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A G E S I P O L I S. AGIS.
(r) Pauftn. brotus, ‘son frère Lc son successeur, fut père d’ A g e s i r o l i s II (r), qui ne régna qu’un an (s),
l. ii,p. zs. de qui les apophthegmes ont été plus mémorables que les actions. Personne ne parle de celles- ApophtL
L s xv.c°tx C1 5 à l’on trouve dans Plutarque (f) un petit recueil de ceux-là. • M- 2IS-
òi>7« èpajixoHç ria K yo-ínùXi'i , ársrep jjvccot-oç 9 c&et tìvoç t>7irr l f)2'z \oya 7rspi t£jv tv 'copcc ncti “TrpQrffi/î tov(«) R. ut ' »£**io-*a* £<5 r«T0 , e-wvi ípccxa) <rvvé7rpce.7h (zz). Spui au-
pa£- 607, ten j tenerí fiiret Agefìpolìm, se, arnoribus , jermonem a(fi~' " âtìe de formofis adolefcentïbus mferebat, eodemillumimpcllebat,
fociusque erat ei in amore esr adjutor. II ajoute que cetteespece d’amours n’avoit rien de criminel à Lacedemone,
Voici un passage Grec, qui nous aprend qu’Agesilaiis re-gréta la perte de ce collègue. AV'-Jo-kceos J'j r 3 ™ ««r/---»; ,
a r/ «y o islo, écpéc'S'ii dìifTra^qj , éiXKà xcet cê’áxpvre xc&\tírbiitP! rìjt rvixe-ím (14). Agefilaus his auditis, non , ut qui-dam exifiimajjent, ob adverfarii eajum hiatus est, fed huma-niser mortem illius lachrymatus est , ©* confuetudinem dejî-deravit.
(z 4 ) Xenophon, deGest. GrxC,Là K,
fag. î30.
( a ) // e/oy>éloigné de luide cinq de-grés de géné-ration. Plut.in Agide,M- 7S«.
(b) E'tre
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M* 797 •
AGIS, Roi de Lacedemone, issu d’Agesilaus Hen droite ligne (f), eut une fin tics-mal-heureuse. II s’étoit mis en tête de réformer son Roiaume, par le rétablissement des Loix de Lycur-gue ; mais il succomba sous le poids d’une entreprise, qui ne pouvoit etre que désagréable a tousceux qui possédoient de grans biens, & qui s’étoient tellement accoutumez aux douceurs dunevie voluptueuse, qu’ils n’itoient plus capables de Raccommoder de 1 ancienne discipline de Lace-demone. Agis, ì la fleur de son âge, par un désir de gloire assez, rafine (^) conçut le desseinde cette réforme, & la pratiqua tout le premier en ià peiíonne. ses habits, & fa table, etoientselon les maniérés du vieux tems> ce qui mentoit d’autant plus d admuation, qu Agesiítiata fa me-- re, & Archidamia fa grand’ mere, l’avoient élevé mollement (b). Lors qu il fonda 1a dispositiondes esprits il trouva scs jeunes gens. moins oposez à son projet, que ceux qui avoient joui durekchement de discipline plusieul années. La plus grande difficulté parassent <W venir de kpart des femmes (B) Elles avoient alors plus de crédit que jamais; car leur régné n est jamaisplus grand, que loix que le luxe est à k mode. La mere d’Agesilaus ne trouvoit nullement soncompte à cette réfonnation, elle y auroit perdu scs richesses, qui h Rassoient entrer de part dansmille sortes d’intrigues ) ainsi elle s’oposa d’abord au dessein d’Agis, & le traita dc vision MaisAgesikiissonfrere , qu’Agis avoit engagé dans scs intérêts, la fut tellement manier , ou elle pro-mît de seconder i’entrcpriíe. Elle tâcha de gagner les sommes; ma.s, au lieu de se laisser persua-der, elles s’adressérent à Leonidas, l’autre Roi de Lacedemone, & le suplierent tres-humblementde frire avorter les desseins de son collègue. Leonidas n’oia point s y opoíer ouvertement, depeur d’irriter le peuple, à qui la resormation étoit agréable , parcequelle devoit lui etie utile.II sc contenta de la traverser par des intrigues, & en semant des soupçons, comme si Agis eutaspiré à k tyrannie, par rabaissement des riches, & par 1 élévation des pauvres. Agis ne lamapoint de proposer au Sénat scs nouvelles Loix, qui portoientl’abolition des dettes, & un nouveaupartage des terres. Leonidas, soutenu par les gens riches s’opoíah fortement a ce projet, qu’ily eut un suffrage de plus pour 1a rejection, que pour l’admission. II paia cherement le succès deson affaire. Lysander, l’un des Ephores, qui avoit été le grand promoteur de k reforme , le miten Justice, allégua les signes célestes (C), & poussa un Prince dukng roial, qui s apelîoit Cleom-brotus, & qui cîoit gendre de Leonidas, à s’assurer du Roiaume. Leonidas, transi de peur , seréfugia dans un Temple, où sc fille, femme de Cleombrotus, lklla joindre. On le cita ; & ,paire qu’il ne comparut point, on le déclara déchu de fa dignité, 8c on la conféra a Cleombro-tus II obtint k permission de sc retirer à Tegée. Les nouveaux Ephores firent un procès d m-novation à Lysander 8c à Mandroclidas : ceux-ci persuadèrent aux deux Rois de s unu, & de cascfer ces Ephores. La chose fut exécutée -, maïs, non pas, fans que k ville fut dans un grandtrouble Agesilaiis l’un des Ephores substituez à ceux quel on venoit de casser, auroit fait mou-rir Leonidas iur le chemin de Tegée, si Agis ne lui eût envoié une bonne escorte: La réforma-tion auroit pu alors s’établir , si Agesilaiis n’avoit trouve le moien d’éluder les bonnes intentionsdes deux Rois. Sur ces entrefaites, les Achécns demandèrent du secours : on leur en donna; &ce fut Agis qui eut lc commandement des troupes. Il aquit beaucoup de réputation dans cetteCampa mie (D). A son retour, il trouva les choies si brouillées, parla mauvaise conduite d A-r & v gesikiiSj
(i) Tltr-tarch. inAgide,(“g- 7S>S.
