUS,

louanges qu’ils lui ont‘données poui; ce Livre (C). II a eu beaucoup de part à l'estime duCardinal de Pavie , comme il jparoit par les Lettres qu’il en recevoit, 8í que l’on trouve parmicelles de ce Cardinal, qui ont été publiées.

On trouvera ci-dessous un íùplément considérable (D).

accepimus percipere or ipfi pro arbitrio postent ; quare tra-dutíionem illius ac ordinem explicandi pluribus verbis fecuti fu-mas , la t a interdum or diffusa oratione utentes , ut txplanatioaperta mugis magisque omnibus effet commuais (9). Si Vosiiusavoir eu conoissance de ce passage , se seroit-il contentéd’oposer aux accusateurs d’Acciaioli le silence de Volater-ran ? 11 pouvoir lire cela dans un Ouvrage de Gesner (10).N’est-il pas bien étrange , qu’un pauvre Auteur, qui avoirfi solennellement déclaré dans fa Pré/ace , qu’il ne donnoitqu’une Traduction paraphrasée des Leçons d’Argyropylus,ait été pendant long-tems accusé de plagiat ?

(C) Outré les louanges .] Gela paroit par le parallèle dutexte de Paul Jove avec la paraphrase de Mr. Varillas. Eru-dìtu esr pereleganti eommentatione magnum lumen attuliffe judi-catur Moralibus Aristotelis , explosis fcilicet fophistarum inter-pretum ineptiis % quum Eustratii Grstci placita fecuttts , certioreubique vestigio niteretur (u). Voilà le texte ; & voici la pa-raphrase. Il ne laiffapas de traduire les Morales d'Aristote beau-coup plus êxaílement que ceux qui l’avaient précédé dans cetteporte de travail , ni de les purger des interprétations ridicules queles anciens es 1 les Sophistes nouveaux leur avoient données , parun admirable commentaire , ou il montra que quiconque s engagedans ce labirintheffans un autre guide que le fameux Eustachius,ne fauroit éviter de s'égarer (ra). II n’eft pas besoin que j’a-vertiffe que l’Auteur des Anecdotes va plus loin que sonLatin , tant à l’égard d’Acciaioli, qu a 1 égard d’Eustra-tius (13) ; ■& qu’au lieu de louer ce dernier , comme il ena l’intention , il le ravale au dernier rang des Interprètes :il devoir dire avec un autre , ík non pas fans un autre. Que

diroit.le P. Bouhours de par tin admirable Commentaires Cesparoles font íi mal placées > qu’elles font penser que les So-phistes ont donné des interprétations ridicules par un admi-rable Commentaire. ■

(D) On trouvera ci-dessous un fuplément considérable. ]

J’en puis parler avec cet éloge , puis qu’il s’agit d’un mé-moire qu’un fort habile homme (14) m’a communiqué.

„ Le Traité , que Matthieu Palmiers a laissé , de l’origine' laMonaw «», de la famille des Acciaioli, peut beaucoup servir à recti-„ fier & à remplir FArticle de Donat Acciaioli. Ce Traité,

,, .écrit en Latin par Matthieu Palmieri, a été traduit enlta-„ lien par un Donat Acciaioli, Chevalier de Rhodes. L’o-„ riginal jusqu’ici n’a point paru : la Traduction seule a été„ imprimée à Florence , in 4 , lan 1588, chez Barthélemi„ Sernvartdii, la fuite de l’Histoire dés Ubaldini, & de la,, Vie de Nicolas Acciaioli, Grand Sénéchal des Roiaumes„ de Sicile & de Jérusalem. II y est dit due nôtre Donat,, naquit en 142.8 ; qu’il fut enterré aux dépens du public ;

„ que Christophle Landin’fit son Oraison funèbre (*). (*)Pocciarr-„ Les autres particularisez seroient trop longues à rapor-,, ter ..... . Sabèllic , dans son Dialogue de reparatione italpag.sxi„ Lingua Latins. ( Dialogue, pour le dire en passant, qu’on ebferve «m,

