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Tome premier. A - B.
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ÏII

AGRIPPA. AGUIRRE.

Lion , en deux volumes in 8 , est mutilée dans un endroit qui pouvoit déplaire aux gensd’Eglise (X).

>' 15 ) Idem,XIX

t% $os>.

t Uo ) Agr.

XIXítíri V,

Soy.

nd postulat am philofophiam attinet , te fcire volo , qitod om-nium rerum cognofccre opificem ipfum Deitm , est in illum t ot afimilitudinis imagine ceu estent iali oguodam contactu stve vinculotranfire, quo ipse transformeris, ejstcìareque Drus, ea demumitéra solidaque philosophia fit : quemadmoàum de M.o’jse ait Do-minas , inquiens : Ecce ego constitui te Deum Plvaraonis.Híc est illa ver a er fumtna mirabilium operum occultistima philo-sophia. Clavìs ejus Intelleiim est. ffhiantô enim altiora intelli-gimus, tant o sublimions induimus virtutes , tantoque majora ,b facilius , er efficacius operamur. Ver'um intelleèìus nostercarni inclustis corruptibili, ni fi viam carnis superaverit ,suerit-que propriam naturam sortitus , divinis illis virtutibus non po-terìt unirì [non enim, ni fi fibi quàm fimilibus congresmnturjac pervìdendis illis occultistïmis Dei or Naturs. secretis omninoinefficax est: atque

Hoc opus, hic labor est, superas evadere ad auras.

. Mori enim oporttt, mori, inquam, mundo or carni,.

acsenfibus omnibus, ac toti homini animali, qui velit ad hacsecretorum penetralia ingreài : non , quod corpus feparetur abanima: sed, quod anima relinquat corpus. De qua morte Pau-lus scribit Colostenfibus : Mortui estis, & vitavestra abscondi-ta est cum Ghristo : cr alibi clarius de feipso ait, Scio homi-nem, in corpore, vel extra corpus, nelcio (Deus ícit) rap-tum , usque ad tertium cœlum : or qua reliqua sequuntur(119). „ Cette précieuse mort, continue-t-il, n’est ac--> cordée qu à un petit nombre de gens chéris de Dieu, ou>> gratifiés d’utie influence benìgne de l’étoile, ou soutenus„ de leurs mérites, & du secret de l’art.,, Ha c , inquam,preciosa in conspectu Domini morte mori oportet, quod contingitpaucijfimis, or forte ncn Jemper. Nam id

Pauci, quos aequus amavit

Jupiter, aut ardens evexitad aethera virtus,

Dits genitì potuere : prhnìtm, qui non ex carne or sanguine ,seàex Deo nati sunt : proxime, qui Natur& beneficto ac coelorumgenethliaco dono ad id dignificati sunt : cateri meritis nitunturor arte, de quibus viva vox te certiorem reddat (izo). II re-conoit ingénument qu’il 11’est pas du nombre de ces favorisdu Ciel, & qu’il n’espere pas même de parvenir à ce hautdégré de bonheur ; car il s’étoit toujours trouvé dans lestourbillons de la matière, homme sensuel, attaché à unefemme , à la chair, au monde, aux soins domestiques, &c.11 veut seulement, qu’on le considéré Comme un portier

qui montre aux autres le chemin qu’il faut tenir (izi). Ve-rìsm hoc te ddmonitum volo , ne circa me decìpiaris , ac fi egoaliquando divina pastits, tibi ifia pradicem, aut taie quid mìhiarrogare veltm, vel conceài poste Jperem, qui hailcmts humanosanguine sacratus miles , Jemper feré atdicus , tnm carnis vin-culo charistima uxori alligatus , omnibufque instabilis fortunafiatibus expofitus, totufque à carne , a mundo, à domejlicis cu-ris transverfum aéius , tam sublimia hnmortalium deorum do-na non sum adsecutus : sed accipi me volo velut indicem , quiipse semper pr&foribus manens , aliis , quod iter ingreâicndumfit , ostendo (izz).

