ADAM. ADAMITES.
79
U)SmsltmotA . dam >’'í ditcherchezMelchior' Adam ; mA i sTponi on va
a Melcliior,
c!l . trouve
r "nlà-dejs» s .
so On écritat ‘ '* JuinJSs8.
(;) Mdch.Adam.
ty'st- Dedt-
<«. Get-ma H- Theol.
sb Joachim
^cegecus.^‘’EpàreJJociicateire de
J" Muloso-Phes d>Alle-magne.
Hean.V ltt e,Dia-ïlu m Bio-«r-rxh.
Quelqu’un lui rendît un semblable office; Sc, cependant, je ne pense pas que personne le lui ait ren-du. Mr. Moréri s’étoit engagé à parler de lui ; mais il ne se souvint plus de fa promesse, lorsque le tems-de l’éxécuter se présenta (a). Rengagement, & la non-éxécution , ont subsisté jus-ques ici dans toutes les Editions de son Dictionaire \b). II étoit difficile d’oublier un Ecrivain donton empruntoit si souvent beaucoup d’Articles. Pour moi , qui me sens très-redevable à ses travaux,je voudrois lui témoigner ma gratitude , en donnant un long détail de se Vie ; mais je n’ai su trou-ver nulle part les matériaux néceffiiires. Voici ce que j’ai trouvé. Melchior Adam naquitdans le territoire de Grotkaw en Silésie, & fit ses études dans le College de Brieg , où les Ducsde ce nom avoient grand foin de faire fleurir les belles Lettres, Sc fur tout la Religion Réfor-mée (c) : j’cntens celle qu’un Catholique Romain apelleroit le Calvinisme. Le jeune homme apritdans cette Ecole à être bon Réformé. Il eut part, pour continuer ses études, aux libéralisez qu’ungrand Seigneur (d) avoir destinées à l’entretien d’un certain nombre d’Ecoliers. II devint Rec-teur d’un College à Heidelberg (e) ; Sc ce fut dans cette Ville , qu’il publia , en Tannée 161 f , lepremier volume de ses Hommes illustres. Ce premier volume , qui contenoit les Philosophes, Sc,lbus ce nom-là , les Poètes , les Humanistes , les Historiens, Scc, fut suivi de trois autres : celui,qui contient les Théologiens , fut imprimé Tan 161 9 : celui des Jurisconsultes vint ensuite ; & en-fin , celui des Médecins. Ces deux derniers furent imprimez en 162.0. Tous les Savans, dont onvoit la Vie dans ces 4 Tomes in 8 , ont vécu au XVI siécle, ou au commencement du XVII,Sc sont Allemans ou Flamans ; mais il y a une vintaine de Théologiens des autres pais, dont notreAuteur publia les Vies séparément, en Tannée 1618. Tous ses Théologiens font Protestans. Quoiqu’il n’ait composé que peu de ces Vies , il n’a pas laissé de donner beaucoup de tems à cet Ou-vrage, Sc d’y prendre beaucoup de peine , parce qu’il a mis en abrégé les Ecrits qui lui fournissoientles matériaux ; soit que ce luisent des Vies proprement dites , soit que ce fuísent Oraisons funèbres,Programmes , Eloges , Préfaces , ou Mémoires de famille. Je ne dis rien des Sommaires qu’il amis aux marges en fort grand nombre. II a oublié quelques personnes, qui n’étoient pas moinsconsidérables que plusieurs de celles dont il a parlé (/J). Les Luthériens ne font pas contens delui (/) ; ils le trouvent trop partial, St ne veulent pas que Ion Recueil serve de réglé pour jugerde T Allemagne savante (g). II mourut Tan 162.2.. II a fait d’autres Ouvrages ( B). ConsistezMr. Bailler, à la page 177 Sc 178 du II Tome des Jugemens des Savans.
