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Tome premier. A - B.
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ACCO. DBS ACCORDS.

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fb) L? Chap,

II, d» XVULivre. U ditqu* il a lucela, dans /’£-pitómc desAdages deTarrxús &deDÍdymë.

(c) Plut. deStoïcorumrépugnant,pAg, 1040, B.

(<*) On voltautour de faTaille-douce,qu? en 1584,il avoit Z54 nít

(1) La Croixdu Maine,Biblioth.Françoise',

sage go.

(2) AndréPaíquef,Avis au Lec-teur à la têtedes Blgarru-

(3) lÀvant—Propos deVsAuteur furJes 'Editionsdes Bigarru-res. Iles datédeVerroney,le quinzièmede Septem-bre 5584,

( 4 ) La-mi -me , folio* V,

-oint (Fi. Acco radotoit de telle forte , que lors qu’elle se regardoit dans le miroir, elle s’entre-ìenoit avec son image , comme si c’eût été une autre femme : on la voioit user de signes , depromesses, de menaces, de souris, & de tout ce qui a lieu dans une conversation D’autres écri-vent qu’elle tâchoit quelquefois d’enfoncer un clou à coups d épongé, comme si elle eut tenu unmarteau. Rhodiginus n’en dit pas davantage Pour çe qui est de Plutarque , il dit seulement queChrvsippe n’aprouvoit point que l’on nous fît peur de la justice de Dieu, pour nous détourner du

péché ( c)

car .

disoit-íl, on ne manque sas de raisons qui combatent ce qui se dit sur les punitions di-

vines, U qui montrent que ce discours ressemble à celui des bornes femmes , qui font peur d’Acco fí»d'Alphito aux petits enfans (B ), asm d'empêcher qu'ìls n'abusent de leur loisir. Plutarque fait voirensuite que Chrysippe se contredisoit lui-même. 1

quent, c’est tromper le monde ; vu que cet Auteur dit seu-lement ce que j’ai cité de lui. IL Quelle négligence n’est-cepas, que de citer Cicéron z. ad Atticum? Veut-on citer la IILettre , ou bien le II Livre ì Faut-il laisser deviner cela auxLecteurs? Faut-il leur laisser la peine de chercher quelle Let-tre c’est , quel livre c’est ? Ceux, qui auront la patience dele chercher , perdront bien leur peine. Us trouveront dansla XIX Lettre du II livre , Certi sumus periiffe omnia : quidenim àxxi^íu.íS-» tamdiu ? C’est ma III censure. Cicéron estcité à faux : il n’a rien dit d’Acco. Le mot Grec , dont ils’est servi, & dont plusieurs autres Auteurs se servent,pour signifier ce que nous apellons pateliner , biaiser , faire

le difficile sur des choses que ïon souhaite passionnément :ce mot, dis-je, qu’Erasme a mis entre ses proverbes (i), afait soupçonner qu’Acco avoit été un hypocrite ; maisce n’est qu’une conjecture , & il ne doit pas être permis deciter Plutarque, ni Cicéron , ni même Cœlius Rhodiginus,pour des conjectures que d’autres gens ont avancées.

(B) §ui font peur d'Acco za d’Alphito aux petits enfans .]Je ne pense pas qu’il y ajt de païs au monde, oh l’onnaît une semblable coutume. J’ai euï condamner cela parde fort habiles Docteurs. Les anciêns Romains avoìent leurManducus, dont ils menaçoient les enfans, comme je le di-rai fous ce mot-là.

ft) V.ifíSAcciflaré,in Adagior.Chiì. 11,Cent. II,nnm, jv.

ACCORDS ( Estienne Tabourot , Seigneur des ) Avocat au Parlement

de Dijon’, & puis Avocat du Roi au Bailliage & à 1 a Chancellerie de la méme ville, naquitl’an ip4P (a). Ce fut un homme d’esprit , & d’érudition ; mais qui donna trop dans les baga-telles. Cela paroic par l’ouvragc qu’il intitula Bigarrures , dont la prémiere Edition est de Parisen if 82. (A). Je l’ai cité quelquefois (b). Ce ne fut point son premier Livre ; car il avoit fait

