(c) Agiippa,Epist. 7 .L'tbri I.
(d) Epist. XJJbri 7 .
(e) Epist.xvu
Libri /.
(f) Volet,son Expostu-latio cumJoanncCatiUneto ,ïratrumFíancisca-iiorum verBurgunaiamfiovincialiMinistïo. .CperumTomo ll ypage 5 oS.
feì Votezl* Epître’ De'-dicatoire de ceTraité , datéed’iAnvers yAH mois d* iA-vril 1529.
(î)Thcvct,Histoire desHommesillustres,Tom. Vil +
pAg. 2 Z 2 m
JEdit. deParis y en1671, en7 vol.in 12,
(4) Agrip-pa , Epist.XVI IILibri VI,k--L- 97 °-
(î) Jim -Epist. XIXJLìbri II,fur. 736.
(á) lion,Epist. XXJLìbri Vil,pag. 1021.Vo-icz. aujjìp*g 737 »J 77 .
(7) Idem,Epist. XXILibr. Vil.pag. 1021.
(8) Idem,Epist. IV iX Libri I.
(9) Idem,Ogcrum
Tor/ì. 21 9
pag. S 10.
(10) Idem >Befenf.Tropoíit.f a g- 5 Sâ.
(11) c'est ,
XXXVIIIdíl I Liure,parmi celles
4’Agrippa.
104
AGRIPPA.
eut d’abord un emploi de Secrétaire> mais, comme il étoit aussi propre à Pépée qu’-à la plume,il prit ensuite le parti des armes, & servit sept ans cet Empereur dans l’armée d’Italie (C). II sesignala dans plusieurs rencontres, Lc il obtint en recompenie de ses beaux faits le titre de Cheva-lier. II voulut joindre à ses 'honneurs militaires les honneurs académiques (D) ; il se fir doncrecevoir Docteur'en Droit, & en Médecine. On ne peut nier que ce ne fût un trës-grand, esprit,& qu’il n’eût la connoissance d’une infinité de choses Sc de plusieurs langues (fi) ; mais fa tropgrande curiosité, fa plume trop libre, & son humeur inconitante, le rendirent malheureux. IIchangeoit éternellement de poste : il se íaisoit par tout des affaires> Sc, pour comble d’insortunc,il s’attira par ses Ecrits la haine dct gens d’Eglise. On voit par les Lettres qu’il avoit été en Fran-ce avant Vannée ip 7 ( c ), qu’il voiagea en Espagne Pan iyo8 (r/), Sc qu’il étoit d Dole cn1 pop (e). II y fit des Leçons publiques (F ), qui le commirent avec le Cordelier Catilinet. LesMoines, encetems-là, soupçonnoient d’erreur ou d’hérésie tout ce qu’ils nentendoient pas:comment auroient-ils souffert qu’Agrippa expliquât impunément le mystérieux Ouvrage de Reu-chlin de Verbo mirifico ? Ce fut la matière des Leçons qu il fit a Dole, en Vannée 1 pop, avec un fortgrand éclat. Les Conseillers mêmes du Parlement 1 alloient entendre (f). Pour mieux s’iníì-nuër dans la faveur de Marguerite d’Autriche, Gouvernante des Pais-Bas , il fit alors le Traitéde VExcellence des Femmes (£)-, mais la persécution qu’il souffrit de la part des Moines Vempêchade le publier. II leur quitta la partie, Sc s’en alla en Angleterre {h), où il travailla fur les Epî-tres de Saint Paul (;), quoi qu’il eût entre les mains une autre affaire fort secrete. Etant repasséà Cologne, il y fit des Leçons publiques fur les questions de Théologie qu’on nomme q uodlìbe ta-ies ; âpres quoi, il alla joindre en Italie l’armée de l’Empereur Maximilien, & y demeura jusquesà ce que le Cardinal de Sainte Croix l’apellât à Pile. Agrippa y auroit fait paroître ses talens,en qualité de Théologien du Concile, si cette assemblée avoit duré. Ce n’eût pas été le moiende plaire à la Cour de Rome, ni de mériter la Lettre obligeante qu’il reçut de Léon X ((?),& d'où nous pouvons conclure qu’il changea de sentiment. 11 enseigna depuis publiquement laThéologie à Pavie, St à Turin {k). 11 fit des Leçons ihr Mercure Trismegiste a Pavie, Van
iyip (i). Sa sortie de cette ville, la même année, ou Vannée suivante, tint plus de la fui-te , que de la retraite. Cela paroit par fa Lettre XLIX du premier livre comparée avec laLIL 11 avoit des lors femme Sc enfins (fi/). II paroit par le second livre de ses Lettres, que
ses
(h) c'est\eb
Londres queson ExpostU"latio efi d* 0téty en l$io*
(i) AgrippéDefensioProposit.pag. 5 96.
( k.) U- Aií
pag. s96.
(!) Agrippa rOpeiumTom. 11 .pag. 1073.
