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Tome premier. A - B.
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86
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( a ) £«1578.

(b) Le 23Juillet I 57 °»

(a) Eufeb.'Chronic.num. 2060.

(b) Tacit.Ann. Libr.IV , Cap.LII.

(c) Nìsi quodaras extremarnuítum etìamelojuentiadcmpsit , damfessa mente re-tinet filcntiijmpatie&tidm,Taciti Ann.Libr. IV ) Cap,LU. Voiez.dans la Kj-marque (r)le passage duChap. XI duXU Uvre deQuintilien.

(d) Tacit.Annal. Libr.IV , Cap.

LXVl.

(1) DioCassius , adv Ann. 792,752 .

(2) Horat.Exâ I.Libr. I, f. -f.

(3) id estejuare apudPoe sas Jalacis -Jimus Jupiterdéfinit Uberostollcrs?Vtrt*mfexagenarius

satins est , Uilli lex Papiajìbulam impo -

yWrALactant.

Lib. I , Cap.XVI . CapitiPapia- Poppaalegis à TibtrioCafare, quasif’.xagenariìgenerare nonpojsent , addi-to obrogavit.Sueton. inClaud. Cap.XXII l, & ibiCommcntato-

< 4 ) Virgil.Georg. Libr.III > *. 95 .

O) ritn.

Libr. VUI,Cap. XLII.(<S) Voiez.Baillet, Jug.fur les Poët.‘Tom.HL pag.246. Voiez.aussi ce q lé 1 ddit des Ecritsromposiz. enVieillefe,Tom.I, des jug. desSav. }. zî§.

86 ADRICHOMIUS' ìEGIALE'E. jERODIUS. AFER.

meriques du Moine Annius de Viterbe. II prenoit quelquefois le titre de Chriftianus Crucius , & ilpublia fous ce nom , à Anvers {a) , la Fie de Jéjus-Christ, avec une Harangue de Chrifliana bea-litudine , qui avoit été prononcée dans un Chapitre général (k). II mourut à Cologne , au moisde Juin ip8f , la treizième année de son éxil, & fut enterré dans le Monastère des Chanoineíîèsdu Nazareth , dont il avoit été Directeur pendant quelque tems (c).

JE GIA L E' E , fille d’Adraste, Roi d’Argos. Cherchez E GIA L E' E. J’en dis autant de tousles noms qui commencent en Latin par la diphthongue M, & que l’on prononce en François com-me s’ils commençoient par E : on les trouvera à la lettre E , selon leur rang.

yERODIUS , savant Jurisconsulte du XVI siécle. Cherchez AYRAULT.

AFER í D m itiusI célébré Orateur fous T ibère, & sous les trois Empereurs suivans, étoitde Nîmes la) Peu .près' fa Préture , ne lì trouvant pas dans une grande élévation , & se sentantbeaucoup d envie de L

g g ^ ^ haM'o/mortellement Agrippi-

ne ,5) LeS éloges, que son éloquence reçut de cet Empereur lui firent prendre goût au me-tte de l aí qufl n’étoit guete sans avoir en main quelque accuteion, ou quelque cause de pcríon-

ne?icu<ées ?ëqui donna plus de réputation à C, langue, qu a fa probité i jusques a ce que me-nés accuxes . ce qui u t beaucoup de fa gloire , lors que la vieillesle, lui aiant use l’es-

me du cote de 1 eloquen_ , P. , ^ placier plus {B). L’accufation de Claudia Pulchra tom-

be fur l’an de P Rome n 7 7 p. L’aimce d’aprcs, son fils Qiiintilius Varus fut accusé par le même Ora-reu & nïpublius Dolabella (d). Personne ne s’étonnoit qu’Afer , qui avoit cte long tems pau-vre ' & qui n’avoit pas bien ménagé le gain de l’accusotson précédente, revint a la charge ; maisTn s’étonnoit qu’un parent de Varus', d’auffi grande Maison que 1 etoit Publius Dolabe la , fe futAssocié ré délateur Afer mourut sous l’empirc de Néron, 1 an de Rome > 1 z (e). L on dit quece sot à tSk po" avoir trop mangé (/). W qui dans íajeunefie, s’étoit soit attachéí lui f n rn nirle souvent fi). II dit qu’on voioit dans ses Plaidoiers plusieurs narrations agréa-

bles ctqu"/7vost des reeLls publics^ sos bons mots , dont il raporte quelques-uns II parleaussi des Livra que cet Orateur avoit publics sor les témoins. Bien lui en put une fois , d a-voir l’efprit ausli présent que Latent ; car il eut.cte perdu sons cela. Ce fut lors que Caligula de-vint so nartic (h ' & plaida en personne contre lui {t). Domrtius , au lieu de fe défendre , fe mit

