A C I D A L I U S. ACÏNDYNUS.
(d) Nifi juvt-n ì tilt fat aquictem mi-
serabìliter
proférassent.
Sciopp. deArte Cnt.pag, iS.
(e) Val. Aci-dal. Episto-lar. pag. 70,
7*, 127.
(19) AcidaliiEpistola A-pologet. adealcem Epis-tolai.
£20) Ibìd.
(21) Christ.
Acidal .Praf.Epistolar.YaK Acidal.
(a) Votez, les.Auteurs ci-tez. far le P.Maunbourg,Hist. duSchisme desGrecs, Livr.V, pag. 149,IS°, Edit. defíollt
(b) Grzc.Or-thod. Tom. 1 ,à pag. 756,*d 770.
(c) ln Libro11 , Cap. XVI,de Consen-íii , Lee,
Mtttd Appen-dic. Cave,Hist. Liter.Script. Ec- jclef. pag. 34.Consultez, cet^Appendìx ,touchant cet%Artide"CÌ %
(s) PiateoliElench. Hx-rct. pag. 86,Jtdìt. Colon,xAn. 1605 ,4 -
{2) On prendici ce mot engénéral pourC espace de centannées , à lescommencer oàCon veut.
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ifPf , dont le sujet étoit que les femmes ne font pas des animaux raisonnables , mulieres non effe homi-nes. J’ai lu quelque part qu’il étoit Médecin (H ), & qu’il auroit fait des Notes fur Aulugelle,s’il avoit encore vécu quelque tems (d). II paroit par ses Lettres, qu’il avoit travaillé fur Apulée.Mr. Baillet l’a inséré parmi ses Enfans célébrés , aiant dit qu’7/ travaillait fur Plaute à dix-sept oudix-huit ans , fans parler de diverses Poésies Latines que nous avons de lui , 6? qui font de même tems.Un de ses prémiers Ouvrages imprimez est le Velleius Paterculus , qu’il publia à Padoue,, 1 ’anifpi. II dit lui-même qu’il eut honte de ce fruit précoce de fa plume (e) , & il s’étonna qu’oneût voulu le rimprimer en France (/). Lipíè , qui lui écrivit quelques Lettres remplies d’estime6c d’amitié (g) , le regardoit comme un grand homme à venir. Ipfe Falens ( non te fallam augur)gcmmula erit Germania veftrœ , vivat modo. C’est ce qu’il écrivit à Monavius, en ifP4 , commeon le peut voir au commencement des Lettres d’Acidalius.
d’esprit. Obstupesco ad judiciafieCuli nostri , ZX tam irritabilesanimos illorum jbonos non tango) â-eíÁa'yxizíim. Jocos nemofere jam admittit,exex levijfima quisque re gravent calumnian-di cauffam ex ansam captat (19). II pna son bon ami Mona-vius d'intercéder pour le Libraire auprès des Magistrats &des Professeurs de Leipfíc , & de faire en forte qu’ils nefissent rien qui put flétrir l’honneur de lui Acidalius. IIcraignoit de n’en être pas quitte pour les diffamations donton l’accabloit : il n'étoit pas fans quelque peur que l’onn’excitât contre lui la fureur du peuple ; & fur tout il defi-roit paffiônnément de n’avoir rien à démêler avec les Pré-dicateurs. Nomensic traduttum jam in vulgus calumniofis fa-bulis fatis fit, quod est nimio plus satis ; ulterius ne quidfuroripopularì concedatur. ln primìs à Theologis ex Concionatoribusne quid noceatur mïhi , cum quibus nolo committt , nec quic-quam magis opta quàm illorum Tribunitiis edibîis nunquammifeeri , necscriptis publicis ìnceffi (2.0). 11 mourut peu de
mois après ; & , comme la mémoire du scandale que causala publication de ce Livre étoit encore toute fraîche , onfut beaucoup plus disposé à crier 8: à tempêter sur le genrede sa mort. 6)u& calumniarum ex mendaciorum Urna inde po-tijfimum nata est, quod recens adhuc effet fabula illa in Apolo-getica epistola fatis refutata , qu& multorum animis alte nimisinsederat , ut facile effet improbis quidvis in invistiam trahere,conviciis profeindere, ex e pìaustro quafi calumniari (21). Aureste , il assure que l’Ecrit en question couroit depuis assezlong-tems de main en main, & qu’aparemment il avoitété composé dans la Pologne.
