(6) Journaldes Savansdu 26 de No-vembre 3 696.fog. 717.
{7) Lk-mi-me, Jog. 738.
(8) Là - W'v>t,f>ag.yi s .
(9) Lò-mê-me, [og.710.
(te) ! cV-
à-dire , cjtdellcriait ni com-mencement , ni
fo-
in) Journ.des Savans,Iv'.r. 1696,paj. 717.
( 11 ) Là-tní-ÍWiMS- 718.
98
sitions , Sc les vacarmescensure, que'
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.ììvintibles d’une partie des Docteurs qui k composent (C).lUVantaDies C 1 ,1 -r,.. 1.. Ih lis- cv^i-is On n
Cette
:s vacarmes épouvantables a une pui - ,
:lque juste qu’elle soit, n'a pas lajíìé de scandaliser une infinité de gens. On croit que
la
„ roitroient défectueux, ou comme un &iperbe édifice fans,, un fondement solide & proportionné (6) III. Quela neuvième proposition explique k la lettre de la Sainte Viergeles paroles du VIII Chapitre des Proverbes , zv insinue que parelle les Rois font élevez, zsr maintenus fur le Trine , les Princescommandent, & les Puissant de la terre administrent la jsufti-ce (7). IV. Que la treizième proposition est , que fi les hom-mes avoient des yeux assez, pénétrans pour voir les lumières dela Sainte Vierge , elles sufiìroient pour les conduire à l'éternitébienheureuse (8). V. Qu 'outre ces propositions , ily en a plu-sieurs autres comprises fous l’Article quatorzième , zv qui fontrespeffivement condamnées comme téméraires, comme contrairesà la fagestk des réglés que l'Eglise prescrit , à quoi il est ajoutéque la plupart ressentent la sable zv les rêveries des Auteurs apo-crises , c?* exposent la Religion Catholique au mépris des impiesC 7 des hérétiques (9). VI. QyCau reste , la Vacuité déclarequelle ne prétend pas aprouver plusieurs autres choses contenues
d/in, n> t ivre . zv principalement les endroits où ï Auteur abuse
r —~ zjr ceux
dans ce Livre , zv principalement . .
du texte de l’Ecriture, en l’apliquant d son propre sens ,où il assure que des opinions qui font purement scolastiques , luiont esté révélées. Faisons là-dessus quelques petites Ré-flexions.
En I lieu, les Schoìastiques enseignent communément,que le caractère distinctif de Dieu & des créatures, est queDieu n’a rien qui vienne bailleurs, 8c que les créatures n’ontl'ien qui ne procede d’ailleurs. C’est ce qu’ils exprimentpar les mots barbares d 'afeitas, 8c d ’abalìeitas : d’où ils con-cluent , que tous les attributs de Dieu font communicablesà la créature, hormis Y afeitas-, &, par conséquent, qu’ilest possible qu’une créature soit éternelle , à parte ante , e*œ pam post (10) , & infinie quant à la science , quant à lapuissance , quant à la présence locale , quant à la bonté ,quant à la justice , &c. Ils enseignent communément, quepar la puissance obédìentìelle , les créatures font susceptiblesde la faculté d’opérer tous les miracles, & même de la vertude créer. Si donc Dieu a conféré effectivement -à la SainteVierge tout ce qu’il a pu lui conférer , il s’enfuit, selon lesdogmes de l’Ecôle, dont la Sœur Marie de Jésus faifoitgrand cas , que la Sainte Vierge a existé de tout teins,.qu’elle peut tout, qu’elle fait tout , qu’elle remplit tous leslieux , Lc qu a tous égards elle est infinie. Je n’ai que fairede suposcr que notre Abbesse d’Agreda s’est réglée fur lesdogmes des Scholastiques Espagnols ; car peu m'importequ’elle les ait fus, ou qu’elle les ait ignorez. Elle enseignenettement, que Dieu a donné à la Ste Vierge tout ce qu’il apu, & qu’il a pu lui donner tous ses attributs, hormis 1 essen-ce même divine. Cela me suffit, pour tirer la conclusion quej’ai tirée ; & , cela étant, ne doit-on pas s’étonner, que laSorbonne ait seulement dit, que cette proposition est fausse ,téméraire , ZV contraire a. la doêîrìne de ï Evangile (11) ? Unetelle censure ne sent-elle pas la moleste ? Faloit-il se con-tenter de ces fossiles qualifications ? Suffisait-il d’assurer quel’on se trompe témérairement, lors qu’on aplique à la SainteVierge le sens littéral de ces paroles de Salomon , Par moirègnent les Rois, z? les Puijfans de la terre administrent la
justice (12) ?
