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(c)Vxore pra-gîtante curadxlíijsimìs li-berìs domi re-iicìâjJ'ortunisetiara omnibuspojìhabitis ,tum jusjuran **dttra , cj 1*0 eiseratdeviniïttSìnul h modù /re-
{%)Ily tnfei -
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(3) Melch.Adam, vit.Mcdicor.So.
(4) Fc/Vt/»» Histoiredes Eglises.
f5) /» Sca*ligeranis,/■ÎS* í-
■(<*) Ville 4 eIa Comté deMivtsfeld, 11étoit aujji cóntffous U nomW’iflebius .ejne foui celai^'Agricola.(b) MeîcVAdam, Vit.Theologox.pag. 409.
étoit tOH-ebant le For-wulairt de laVisite Ecclé-saJlicjHesres-sé par Mé-
lanehthon*
(d) Volez,s ^ArticleIsLEBIENS.
(e) Le$oMars1540, pendantC *A{sembUede SmaUalde,
(f) à 154°.
k r) Seckerc-dors. Hist.Luth. Lìír. s,p. 92, liter, r »
(r) fi tj,
m ì ht>‘.
dre en Bohême l’armée de Charles-Quint, Agricola les servit, pour leur témoigner ía fidélité, quoi *j: iín i Kmp *-qu’il falût qu’il abandonnât le soin de son bien , ses enfans, & íà femme qui étoit enceinte (c). II ,Mfí > >» !X "~mourut à Chemnits , le z 1 de Novembre 1 f f f , trés-bon Papiste. L’ardcur avec laquelle il com- ZiflZlmM-batit fur ses vieux jours la doctrine Protestante , dont il n’avoit point paru fort éloigné au com- ’'hioÌAdamimencement (B) , le rendit ii odieux aux Luthériens , qu’ils le laissèrent cinq jours fans fépul- vit* Medic.ture (C). II salut qu’on allât tirer de Chemnits ce cadavre , pour le transporter à Zeits , où il fut nx- ~ 9 ’ ydenterré dans la principale Eglise {d). Voilà des fruits du zèle aveugle. {D).
(B) ll ri avoit f oint parie fort éloigné au commencement dela doilrine Protestantes II avoit delàprouvé, non seulementle trafic sordide des Indulgences ; mais aussi, plusieurs au-tres choies. Voici quatre vers de fa façon , qu’on affichaen I année 1519 dans les rues de Zwickaw (a). Ils regar-dent les Indulgences dc Rome.
Si nos inieSlo stalvabit cistula nummo ,
Heu nìmium infelix tu mihi pauper eris !
Si nos , Chrifte , tua fervatos morte beafti ,
Jam nihil infelix tu mihi pauper eris.
Melchior Adam a cru que quatre choses empêchèrent laconversion d’Agricola. I. Les Ecrits téméraires de quel-ques Théologiens. II. La vie scandaleuse de quelques Sec-tateurs de la Réforme. III. Le brisement des images & larévolte des f aisans. IV. L’inclination naturelle qu’il avoitpour la pompe des cérémonies (3). De ces quatre choses,les trois prémieres dégoûtèrent entièrement Erasme du par-ti des Protestans. Un grand nombre d’autres personnes,qui avoient soupiré après la réformation dc l’Eglise , s’a-chopérent au même piège qu’Erasme ; & de là vient queThéodore de Beze rencontre tant de personnes dans sonchemin , qui avoient d abord goûté la bonne semence , Lcpuis s’étoient replongées au bourbier (4). Quand on parlede cela à des gens qui peuvent entendre raison , on les voitdire , que dans l’état où étoient les choses, il n’y avoit pasmoien de se soutenir, ni de s’avancer avec un ityle débon-naire , & par la pure patience : & qu’ainsi , la providencedc Dieu , dont les voies font toujours infiniment sages ,laissa voir l’homme dans le grand ouvrage de la Réforma-tion , a fin de parvenir plus naturellement à son but, quiétoit, comme l’expériencc nous l’aprend, d’empêcher qu’au-cune des deux Religions n’achevàt de ruiner l’autre. C’estbien dit. II y a certains moiens, qui par cela même qu’ilsfont fort propres à faire la moitié de P œuvre , font inca-pables de la taire toute.