Peu de gens s’étonnéront qn'Ácidalius ait cru qu’il au-roit à faire à une trop forte partie , s’il se commettoit avecles Prédicateurs ; car comme ori est fort enclin à mal jugerde son prochain , on se figure assez ordinairement qu’ilsressemblent à Eole :
Môle namque tibi divum pater atque hominum rex ,
Et malcere dédit fluíius ex tollere ventos (22),
Mais , de telle maniéré , qu’ils font plus capables d’exciterune tempête , que de l'apaiser. Ce dernier effet demandedes hommes graves :
Tum pietate gravem ac meritis fi forte ■virum quem ....
Ille régit dìítis anirnos, ex peítora muket (23).
II n’en faut pas tant pour produire l’autre.
(H) §uil étoit Médecin, j On lui donne cette qualitédans un Ouvrage de Scioppius (24). II arriva en effet jus-qu’au .Doctorat : mais ce fut feulement ad honores ; caril ne pratiqua jamais , & n’eut jamais envie de pratiquer.II n’y avoit que les maladies des Manuscrits qu’il fe pro-posât de guérir. Meditum rf, trg «£t< nec ago , nec agere pro-pofitum unquam fuit : certo confilio tamen inter ejus artis Can-didates nomen dedi, nec pœnitet, eo, quod petii, inde jam abla-to , exc (25I. Un peu auparavant, il avoit dit, Dabâm il-tic (in Italia) me A’s-y.\r,7riáoszt $, quorum facris ex in Ita-lia fueram initiatus : ce qu’il dit ailleurs (26) signifie davan-tage, Inde rediens cum folenni illorum (studiorum Mediciaae)honore. 1
ACINDYNUS (Gre'goise) Moine Grec du XIV siécle. II se joignit à Barlaamqui , depuis son entrée dans l’Eglife Grecque, avoit pris à tâche de confondre les Hefycastes, quis’croient fort multipliés parmi les Religieux du Mont Athos. Les Hefycastes croient des dévotscontemplatifs , dont le nom fait aslez conoitre que dès ce tems-là il y avoit des Quiétistes dansle monde. Ils croioient voir dans le fort de leurs oraisons une lumière semblable à celle qui pa-rut sur Jésus-Christ , lors de la Transfiguration à la montagne de Thabor, & ils difoient que cettelumière étoit incréée , quoi qu’elle fût trcs-distinctc de l’essence de Dieu (a). Acindynus, se-condant ^impétuosité de Barlaam, écrivit contre les illusions de ces fanatiques , & fut un destenans contre eux dans un Concile de Constantinople. Mais il eut le malheur de rencontrerdes Antagonistes, qui avoient plus de crédit que lui, ni que Barlaam, & qui leur firent esiuierbien des censures, & bien des condamnations en divers Conciles. Le mauvais succès, qu’il avoiteu à celui de Constantinople , environ l’an 1337, ne f empêcha point d’accufer publiquementd’hérésie les fauteurs de Grégoire Palamas. C’est pourquoi, il fe vit cité par le Patriarche deConstantinople, l’an 1341. II fe trouva au Concile , & fut condamné à fe taire, fous peined’excommunication. Six ans après, on le pousia encore plus vivement, parce que Jean Canta-cuzene, qui étoit devenu Empereur, aimoit Palamas. Les censures & les excommunications,qui tombèrent à diverses fois fur la tête d’Acindynus, le réduisirent enfin à une vie plus tranquille,& tout-à-fait obscure. Jaques Gretfer , Jésuite Allemand , publia à Ingolstad , en l’année 1616,les deux Livres d’Acindynus, De ejfentìa & opéraiione Dei. Léon d’Allazzi a publié un Poème ‘b),& quelques fragmens de ce même Auteur (e) , qui, aiant eu la destinée de pasièr pour hérétiqueassez long-tems (A) , a trouvé enfin des Juges plus éclairez 6 c plus équitables (£).
