ADRASTE. ADRÍANI. ADRIANUS. ADRÏCHOMIA. ADRICHOMIUS. 85
(r) Homer. de Troie (r). II vaut donc mieux attribuer Rétablissement de ce culte de Nemesis à un Princeïiiad. ubr. Asiatique nommé Adraste, qu'à un Roi d’Argos de même nom. Hérodote parle d’un Adraste,,y ' ìì7 - q U i s e réfugia à la Cour de Crésus, Roi de Lydie , Sc qui tua par mégarde le fils de ce Roi (s).L’Article de cet Adraste est assez bon dans le Dictionaire de Moréri ( 1 ).
(n)Herod.
t'fo-. /, Cap,
xxxy.
( 2 ) Est ajsez bon dans le Diéiionaire de Moréri.] Je n’y aitrouvé que les petites fautes suivantes. I. On y fait Adrastefils de Gordìus, au lieu de le faire fils de Midas , & petit-fils de Gordius, conformément à la Traduction Latine d'He-rodote. Je fai bien que le texte Grec porte qu il étoit fils deGordius, & petit-fils de Midas (13) : mais je fai auffi d’unepart que Mr. Moréri n’étoit pas homme à rectifier les Ver-sions par les Originaux Grecs ; & de l’autre , qu’il y a uneleçon Greque conforme à la Traduction. II. On ne devoirpas suprimer que Crésus usa envers Adraste des cérémonies
expiatoires, que l’on emploioit pour la purification des ho-micides involontaires. III. II ne faloit pas dire qu’Adrastese tua sur le corps du fils de Crésus ; mais fur son tombeau :car Hérodote remarque que Crésus, aiant excusé ík con-solé le meurtrier , fit enterrer son fils. IV. Enfin, il ne fa-loit pas citer Clio, ou Li. Les noms des Muses, donnez auxLivres d’Herodote, ne fervent de rien dans les citations, &principalement lors qu’on fait un Livre François d’un usageauffi populaire que le Dictionaire de Moréri ; mais en toutcas, il faloit achever levaluation de Clio à Livre premier.
ADRIANI (Jea n-B aptiste) né à Florence, Pan 1 f n , d’une famille Patricienne, aécrit en Italien Y Histoire de ce qui fe passi de son tems. Son Ouvrage est une Continuation de Guic-ciardin , Sc commence à Pan iy36 {A). Le jugement & la bonne foi , la diligence & l’éxactitu-de , y règnent beaucoup ; & il paroit que Colme , grand Duc de Toscane , Prince d’un espritvaste Sc d’une prudence consommée, avoir communiqué ses Mémoires à P Auteur (A). Mr.deThou , de qui j'emprunte ce qu’on vient de lire , reconoit ingénument qu'il a pris beaucoup de(st Thuan choses dans cette Histoire , Sc qu’il n’y en a point qui lui ait fourni plus de matériaux que celle-ìW. uy. là (a). II trouve étrange que les Italiens ne considèrent pas Adriani à proportion de son mérite.si&fi* 1 ’ Outre cette Histoire , on a six Harangues de la façon de cet Auteur : lavoir POraifon funebre de(stjíicobo Charles V ; celle de P Empereur Ferdinand j celle d’Eleonor de Tolede , femme de Cosme, Duc
^etittSarië à Florence ; celle d’Isabelle , Reine d’Espagne ; celle de Cosme , grand Duc de Toscane ; ScH ìíbnchc celle de Jeanne d’Autriche , femme de François de Medicis [b). 11 mourut à Florence , Pan ifjp.UominiMìi Je le croi auffi Auteur d’une longue Lettre touchant les anciens Peintres ô? Sculpteurs , qui est à laïustii deii* tête du III Volume du Vafari.
Wndna, 11 étoit fils du docte Marcel Virgile (y), Sécrétasse de la République de Flo-45. rence , & Professeur aux belles Lettres dans P Académie. II lui succéda dans cette charge de Pro-i°ccUntiu S el fesseur & laiíîa un nommé Marcel Adriani, qui fut très-docte , Se qui éxerça led e CC scriptor.’ même Emploi (e) , Sc qui prit le titre de il Torhido dans P Académie de gli Âlteratì (f). II y a desforent. pa& . g ens q U i trouvent notre Jean-Baptiste un peu partial contre le Pape Paul III (g).
(x) Spond.Anna), ad
‘Am. 1534,nKn >. 18 , pag.
4 = 6 .
{A) Et commence à tan 1336. j Ne l’aiant point , ilfaut que je m’en raporte au témoignage de Mr. de Thou ;mais j'avertis mon Lecteur, que selon Mr.'de Sponde(i),notre Adriani a commence son Histoire a lan 1537 , êclafinie à lan 1574. Elle comprend XXII Livres , & fut im-primée à Florence , chez les Giunti, l’an 1583 , in folio ,& à Venise , en deux Volumes in 4 , l’an 1587. MarcelAdriani, fils de l’Auteur, fut celui qui publia cette Histoi-re. II la dédia à François de Médicis, grand Duc de Tos-cane. Elle comprend l’espace de 44 ans, fi nous en croionsle Bocchi (1).