Thevet.par une plus grande faute,a débité,qu’Agrippa na-quit à la -ville de Nestre (3). Je ne sai rien du pere de notreAgrippa, linon qu’il servit la Maison d’Autriche (4), 8cqu’ìl mourut vers le commencement de l’année 1518 (5).
(C) ll servit sept ans ...... dans Varmée d'Italie.']
Le Sieur Freher, qui ne se hasarde que rarement à sortirdes bornes de ccux qu’il copie, a voulu ici agir en maître,
& faire voir qu’íl pouvoit dire ce que Melchior Adam n’a-voit point dit. Mal lui en a pris ; car il fait commencer
. ces sept années à Tan 1508, 8c finir à Tan 151 y. S’il avoitbien fu son Agrippa, il n’auroit pas ignoré que cet Auteurétoit en Espagne Tan 1508, à Dole l’an 1309; en Angle-terre Tan 1510. II faut que cette semaine d années ait com-mencé en 1511, 8c qu’Agrippa ait prétendu avoir passé auservice militaire de l’Empereur tout le teins qu’il demeuraen Italie. Ma is ses propres Lettres Teussent trahi, fi Tonse fût mis à compter. On ne voit point, que depuis qu’ilmonta en chaire à Pavie en 1515 , il ait eu de Temploi dansles années. Quant au reste, le Sieur Freher , en tout cequ’il copie de Melchior Adam , se contente des fautes decet Auteur, il n’y en ajoûïe point d’autres. Voiez sonThéâtre, à la page izzi.
(D) ll voulut joindre à ses honneurs militaires, les hon-neurs académiques .] II est bon de voir comment il s’exprime.Utriusque suris Medicinarum Doiïor evafi, antea etiamAuratus Eques ; quem Qrdintm non precario mihì redemi , nonà transmarina peregrinatione mutuavi, non in Regum inthro-nisatione impudenti insolentia surripui , jed in publicis prdiismédia acie bellica virtute commerui (6).
(Ji) Plusieurs langues. ] II en fa voit huit ; & , de cegrand nombre,il n’y en avoit que deux, qu’il n’entendîtpas en perfection. II nous le dira lui-mcme , fans fairetrop le modeste: n’apréhendons pas de lui faire tort, enTestimant selon le prix où i! se met. Offo lingmrum medio-criter dodlus, sedillarum sex adeo peritus ,nt fingulis nonloquimodo er ìntelligere,sed est eleganter orare, diiìare ,esrtransferrenoverim, tum prater multìmodam etiam abstrujarum rerumcognitìoncm ,peritiam, çjr cyclicam eruàitionem , utriusque surisejr MeáhinarumDoíîor evafi (7). II travailla de fort bonneheure à la Pierre Philosophai e, 8c il paraît qu’on l’avoitvanté à quelques Princes comme un excellent sujet pour legrand Oeuvre ; ce qui mit quelquefois en risque sa li-berté II est fstr qu’un homme, qu’on croiroit capa-ble de faire de l’or auroit à craindre que quelque Princene Temprisonnât. On voudroit se servir de lui, 8c em-pêcher que d autres Princes ne s’en servissent.
(F) ll fit des Leçons publiques à Dole.] II semble se con-tredire lui-même sur ce sujet; car tantôt il assúre qu’il les fitfans avoir de gages, 8c tantôt qu 1 il avoit des gages : PublicisPraleííienibus , quas ad honorem illustrijfima Principis Marga-reta zjr unici studii Dolani fec't gratis. C’est ainsi qu’ilparle dans fa Plainte contre le Cordelier Catilinet (ç\Mais ailleurs, il dit qu’il fut aggrégé au Corps des Profes-seurs en Théologie , 8c gratifié d’une pension. In DolaBurgund'm publ. ledlura sacras literas profejjkssum, ob quam abhujus ftudìi Doôloribus in Collegium receptus , insuper regentia ejrstipendiis donatussum (io\ Le moien d accorder ceschoses est de dire qu’au commencement il liíoit gratis, 8c
t dans la fuite pour de Targent.
(Gj La Lettre obligeante qu il reçut de Léon X (11).] Elleest datée de Rome, le iz de Juillet r5r3, 8c signée PetrusJBembus. ll y est loiié de son zèle pour le Saint Siégé Apos-
(12) Oper.Agrippa.
Tarn. II.
pag. ISO.
tolique ; & cela > fui le bon témoignage que le Nonce luiavoit rendu. Ex literis venerabilis fratris Er.nii Epifcopi Ve-rulani nuncii noftrt , aliorumquesermonibus de tuâ insantdamXedem Apostolicam devotione, deque tuo in eius libersate incolu-mìtateque tuenia fiuiio âiligentìàque intellcxtmus : quod quidemnobis gratijfimum fuit. &uapropter te ìn Domino magnoperecommendamus , lauâamujque ijìurn anïmum atquevirtutem ( 1 z).