(A) De paffer pour hérétique affex. long-tems.) Commedans la chaleur de la dispute on ne songe qu’à presser sonadversaire, on ne s’eblouït que trop souvent à un tel point,qu’on ne s’aperçoit pas que l’on passe d’une extrémité àl’autre , ou qu’au moins on pousse ses raisons fi loin, qn'el-les prouvent trop. Je ne doute point que Barlaam & Acin-dynus, n’aient par-là donné prise à leur adversaire Palamas,&: qu’étant orthodoxes dans le fond , ils n’aient quelque-fois raisonné en hérétiques. Pratéolus n’a pas manque deles placer dans son Catalogue ; mais il est impossible derien comprendre dans l’arrêt de leur condamnation , telqu’il le raporte. Ce qu’il y a de moins obscur dans son Li-vre , à l’égard de Barlaam & d’Acindynus, est que le Con-cile , qui fut convoqué pour les condamner , fut célébréen présence du bienheureux & très - célébré Empereur Mi-chel Andronic Paleologue , & de Jean son fils, fous Hen-ri VII, Empereur d’Állemagne , & le Pape Jean XXII,environ l’an 1313 de Jésus-Christ (1). Tout cela fourmillede fautes ; car, x , dans le siécle (2) dont il s’agit ici, il
n’y a point d’autre Empereur de Constantinople , qui puisseêtre .traité de bienheureux par un Catholique Romain , queMichel Paleologue. 11 se réunit avec le Saint Siégé & iîmourut dans cette union. Or il ne se nomme pas MichelAndronic : il n’eut point de fils nommé Jean : & il mourutFan 1283. En 2 lieu , l’Empereur, dont le fils fe nommeJean > ne se nomme qu’Andronic Paleologue, ne com-mença de régner qu’en 1328 , & n’eut point pour contem-porains Henri VII, & Jean XXII. Enfin , il est fauxqu’Acindynus ait été condamné environ l’an 1313. Le P.Gaultier n’oublie point dans ses Tables chronologiques Bar-laam & Acindynus : il les loge au quartier des Hérétiques;& cela , fur le témoignage de Pratéolus.
(B) A trouvé enfin des Juges plus équitables ."] Volez lesAuteurs citez par Mr. Moréri : je veux dire , Pontanus furCantacuzene , & les Annales de Mr. de Sponde. Volezauffi celles de Bzovius, le Pere Gretfer (3I , le Pere Maim-bourg (4) , & les Auteurs qu’il cite dans l’Ouvrage indiquéà la marge.
(f) Val.Aci-dal. Episto JJar. pag, 160,
I6l,20p,25í*
(g)L*X,
la XXVIla Centuna
ad Irai. SsHilp.
(22) Vírgíl.dEnéid. Lilsr.I- Vf. 6J,,
(23) IbidtriVf- - 51 -
(24) Sciop-pius de Ar-te Criticâ,pag. 18.
(25)Val.Achdal. Epist,pag. 2Ij , 42etiam pag.
194, 209.(26) Ibid.pag. 245. ;
(3) GretferiNota: inCantacuze-num, ir in
Lditione
Acindyni.
(4) Maim-bourg.Hift.du Schismedes Grecs,Livr. V.
ACINDYNUS (Septimius) fut Consul de Rome avec Valerius Proculus , l’année queW E n 340 , Constantin , fils du grand Constantin, fut tué auprès d’Aquiléc (a). 11 avoit été Gouverneur
jiun Caivt- d’Antioche , & il arriva une chose fous son gouvernement, qui mérite d’être raportée. St. Au- W Au s l,st -
gustin en fait le récit {b). Un certain homme , ne portant pas à l’Epargne la livre d’or à laquelle doSS? '
il avoit été taxé , fut mis en prison par Acindynus , qui lui jura qu’il le feroit pendre , s’il ne re- x'yil
L cevoit ?