impri-

( 4 ) Votez. lêTable desMatières, n»mot Accords,

(A) L’Ouvrage , qu il intitula Bigarrures , dont ìct prémie-re Edition est de Paris, en 1581.] II marque cette année-là,dans l’Avant-propos de la seconde Edition ; & il doit êtreplus croiable que la Croix du Maine, Lc que du VerdierVau-Privás, qui mettent la prémiere Edition des Bigarru-res à l’an 1583. Lé premier Livre de ces Bigarrures est di-visé en XXII Chapitres, qui traitent, entre autres cho-ses , des Rébus de Picardie , des Equivoques , des Anti-Stro-phes , des Vers rétrogades , des Allusions, des Acrostiches, deï’Echo , des Vers Léonins , des autres fortes de Vers folaftre-ment ZA ingénieusement pracliqués , des Epitaphes , 8ec. Toutcela est rempli de facéties za joyeufotez ., comme rassure laCroix du Maine (1). L’Imprimeur ne manqua pasd’expo-scr qu’il publioit cet Ouvrage fans la permission de l’Au-teur, qui déclara tout ouvertement, dit-il (z) , quel’âge, lelems , ZA fa profession , lut avoient fait changer £humeur , ZAla volonté, c? qu il lui feroit mal-séant d'advouèr ce qu il avoitfait en ses premiers ans ZA verdeur de folaflre jeunejfe , aiantà grand' peine accomphy dixhuìéî ans ; zx qu'âpres qu il avoitdonné preuve de fa suffisance en quelque brave Zir doéïe subjecl ,il advtseroit de ne point eftoufjer fes petits enfans naturels ZA il-légitimes , conceus hors mariage : car ainsi nommoit-ïl fes troisprémiers Livres. De forte que f ay conneu apertement que cestoitune excuse recherchée , pour nous entretenir , qui ma occasionnédé mèttfe en lumière ce que f en avois de copié. L’Auteur , deson côté, ne manqua pas de prétendre cause d’ignorance.„ Je fus fort estonné „ , déclara-t-il (3), „ quand je vy laprémiere impression de ce Livre , duquelje pensois que„ la mémoire fuit esteinte. Mais , le relisant, quasi com-„ me chose nouvelle , que je n’avois veu y avoit quatorze„ ans ; je conneu incontinent, & mon génie, & mon sty-„ le du tems que je l’avois hast y pour me cliastouiller„ moy-mefme , afin de me faire rire le premier , 8 c puis„ aprés les autres : tellement que je n’avois observé' autre„ ordre , sinon d’cntaffer pesle-meíîe les exemples, selono, qu’ils me venoient en fantaisie. N’estant ce Livre que„ pièces rapportées, fans aucune curiosité , & fait seule-„ ment par petits papiers, à diverses fois adjoustez , des-„ quels je reconneu routes fois qu’une grande partie« avoit esté perdue. Tellement, que comme chascûns> est amateur de son Ouvrage , je me délibéray lors d’en-

tnais aussi, pour une gentileffe ZA naiveté £esprit , dont ellesfont pleines ou, pour mieux dire , pour estre bigarrées zv diver-sifiées d’une infinité de beaux traits. J'eujse souhaité , qu à Ictseconde impreffion on n y euft rien augmenté. S'il m est loisible dedeviner , il me semble que l’on y a ajousté plusieurs choses , quine rejfentent en rien de vostre nais-, za croirais aisément quec’euft esté quelque autre qui vous eust mal à propos preste ceftenouvelle charité, ll faut en tels sujets que l’on pense que ce soitun jeu , non un vœu , attquel fichions toutes nos pensees. VousCognoifitrez. par là , que je vous aime ZA honore ; puisque , pourla prémiere sois , ]e vous parle fi librement (j).

Je croi que Des Accords ne profita guere de cet avis,& qu’il fit encore d’autres Additions à fes Bigarrures, epandles rimprima. J’ai l’Edition de Paris, en 1614, ou l’on

on

5i voyer le surplus des Adjonctions, qui estoient crues„ depuis ce temps-là , avec celles que l’on avoit omises”.Quoi qu’il en soit, il avoue & il adopte cette seconde Edi-tion. Occasion de quoy , continue-t-il (4) , f ay releu ce folaf-tre Livre , de bout à autre , ce que jamais auparavant je na-vois fait ; afin de le remettre en lumière , selon ma vraye con-ception. Et , pour ce que depuis ce temps-là quelques petites cu-riofitez. me font venues en mémoire , za autres mont esté amia-blement envoyées par un des plus doíles de nostre Erance , fur lemesmesujecl,jeles ay adqoustépar forme £Adjonâlion de l’Auteur.

