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Tome premier. A - B.
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AGATHON. AGESILAUS.

9i

b+) îallavi-c>»> , îstoi.“ e l Conci-Ur. Ul,

c *e- viu ,

303,

'ssSJBlbliUniverselTom. xit“l 80,^"sl’Ex 1MisesB e a curMedicaphríítìan^“gius.

(*.) Uufan.f-' Lr - Hi,

ï“i- îr.

dans l’une de ses Comédies (0). Je croi que nous le devons distinguer de cet Agathon, que le Phi-losophe Platon aima tendrement (G). La faute de Budé fut fans doute volontaire , lors qu’il dit,dans le chapitre XXV de l’Institution du Prince , qu’Euripide , à la table d’Archelaiis , baisa uneDame , qui avoit nom la belle Agathe.

ta il plh probabile ê falso ; percioche se da falsttù fojfe esente ,non saria probabil , ma certo. E se basta il poterfi ingannareacciàche ogn't giudicio , quantumque dubitative délia Prouviden-z.a divìna chiamifi presontuoso ; chiamerajfì presontuoso chiunque dall hauerlo Úio fat t o nafeere fr à Chr'tstiani e viver divo-tamente , prende conghiettura che l'habbia destinato alla vitaeterna ; e’I contrarie s'auvisa di chi nacque Saraceno e vive fee-lerato : ejfendo manifeste poter succedere che il primo fi danni, e’Isecondo fi falvi (14).

Non seulement les Médecins doivent profiter de la sen-tence d’Agathon ; mais aussi les Nouvellistes. Un Profes-seur de Leipsic exhorte ìes Médecins à ne parler qu avecbeaucoup de précaution , s’ils veulent faire honneur à la Méde-cine. ll veut qu ils ne promettent point trop , qu ils ríépouvan-tent pas aujfi excessivement , ca 1 qu ils parlent toujours conditio-nellement , c? avec un Peut-être (2.5). Tout cela , en vertude la maxime de Seneque, qu’on a vue ci-dessus. On peutdonner un semblable avis aux grans raisonneurs fur les nou-velles : je parle des raisonneurs, qui ont beaucoup de saga-cité , 8c beaucoup de jugement. Ils devinent juste en mil-le occasions : il leur arrive cent fois l'année de n’avoir paslieu de se repentir du ton décisif, avec lequel ils se sontmoqués des espérances ou des menaces des Gazetiers. Ce-la les rend plus hardis à rej ester magistralement toutes lesnouvelles qui choquent la vraisemblance , mais - ils s’yéchaudent quelquefois : car levénement confirme en quel-ques rencontres les nouvelles les plus impertinentes, 8c lesplus extravagantes, qui se puissent débiter, & qu’ils avoientcondamnées comme des chimères , ou comme des démar-ches incompatibles avec la sagesse qui a tant paru dans leConseil d’un Etat. Cette réglé se dément, elle attrape lesraisonneurs qui s’y fient trop. II est donc de la prudencedaller un peu bride en main , 8c de ne pas prononcer desarrêts définitifs, fous prétexte que l’on a pour foi les apa-renccs les plus plausibles. Mais, si même dans ce cas-là,il est juste de ne point faire le Dictateur, quel blâme ne mé-ritent pas ceux qui se mêlent de promettre , contre toutesles a patentes, les plus grans succès, 8c de publier ces pro-messes comme fondées fur l’Apocalypse •

(G) Cet Agathon , que le Philosophe Platon aima tendre-ment .] Ce Philosophe fit un distique tout-à-fait tendre, 8csi plein de sens, qu’un Poète Latin y trouva de la matièrepour dix-scpt vers. Raportons ici tout un chapitre d’Au-lugelle (z6). Celebrantur duo ifti Gr&ci verficuli , multorum-que doêíorum hominum memorid dignantur , quod fint lepidijfi-mi er vemfiijfima brevitatis. Neque adeo pauci funt veteresfcrìptores , qui eos Platonis este Philofophi ajstrmant , quibus ìlle.adolescent luferit , quum tragœdiis qusque eodem tempore fa-ciendis prduderet.

Tì;v fili%>ìt , A ’yaêmec ÇlXao , êor) ^slXeo-io to-ysts.

H’AÍí y o. p é TÀtpitjv âç OtAno'cuévn (17).

