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Tome premier. A - B.
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A G A T H O N.

(f) Tlato!» Corivivio,inlt. pag.1174.

(g) Id. ibid.pag, 1176.

(/,) Ko/íZ,AthénéeLivr. V, pag.zit,& Ca-íaubon. surAthen, 7x15.379.

(i) Dans sonConvivium.

(k) Aîlian.

• var. Histor.Libr. XIV,Cap. XIII.Volez, atsjfiAthénée,

I.rj. V, pag.*« 7 .

(5) Dans URemarque(O) def d r: id s

Euripide.

(S) CarolusStephanusin Vocs.

Agatho,M- IJ 7 .

(7) Votez. Ia% emarque(O) del* ^Article

Euripide.

(t) Aìlian.var. Hiftor.Lib. XIII.Cap. IV.Lloyd, Vocc

Agatho.

(p) Sehol.Aristoph. inRan. - 4 : 7 . I,Scen, II.

(ro) Aiisto-phan. in Ra-nis, .Ail. I,Sun. II, f.* 3 .

(lï) Cpsjhsmantirhetomm».Agathonisdare pofsn.yttes. Kuh-nius in/Elia-ni Lib. XIV,Cap. XIII.pag- 735 -

,fir) Athen.Libr. V, Cap.XIII. p. 2 n.

(13) Arist.Ethic. Eu-demior.

Libr. V, Cap.Htpag. 1S2.

114) ld. ibid.Cap. IV, pag.I»Z.

cts)Voffius,dePoëtisGtaxis ,pag,S9-

f 16) Agath.apied Athen.Libr. V, m}.

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que íà prémiere Tragédie eut remporté 1a victoire (f), & qu’il eut été couronné en présence deplus de trente mille hommes (g), l’an 4 de la 90 Olympiade (h). Platon sopose, que les discours,qu’il raconte fur ia nature de l’amour, dans l’un de ses Livres (i ), furent tenus le jour d’après cecouronnement, au second festin qu’Agathon donna. Les pieces de ce Poète étoient si rempliesd’antithelès, qu’il dit un jour à un homme, qui les en vouloit ôter. Vous ne prenez pas garde quevous arrachez Jgathon à xlgathon {k). 11 fut le mignon de Paufanias le Ceramien, & il le suivit à

la Cour d’Archelaiis, Roi de Macédoine (/). II sc brouilloit souvent avec lui ; mais c’étoit afinde lui procurer par la réconciliation un plaisir plus vif. C’est ainsi qu’il s’en expliqua à ce Prin-ce, qui lui demandoit la cause de leurs fréquentes querelles, comme nous l’aprenons d’Elien , auChapitre XXI du second Livre de son Histoire diverse. J’ai dit ailleurs (m) ce que l’on conte dela passion d’Euripide pour Agathon. La réponse de celui-là est mal raportée dans les Dictionai-res historiques (AJ. 11 semble que le Scholiaste d’Aristophane nous aprenne qu’Agathon mourutà la Cour d’Archelaiis (C) : & l’on pourroit conclure des paroles d’Aristophane , qu’il ne vivoitplus, lors que la Comédie des Grenouilles fut jouée (O); c’est-à-dire^ l’an 3 de la p 3 Olympia-de (n). II ne nous reste d’Agathon, que ce qu’on en trouve dans Aristote, dans Athcnée, &c,qui l’avoient cité. Ce sont d’assez belles sentences, & qui confirment ce que l’on a dit de fa pas-sion pour les antithèses ( E ). J’en raporterai un exemple , où l’on verra une maxime de très-bonsens sor 1a tromperie des aparences (F). Aristophane le satirise beaucoup du côté des mœurs,

(B) La repense d’Euripide est mal raportée dans les Diílio-naires historiques.’] Je la donne ailleurs (5) comme elle doitêtre: la voici dans un grand désordre. Agatho PhilosophasPythagoricus, frequens antithetis, adhibitus quondam convivhab Archelao Rege , cujus erat familiarijstmus , interrogatusque abeo, cumjam effet annorumSo, st robur adhuc ullum servaret !,, Satie, inquit, non soïkm Ver, sed Autumnussolet bona z?profperitatem adserre ( 6 ). „ Comptons les fautes. I. L’Aga-thon, qui aimoit les antithèses , 8c qui fut à la Cour d’Ar-chehiis , n etoit point Pythagoricien. 11 . II n’avoit qu en-viron 40 ans, lors qu’Archelaiis donna lieu à la réponsedont il s’agit (7). III. Ce ne fut point Agathon, mais Eu-ripide, qui fit la réponse. IV. La questionne rouloitpointsur la force, mais fur la beauté ; 8c la réponse ne rouloitpas fur les biens de la fortune. V. Ce feroit une absurdité,que de prendre pour l'automne de la vie 1 âge de 80 ans.VI. Je ne pense point qu’aucun Philosophe de la secte dePythagore se soit nomme Agathon. Toutes ces fautes deCharles Etienne se rencontrent dans la seconde Edition deLloyd, 8c l’on y volt même plus éxactement marqué leprétendu témoignage d’Elien (8). Cette exactitude nuit àl’Auteur ; car, puis qu’il n’ignoroit pas en quel chapitre sepouvoir trouver la chose, il est plus inexcusable d’avoir co-pié tous les mensonges du Dictionaire qu’il corrigeoit. Mr.Hosman l’a suivi lettre pour lettre, 8c a distingué de cetAgathon celui qui alla à la Cour d’Archelaiis. Mr. Moréria parlé nulìì d’un Agathon Philosophe Pythagoricien , qui ,à F âge de 80 ans, répondit à ce Monarque , que l’automnedonne des fleurs z? des fruits aujst bien que le printems. II par-le ensuite d’Agathon Poëte Tragique , 8c d’Agathon PoèteComique.