T ép&S »ec de7 témoignées d'adnumtion, le Phidota de ce Prince (D) . & puis fe m.t à1 5 D genoux,

{A) Tibère , qui haijsoit mortellement Agrippine.] CettePrincesse doutoìt fi peu que ce fut lui, qui eût suscité ceprocès, quelle n’en témoigna point de ressentiment à Do-mitius. Celui-ci, la rencontrant un jour dans les rues , sedétourna : elle crut que la honte l’avoit porté à faire cettedémarche ; 8c , l’aiant fait apeller , elle lui dit de ne riencraindre , & que ce n’étoit point lui, mais Agamemnon ,qui étoit cause de tout cela. &iíço-ei A opá-ric » o-í poolt tírm ottTtoç et , d. a a A'ycísAEfzvcoy. Bono fis animo, Domiti ;non emm tu horum causa es , sed Agamemnon (i). C’eft unemarque qu’elle avoit lu l’Uiade.

(B) La vieillesse , lui aiant usé T esprit , ne put néanmoinst obliger a ne plaider plus. j Ce défaut n’est que trop com-mun : il n’y a pas beaucoup de gens, qui sachent faire leurretraite bien à-propos, ni qui puissent dire comme Horace,

Eft mìhì purgatam crebro qui personet aurem ;

Solve Jenescentem mature sanus equum , ne

Peccet ad extremum ridendus, & Ma ducat (1).

Les Poètes & les Orateurs devroient être les plus diligensà fe retirer ; parce qu’ils ont plus de besoin que les autresd'un grand feu d’imagination : cependant il ne leur arriveque trop de fe tenir dans la carrière jusques au dernier dé-clin de î’àge. II leur semble qu’on a condamné le public àboire jusques à la lie tout leur prétendu, nectar. Mais siautrefois les Législateurs renfermèrent dans certaines bor-nes le tems où l’on se pouvoit marier , ( car ils défendirentaux femmes de 50 ans, & aux hommes de 60 de le fai-re (3) , & s’ils iuposérent, qu’après un certain âge , il nesaloir plus songer à procréer des enfans, soit à cause de l’ex-tinction, soit à cause de l’affoiblissement des facultez; ) cha-cun devroit aussi se faire des bornes pour la production desLivres, qui est une maniéré de génération à quoi tout âgen’est nullement propre. La comparaison emploiée par Ho-race me fait souvenir d’un précepte que Virgile nous alaissé : les vieux Poëtes s’en devroient faire l’aplication.

Hanc quoque , ubi aut morbo gravis , aut jam segnior annisDéficit , a b de domo , nec turpi ignosce Jeneéîi.

Trigidus in Venerem senior , fruflraque laboremJngratum trahit ; cr , fi quando ad pridia ventum eft,Xst quondam in fiipulis magnus fine viribus ignis ,lncafium surit (4)-

Les vieux Poëtes, dis-je, devroient profiter de cette leçon,& 11e pas vouloir monter fur le Parnasse , lors même qu’ilsfont devenus semblables à ce cheval dont Pline a parlé aprèsAristote. Générât mas ad annos triginta tres . . . Opunte crad quadraginta durasse tradunt adjutum modo in attollendapriore parte carporis (f). Ils obscurcissent par là leur premiè-re gloire , à 1 exemple de notre Domitius Afer. Voiez cequi"fera dit de Jean D av n a t , dans son Article. 11 y en aqui consacrent à des Poésies dévotes leurs Muses fur le re-tour : ce font pour l’ordinaire des fruits insipides (6). Je

dis, pour l’ordinaíre ; car, fur toutes sortes de sujets, on ade fort excellons Ouvrages , composez par des vieillards.

