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A
G A R.
(b) Eca con-c lu fit me /)»-rninns ne pa-rerernfingrede-
ve art anciltammearn, fi fortefaltem ex illcifufdpìam fì-iios : c’cst-à-diie, selon laVersion deGçtxeve,Void
C Eternel m?aempefchéed'enfanter ,vien , je teprie , vers mafervante^peut-ejire ferai-jeédifiée de parelle. Genèse,Chap. XVI y
F. 2.
f:) TargumJonathanis,ParaphralisHierosoly-mitana, Jar-chius, R. E-liezer, apnd
Heideg.HiihPatriach.Tom. //,pag. izS.
pria son mari d’eflâier s’il pourroit avoir des engins de cette servante y, & qu Abraham, veincupafL sollicitations , & faisait mémo , selon la Version de quelques Interprètes , un â d obeiflan-ce (C) , s’aprocha d’Agar , avec tout le succès que fa femme s'en pouvo.t promettre : fa femme ,diS'je ;’car c’étoit pour son compte, qtfelle iouhatto.t que sa servante fît des engins : &nenpouvatu donner par elle-même à son mari , elle vouloir du motus lm en donner par procureur t*).
Ceux, qui trouveront peu conforme aux maniérés de notre siécle, quil art ftlu emplo.er de gran-des prières auprès d'Abraham pour de telles choses, & fur tout que ces prières oient venues de fapropre femme, doivent une bonne fois fe bien mettre dans l'eíprit, quê tons les tems & tous lespeuples du monde ne font point semblables. Quoi qu'il en soit, Agar fe sentant grosse devint siLre , qu’on eût dit qu’elle venoit de faire un tres-grand exploit 5 mais on rebâtit bientôt son m-folenœ Sara , qui ric put fouflrir de s'en voir traitée de haut en bas, a mal-traita de telle forte,qu’elle la contraignit de déserter la maison (L,. Agar n y rentra qu aptes s être humil.ee , sui-vant ! ordre que lui en donna un Ange , qui lui annonça qu elle accoucheroit d un fils , qui auraitdes querelles avec tout le monde (£). Elie accoucha unpeu âpres d Isinael , qu. filt eleve chezson nerp insmi’à l’âíra de x s ou 16 ans, pour le moins (F). On ne lait pas si la concorde des deuxfemmes fut bien grande p” niant ce tems-ri V m ais on fait qu’enfin Ag„ -ut obligée de décamperaver son sils Sara le voulut absolument : & cela , pour avoir vu qu Ismaël se moqUoit de quel-que chose G) Abraham congédia la mere & l’enfantavec un tres-petit viatique : la bouteille3>cau qu il leur donna aiant été suidée , là pauvre Agar vit 1 heure que son fils meuroit de soif (Af).v7peur d'à présente à ce spectacle , elle s’écarta du lieu ou elle avoit mis Iimael. Un Ange. pcui a etie pr c , ^ it puits où elle rempbt fa bouteille : par ce moien, elle fau-
Tb rie” HiLt Le se mà Lsuù à une faje d’Egypte. Vok juíqu’où l’Eçriture‘ m lir son Histoire C’est fans aucune raison que plusieurs Rabins prétendent qu Agar est la me-ue Kethura qui fut femme d’Abraham après la mort de Sara (c). Mais cette erreur est in-finiment plus suportable que la ridicule superstition des Sarrazins , qui honoraient comme unesainte relique la pierre fur laquelle Agar (/), disoient-ils, accorda la derniere faveur a Abraham.
(io) Gencte,Chap. XVI,f.
(nl Atigust.de Civir. Dei,Lìbr. XVI,Cap. XXV.(iz) Ibidem.
(13) Com-ment. Phi-los Part. III,fag. 6 z.
(14) Genese,XVI , 11.
Gs) Genese,XVI, IL.
(16) Genese,XXI, 5.
(17) ApudHierony-mimi, Cap.XXI m T r.l-dit. Hebraï-cis. Vide Sa-lian. Anna).Tom. I, pap.474. Corné-lius à Lapi-de, in Genesifag. * 29 ,tientfour certainisVfi ne futsevré q M 'àcinq ans : Sa-lian, pag.qjq.cite pour Umême opinion,?»> est la fien-n ', St. Jéró-«UbDelIUo,ïetetius.
Ci*) Hei-degg. Hìst.Patriarch.fag. zos.