Voici ma II Réflexion. Ceux qui ont éxaminé atten-tivement tout ce qui s’est dit de la puissance de la SainteVierge , & toute la part qu’on lui donne au gouvernementde l’Univers, ont pris garde que les derniers venus, vou-lant enchérir fur les Auteurs précédcns, ont été cause quel’on a trouvé enfin les dernieres bornes de la flaterie. Maiscomme les raisons d’aller toujours plus avant n’ont jamaiscessé ; car lors que la dévotion des peuples doit servir derevenu à beaucoup de gens qui veulent vivre à leur aise , illa faut réveiller, & la ranimer de teins en teins par desragoûts d’une nouvelle invention : comme , dís-je , celafait qu’il est utile de franchir les bornes, il y a lieu de dé-tonner qu’on n’aìt pas rompu la barrière , & qu’entre plu-sieurs Religieux & plusieurs Nonaìhs, qui ont tant cherchéà rafiner, il n’y ait eu encore personne , qui ait dit que laSainte Vierge gouvernait seule le monde. D’où vient quel’Espagne n’a point encore produit des Ecrivains, qui sesoient vantez de conoître par révélation , qu’une longueexpérience aiant fait conoître à Dieu le Pere la capacité'infinie de la Sainte Vierge , & le bon uíàge qu’elle avoitfait de la puissance dont il l’avoit revêtue , ,'il avoit résolud’abdiquer l’Empire de l’Univers ; & que Dieu le Fils > necroiant pas pouvoir suivre un meilleur exemple, avoit suivila même résolution : de sorte que le St. Esprit, toujoursconforme aux volontez des deux personnes dont il proce-de , aprouvant ce beau dessein , toute la Trinité avoit re-mis le gouvernement du monde entre les mains de 1a SainteVierge , Lc que la cérémonie de l'abdìcation, & cellè déla translation de l’Empire, s étoit faite solennellement enprésence de tous les Anges -, qu’il en avoit été dressé unacte dans la forme la plus authentique ; que depuis ce j our-la , Dieu ne se mêloit de rien , 8c se reposoit de tout sur lavigilance de Marie ; que les ordres avoient été expédiés àplusieurs Anges d’aller notifier fur la terre ce changementde gouvernement, asm que les hommes sussent à qui 8ccomment il salait avoir recours à I’avenir clans les actesd’mvocation ; que ce n’étoit plus à Dieu , puis qu’il s etoit.déclaré lui-même emeritus , cv rude donatus , ni à la Sainte’Vierge comme à une Médiatrice , ou à une Reine subor-donnée , mais comme à l’Impératrice souveraine 8c abso-
lue de toutes choses ? D’où vient, encore un coup , qu’u-ne telle extravagance est encore à naître ? En avez-vousjamais oúi parler , me demanda-t-on un jour ? Non , répon-"dis-je , mais je ne voudrais pas jurer que cette pensée naîtjamais paru , ZV encore moins quelle n'éclora jamais de quelquecerveau malade de dévotion-, zsrpeut-être que fi Marie d'Agredaeût vécu encore dix ans , elle eût enfanté ce monstre (13) , zjrnous eút donné une copie de l’aéíe de ï abdication , où nous eus-fions vu que la Trinité , voulant déformais vivre en repos, z?reconnaître les obligations quelle avoit À la Sainte Vierge , quisoutenait st sagement depuis tant de fiécles une partie confidéra-ble des fatigues de la régence du monde,ri avoit cru pouvoir rienfaire de plus à propos, ni choifir une récompense plus convenableà ses mérites , que de se démettre en sa saveur de /’autorité ab-solue sur toutes choses. II faut pourtant avouer , que l’idéede faction inaliénable de Dieu est ii clairement conue danstoutes les Communions Chrétiennes, qu’il n’y a point heud’apréhender que ce monstre d’abdication y pût vivre quel-que tems, suposé qu’il y pût naître. Nous ne devons pascraindre cela de nos jours ; que cela nous suffise ; ne noustourmentons point de ce que l'on pourra voir dans centans d’ici : noftros maneat ea cura nepotes.
Je dis, en III lieu , qu’il n’y a rien de plus vrai que laRemarque de la Sorbonne , que le Livre de f Abbesse d’A-greda contient plusieurs choses, qui exposent l’Egìise Ro-maine au mépris des impies e? des hérétiques. Bien a valu àla Religion Chrétienne , que les Celsus , & les Porphyres,n’aient pas pu la combattu par les armes que de tels Ecritsinfinis en nombre peuvent fournir aujourd’hui. Que n’eûtpoint dit en ce tems-là contre l’Egliíè un Auteur Païen,qui auroit eu la véhémence Lc le caractère d’Amobe ? SiHenri Etienne, Sc Philippe de Marnix, revenoient au mon-de , quels suplémens ne feroient-ils point par la mystiqueCité de notre Marie d’Agreda : l’un à l’on Apologie d’Hero-dote, f autre à son Tableau des différens de la Religion ?
IV. Enfin, je dis que nos prétendus Auteurs à révéla-tion se moquent du monde. Ils nous donnent comme ré-vélé ce qu’ils ont apris par la lecture. Voici l’Abbesse d’A-greda , qui affirme > que des opinions, qui font purement Scho-lastiques, lui ont été enseignées divinement (14).