(B) Avoit communiqué ses Mémoires à t Auteur .] Mr. deThou avoit déjà dit dans le XXXVII Livre ce qu’il pen-soit là-dessus , à l’occafíon des sécrétés conférences qu’eutCatherine de Medicis avec le Duc d’Albe , lors de l’entre-vue de Baronne. Ceux de la Religion , gens fort soupçonneux,ait-il (3) , ont publié qu on machina dans ces conférences lex-tirpation de leur seéîe. Ce mi est arrivé ensuite aprendra cer-tainement à notre postérité p cela est faux ou non. 11 ajoute queJean-Baptiste Adriani, Historien très-sincere Sc très-judi-cieux , & à qui aparemment les Mémoires du Duc de Flo-rence avoient fourni bien des choses (4) , a débité qu’on
avoit conclu dans cette entrevue , selon lavis du Roi d’Es-pagne expliqué par le Duc d’Albe , que l’on abattoir lesprincipales têtes des Protestans ; & , qu’après cela , l’on fe-roit main baffe fur eux tous , à la maniéré des Vêpres Sici-liennes. Je voudrois que d’Aubigné n’eût pas enchéri fur1 Auteur qui lui servoit d’originaL Presque tous lesriens , dit-il (5) , çr , entre ceux-là, , ’Sean-Baptisie Adrianqui avoit entre les mains les chiffres cr secrets du Duc de Flo-rence, ont voulu comme d'un consentement que là ayent esté pro-jettées les guerres des Pdis-bas > e? les massacres qui ont depuisensuivi. II n’y a point de doute que Mr. de Thou ne soiten cela l’Original que d’Aubigné a copié ; mais le Copistene fe donne-t-il pas trop de licence ? Nedonne-t-il pas com-me un fait certain ce que Mr. de Thou n’avoit donné quecomme une chose aparente ? Ne parle-t-il pas des chiffres& des secrets du grand Duc , de quoi Mr. de Thou n’avoitrien dit ? car Commentant ne signifie point chiffres & se-crets. Plus une accusation est atroce , plus doit-on s’arrêteraux termes d’une déposition ; lors même que comme ici lesaparences font très-favorables. Si Zeiller avoit jette les yeuxfur cet endroit de Mr. de Thou, il 11’auroit pas osé dire quel’Histoire d’Adriani finit à la mort de Charles V (6).
ADRIANUS, ou Adrian, ou plutôt Adrien, Empereur, Pape, Scc. CherchezHADRIEN.
ADRICHOMIA (Cornelie) Religieuse de l’Ordre de Saint Augustin , au XVI sié-cle , fille d’un Gentilhomme Hollandois , s’aquit beaucoup de réputation , par la conoissmce dela Poésie , dont elle fit un uíage conforme à fa profession -, car elle mit en vers les Psaumes deDavids Sc composa plusieurs autres Poèmes sacrez. Jaques Faber d’Etaples admiroit l’esprit Sc l’éru-dition de cette fille. Cornélius Musius eut de grandes liaisons de bonne Sc chaste amitié avec elle.C’est ce que François Swert nous en aprend (a). Je m’étonne que Valero André, dont le Recueildes Ecrivains du Païs-bas est beaucoup plus ample que celui de François Swert, ne dise rien decette illustre Hollandoise. II ne pouvoit pas ignorer ce que l’autre enjavoit dit.
ADRICHOMIUS (Christien) naquit à Delft en Hollande, l’an ifj$. Ce fut unPrêtre zélé pour fa Religion , Sc qui s’apliquoit à l’étude. II fut aíscz long tems Directeur des Re-ligieuses de Sainte Barbe dans le lieu de fa naissance ; mais, les guerres civiles de Religion Estantcontraint de s' exiler , il se retira d’abord en Brabant (J) , Sc puis à Cologne , où il entreprit unOuvrage considérable , qui fut imprimé après fa mort ( B ). La matière , qu’il donna à ses études,fut la Description de la Terre Sainte en général, Sc celle de la ville de Jérusalem en particulier ;comme on le peut conoître par son Theatrum L erras fanïïœ , imprimé aveq des Cartes Géographi-ques , à Cologne, l’an ifP3 , m folio. Cet Ouvrage contient, outre ce que j’ai déjà marqué, uneChronique du Vieux Sc du Nouveau Testament. On en fait assez de cas, Sc on l’estimeroit da-vantage , si l’Auteur ne s’étoit pas trop fié au Manèthon , au Berose , Sc à tels autres Ecrits chi-
méri-
f') Valet.
Arviïç. (às
ïibl. Best* 45 - -D,
> (A) En Brabant. ] L’Auteur, que Mr. Moréri & moi citons,s’exprime ain û'-Inde àprimisGuefìo-Calvinïstis pulsus,Machli-nia, TrajeFh, er Colonie. vìxit{ 1). Je ne doute nullement queMr. Moréri ne se soit trompé, en prenant ici Trajettum pour
Utrecht ; fi e ût mieux valu le preudre pour Maestricht.
(B) Un Ouvrage considérable, qui fut imprimé apr'esfa mort.]Ce que Mr. Moréri assure , qu’Adrichomius publia lui-mê-me cet Ouvrage , & que le Théâtre de la Terre Sainte estdistinct de la Description de la Terre Sainte Sec, sont de 145mensonges.
(f) Herod.
Libr, I , Capt
XXXV > &
sm-
(TpRillí No-tifie Lictera-
iíe,j;aç. 253,
(e) LÀ même,
M-
(f) Le Boc-chi, au 1 Li-vre âes Elo-ges joints astitilli, pag.48.
(g) Spondan*Annal, adMim. 1544 ,hum. 1 i , pag,4 9Z.
(s) D’Au-
Lgné , hìíLTom. /, I.ivr,L F, Chap, y %
( 6 ) Zeiffer-de Histoii-cis, Part. 13
M* 1,
(a) Swert 1 îAthen. Bel-gic. pag.
ISI.