Notons que ce Bref ne peut pas servir à disculper Agrippapat raport aux accusations de Nécromantie (13); car ilprécéda de plusieurs années la mauvaise réputation de cethomme-là.
(H) ll avoit des lors femme cr enfans.] Quoi que je meserve du nombre pluriel , je sai qu’il n’avoit qu’un fils.ëjuorfum, quiso , in tam sujpelîa t empestât e una tum uxorefilioque ac samtlia confugistein ,reliâlà Papu domo acsupelletrile,
rebusque omnibus? C’est ainsi qu’il parle dans la XLIX Let-tre du II livre. 11 étoit fort content de fa femme; 8cvoicice qu’il en dit en un autre lieu : Ego quidem Deo omnipotentiinnumeram habeo gratiam , qui uxerem mihì conjunxit fecun-dum cor meum , virginem nobilem bene moratam, adolejcentu-lam, formosam, que ità ad meam vivit consueludinem, ut necontumchojum verbum inter nos intercidat , atque quo fœl'tcijst-mum me dixero , quorfum se res vertunt, in prqfperis est adver-fis, femper ttqtìe mihì benïgna, affabilis , constant, íntegerrimiammi, Jani confilii , femper apud Je manens (14). II n’y aqu’une chose qu’il ne dit pas : c’est si elle étoit riche ounon ; car, Tailleurs, il la représente doiiée de tout ce qu’ilpouvoit souhaiter , belle, jeune, vertueuse, de famille no-ble, 8c d’une complaisance qui ne se démentoit jamais. IIla perdit Tan tyzi , 8c voulut, je ne sai pourquoi, quellefût enterrée à Mets, où il ne demeurait plus (s5). II avoitfoin de recommander que Ton s’aquitât de tous les anni-versaires qu’il avoit fondez pour Tame de la défunte (16).
11 convola en secondes noces à Geneve, Tan 1512 (17).
II ne se loue pas moins de cette seconde femme , quede la première. Ante biennium hoc , dit-il (18) ,[ecundamuxo-rem duxì , virginem nobilem puhherrimamque , qua adeo aimeam vivit cor.suetudinem ,ut nescias iftane priorem ,annehancilla , utra alteram in amando obfequenâoquc aquet an superet.
La derniere surpaffoit de beaucoup l’autre en fécondité:il ne vint qu’un fils de la prémiere ; la seconde accouchatrois fois dans deux ans, 8c une quatrième fois Tannée sui-vante: Duos ista mìhi filios peperit ,ambosuperflues, filiamqueunam qua vïta excejfit (19). . . Uxor mea jam partui proxi-ma est (20). II ne dit pas si elle étoit riche ; mais un de Í 42 -ses amis assûre quelle l’étoit. Te nunc degere Gebennis, illìc-queproba ,nobilì ,formosa ,ac locupleteduSláuxore inartisApol-linea experimentis clareresingulariser (zi) : mais il ne me lepersuade point ; car les Lettres d’Agrippa, depuis le se-cond mariage , ne prêchent pas moins la misere , qu’au-paravant. Le troisième fils, qu’il eut de son second ma-riage, eut le Cardinal de Lorraine pour parrain (zz). Lorsqn’il partit de Paris pour Anvers, au mois de Juillet iyz8, citri U 1il laissa sa femme grosse à Paris (13). Elle accoucha de son pag. c,-r -cinquieme fils à Anvers le 13 de Mars 1529 (24), 8c mou-rut au mois d’Aout 152.9, à Anvers, extrêmement regret-tée de son mari, comme on le voit dans la LXXXI Lettredu V livre: elle avoit près de 27 ans accomplis. Je n’aipoint remarqué qu’il fasse mention de son troisième ma-riage dans fes Lettres ; mais on fait Tailleurs, qu enTannée 1535 , il répudia fa femme: Vbi conjugem Mechli- .
nitnsem Bonn* répudiait anno tricefimo quinto supra sesquimil- pag. 9 ¥-
lesimutn
(-3)0» . _
V emploie A cl*usage cnque fetson »datts CreniïAnimadv.îhiloL. &Histor.
Pan. 7 /,pag. 14
fl4) Ag sirpa, Epist.XIXLìbr. 11,
P a S* 7Z6.
(1 s) Epist.VinLibri JIIp/"F. 787 .
(i«) Epist»XIXLibri iVypag. 84 6.
(17) TpjífcXXXlltLibri IV,
paf. Soo.lVide ctibW*fag. 851,
(18) Epist*LX. Libri llU
pag. 81 S.
(19) Ièid..
(20) Epist»LXXlV.Libri 777 ,
H6.
sîT) Epist.XXXIlíLibri 777 »pag, 8oo#
f22) Epist-L XX VIri 7 / 7 ,SZ 7 -
1 - 3 ) Epist'
LV Libn r*pag. 933 *
( 2 +) Ep fL XVII*L : bri V,