(C) Gstintilien .... s’étoit fort attaché h lui. J CharlesEtienne , Lloyd , Sc Hofman , dans leurs Dictionaires,Glandorp à la page 306 de son Onomaftieon , & plusieursautres remarquent que Quintilien nous aprend cette parti-cularité au Livre V. Confitetur senem Domitium fibì adolescen-tulo cultum : mais ils disent tous qu’il ajoute que I autoritéque Domitius avoit eue étoit fort diminuée , sed priore au-toritate multum imminuta. Je n’ai point trouvé cela dans cetendroit de Quintilien. Sufficiebant , dit-il (7) , alioqui Libriduo à Domttto Afro m hanc rem compofiti , quem adolefcentu-lus senem coltu , ut non lebla mihi tantum ea , sed pleraque exipso smt eognita. I] auroit falu citer le chapitre XI duXII Livre de Quintilien. C’ess là qu’on trouve la décaden-ce de l’autorité de notre Domitius, & l’on y trouve com-me la confirmation du précepte que l’Auteur venoit dedonner touchant la retraite que les Orateurs doivent faire ,quand I âge ne leur permet plus de soutenir leur prémierêgloire. Non quia prodesse umquam satis fit, dit-il (8) , e? illamente, atque illa facultate pndito non conveniat operispulther-rimi quàm longijfimum tempus ; sed quia docet hoc quoque pro-spicere , ne quid pejus quam fecerit, faciat. Neque enìm Scien-tia modo cotiftat Orator, qud augetur annis, sed voce , laterumfirmitate : quìbus frafíis aut imminutis ntate , feu valetudine-cavenâum est , ne quid in Oratoresummo defideretur, ne inter-fiflat satigatus, ne qua dicat parum audiri sentiat, ne se quer.t-tur priorem. Vidi ego longe omnium , quos mihi cognofiere conti-git, summum Oratorem, Domitium Afrum valdé senem , quo-tidie aliquid ex eâ , quam meruerat, automate perdentem ' cìtmagent e ìllo , quem prìnápem fuist'e quondam sori non cràt du-

bium; aliì {quod mdìgnum vtiebatur) riderenf, alii embefiè-rent , qud occasio tllis fuit dicendi , malle eum deficere , quàmdesinerc. Neque erant illa qualiacunque mala , sed minoraSfitare , ut nunquam in has atatis veniat infidias, receptiû câ-net t or ìn portum intégra nave perveniet. Je ne marque pointles grandes & capitales omissions de Moréri : on les peut as-sez conoitre par la seule confrontation. Je marquerai seule-ment , qne sa citation de Suetone, 8c de Dion in Caligula ,ne vaut rien : car outre que ce n’est pas la coutume de citerDion autrement que par raport à tel ou tel Livre & quece n’est que son Abréviateur Xiphilin, qui est cité par raportà tel ou tel Empereur ; il n’est pas vrai que Suetone, nidans la Vie de Caligula, ni dans aucun Livre qui nous restede lui , parie de Domitius Afer. Ainsi , lors que Scaligeravance dans ses Notes fur la Chronique d’Eusebe , que cequi a été dit de cet Orateur par Saint Jérôme a été pris deSuetone , il faut nécessairement q.u’il ait égard à des Livresqui se sont perdus depuis la mort de ce Pere. Mr. Hofmannous donne deux Domitius Afer au lieu d’un, 8c tom-be dans la mauvaise citation que l’on vient de censurer àMr. Moréri.

(D) Lé Plaidoier de ce. Princes] Caligula étoit si charmé decette piéce, que lors qu’un de ses Affranchis, qui avoit soitcontribué à lapasses, lui voulut faire des reproches louchant

le

(c) Ex Vaier.Andrea,Bibl.Belg.paj.lîi,

W Tacit.Annal, Libr,XIV , cap.XIX.

(f) Eufeb.Chronic.num. 2060.

(Y) Quintiî,Libr. V, Cap.Vil, ér Libr.VI, Cap. III.Vide etiamîlin. Epiít,XIV, Libr. U,ir ibi Cata-

immi , pag.

121.

(h) Dio Cas-sius, Vib.LlX,adannum 792-

(i) Il Im /->»Plaidoier,

(7) Quintil.Inftit. Libr. LCap. VII.

( 8 ) Ibidem,Libr. XII,Cap. XI,