(fi) Pausan.Libr. IX,pdg. r86.
(c) Hygin.Cap. LXX,Apollod.
Libr. lit,,Xïiodor. Si-cul. Libr. V,Cap. VI.
(d) Pausan.Libr. I, pag.37 -
(i) Et eocle &Tolyntce s’c-loient cntre-txez..
(f) Hygin.Cap. LXXI.
(g) Votez, la'fiemarquc
<«)•
(h) Pausan.Libr. I >pag. 4 1 *
(i) Hcrod.Libr. V, Cap.LXVU.
(ipy Id. ibid.fr pausan,Libr. H , pal.5 °-
(!) Piudar.Nem. Od.IX.
Etcocle son frère (E\ - nnnnhfhmt les conventions panées cnuc uia. Adraste , suivi dePolynice,
&
bcíll.X“J.JL Lat ^ ^ UC J. tu tuvi*uj ^ - _/ -j
des sept Preux , qui a été tant chantée par les Poètes. Ils y périrent tous , a ia iciervc u nuianc,que son cheval sauva. C’étoit un cheval d’importance , nommé Arion : il en faudra parler en sonlieu. Cette prémíere guerre fut suivie de quelques autres ; car Adraste, n’aiant pu obtenir les corpsdes Argiens qui avoient été tuez devant Thebes, eut recours aux Athéniens (d), qui, fous la con-duite de Thesée , contraignirent le nouveau Roi de Thebes (e) à foire ce que souhaitoit Adraste.Cette satisfaction ne termina point la guerre -, car les fils de ceux qui avoient fi mal réussi dans laprémiere expédition en firent une seconde dix ans après , qui fut nommée la guerre des Eptgo-nes (B ), & qui se termina par la prise 6c par le saccageaient de Thebes. Aucun des Chefs n’y pé-rit (/) , excepté zEgialeiis fils d’Adraste. Ce fut une espece de compensation pratiquée par la for-tune (g). Cette perte toucha si sensiblement Adraste, d.’ailleurs affoibli par fa vieillesse, qu’il en mou-rut de chagrin (C) à Megare ( h ) , comme il ramenoit l’armée victorieuse qui avoit pris la ville deThebes. C est une marque qu’il fut en personne a la ìeconde expédition, (/)) de quoi pourtant iln’y a gueres d’Ecrivains qui aient parle. Ceux de Megare honorèrent beaucoup ía mémoire ; maisce n’étoit rien en comparaison de ce que- firent ceux de Sicyone (£). Ceux-ci lui dressèrent untombeau au milieu de leur grande place , 6c lui instituèrent des fetes 6c des sacrifices qu’ils célé-braient chaque année pompeusement. On peut voir dans Hérodote comment Callisthene Tyran deSicyone fit cesser ces choses en haine des Argiens (t). II fout savoir qu’Adraste avoit été Roi deSicyone (k) , en vertu du testament de Poiybe son aieul maternel, chez qui il se réfugia une sois,se voiaut contraint de sortir d’Argos (E) ; 6c que , pendant son régné, il rendit fort illustre la villede Sicyone (/) , par des jeux Pythiques qu’il y établit (m). II y a des Ecrivains, qui remarquentque son Roiaume héréditaire fut celui de Sicyone , & qu’il obtint celui d’Argos par élection ; ladouceur de Ion naturel aiant été cause que ceux d’Argos le prièrent (G) de venir humaniser leursmœurs barbares. Homère ne dit pas tout cela ; mais seulement, qu’il régna en prémier lieu à Si-" cyone (»). Servius le dit aussi, fur le VI Livre de l’Enéide ; & on lit la même choie dans Pinda-re (o) , & dans son vieux Scholiaste. Ordinairement, on ne lui donne que deux filles, Argic fem-me de Polynice, 6c Deïpyle femme de Tydée (p) -, mais il eut encore deux fils, stF.gialei.is ôcCyanippus , 6c une fille qui s’apelloit stEgialée , qui épousa Diomede son neveu fils de Tydée , 6cle chagrina extrêmement par ses impudicitez. Quelques-uns disent qu il fut le prémier qui bâtit unTemple.à la Déesse Nemeíis, 6c que de là vient qu’elle a eu le nom d’Adrastée (H). Mais je nedoute pas qu’ils ne le confondent avec un autre Abraste. Celui, qui bâtit le prémier autel àcette Déesse , le bâtit fur la riviere d’stEsepc dans la Phrygie {q). On ne trouve point que notre
Adraste ait jamais été en Asie, 6c nous trouvons un Roi de ce nom dans la Phrygie au teins du siège
de
(m) Scha-_liait. Statu,apitd Bar-thium, Tarn.II, pag. z 6 i,in hac vtrba
Statii, The-baïdos Libr.11 , f. 179,Quis te folioSicyonis avi-tee Excituminftenoscomponerelegibus Ar-gos Nesciatî(n) Homer.11 . Libr. II,t- 79.