Hoc diftichon amicus meus oòx afiao-oç adolefcens m plurìs ver-ficulos licentïìis lìberììtfque vertìt : qui quoniam mihï quidemvifi funt non ejse memoratu ìndigni , fitbdidi.

Hum semihulco savioMeum puellum favior ;

Hukemque fiorem spiritusDuco ex aperto tramitc ;

Animula œgra er fauciaCucurrit ad labias mihi ,

Riélumque in oris pervium ,

Et labra pueri mollia ,

Rimata itineri tranfitus ,

• Ut tranfiliret nìtitur.

Tum fi more, quid plufcuUFuijfet in cœtu ofculi ;

Amoris ignì percitaTranfijset , z? me linqueret .-Et mira prorsum res foret ,

Ut ad me fierem mortuus ,

Ad puerum at intus viverem.

Notez que Platon n’étoit âgé que de quatorze ans, lorsque notre Poète Agathon remporta le prix de la Tragé-die (18) : il n’y a donc pas beaucoup d’aparence qu’il aitsoupiré pour lui, ce fut pour un Agathon beaucoup plusjeune.

AGESILAUS, I du nom , Roi de Sparte , succéda à son pere Doryssus , qui étoit le cin-quième Roi depuis Eurysthenes. Le régné de cet Agesilaiis a été fort long {A ) , & néanmoinsil ne fournit presque rien à un Auteur. Les Histoires de ces tems si reculez (a) ne fe sont pas con-servées. Paufanias ne devoit pas dire que Lycurgue ait donne des loix à Lacedemone (A) sous cerégné (b). Charles Etienne , Lloyd , & Hofman , confondent cet Agesilaiis avec Agesilaiis II :car ils disent de ce dernier , qu’il fut le sixième Roi de Lacedemone.

(oj In ThîS»mopbona-

Z.U 2 ÎS.

(26) L’XldK XIXLivre.

(27) Notezque DìogeheLaerce Livr.

///, nt'.rn. 32 ,

en rassortantces deux VersGrecs , ditqu*ils furentfaits (ar Pla-ton,pour ^iga-thon. C n lésatraduits ain fdans d Edition,Grccque-Lati-nc de DiogencLaerce , Sua-via dans A-gathoni,ani-mam ipse inlabra tene-bam : Agraetenim pro-perans tan-quam abitu-ra fuit.

(28) AthenJLibr. V , Cap,XVUI, pag,217,

(b) Pauiànj ‘Libr. Ill,pag. Í2 t

(A) Son régné a été fort long.] En disant cela,je déféré plusà l’autorité d’Eusebe, qu’à celle de Paufanias. Celui-ci assureque Doryssus, 8c son fils Agesilaiis , n’ont fait que se mon-trer sur le trône: Aï òA/a trpuç rìi x^ í0)v ìoríXetSe» àpcpòTepaç.Mors brevi utrumque opprejfit (1) ; mats Eulébe les fait ré-gner soixante-treize ans: il donne vint-neuf ans au régné du

pere , 8c quarante-quatre au régné du fils. Calvisius citePaufanias pour cette durée : c’est bien choisir ses témoins.

(jB) &ue Lycurgue ait donné des loix à Lacedemone.] *Meursius prouve dans ses Antiquité?, de Lacedemone > queLycurgue publia ses loix l’an trentième d’Archelaus, fils òisuccesseur d’Agesilaiis.

AGE S IL ALT S, II du nom, Roi des Lacedemoniens, étoit fils d’Archidamus. II avoitpeut-être assez d’ambition pour souhaiter de régner à l’exclusion d’Agis son frere ainé ; mais, quoiqu’il en soit , on ne s’aperçut qu’après la mort d’Agis , qu’il eût envie , que pour l’amour de lui,on troublât l’ordre de la succession. Cette envie eut tout le succès qu’il pouvoir attendre ; car onfit l’injustice à Leotychide (A) , fils d’Agis , de l’exclure de la couronne en laveur d’Agesilaiis (a).