(X) Mutilée dans un endroit qui pouvoit déplaire aux gensd'Eglise.} L’Auteur déclame dans cet endroit-là contre laloi du célibat, & dit que peut-être ceux qui en font les pro-tecteurs , aiment mieux souffrir le concubinage que le ma-riage des Prêtres , parce qu ils retirent un gros revenu de 1 apermiffion qu’ils leur donnent de tenir des concubines. IIajoute qu’il a lu qu’un certain Prélat se vanta à table, (sa-voir dans son Diocèse onze mille Prêtres concubinaires ,qui lui donnoient un écu chacun tous les ans. Voilà unpassage qui ne paroit pas dans l’Edition de Lion. Mr. Cré-nius , qui a fait cette découverte , s’est bien plaint de cettesupercherie. Voici ses paroles : Malâfide , per Beringos fra-tres, Lugduni anno MDC in 8 1, edita sunt Henrici Cornelït

Agrippa . Opéra ; utpote in quâ multa omisfa sunt edi-

tione , qus. in prioribus erant. Atque ne hoc gratis dixistè vi-dear , capias exemplum è trablatu de Incert'.Piàaze c T VanilateSciemiarum atque Artium, in cujus C. LXIV, pag. m. 189, deLenonia, sequentia hac, qu.i ex cptima, recognita , plena , Vscholiis marginariis (retineo vocem in titulo libripofitam) illus-trât á editione, fine loci adjeilione, anno M D XXXVI, in 8 1 ,excusa , admoàmn rara , daturus sum , in Zugdunenfi planedempta sunt : Jam verò etiam lenociniis militant leges at-que canones , cum in potentum favorem pro iniquis nup-tiis pugnant > & justa matrimonia dirimunt : sacerdotesquesublatis honesiis nuptiìs turpìter scortari compellunt : ma-lueruntque illi législatures sacerdotes fuos cum infamiâ ha-bere çoncubínas , quàm cum honestâ famâ uxores , fortequia ex concubinis proventus illis est a m pli or. De quo le-gimus gloriatmn in convivio quendam Epìscopum, habereíe undecini millia socerdotum concubinariorum , qui in fin-gulos annos illi aureum pendant. Hue omnia , ex alia forteplura , neque enim integrum haâîenus contuli , pro more eraíe-runt Adverfarïi , clarttm reimquentes documcntum illorum quideditionibus tribuendum (1Z3).

( 121 ) Cntfé-rez. avec celAIcs Suisses dehïFoi don: leSieur Parifocparle dans fortLivre dâ LaFoi dévoiléegar la lLai-íon. On entrouve dcsEx-traits dans lesNouvellesde IaKepub*des Lettres,O cl. 1685,

1140 &

suiv .

(122) Agr.Epist. XIXLibri V j paft,L>o§, 910,

(12O ThcH'

mas Crenius,AnimadverílPhiloiog..Historie.Parte II,

AGUIRRE. La Bibliothèque des Ecrivains Espagnols fournit cinq ou six Auteurs qui ontce nom-là. Le plus considérable de tous est, ce me semble , Michel deAguirre, natifd’Aspeitia , au Diocèse de Pampelonne , dans la Province de Guipufcoa. C’étoit un Jurisconsulte,qui, pendant qu’il étoit membre du College de Saint Clément à Boulogne , écrivit pour les pré-tentions du Roi d’Espagne , Philippe II , sur la Couronne de Portugal {As. II éxerça la chargede Juge en divers Tribunaux du Roiaume de Naples , & p>uis il eut en Espagne la charge de Con-seiller au Conseil de Grenade. II mourut en If88 (a). Ceux qui continueront POuvrage de Don M à tt.Nicolas Antonio , auront un Aguirre infiniment plus célébré à y placer. Je parle de J o s e p h bUothéa ^Saenz de Aguirre, Bénédictin, l’un des savans hommes du XVII siécle. II étoit Censeur scriptoimn8c Secrétaire du Conseil Suprême de Plnquisition en Espagne , premier Interprète de PEcrituredans l’Université de Salamanque , & il avoit été plus d’une fois Abbé du College de Saint Vin- I02 -cent, lors qu’en 1686 il fut honoré du chapeau de Cardinal, par le Pape Innocent XI. II avoit en-trepris un très-grand Ouvrage (b) , & il n’a pas laisi'é de s’y apliquer tout de bon depuis son Car- W L’Edìtìondinalat. Ceux qui voudront s’en former une juste idée, doivent lire le Prodrome qu’il publia à tmdUstínusSalamanque, Pan 1686 {B) ; ou, s’ils ne Pont pas, les Extraits qu’en donnèrent les Journalis- « Ef^nc.tes ( C). : On l’a cru pendant quelque tems P Auteur d’un Ouvrage fort docte contre les décisionsdu Clergé de France de Pan ióoz (D) ; mais on a su enfin le contraire (c). Les conjectures n'é-

O , . ld\emarquQ

toient [d).