Pâquier ne trouva pas bon que Tabourot eût augmentéfes Bigarrures. C’étoit faire voir qu’on s’arrêtoit troplong-tems à des endroits par oh il ne saloir que passer. IIfaut les considérer comme des hotéleries de voíageur, &non pas comme son logis. Ce doivent être des promena-des , & non pas un séjour fixe. La jeunesse peut excuserceux qui donnent quelques heures à ces badinages ; mais,fi , quelques années après , on s’aplique à les retoucher,& à y faire des Additions, il semble que l’on ait dessein deblanchir sous ce harnois, zAtamquam ad Sirenum fcopulos con-fenefiere. Voilà le sens que je donne à ces paroles de la Let-tre , qui fut écrite par Pâquier au Sieur Tabourot, l’an1584. j Vay leu vos belles Bigarrures , ZA les ay leues de bienbon coeur , non feulement pour ïamitié > que je yens perte ;

volt, non seulement le IV Livre des Bigarrures ; mais aussi,les Contes facétieux du SC. Gaulard , Gentil-Homme de la Fran-che-Comté Bourguignofe , 8 c les Efcraignes Dijonnoïfes , recueil-lies par le Sieur des Accords. Ce quatrième Livre n’est pré-cédé , ni du second, ni du troisième. L’Auteur donne plu-sieurs raisons pourquoi il le nomme néanmoins le quatriè-me (6) ; & il dit, entre autres choses , que ce volume entierne feroit pas bien bigarré , s’il fuivoit la façon des ordinairesE/criyains. II avoue, que pour le faire mieux vendre, il ya joint les Contes du Sieur Gaulard. Ceux , dit-il (7) , quin’ont acheté que le premier L ivre , pour gausser ZA rire , serontcontraints £ achepter aussi cestuy-cy, alléchés par ce que fy ay en-tremesté de follaftre comme font les Apophtegmes , autrementpropos niais , ou plutôt considérations absurdes de Monsieur Gau-lard ; fur le moule duquel on en a voulu figurer quelques autrespar la France, comme j'ay esté adverty : mais ceux qui le fontont tort d'ofter la gloire à nostre Comtois Bourguignon. Et,par ainfi , je ferai comme la veuve du Castillan, qui ne vouloitvendre son cheval , fans son chat.

Notez que le quatrième Livre des Bigarrures est plus sé-rieux que le prémicr. 11 est divisé en trois Chapitres. LeI contient quelques traits utiles pour l’institution des enfans %le II regarde le changemertt de surnom : 8 c le III plusieursparticulières observations fur les vers François. L’Ouvrage finitpar un discours des faux sorciers za de leurs impostures. Toutcela est plein de choses curieuses, & que l’on peut lire uti-lement. Ce caractère particulier du quatrième Livre estune des raisons que l’Auteur emploie, pour se justifier desavoir donné au public avant le second 8c le troisième. IIfaut que je cite ses paroles. Elles témoignent qu’il n’avoitpoint abandonné ses badinages, depuis la Lettre que Pâquierlui avoit écrite ; car il s’excuse d’y persévérer. Ce que f enai saisi (8) , dit-il (p), a esté principalement, afin de faire en-tendre , par les discours de ce Livre , que f ai l’esprit disposé à.autres choses qu à des lascivetez ., pour fermer la bouche à untas de calomniateurs ignorants , qui me l’ont malignement ob-jetlé. Et , pour le regard de ceux qui trouvent à dire qu unhomme de ma profession se mefle encore de follaftrer , tantofi enprose , tantofi en vers : je les renvoyé a la dotte epifire liminairedes épistres Françoifes du sçavant Pasquier, qui a bien monstre,tant par vives raisons , qu éxemples , comme il ne faut pas as-subjeâìir t esprit à une seule profession si opiniastrement que l’onne luy permette s’égayer en la source abondante de la vivacitéd’iceluy. Je loue certainement ceux qui , à la façon des Aile-mans , fe peuvent contenir à n embraser qu’uneseule profession:mais , il ne faut pas aussi blasmer ceux qui, ayant ï esprit capa-pable d'en manier diverses , les fçavent si bien exercer , qu enchaque efpece ils ne devront rien ou peu de reste à cbacun desparticuliers qui s'adonnent à une. L'on sçait ajsez. que lespritdu François est plein de telle vivacité ZA variété , que c’est mal-gré luy , si ton l'attache 0 une science seule . Pourquoi dont

trouve -

L) Paquiet,Lettres, Li-vre VIII,To-me I , pages

492 , 4 §z,

( 6 ) Dansfit Préface dtiIV Livre detBigarrures,(7) Là-mi -me , salinA iij,

fS) C'est-à-dire , en pu-bliant te IVLivre de fesBigarruresavant le II <tT,le III .

fs) Préfacedu IVLivredes Bigar-rures , fdi*

A ij.