(A) il a oublié quelques personnes qui n étoient pas moinsconsidérables que celles dont il a parlé. ] 11 Favoue lui-même ;mais il déclare qu’il n’y a point eu en cela quelque affec-tation , & que le défaut de Mémoires en a été la feule cau-se. II se proposoit de supléer ces oublis dans d’autres Vo-lumes. Voici ses paroles : Quadam mihi monendus aut ro-gandus es , mi leElor. Primìtm , ne prateritos aut omijfos nonpatteos queraris , haud indignas , qui hoc in theatro appareant.In eo mea , mi leclor , culpa nulla est : sed penuria fecit historia :quam nancisci nullam uspiam potui. Malui itaque prorsus tace-re de multis prastantibus viris , quam , ut Me de Carthagine ,pauca dicere ; or trita illa , Natus est, obiit, scribere. Suppleritamen poterit hic defettus , uolente Deo , or mutuas opéras tra-dentibus bonis patruque amantibks , p kujus Voluminis Tomus
secundus fuerit adornatus. fftuod idem dittttm volo , de reliquesVitis J urifconsaltorum & Politicorum, Medicorum, ac Phi-losopkorum (i).
(B) ll a fait d : autres Ouvrages.] Savoir Apographum Mo-numentorum Heidelbergenpum. Nota in Orationem spulii C&fa-ris Scaligeri pro M. T. Cicerone contra Ciceronianum Erafmi.Parodia or Metaphrafes Horatians. (z). II n’est pas vrai, com-me on l’assiìre dans le Catalogue d’Oxford , qu’il soit l’Au-teui d une Historia Ecclestastica Ecclesta Hamburgenps or Bre-menps. C’eít l’Ouvrage d’un Chanoine de Breme, nomméAdam , qui vivoit dans l’onziéme siécle. Conringius &Possevin , qui Pont mis dans le dixième , se sont trompez.Voiez Mollerus , à la page 6; de la I Partie de l'ifagogead Historiam Chersonep Cimbrica.
(f). VideK.onìg. Bi~blioth. vct 4& nov. pag.
8 , ubi citatuïHenniugiWìtte , p r ^fat. Meraor*Theologo-
lum, pag.
& : 8 .
si) Moi-hofius, Po-lyhiiïor. pag éJpx > ios>.
(1) Melch.Adam, Pri-sât. Thco-log. Ger-manorum.
(2) £*DiaiiORiograpluHenniugiWitte.
ADAM, Menuisier de Nevers, Sc Poète François. Cherchez Bill aut.
ADAMITES (a) , secte ridicule, qui, selon quelques Auteurs , étoit une branche des Car-pocratiens & des Valentiniens (b). Théodoret lui donne un certain Prodicus pour fondateur (A).
St. Epiphane témoigne que le nom d’Adamites leur venoit d’un certain Adam , qui vivoit au temsqu’ils furent ainsi apellez (c). II y a plus d’aparence qu’Adam , la tige de tout le genre humain ,étoit la source de ce nom-là , comme nous Taprend St. Augustin (d) ; car ces misérables imi-toient la nudité dans laquelle nos prémiers peres Vécurent pendant T état d’innocence , & condam- (J) Auguftnoient le mariage , par la raison qu’Adam ne conut Eve qu’après son péché , & après se sortie du ^ xxxrParadis. Ils croioient donc que si l’homme eût persévéré dans son innocence , il ne se fût fait au-cun mariage. Aussi faisoient-ils profession de continence, & de vie monastique (<?). Quant à ( e ) v 0 ; C z. u1 a nudité , ils ne l’observoient que lors qu’ils étoient assemblez ( B) pour les éxercices de leur Re-ligion (/). Ils s’assembloient dans un poêle , asin de chasser le froid par le moien du feu qu’ils al- (/)' Epiph>Immolent fous la chambre : ils quittoient leurs habits en y entrant, & se mettoient, aussi bien les Hsies. lu!femmes que les hommes, aussi bien les Ministres que les Laïques, au même état que Ton est ensortant du ventre de la mere. On s’asscioit pêle-mêle fur des bancs qui étoient les uns au dessusdes autres , Sc Ton faisoit ses dévotions ; après quoi, Ton reprenoit ses habits, Sc Ton retournoitchez soi. Si quelqu’un faisoit quelque faute , on ne le recevoit plus dans T assemblée (C) : on dilbit,