(C) Taisant même , selon la Version de quelques Interprètes,ttn aile d'obéïjfances La Vulgate porte , cumqtte ille ac-quiescent deprecanti; & la Version de Geneve, cr Abrahamobéît à là parole de Sarai (10). St. Augustin a donné cedernier sens aux paroles de l’Ecriture ; car après avoir ob-servé qu’Abraham eut toutrà-fait la complaisimce de s'atta-cher à Agar, Sc de la quitter, selon que Sara cltangea dedésirs , si fait cette exclamation , O / 1 drum viriliser utentemfœminis , conjuge temperanter , ancillâ obtemperanter,Kultá ìntemperanter (11) / II s’étoit déjà servi de cette ex-pression , XJsus est eà (concubinâ, ) non ad explenâam lìb'tdi-nem , nec insaltans , sed pot'ms obbdiens conjugi (ra).
(D) La mal-traìta de telle forte , quelle la contraignit dedeferter la maisons Qui auroit jatnais deviné que cela ser-virait un jour d’apolcrgie à ceux qui persécutent les sectes?Cependant l’esprit fécond 8c imaginatif de St. Augustin ya trouvé ce secret. II a soutenu par la conduite de Sara en-vers Agar , que la vraie Eglise peut infliger des châtimensà la fausse , l’éxiler , la tourmenter, & ce qui s’ensuit. Onl’a relancé en peu de mots bien fortement dans le Com-mentaire Philosophique sur les fameuses paroles , contrain-les d'entrer (13).
(E) S}ai auroit des querelles avec tout le monde. J Ce ftra,lui dit l’Ange (14) , un brutal, ou un âne sauvage. Sa mainsera contre un chacun , c? les mains d'un chacun feront contrelai. S’il éfoit permis de chercher ici des types à la St Au-gustin , ne diroit-on pas qu’Ismaël a été Vemblème de cer-tains Controversistes misanthropes, qui ne font que mor-dre le tiers & le quart, 8c qui , pour mieux déclarer laguerre an genre humain , sortent à tout moment de leursphère, écrivent sur toutes sortes de matières à tors 8c àtravers , 8c toujours en style de libelle diffamatoire ? Tonsles âges, 8c tous les pais, fournissent de ces copies d’Is-rnaël. II y a même de ces copies , qui différent de l’origi-nal, en ce qu’encore qu elles jettent des pierres fur tout lemonde , peu de gens preneur la peine de leur en rejettes,on les laisse jouir en repos de la malheureuse impunité quiaugmente leur audace , 8c leur frénésie.
(F) Jusqu à ïâge de 15 ou 16 ans,ponr te moins .] En voicila preuve. Ismaël avoir 14 ans, lors qu Me naquit ; carsi etoit né lors qu’Abraham avoir 86 ans (15), 8c Abrahamétoit âgé de cent ans , lors que Sara enfanta Iíac (16). Orcelui-ci étoit sevré avant que l’on chassât Ismaël; donc, &c.)e ne m’anête point à l’opinion de ces Juifs, qui croioientqu’Ifìc avoir tété pendant douxe ans , ou pendant cinqans (17) ; car, si j’y faifois quelque fond , j’aurois donnéune plus longue durée au séjour fflsmaël chex Abraham,que celle qu’on vient de lire. Voler la Remarque (H).
(G) Glu Ismaël fe moquait de quelque choses La Version
des Septante porte , que la mauvaise humeur de Sara vintde ce qu’elle aperçut Ismaël jouant avec Iíîc. La Vulgateles a suivis en cela , Cum vtdisset Sara filium Agar JEgyptuludentetn cum fitio fuo. Le texte Hébreu ne particulariserien : il nous laine à deviner si le fils d’Agar fe moqua deSara , ou d’Iíac, ou du festin qui fut fait quand on sevraIsàc , ou de telles autres choses; ou bien, s’il fit trop le ra-milles & le supérieur avec Ilac ; ou enfin, s’il le voulut ba-tte. II y a des Interprètes, qui ont là-deffus bien des pen-sées frivoles; car sis croient que Sara vit, ou qu’Ismaëlfaisoit des actes d’idolâtrie , ou qu’il pouffoit le jeu à desimpudicite-c, ou qu’il vouloir batte Isàc. Bebrú nonnulli ac-cipiunt de lusu idololatria , quasi videlicet idola fingentem ex co-lentem ifmaeUm vidijset Sara . aílii venereum hune fuis-
se lusum statuant . ... ex deteSíionetn turpitudinis. ■ Nequedéfunt, qui Ifmaéhm fratri necem molitum este existiment (18).