(C) lis le laijferent cinq jours fans sépultures Scaliger acondamné avec raison cette conduite. Agricolam, dit-il (5},quo nihil dotlius , Lutherani mortuum fepelire noluerunt , quiamanferat Pontifiâtes. Italus quidam fcripjit tés hortatus est, utfepelirent hominem Christìanum ; barbaries magna. Je n’ose-rais soutenir qu’il est faux qu’un Italien ait exhorté par uneLettre à cet office d’humanité ; mais je n’y vol aucune apa-
rence : la mémoire de Scaliger, ou celle de ses pensionai-res, ont confondu aparemment les objets. II y a une Let-tre de Matthiole , ou il fait ses doléances, de ce qu’un vé-nérable vieillard , tel que George Agricola , n’avoit putrouver dans fa patrie autant de terre qu’il en faloit pourcouvrir son corps. Id. Matthiolus ad Cajpar. Navium Med.
( lib. 2 . epift.) queritur , hune pr&darum probumque stemm inpatriâ tantum terra non invenijfe , quo fuum operiretur cada-ver (6). De cela , on a pu forger qu’un Italien exhortapar une Lettre ceux qui avoient le corps de ce lavant hom-me à Pinhumer. Qu’on ne s’étonne point que je fasse peude cas de ce que dit ici le grand Scaliger ; car quel fondpourrais-je faire fur lui concernant Agricola , puis qu’ilavoit dit un autre jour que c’étoit un grand impie, qui n’a—voit mérité qu’à peine d’être enterré ? Non minus erudituser in censtendâ metallorum naturâ curtostus fuit quàm vere im-pius , nulli additlus relìgìoni , ut post martem vix fepeliri me-ntent (7).
(D) Voilà des fruits du zèle aveugle.] II n’y a point au-jourd'hui de Protestant, qui ne condamne la conduite quel’on tint envers ce cadavre ; & je ne doute pas, que dès cetems-Ià , la plupart des Luthériens ne la condamnassent.Melchior Adam parait en jetter toute la faute fur le Minis-tre du lieu. II est maintenant plus aisé de voir le désordrede ce faux zèle; le tems a calmé les ressentimens,qui, com-me des tempêtes impétueuses , déroboient la vue du Ciel.
Eripiunt subito nubes cœlurnque diemque
Teucrorum ex oculis : ponto nox incubât atra (8).
A quoi ne se porte-t-on pas, pour user de représailles, 8clors qu’on a sujet de parler ainsi ?
Res dura , z? regnï novitas , me talia cogunt
Moliri (9).
Le Sieur Freher remarque qu'Agricola se mit tellement encolere dans une dispute de Théologie , qu’il gagna une fiè-vre chaude , qui sempoita (10). 11 ne-cite que MelchiorAdam , qui n’en dit rien. II faut croire qu’Agricola avoitirrité les Luthériens par des marques d’une aversion exces-sive. Pierre Albinus le représente (11) comme un Catho-lique Romain obstiné. Comparer, cela je vous prie avec leprémier Scaligerana.