L’Article, qui concerne FOuvrage dont je parle ici, est très-Ciirieux : l'on y donne des avis fort adroitement à Mr. leCardinal de Aguirre , fur ce qu’il a déclaré qu’il vouloir ga-rantir pour bonnes plusieurs Décrétales , que tous les Savansjugent suposées.

(D) On l’a cru l'Auteur d'un Ouvrage fort doBíe (i) contre les (i) Votiz. cedécisions du Clergé de France de l'an i68z.] En voici le titre: en susdit

Traílatus de Libertatibus Ecclefia Gallican*, continens amplam ^"X->u-discustìonem Declarationis sadfs ab Illuslrissmis Archkpiscopis ZVEpiscopis Panfiis mandate reglo congregatis, anno lóSz : Autio- des Lettres,re M. C. S. Theolog. Doblore. Leodii, apud Matthiam Hovium, Mois de Jml-1684 , Superiorum permistu. Jki lu une Préface de FAbbé lct J 58 !»Faydit (z) , où , entre autres choses , il fait espérer la résu- rtlCL ‘ ! -tation des principales maximes du Traité de Libertatibus Eccle- Voiez.

liaa Gallican» adverses quatuor proposition es Cjeri, impri- l’Extraitd’mimé à Liege, C? attribué a Monsieur le Cardinal d'Aguirre, & Sermon prêchéa. Monsìgnor Cazzxni. Et voici comment il parle dans la lì i>°urde St.page 184. L' Auteur du Traité de Libertatibus Ecclefiœ Gai-licanae , ou plutôt les Auteurs ; car japrens qu ils font plu- cnveTàPa-fieurs qui ont travaillé à cet Ouvrage, ci? que tous les Docteurs r is , impriméRomains <y; ont épuisé toute leur science , quoi que ce soit un tris- à Liege, exmédiocre Ouvrage : ces Auteurs , dis-je, soutiennent, crc. Mais lSS 9 -volons un peu ce que dit F Auteur de la Lettre d'un Abbé à .un Prélat de la Cour de Rome sur le Décret de {inquisition du Estasse me7 Décembre 1690 , contre 31 propositions. „Nous-mêmes (3), p 0 n fait p*r-„ dans nos Assemblées, nous Lavons pas feulement la li- i tr , pag. s s><

„ berté

(A ) ll écrivit pour les prétenfions du Roi d’Espagne ....sur la Couronne de Portugal.} Son Livre fut imprimé à Veni-se , l’an 1381 , ions ce titre , Responsum pro succestìone regniPortugallu pro Philippo Hispaniarum Rege, adversus Bononien-fium, Patavinorum, ev Perufinorum coUegia. Befoldus Fa in-séré dans son Recueil de Conseils.

(B) Le Prodrome qu’il publia h Salamanque, en r686.] EnVoici le titre : Notifia Concilìorum Hispanitt atque novi Orbis,Epistolarum decretalium ar aliorum Monumentorum sacra anti-quitatis ad ipfam spectantium , magna ex parte hactenus inedi-torum, quorum editio paratur Salmantics cum Notis CV Disser-ta tìonibus, fitb auspiciis Catholici Monarcha Caroli II : studioC? vigiliis M. Fr. stofephi Saenz de Aguirre. Salmantica, apudLucam Perez , Univerfitatis Typographum, 1686, in 8.

Notez que ce Cardinal n’a pas suivi en toutes chosesdans F éxecution les idées de son Projet. Ceux qui n’au-ront point les IV Tomes in folio, qu’il a publiés à Rome,fous le titre de Collectio maxima Conciliorum omnium Hifpa-nh ey novi Orbis este , n’auront qu’à lire les Extraits que lesJournalistes de Leipsic en donnent dans leurs Acta Erudito-rum de l’an 1696.

(C) Les Extraits quen donnèrent les Journalistes.} Mes-steurs de Leipsic en parlèrent dans leurs Acta du mois deIjevrier 1688. L’Abbé de la Roque en donna un Extraitaans son Journal du 13 de Janvier 1687. Je m’étonne que

ce Journalisait point paru dans les Editions de Hollande,