(z) Idem ,ibid.
(}) Tlut.là mime.
Je me f trs dela Version
«i'Amwr,
(A) Par m dejìr de gloire ajfez rafiné .] La narration dePlutarque (i) nous íníinue cJairemcnt, qu’Agefííìrata fitvoir à son fils le préjudice qu'il se feroit à lui-même, parson plan de réformation , vu les grans biens qu’elle pofle-doit; mais il la pria de vouloir sacrifier ses richesses à lagloire de son fils. Car jamais , lui dit -il, je ne pourrai allerdu pair avec les autres Monarques fur le chapitre des richestes :les valets des Satrapes , les valets des financiers de Seleitctts erde Ptolomée font plut riches que tous les Rois de Lacedemone :mais, fi par ma tempérance, espar la grandeur de mon ame, jem'éleve au dejfus du luxe de ces Princes ,, esr fi je puis introduiredans mon Roiaume l’égalité des biens, j'arriverai d lavéritablegrandeur , je pajserai pour grand Prince. C’est là un raílne-nient de l’amour propre. On vous surpasserait, quelqueprogrès que vous fiffiez par une certaine route, prenez-enune toute contraire , où vous n’aurez point de rivaux :ceux, qui vous mettront en balance avec d’autres, pour-ront -soutenir, qu’en son genre votre mérite ne cede pointà celui d’autrui. Mais, l’oseroìt-on dire, scia dispute rou-loit sur des qualitez de même espece , les unes visiblementinferieures, & les autres visiblement supérieures, commel’auroient été l’opulence d’Agis , & celle des Rois deSyrie ?
(B) De la part des femmes.] Les Lacedemoniens étoientles meilleurs maris du monde: ils communiquoient àleurs femmes les affaires de la République, beaucoup plusqu’elles ne communiquoient à leurs maris les affaires duménage (i). Au tems dont nous parlons, presque tou-tes les richesses de Lacedemone étoient tombées en que-nouille : elles se trouvoient a la disposition du sexe ;& c’est ce qui fit échouer le dessein du Prince. Les Da-mes craignirent de perdre tout à la fois leurs richesses, leursplaisirs, 8c leur crédit; & peut-être ne se trompoient-ellespas. Mais faisions parler Plutarque. Or , faut-tl natter ,dit-il ( 3 ), qut la plus-pan de la richejse de Lacedemone estait
pour lors entre les mains des femmes , ce qui rendit l'entreprifeplus difficile : car les femmes y résistèrent, nonseulement pour -ce que par icelle elles venaient a perdre leurs delices , efquellespour n avoir pas cognoijsance du vray bien , elles constituaientleur félicité ; mais aujfi, parce quelles voyaient que l'honneurqiion leur faifoit, cr la puissance cr autorité quelles avoient icause de leurs richejfes, leur venaient à estre retranchées de toutpoinâì.
(C) Les signes célestes .] Voici ce que c’est. Une foistous les neuf ans, les Epliofes contemploient le Ciel ,pendant une nuit sereine & sans Lune ; & , s’ils voioienttomber une étoile, ils jugement que les Rois avoient pé-ché contre Dieu, Sc ils les fuspendoient de leur dignité ,jusques à ce qu’il vînt un Oracle, ou de Delphes, ou d’O-lympe, qui les réhabilitât (4). Lysander, ib vantant d’a-voir vu ce phénomène, intenta un procès au Roi, & pro-duisit des témoins, qui déclarèrent que Leonidas avoit eudeux en fans d’une femme Asiatique. Or il y avoit uneancienne Loi, qui défendoit auxHeraclides (5) de faire desenfans à une femme étrangère. Quelle biíàrrerie , qu’unGouvernement comme celui-là, où la fortune des Rois n’é-toit attachée qu’au bon plaisir d’un Ephore qui avoit vutomber une étoile , ait subsisté si long-tems !
(D) ll aquit beaucoup de réputation dans cette Campagne .]Aiant joint, auprès de Corinthe , Aratus , Général desAchéens, il fut d’avis de donner bataille à l’ennemi, audelà de l’Ifthme ; mais il soumit son sentiment à celui dece Général, qui trouva plus à propos de ne point donnerbataille. Aratus l’avoiie lui-meme dans son Livre. Un cer-tain Bâton, deSinope, ne laissa pas de publier qu’Agis dis-suada le combat, auquel Aratus ètoit résolu (6). N’est-ilpas bien étrange , qu’un Historien débite des choses tou-chant un Général, qui font démenties par les relations dece Général ? Est-si bien croiable que ces relations soientmenteuses au préjudice de leur Auteur ? On peut souffrir
cette
(4> Ha-tarcii. iaAgide,gag. 800.
(S) C est-a-dirnydef-.endansd y Hercîtlt 9du nombredefquelsétoient lesT^ots de L&*cedtmone.
(6) NU-tíirch. h»Agide,K- Soï