(C) §u Agathon mourut à la Cour d’Archelaús.] A‘ç%e-

XÓtCtí T(tì Bít'C'tÁslí /U,e%Çi TsàíVTqç ftST(C â>cÁOV TTO^XúJV (TVlHfV £v Mce-

xíó'ùvía (9): c’est-a-dire, il demeura avec plufieurs autres dansla Macédoine auprès du Roi Archelaus , jujqiies a fa mort. Ce-la peut signifier, oujusqu’à la mort d’Archelaiis, oujusqu’àla mort d'Agathon. C’est pourquoi, je ne donne point cesparoles comme une preuve certaine.

(D) Qu’il ne -vivoit plus , lors que la Comédie des Grenouil-les fut jouée.] Nous y trouvons ces trois vers,

H P. A ’yotS-av ìh tri ?V<v; A I. àtroMerm f «mIjevsk!,

A’ycí&oç -raottyrs , y.aï 7 roS-eivoç rolç Çutotç.

H P. n di yîjç Ò TÀr/fza >v ; A I. £5 u,ct,x.á.çm ive.imiter (io).

He. l/bi verò est Agatho? B A. reliquit me, zsr aéiit,

Bonus Poeta, zsr amicis optatijstmus.

Hi. 6 luo abiit mister ì B a. «d heatorum convivium.

(Ë) Qui confirment ce que l’on a dit de fa passion pour lesantithèses.] Mr. Kuhnius a raporté trois sentences d’Aga-thon, dans la vue de faire sentir ce goût (u). Les deuxprémieres ont été citées par Aristote, 8c l’autre par Athe-née. Le sens de celle-ci est, Si je vous dis la vérité, je nevous plairai point; ef fi je vous plais, je ne vous dirai pas lavérité (it). Celles qu'Aristote allègue signifient, l’une, quela seule chose, qui est impossible à Dieu , est de faire quece qui a été fait, n’ait été fait (13) : l’autre, que la for-tune aime Fart, Lc que Fart aime la fortune (14). Vofíìus5 est imaginé que cette derniere sentence est d’Agathon leComique (15) ; mais il eût mieux fait de 1 a donner auTragique , & de prendre garde que l’esprit d’antithese lalui adjuge. Je dis ceci, fans prétendre qu’il soit certainqu’Agathon Poëte Tragique différé d’Agathon Poëte Co-mique. Mr. Moréri, selon sa coutume, a copié Volîìus.Je ui’étonne que Mr. Kuhnius n’ait pas allégué ceci.

To stè* 5 ráçepyo» 'épyoi <áç ireué/zeSx,

To ì‘ épyos m orápepyos ix.yroséiz.tba, (16),

Operis loco ducimus accejforium , ,

Et in opéré satagimus ut accefforio.

(F) Une maxime de très-bon sens fur la tromperie des apa-rences.] Agathon observe qu’il est vraisemblable que plu-fieurs choses arrivent, qui ne font pas vraisemblables. EìxòjyiWS-cel vroixà y.x: orapà ri eìr-st. Verifimile est CT multa fierìpr&ter verifimilt. C’est ainsi que Vosiìus raporte cette sen-

tence, 8c il observe qu’Aristote Fa alléguée en plus d’un en-droit (17). Voici de quelle maniéré ce grand Philosophe Facitée dans le chapitre XXIV du 11 livre de fa Rhétorique.

Tlá% T, S eixóí airi r 5 r eìsai Xeyoi,

B pùjo 7 o-t irorvyyjEtlv «ss six-ora (18).

Fortajfé aliquis verifimile id ipfum este dixerit ,

Mortalibus multa evenire non veristmilia.