„ cite ordinairement comme d’un anonyme ) & Vives,

„ libro V de tradendis difciplinis , ont parlé avec éloge de la„ Vie de Charlemagne par Donat Acciaioli. L’Histoire Flo-„ rentine de Léonard d’Arezzo, traduite de Latin en Ita-„ lien par ce Donat, a été imprimée à Venise , in folio,

„ en 1473 , au raport du Pere Labbe, page 341 de son„ Supplem. nova Biblioth, MSS'\

'A C CIAIO LI ( Z e n o b i u s ) Florentin , 8c Moine de l’Ordre de Saint Dominsoue sVftdistingue par les Ouvrages qss û a donnez au Public. II fuioit qu’il eût de l’érudition ^puis quefous le Pape Léon X st tut Bsoliothequaire du Vatican. II exerça cette charge , depuis î’an í r?8jusques a fa mort, qui arriva 1 annee 1 fio. II vecut s 8 ans. II entendoit le Grec & l’Héhrnf Vil a tradmt en Latin quelques Ouvrages des anciens Peres : Olympiodore fur VEcclisiaste ; le fflahfid Eufebe contre Hterocles 5 les XII Livres de Theodoret de Grœcarum Jffeclionum CuratiL. 4 n

Martyr. Comme il ctoit Poste 8c Orateur , il a loué le Ciel 8c la Terre , tant en vers qu’en SísoNous avons de liy des Poemes des Sermons fur l’Epiphanie, & des Fers & des HaranÂs én1 honneur de Léon X. On a publie quelques Lettres , qu’il avoit écrites à Pic de la Mirandole-un Traité de Laudibus Urbis Roua ; le Panégyrique de la ville de Naples , récité dans le Ch. ’t *Général de l’Ordre ; & la Chronique du Couvent de St. Marc cle Florence. II raílèmbla en un^vo-lume les Epigrammes Greques de Politien , 8c les publia l’an 149s (a).

Ambroise d’Altamura, que j’ai suivi pas-à-pas dans cet Article, s’est aparemment diíbe Cdes loix de l’éxactitude ; car voici ce que Mr. de la Monnoie m’a écrit. Des Ouvrages d 7 ' 4Mccìaiolì , nous n'avons que la Traduction du Livre d’Eufebe contre Hierocles mil, . en . obe

fur l’Ecclésiaste , & celle de Theodoret de la guérison des siiusses opinions des Gentilsdont parle Gyraldus , soit Greques , soit Latines n'ont jamais été imprimées. Duelmes-uns croient a J ilne mourut qu en i-f 37 , pane que Jerome Jleandre , fin Successeur dans la charge de Bìblìothéfaildu Fatican , ^ commença que lamente annee a remplir cette place ainsi que Zénobe Vavoit reZÏÏelan if 18 , âpres Philippe Beroalde le jeune , mort la même année. ■

ACCIUS (Lucius ) Poëte tragique Latin, fils d’un affranchi (J) , feroit né fous le Con-sulat d’Hostilius Mancinus, 8c d’Atilius Serranus, l’an de Rome 783, si nous en érosions la Chro-nologie de St.Jcrôme. Mais nous montrerons ci-dessous, qu’il n’y a pas trop de lieu de s’y fier (B).

(A) Tìls íbun affranchi.'] Plus je considéré ces : paroles deMoréri, Marcinus or Serrantes, que l’ancienne Borne avoit vusélevez, à la dignité du Consulat, surent ses proches parens, plusje trouve difficile de deviner une autre cause de ce menson-ge , que celle-ci. II avoit lu dans "Charles Etienne, natus pa-rentibus hbertinis , Marcino or Serano Confulibus ; & , ne fai-sant pas assez d’attention au mot Hbertinis , ni à celui deparentibus , il crut devoir dire que le Poëte étoit proche pa-rent de ces deux Consuls. Au moins , devoit-il changerMarcinus en Mancinus. Voici comme parle St. Jerôme :Lucius AcciusTragœdiarumfcriptor clarushabetur, natus,Man-cino or Serrano Confulibus , parentibus Hbertinis (1). Le P.Briet attribue à Aulugelle deux ou trois choses touchantAccius , qu’il ne saloit attribuer qu'à St. Jerôme (zj.