(C) Malgré les opofitions . d’une partie des Docteurs
qui la composent .] Voici quelques extraits d’un Imprimé quia pour titre : L'Affaire de Marie d'Agreda, zsr la maniéré donton a cabale en Sorbonne sa condamnation Ci y). C’est une Let-tre d’un Anonyme à un Anonyme. L’odeur de sainteté,dans laquelle est morte cette bonne Religieuse, ztr la canonisation,que Von poursuit en la Cour de Rome > m avoit donné une fihaute idée de sa perfinne , que je fus surpris d'ajrendre que laFaculté de Théologie de Paris s’assembloit pour condamner sesOuvrages. C'est ainsi que parlel’Auteur (i<5). Après cela,il supose , que c’ètoîent quelques âmes vénales , qui, à la fob-licìtatïon de trois Prélats, ausquèlsils font dévoùez , en pour-suivaient la condamnation (17). „ En voici toute l’intri-„ gue„ , continue-t-il (18). „ Monseig. **, Prélat plus„ attaché aux íèntimens de S. Thomas , qu’un jeune Jaco-„ bin qui ne doit jurer qu’i» verba Magistn , n’a pu souffrir„ jusqu’à présent, que la. Faculté ait donné avec tant de>> précipitation dans f Immaculée Conception de la .Vierge.„ La haine, qu’il portoit au F. Thomas CrosetRecbl-,, let, Sc Traducteur de ce Livre , causée par le raport„ qu’on lui avoit fait de ce que le Traducteur avoit dit„ contre lui, après le refus qu’il lui avoit fait d’une Station„ dans son Diocèse; & l’envie de dédommager A. . .Imprimeur du Roi, demeurant à présent ici, de la perteconsidérable qu’il avoit faite sur ses Ouvrages, & quiavoit pris fimpression de ce Livre , imprimé chez H...demeurant à Marseille , furent le fondement du troubléqui est dans la Faculté ; car, pour faire vendre un Li-vre, il suffit qu’on le veuille condamner. Chacun y courtcomme au feu ; & ce Livre , qui ne valoit que’20 sA.. le vend 10. liv. , sans ce qui s’en débite fous le man-teau , d’une impression contrefaite. Ce Prélat, pourréiisfir mieux dans son dessein, prévint Monseigneur...Prélat des plus modérez du Roiaume ; tous deux sé joi-gnirent à Monseigneur.. d’un génie fort médio-
cre & susceptible de prévention , donnant dans la céré-
• o, J l—. :i r .....
f 13) Kofrty
qu? abusantcomme elles* 1 *soît de CBtnjture ( voiez.JournalSavans deNov, 16969pag. 720 ,)
qué de se pre-valoir de cequi est dit dansSt.'}ean,Chaf•V, p. 22 teTere 31e jugepersonne ;ruais il a don-ne tontjuge-ment au Ftlt:
& dam la Iaux Corìnr
thiens , ChapXV, f. 24,QuandChrist auraremis JeRoiaumeà Dieu JcPere.
(if) JoUM/
des Savaris,Nov. 1696,720.
( r S) §ueiqu? w raarq**auTitre, qu?c*imprime *Cologne , P 4 *r 697 , je creifu* il a été i&~
primé à P**
ris. Cestr» douz.e iÌa4° pages.
(t6) Pag. î,( 17 ) Pag. 32.(38) Pag. lit& smv.
i, moule & dans la bagatelle : il faut que vous remarquiés„ que ces Seigneurs se tiennent tous par la main. Ces,, Triumvirs parlèrent donc à leurs créatures , & gagnèrent„ Monsieur le Fevre ” Syndic de Sorbonne, qui proposa k laFaculté, le 20 Mai, le Livre de Marie d’Agreda. On nommades Députez , pour [examiner. Ils raportéreM (19) 68 pro-positions, qu ils qualifièrent íhérétiques , de téméraires , descandaleuses, C qui ojfenfoient les oreilles chastes. Elles furentimprimées, avec les qualifications des Députez , zv distri-buées k Messieurs les Docteurs (20) pour y dire leurs fentimensk la prêmiere Astemblíe (21). Le Pere Meron , Cordelier ,dont nous avons de trìs-beaux Ouvrages , tant de. Philosophie,que de Chronologie, foppha la Faculté de vouloir ne pas fi pré-cipiter dans la condamnation dé un Livre, dont le jouveram Pon-tife s'étoit réservé la connoiffance , & avoit député des Cardi-naux qui ïèxaminoient k présent (22) ...... La cabale fi
déchaîna contre lui', C d M contraint de dire, que st l on pas-foit outre , fans avoir égard a fa supplique , qu u appelloit detout ce qui fi feroìt contre ce Livre , au Pontife. II déclaranéanmoins, due fi cet appel íleffoit tn quelque maniéré les
droite
s t s) DonsP ^ÍJsmU‘ eda 2 difistUt. Là-m e '
331 e,pog. 2*-.(20J Lò-m>-W< > fog. 2î>-
(21) Indiqoífo» 34 do Liftdc Jaillit-
(22) />*''me, fog. ï°*