On peut comparer à cette maxime celle de St. Ber-nard: Ordinatistimum est , minus interdum ordinate fierijig):c’est-à-dire, ll est tout d fait de l’ordre, que de tems en temsil se faste quelque chose contre Vordre. Mr. de Balzac raportesi mal cette pensée d’Agathon , qu’il fait d’une très-bellemaxime un mensonge affreux. Combien que les affaires dumonde, dit-il (zo) , changent quelquefois de cours , prenant unautre chemin que le leur accoustumé, zy que cela seulement soitvraisemblable; ainfi que difoit Agathon, que beaucoup dechcsesarrivent contre la vraisemblance; toutes fois, communémentpar-lant , semblables entreprijes produisent semblables événemens.L’adverbe feulement produit là un monstre ; 8c, si c etoitune faute d’impreffion (2.1), je m’étonnerois qu’un Correc-teur d’imprimerie n’en eût pas été épouvanté. Car qu'y a-t-il de plus énorme, que de soutenir qu’il n’est jamais vraisem-blable qu’une chose arrive conformément à 1a vraisemblan-ce? Voila le bel axiome, que l’on prête à notre Agathon,dans le Prince de Balzac ; mais la fuite du discours té-moigne > que si la pensée de ce Poëte a été gâtée sur le pa-pier , elle ne Fa pas été dans l’esprit de l’Ecrivain : il est sûrque Balzac a voulu dire avec Agathon, que cela m e m e estvraisemblable , que beaucoup de choses arrivent contre la vrai-semblance. Euripide trouvoit fi beau cet Aphorisme, qu’ilFa ìépété cinq fois; car, dit Mr. Costar (zz) , il a fini faMedée, son Alceste, son Andromaque, ses Bacchiques , esrfonHelene, par cette sentence (f), „ Les Dieux se jouent de la,, prévoiance des hommes , 8c trompent également leurs„ espérances 8c leurs craintes. Ils détournent quelquefois„ des événemens, que tout le monde attendoit ; 8c, ou-„ vrant des passages 8c des chemins inconnus, font réussir„ des desseins apparemment impossibles. „ Seneque s’esttrès-bien servi dc cette pensée, pour rassurer ceux qui bé-tonnent des aproches aparentes 8c très-problables de la mau-vaise fortune. Combien de choses , dit-il , font arrivées quepersonne n attendoit; combien d’autres rì ont jamais paru, quoique tout le monde les attendit ? Il rìy a rien de st affûré parmicelles que ïon redoute , qu il ne soit encore plus certain que noscraintes ZV nos espérances n ont quelquefois aucune fuite. Lesparoles de Seneque ont plus de force, il vaut mieux les co-pier. Verifimile est alìquid futurum mail! Non fiatim verumest. Quàm multa non exfpeffata vénérant, quàm multa exfpec-tatanunquamcomparuerunt! . . . multa intervenant qui-

bus vicinum periculum velprope admotum , aut subsistât, autdestinât, aut m alìenum caput tranfeat .... habet etiam ma-la fortiina levitatem : fortaffe erit , fortaffe non erit. Intérim

dum non est meliora propane . nihìl tam certum eftexhis

qu& timentur , ut non certius fit cr formidata stubfidere, zvfperata decipere (13). Le Cardinal Pallavicin s’est fort em-porté contre Fra-Paolo, qui a pris la réception de la doc-trine de Zuingle par les Cantons Evangéliques, comme unepreuve manifeste qu’une cause plus relevée que Zuingle s e-toit mêlée là-dedans. Je laisse là les réflexions du Pallavi-cin : mais je copie ce qu’il emprunte d’Aristote , qu’il ar-rive quelquefois que les choses les plus probables font faus-ses; car, si elles étoient toujours séparées de la fausseté, el-les seroient certaines, 8c non pas probables. Vous allezvoir qu’on se fonde sur cette maxime, pour accuser de té-mérité 8c de présomption ceux qui se mêlent de juger de laprovidence de Dieu. Un tel est Chrétien, 8c dévot; donc,il est prédestiné au salut : un tel est Mahométan, 8c scélé-rat; donc, il est prédestiné à la damnation : Conséquencestéméraires, puis qu’elles trompent quelquefois. C’est leCardinal Pallavicin, qui le remarque : voici le passige toutentier. Per tanto chi aferive le prospérité délia miglicr causaad una volonté che Dio habbia disarla stabilmente prevalerealla rea ; difeorre con pietà probabìle e faggia : quantunque ta-lora s'inganni, feconat, ïinfegnamento del Filofifo ; Che talvol-

ta

(!) Plato taProtagorâ,fag. zzo-,Athen. Libr.V,pag.z 16;JMaximusTyrius, Sa-mon. X,pag. 106 ;jEliani var.Hist. Libr.II, Cap.XXI.

(m) Danslâ\emarqut(O) de

R ^Article

Euripide?

Vìiez. aajstSchoiiast. iaRanas Ari-stophani s,.Ait. 1; SierraII.

(n) Votez. Sa-muel. Petití,Miscellan.Libr. 1 , Cap.XIV, pag. S o.(i7)Volhus,Instit. Poé-sie. Lib. I.

16 .

( 1S ) Agath.apud AriíhRhetoric."Lib. U, Cap.XXiy,pcgj

44 Î-

( 19) Bcma>di EpifíolaCCLXXVIk d Eugen.IU.

sao) Balzac,dans sonPrince, nura.Hz,p.g. ìooEdit. do'sovCn, en1632, , n 4,

(23) Seuie-meut, au lie»de sûrement.Notez, qu’il}a des Gasco-nismes, où

feulementsignifie mê-me. Votez,ies Remarq.EeVaugeias,

Tom.li, pag.ISo.

(zz)CoûáltSuité de laDe f aise deVoiture,pag. 4 otf.

(*) TloMà

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(2.3)ScncCSfEpistolaXXlVrfK*1 * 7 .