AGRICOLA (Jean) Théologien Saxon, né à Islebe (d) le 20 d’Avril rj.02 »*.
cauíà que des désordres dans la Religion Protestante qu’il embrassa. On dit nn’il rJ ■ wlecteur de Saxe, en qualité de son Ministre à la Dicte de Spire, Tan ifzó, Sel celle d’AugsbUmlan if 30 ; niais il est fur quil ne fit ces deux voiages, qu’en qualité do MmissraMmicU. II est wai queV Comte fa fit wccïtiJU ce íemri'son Ministre prêcha. ouclquefois devant l’Electeur; & voilà l'origine de klnéprifc Agricoh tréussit pas mal a prêcher : cela lui fit croire qu’il étoit un grand personnage, & qu’il pouvoir s’é-lever aU desius de Melanchthon. C’est pourquoi, il écrivit contre lui, en ifZ7 (c). Son humeurinquiète Sc ambitieuse Tengagea en 1536 à demander permission de sortir de sa patrie où il éxer-çoit le Mimstere & la. Pnncipahté du College, Sa demande fut accompagnée de plaintes, & parutíi déraisonnable au Comte de Mansfeld , qu’il n’obtmt son congé qu’avec de fâcheux reprochesd’ingratitude , d’avaricc , & d’ivrognerie ; outre qu’on lui dit qu’il avoit exercé fa charee néssiigemment , & plus disputé contre les Evangéliques, que contre les Catholiques. II s’en alla àWittcmberg , & y obtint une chaire de Professeur & de Ministre. II enseigna des doctrines peuédifiantes touchant l’uíage de la Loi sous T Evangile : én un mot, il devint fondateur de la lectAntinomienne (d). Luther , qui avoit été son bon ami {A) , Tattaqua bien rudement ôcTobT^gea à promettre qu’il rétracteroit ses erreurs ; mais pendant que Ton travailloit à dresser le fmulairc qu’il devoir signer , Luther fit de nouveaux Livres , dont Agricola sc sentit tellement < v~-qué , qu’il présenta (e) à TElecteur une requête fort choquante contre son Antagoniste où il seplaignoit entre autres choses, qu’on lui imputoit des fentimens qu’il n’avoit pas. Luther lui’réponditavec tout son feu ; & , pour ne demeurer pas chargé de la note de calomniateur public il fit ve-nir des attestations d’islebe, fur quelques conversations particulières d’Agricola Les ThéoJo"giens de Wittcmberg accoururent au secours dc Luther, & prononcèrent que’ses accusationsétoient bien sondées I,’Electeur de Saxe bien embarrassé avoit fait donner des Juges aux PartiesSc témoigne qu il iouhaitoit qu’on trouvât des voies Raccommodement 3 & puis il fit promettraà Agricola de ne se point retirer avant la fin du procès. Cette promesse fut violée : Aericoh seretira tout doucement á Berlin (/) , fans attendre la réponse à la demande qu’il avoit fàite de Voncongé. L’Electeur de Brandebourg tâcha de le réconcilier avec Luther ; mais il n’y.eut rienà fiiire que fous 1 une ou 1 autre de ces deux conditions , ou qu’Agricola reviendroit poursuivre lejugement du procès, ou qu’il donneroit par écrit une rétractation de ses erreurs, & des injures
(A) Luther .... avoit été son bon ami.'] Ils étoient dela même ville. Nous trouvons qu’Agricola servit de Se-crétaire à Luther dans la Conférence de Leipsic , en1519 (1) , & qu’il fut envoie à Francfort, en 1515 (i),avec une Lettre sse Luther aux Magistrats, pour y être
qu’il
l’un des Ministres de I’Evangile. L’Auteur que je ci-te (3) censure Mr. Varillas, qui a dit que Luther n'entre-prenoit rien de considérable fans Agricola. .C’est pousserla chose trop loin , & l’on ne saurait donner des preuvesde ce fait-là. r
(S) Melch.Adam, Vif.Medicof.P«g. S o.
(7) Scaligí"rana prima»pag. 80.
(8) Virgíl.Aneid.
Lib. l, f. tt.
st/)D;iù,ispdVirgiliiimAn. Libr.U
f-
(10) PauL.lichen
Theatr.Vi-tor. illíistf*f*g. 123 *-
(n) Dms taChronique &Misait.
(ì)
dors.
Luth. Libt-
m ,
30