Celui-

(A) On fit F injustice d Leotychide , arc.] On ne peut qualifierautrement la maniéré dont il fut traité , si l’on en examinebien les raisons. Ageíilaus ne nioit point, que selon lesloix du pais , la couronne n’apartînt aux fils de son frere ;mais il foutenoit que Leotychide n’étoit pas fils d’Agis :8c , pour le prouver , il fe fervoit de ces deux moiens. IIdifoit, en i heu , que Timea , mere de Leotychide , s’é-toit tellement coiffée d’Alcibiade, qui s’étoit réfugié à La-cedemone , que son mari soupçonna que l’enfant qu’elleeut quelque tems après n’avoit point d’autre pere que cegalant. Cela regardoit Leotychide : c’étoit lui, que Ti-mea mit au inonde vers ce tems-là ; c’étoit lui, qu’Agisb) Ex pi n’avoit reconu pour son fils qu’au lit de la mort. Agesilaiisw AgesiiJo' alléguoit, en z lieu , le témoignage de Neptune. II difoit?"!!. s97, ^ qu’Agis avoit été chassé du lit de là femme par un tremble-^aoph. <j e ment de terre , 8c que Timea étoit accouchée de Leoty-Libr. 'n 3 ** chide plus de dix mois aptes (r). Ces deux raisons ne va-pag. *21/’ loient rien : la maxime, Pater est quem nupth démonstratif ,(z) Durjz Tes raine de fond en comble. Si, toutes les fois qu’un ma-«pud ïiutaî c si prend quelque ombrage de voir son épouse sensible auxAgeiiiaovisites 8c aux tête-à-tête d’un éiranger, il faloit exclure deM- 597. ’ la succession les entàns qui naissent vers ce tems-là , oìf en

b) Selon u, setoit-on ? Ainsi , quand même ce qu’a dit un HistorienL>Vo;™ ,s à feross vrai, que Timea ne failoit point de scrupule devant^knaJfi V~ sçsTemmes de donner à son fils entre les dens le nom d’Al-tisonne' siTàâe , plutôt que celui de Leotychide (zj, il n’y auroittî”- • Clln, re e u rien. à conclure juridiquement de ce fait-là en faveurteint’’*' n '‘fi d Agesilaiis. II auroit falu savoir de Timea même ce qu’el-rtfUl se entendoit par ce langage (z) ; 8c fl c’étoit tout de bon,

(») Ceci arri-va, f don Cal-visius, l’an tde U 95 Olym-piade,

ou par bravade , ou par une folle plaisanterie , qu'elle sa-voir emploie. Bien moins auroit-on pu alléguer l’indiscré-tion d’Álcibiade , s’il eût été vrai qu’il fe vantât d’avoir euà faire à Timea , non par un principe de galanterie , mais.par l’ambition de donner des Rois à Lacedemone (4). Cent (4) rlut. «»raisons comme celles-là ne dévoient point balancer faste AZcsilao,par lequel Agis, au lit de la mort, & en présence de bons ^témoins , avoit reconu Leotychide pour son fils. La se-conde raison d’Agesilaiis étoit une badìnerie ; car que Nep-tune soit tant qu’on voudra la cause des tremble -terres ,comment auroit-on prouvé qu’Agis n’osa plus coucher avecTimea, depuis le tremblement en question? Un accouche-ment postérieur de dix mois (5) aux dernieres caresses d’un ( s i mexquimari ne fait point de preuve en Justice ; la maxime, Pater les Anciensest quem nuptin demonstrant , & les décisions même des Mé- dormaient dixdecins, dissipent tous ces ombrages. Ainsi l’on peut dire '"f 4

que ceux de Lacedemone, gens qui se piquoient dune mo-raie tout-à-fait sévère, ôtèrent une couronne, pour des rai- longàdecemsons qui seroient insufisantes dans un Tribunal bien réglé à tulenmt fas-exclure de la succession d’un arpent de terre. Mais le mal- odianienscs.heur de Leotychide fut que Lysander , le plus intriguant,le plus fourbe , & le plus factieux de tous les hommes, a c- ár£ a ceida)crédité dans la ville à proportion de son savoir faire , & des fur cet endroit,victoires qu’il avoit gagnées fur les ennemis , s e mit en tê- («) n ut- ,,,te de faire couronner Agesilaiis ( 6 ). II n’y a point de loi Agefilaô ,fondamentale , qui puisse tenir contre de pareilles gens : P a &- ss7 > L-alléguez-leur la Loi divine , ils l’expliquent à leur mode. JenopUoaÇ’ess ce que fit Lysander, quand il eut apris qu’un Pro-phete de Lacedemone vouloir faire valoir en faveur de m, p a g. 214*M i Leo:y-

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