II faiíbit bien plus, selon quelques-uns , que le vouloir ba-rre ; car ils prétendent qu’il lui tira un coup de flèche ,pour le tuer (19). Le mot Hébreu , dit-on (20), signifiequatre choses dans l’Ecriture : le paffetems , l’idolâtrie , lejeu d’amour, 8c un combat à outrance. Pour prouver latroisième signification , on fe sert du Chapitre XXVI dela Genese, où il est dit qu' Abimelech , regardant par la se-mestre , vit Isàc fe jouant avec Rebecca fa femme. Mais c’estétendre la signification de ce mot au delà de ses justes bor-nes , que de prétendre qu’íl signifie en cet endroit-là l’œu-vre de la chair. II suffit de le prendre pour une certaineprivante, qui prouve entre honnêtes gens, qu’on n’est pointfrété 8c sœur, mais mari 8c femme ; car c’est la conclu-sion qu’Abimelech en tira. Je ne trouverais rien de plusplausible que ceci : ! c’est qu’Ismaël avoir témoigné des airsde mépris, qui firent craindre à Sara, qu’il ne voulût unjour disputer le droit d’aineffe , si l’on n’y remédiait debonne heure.
(H) §ue fin fils mourait de soifs En suposant que lamoquerie , dont Sara fut si choquée , se passa à l’occasiondu festin qui fut donné lors que l’on sevra Isâc , si faudraitqu’Ismaël eût été chassé à l’àge d’environ seize ans. Quesi l’on suposoit que cette moquerie fut de beaucoup posté-rieure au festin , on augmentera d’autant I âge qu’il avoiten sortant de chez son pere. Mais prenons la chose aupis ; ne lui donnons que seize ans. N’est-il pas bien étran-ge , qu’à cet âge-là , fa mere soit contrainte de le portersur ses épaules, de le mettre fous un arbrisseau, de le le-ver , de le prendre dans ses mains, 8c de lui donner à boi-re ? Qu’on lise cet endroit de l’Ecriture , tout y porte, parraport à Ismaël, l’image d’un enfant qui est au maillot, oupeu s’en faut. On ne sauroit sortir de cet abîme , en supo-sant que ce fait n’a pas été mis à fa place ; car si est expres-sément déclaré , que Sara fit chasser Ismaël , parce qu’ellene vouloít point qu’il partageât l’héritage avec Me. Is-maël ne fut donc chassé qu’après la naissance d’Ilac; &, parconséquent, il devoit être auffi propre que fa mere à cher-cher de seau , & si n’étoit plus --)»< w* (ìço"ol thrtv , un pe-tit enfant à être porté fur les épaules, &c. (zi). Je prévoique l’on me dira , que la Version des Septante , ni la Vul-gate , ne disent pas qu’Ismaël ait été mis fur le dos d’A-gar; 8c qu’ainfi, l’on doit conclure que le texte Hébreu nefavorise pas nettement ma suposition. Hé bien , abandon-nons-la •. le reste du narré me suffit, & je m’en raporte aujugement de tous les Lecteurs qui considéreront la chosesans préjugé. La meilleure solution seroit peut-être de di-re ,. que comme l’on vivoit plus long-tems en ces siécles-là,on ne sortoit pas de l’enfance auflì-tôt que nous en sortons.Voilà qui seroit fort bien , s’il n’en résisitoit qu’Ismaël avoitvint ans , lors qu’il fut chassé ; car il faut que selon cetteréponse Isâc ait tété plus long-tems que l’on ne tétoit ausiécle des Maccabées. Or dans ce siécle on tétoit troisans (22) ; il faudrait donc croire avec Saint Jérôme , 8 cavec plusieurs modernes, la vieille tradition Hébraïque dontj’ai parlé ; savoir , que son ne sevra Iíac qu a cinq ans. Jem’étonne que ceux qui la suivent (2^ , ne sentent pas ladifficulté ; car elle ne laisse pas d’etre grande, quoi quel’on snpolè , comme je fais, qu’Iíâc téta moins de tems queles Maccabées.
(ï) La pierre sur laquelle Agar. ] Quels contes ! commesi Abraham , qui étoit un grand Seigneur , 8c dont le trainmourait à plus de trois cens domestiques capables de por-ter les armes, n'avoit pas eu un lit à donner à une concu-bine de cette espece. II ne la prenoit qu’à la sollicitationde son épouse : c’étoit Sara, qui faisoit en quelque maniéré
les
(19) R. Eliszer , Pirke»Cap. XX X,dans le mesneOuvraged’Hciàeggct,qui cite aujjlle Eaal Ha*,thuiim.
(zo) Lyra-nus ,apud Fí*
lerium inGenes. Cep-XXL
(n)C’est-à*dise,de la ma-niéré que l>>gens font fait*aujourd'hui.
(zz) La M'stdes Maccabestdit à f en P'jCftStlle C A Avlaite trois a* s -iII Maccab.Ibap. VILf. Z 7 -(zjj More»*est de tetri.