(B) n y a pas trof de Heu de s’y fier.] Je parle ainsi,fans avoir des raisons démonstratives contre cette Chrono-logie : je n’ai que des embarras à montrer de part & d’au-tre. Cicéron avoit parlé plusieurs fois avec Accius : j’enaporte la preuve dans la Remarque (H). Or. Cicéron étoitnél’án 647 de Rome ; & il n y a gueres d’aparence , qu’a-vant l’âge de 20 ans, il ait pu avoir de fréquentes conversa-tions avec ce Poëte : il faudroit donc qu’Accius eút été en-core en vie l’an 66 y de Rome. II auroit eu donc alors 84ans, selon la Chronique d’Eusebe. J’avoue qu’il n’y a rienlà d’impoffible ; mais il faut bien qup la vraisemblance n’ysoit pas, puis que Gyraldus n’a pu croire que le Poëte aveclequel Cicéron avoit tant de fois parlé, fût le même LuciusAccius dont on cite tant de Tragédies. II croît qu’il y a eudeux Poëtes nommez Accius. Joignez à cela que Corra-dus , qui n’admet point cette distinction, n’ose faire con-courir la 20 aimée de Cicéron qu’avec la 70 d’Accius : de

torte qu'à câule du paliage de Cicéron , 1 1 place la nais-sance d’Accius 40 ans plus bas que St. Jerôme ne l’a pla-cée (3). Mais ce n'est pas le tout : Cicéron , dans faI Phìlippique , nous aprend que l’on avoit représenté uneTragédie d’Accius, pendant la célébration des jeux que Bru-tus devoit donner, 8c ausqucls il n’alîìsla point, à causequ’il étoit sorti de Rome depuis le meurtre de Jules César.Cette Piéce fut fort aplaudie ; mais les aplaudiffemens eu-rent plus de relation à Brutus, qu’à Accius. Us seroient re-venus de loin sur ce Poëte , & par un faut de soixante ans :Nifi forte Accio tum plaudiorfexagefimo soft anno palmam da-ri putabatis , non Bruto. Si vous comptez ces soixante ansdepuis la mort d’Accius (4) , il faudra qu’il soit décédél’an éyo de Rome ; 8 c, par conséquent, que Cicéron men-te , quand il raconte qu’il a souvent ouï dire certaines cho-ses à Accius. Si vous les comptez depuis le teins que cettePiéce commença de paraître fur le théâtre , vous ferez rai-sonner P Orateur assez foiblement : car il supofera qu’onn’aplauditqu’aux prémieres représentations dune bonne pié-ce de théâtre ; ce qui est très-faux. U vaut mieux , néan-moins , prendre ce parti, que de mettre la mort d’Acciusà la 3 année de Cicéron. Si donc le passage de la I Phi-lìppique ne prouve point qu’Accius soit mort avant Fan 667de Rome, prolongeons la vie de ce Poëte julques là : mais,comme nous n’avons pas lieu d’être assurez de l’éxactitudede Saint Jerôme (5), ne saisons pas difficulté de dire qu’Ac-cius pouvoir être encore un homme de soixante à soixante-dix ans ; & que s’il a vécu autant que Pacuve , rien n’em-pêche qu’on n’entende de lui & de César ce que dit ValereMaxime. Is ( Poëta Accius) fulio Ctfari ampliffìmo or fio-rsntiffmo viro in Collegium poétarum vtnimú nunquam aff ’ur-.

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(ì) Cûriîét

in Brut. Ci-ter. pag. içtíi

(4) P. Ma-nuce, inPiiiliyp. I,fub ssnem ,les compte ain-fi, aìant oublisce <fue Cicé-ron tt dit d,fies Conversa-,fions avecMccîus.\emarquezen paJsanT,^ueC opinion ra-portée dam lesJugemensaes Savansfur les Poè-tes, Tom.IJ »pat. r s , estfaufe-, sa-voir , qtfcAf.cius mourutPan 618 da%ome , en

P Olymp. 16I4

(5) VoicZula

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