(a) Pindar.Nem. Od.IX.
(p) Star.Theb. Libr.I, f. 393-
(q) Antima-chuS apadStrabonem,
Libr. XIII,
pag. 405 .
(z~) H est dansU Scholiasted’Euripidead Phoeniss.f. 4ij. Voie*,aujft Stacc,Theb. Libr.1, f. 395-(?) Hygin,Cap. L XIX.AçollodoLCiLivv.IU , dittque t*tend’euxfurteit fur sonBouclier la fi-gure c?une té-lé de sanglier.
ífiHygmtPabul. Cap.Cí'XLII.
(s) Pindar.ïyth. Od.
VIII.
( 6 ) Schol.
Pindati inNem. Od.
IX.
(7) Dieutu-chides, His-toria; Mega-îjcSjtiï. LII.
étoient couverts , celui-ci d’une peau de íànglier , celui-làd’une peau de lion ; ce qui fut cause qu’Adraste leur fitépouser ses filles, se souvenant d’un Oracle (2) qui lui avoitcommandé dé les marier avec un sanglier & un lion (3).Le Suplément de Moréri dit faussement que Tydée , inter-rogé pourquoi il portoit la peau d’un sanglier , répondit quec’étoit parce qu’Oenée son pere étoít le vainqueur du san-glier de Calyàonie. II ne fit point cette réponse ; 8c ce n’étoitpoint Oenée , mais Meleagre , qui avoit tué ce furieuxsanglier. On raporte mal dans le même Suplément l’Oracle
qui avoit été rendu à Adraste.
(B) La guerre des Epigonesj Si l’on avoit bien pris gar-de , en composant le 111 Volume de Moréri , que cetteguerre n’eit postérieure à la précédente que de dix ans, onn’auroit pas traduit le mot à'Epigones , par ceux qui naqui-rent âpres le siège de Thebes : on se seroit contenté de direceux qui juruêcurent à leurs peres > ou bien on eût dit en gé-néral , les descendant des premiers Chefs.
(C) Çft il en mourut de chagrin .] Le Suplément de Morérilui impute de s être jette dans k bûcher de son fils, Sc cite Hy-gin fab. 242. & Hérodote liv. 5. Or il est à remarquer qu’Hc-rodote 11e dit rien d’Adraste,qui ait été emploié dans cét Ar-ticle du Suplément. La feule chose, que l’on poiuroit soup-çonner avoir été prise d’Herodotc , est au commencementde l’Article, en ces termes : Adraste fut obligé de fe retirer en-ta ville de Sicyone , chez. le Roi Poiybe , qui lui fit un bon ac-cueil , et lui donna fa fille Amphitée en mariage ; mais celamême est fort éloigné d’Herodote , qui dit que Poiybelaissa son Roiaume par testament à Adraste fils de fa fille.Voicz la Remarque suivante. La citation d’Hygin est en-core plus mauvaise ; car Hygin ne parle point là de notreAdraste , mais d’un autre , qui fût pere d’Hipponoús , 8cqui se jctta dans le feu , pour obéir à un ordre d’Apollon.Hipponous, par le même principe, en fit tout autant. L’Au-teur de Y index d’Hygin , dans l’Edition d’Amsterdam en1681 , donne pour fils à Hercule cet Adraste , 8c cet Hip-ponous ; & , néanmoins, il prétend que le même Adrasteest le pere d’iF.gialée, dont Hygin parle au chapitre LXXI,8c qui est visiblement le beau-pere de Polynice & le fils deTalaus. C’est avoir mal entendu ces paroles : Hercules Jo-vis filius ipfe [este in ignem mifit. Adraftus , ot Hipponous ejusfilms, ipfi fe in ignem jecerunt ex reffonfo Apollinis (4).
(jf) Qu'il fut en personne à la seconde expédition. ] Je puisjoindre à Pausanias un second témoin , savoir Pindare, quidit positivement, qu’Adraste , aiant recueilli les os de sonfils, ramena heureusement farinée à Argos (5). II ne le faitdonc point mourir en chemin à Megare , comme fait Pau-sanias ; mais, néanmoins, voilà deux autorisez uniformesfur ce point-ci, qu’Adraste le trouva à la seconde guerre
de Thebes.