qu’aiant
. . (A) Théodoret lui donne un certain Prodicus pour fonda -
áoi« to * u ] ir W-J Baronius le place fous Fannée no, & le fait ail-ier. trieur à Valentin ; ce qui F oblige de censurer en un autre
Tìbr. x. u ' endroit (z) ceux qui le mettent entre les disciples de Va-(z) B . lentin. Selon cela , Lambert Daneau, que j’ai cité, ne se-•d ^n™J l . luS i°it pas digne de créance. Je parlerai à part de ce Prodicus.b, s> (B) Ils ne l'obfervoient que lors qu ils étoient assemblez,.]Daneau s’est donc abusé, lors qu’il a mis au nombre deleurs erreurs, qu’il faut que les Chrétiens de l’un 8 c de l’au~tre sexe aillent nus par les rues. Oportere Christianos hommesverfari in publiço, in caetu Ecclefia , in precibus , nudos ,ìu August ’ fi ve mares fint , five fœmins. (3).
de Hsr. fm , T) O» ne le recevoit plus dans îassemblée.] St. Epiphane* XXI > folio témoigne que ces gens-là professoient la continence & la vie}' 'Aonastique , fk qu’ils condamnoient le mariage. Motúisov-
T£ S ts x.m cyy.ec/.Tcvou.tvoi ovrcç xai yáuot y-ì Oey^oucvol (4).
Monachorum ac continentium instituta fettantur , nuptiasque«.ii *• canàemnant - Il^ne faut donc point douter que leur difcipli-7 . ne ne condamnât la fornication & l’adultere ; & qu’ainsi ,Bsn’excommuniaíTent, & ne chassassent de leurs assein-blees, ccux qui commettoient cette faute.. Et il est à re-
marquer, qu’encore que cet ancien Pere ne veuille pas con-venir de ce que disaient les Adamites ; savoir , qu’ils se dé-pouilloient à cause qu’ils n’a voient point de honte de leur (3) E v maenudité , non plus qu’Adam : il est , dis-je , à remarquer, âr.opcnsqu’encore que St. Epiphane aime mieux attribuer leur con- «V»»?; in-duite à une lasciveté insatiable , qui vouloir procurer des f ôpSxàéamorces à la vue (5) , il ne dit pas néanmoins qu’il se fit y.5 v M-des actions impures dans leurs assemblées. C’est donc faus-sement que Baronius lui impute de les avoir apellées des S-£A|ív.bordels, lupanaria : il s’est servi du terme de tpaXcìr ,, latibu- U infaUt*lum , 8 c de celui de s-ttîjA vyyx , caverna (6) ; Sc cela dans la hbidun tn-signìficatìon de taniere, d’antre, & de caverne simplement, ^ufinolitm-comme il paroit de ce qu’il remarque que c’est le nom qu’il ‘lis iiUcebm*voudrait donner aux conventicules des Hérésies. Manifes- obçicit. Epí-tement, il fait allusion à ce qui est dit dans l’Evangile , p'jan. Hï*qu’on avoit fait de la maison de Dieu une caverne de bri- le “ ’Biugans (7). La notion d’impureté corporelle , ou de com- ^ 4So ‘merce charnel entre les deux sexes, n’a point lieu ici. LeP. Gaultier a donc grand tort de dire , en citant St. Epipha- *
ne , que les Adamites ,^aiant laissé leurs habits à la porte de , d Ma j thleurs assemblées, se mêloient indifféreromeíit avec les fem- xxi, ia»‘
mes