(£) En comparaison de ce que firent ceux de Sicyone.] LeScholiaste de Pindare raporte ( 6 ) que Dieutuchide soutientqu’on n’avoit à Sicyone que le cénotaphe d’Adraste > Sc queson véritable tombeau étoít à Megare (7).
(f) Se votant contraint de sortir d’Argos. J On a dit dans
le Suplément de Moréri , qu’Adraste fut chajjé du Roiaumed’Argos par Amphiaraús Jon beau-frere , et obligé de se retireren la ville de Sicyone ; mais, par une négligence peu excusa-ble , on n’a cité personne qui ait dit cela : c'est donner biendu pais à courir à un Lecteur qui veut avoir des garans. J’aitant cherché , qu’enfin j’ai trouvé une source dans Pinda-re , où j’ai vu qu’Adraste sortit d’Argos, Sc qu’il se retiraà Sicyone, à cause des attentats d’Amphiaraús, & à causedu renversement de la famille de Talaus, laquelle n’avoitplus la souveraine puissance (8). Ce Poëte ajoute qu’Adraste / 8 t j; n dar,arrêta le cours de ce mal, & que le mariage d’Eriphyle Nem. od,'avec Amphiaraús fut le lien qui réunit les esprits par la pa- ix.cification des troubles. Amphiaraús n’étoit donc pas beau-frere d’Adraste , quand ce dernier fut obligé de se retirer àSicyone. Pindare ne dit point que ce Prince fugitif aitépousé la fille du Roi Poiybe, ni que Talaús ait été tué parAmphiaraús ; mais l’un Sc l’autre de ces deux faits, dontle prémier est si oposé à Hérodote , se trouvent dans leScholiaste de Pindare. Diodore de Sicile dit que le mariaged’Amphiaraús avec Eripliyle sœur dAdraste n'apaisa pointles différens, puis qu’un peu avant la guerre de Thebes cesdeux bcaux-freres disputoient encore à qui régneroit (9). ^ Diodi S ;.Ils furent divisés fur un autre point : Amphiaraiis ne vou- C ul Libr. V ,iloit pas être de l’expédition , Sc Adraste souhaitoit passion- cap. vi.nément qu’il en fût. Eriphyle fut choisie l’arbitre de tousleurs démêlez , & donna gain de cause à son frets. Apol-lodore dit en partie la même chose ; quoi qu’assez confu-sément {10). Barthius a mal raporte ce que dit Diodore . . .de Sicile ; car il supose qu’Eriphyle étoit fille d’Adras- . Libr.Hhte (n). La Version Latine de cet Historien , imprimée à pag. 187 .B-âle , en 1548 , dit faufíement qu’Eriphyle adjugea la cou- (i'i)Baith.îotonne à son mari. Stat. T m- if
(G) Ceux d.'Argos le prièrent. ] Si Mr. Moréri avoit su ce- pAg.t70.V01Ala, il se seroit bien gardé de dire qu Adraste , après 4 ans de
régné , quitta la ville de Sicyone , jans qu on en sache le sujet,í? vmt régner ct Argos , oìt il eut deux filles (12) arc. Mais, j[ f a ioit
quoi qu’il en soit, voici un morceau pour le Pyrrhonisme diré,tnísfi 1 'historique,les anciens apointez contraires fur les deux Roiau- la <hr deuxmes dAdraste ; je veux dire , fur Tordre & le titre de la f ís ‘possession. Voiez T Article T ai a u s.
(H) Et que de là vient qu elle a eu le nom d Adrastée .] LeScholiaste de Pindare veut que ce nom ait été donné à laDéesse Nemeíis, à cause de la compensation dont j’ai par-lé. Adraste avoit été le seul des chefs qui ne périt point àla prémiere guerre de Thebes ; Sc son fils fut le seul deschefs qui périt à la seconde. Le contrepoids est beaucoupplus juste, selon l’hypothese de ceux qui donnent toute laconduite de la seconde guerre aux Epigones ; mais ceuxqui prétendent qu’Adraste y alla, 8c qui lui donnent la gloi-re d’en avoir ramené Tannée victorreuse , suposent néces-sairement qu’il y commandoit. C’étoit donc à lui à y périr,afin que la balance devînt égale entre lui Sc les six Collèguesqu’il avoit eus la prémiere fois.