(e) Voîez, U'Efmarqae
(*;•
(f) Daxnalt,Antiquitezd’Agen,fag. ioo.
(7) Méze-íai, AbrègeChronol.
Tom. lli ,/î 24.
AIGUILLON. A I L L I.
ville (C) -avec les conquêtes qu’ils firent long-tems âpres. Mézerai s’embarraíîè beaucoupà Taffitire dont je parle (e). Aiguillon n’eut pas entièrement contre les Anglois le même avan-
Normandie3 car, lors qu’ils l’afficgérent, en 1430, ils ne prirent
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tage que contre le Duc de Normandie j car, lors qu':point le château: ils prirent seulement la ville, Sc ils la pillèrent (f).
fottlorig: & c’est parler improprement, que de dire que 3 e fuU , quod Carrs, nus or ; idem netnus Aricinum , quod Hercy*Duc de Normandie s*y étoit opiniâtré (7). II faloit mettre à nìmfultus: Tregella , quod Geforiacutn : Tiberìs r quod Eufhra-*
^ r tes. Coriolus quoque (pro pudor) vìâîus, adeo glorU fuit , ut
captufn oppidum Cajus Maraus Coriolanus quasi Nnmantiamaut Africatn nomen induerìt (8). Mais quelque honte qu’ily eut pour les François, à n avoir pu prendre Aiguillon a-vec tant de gens commandez par le 61 s aine de leur Roi, cefut une grande gloire pour les Anglois, d’avoir défendu fi
long-tems ce poste.
(<t) En Latin-,
• Petxus deAlliaco , quab Alliaco, 'ou ab Aiya-co, ou Al-liaceníîs, ouAHiacus, ouAilliacus,
&c.
O) Thevet& Vossius,dcHist.Lat.b 548 ; de 8c.
■Math. £.18 2 ,
228 , L* en font•Archevêque.
(c) Votez, la\emarque(^)
<d) C estP AntipapeClement Vil ,quisiégeait àAvignon .
{<■) C’etoitun Arago-nois , nomméJean de Mon-tesm , quimoit la Con-ception imma-culée de laVierge.
(f) ScionMoréxi, ce
fut ÇEvichéde Belleììmais il fetrompe.
(5) Morértdit que ce futà Pise : U fetrompe.
Fan 1345 l’arrivée de ce! Prince à Toulouse.
(C) Lors qu ils comparoient les prémieres guerres de leur vil-le.'] Voiez Florus, 8c son style plein d’exclamations. Sa-ra (quis credatf) cr Algidum terrori fuerunt: Satricum at-que Cornkulum provmcU. De Verulis C Bovtllis , pudet, sedtriumphavimus. Tibur nunc fuburbanum CT sstiva Prmeste dé-lient , nuncupatis ìn Capitolio votis petebantur . idem tune Fx-
AILLI (a) (Pierre d’) Evêque dc Cambrai (b) , & Cardinal, naquit à Compiegne enPicardie (A), l’an 13so. Sa famille étoit fort obscure: quelques-uns disent qu’il futSous-portierdu College de Navarre (c) ; mais ils fe trompent. 11 n’entra dans ce Collège, qu’environ l’an137t. 11 y fut reçu Boursier, parmi les Etudians en Théologie. II étoit alors Procureur de lanation de France dans l’Université de Paris, 6c capable dc s’ériger en bon Auteur, comme il le té-moigna par des Traités de Logique (B) selon les hypothèses des Nominaux, 6c par des Traitez furla nature de l'Ame , 6c fur celle des Météores. II fit paroitre tant de pénétration 6c de nettetédans ces Ouvrages, qu’il jetta par là les fondemens de cette haute réputation où il s’est vu élevé.Une réiiffit pas moins dans l’explication de Pierre Lombard, en l’année 137s. Cette heureuseapplication à la science de T Ecole ne T empêcha pas de devenir bon Prédicateur. II obtint le Doc-torat en 1380, 6c un Canonicat à Noion. II fut rapellé à Paris quatre ans après, pour y exercerla charge de Grand Maître du College de Navarre. 11 y eut une infinité de disciples 6c entreautres Jean Gerfon, 6c Nicolas de Clémangis. II plaida avec tant de force, en 1387, devant lePape (d ), contre un Jacobin ( e ) apellant de la sentence que la Faculté de Théologie de Parisavoit prononcée contre lui, qu’il obtint la confirmation de cette sentence. 11 fit aussi un Traitécontre ce même Jacobin. Cela le mit dans une telle réputation, qu’en 1389 il fut fait Confesseur8c Aumônier de Charles VI (C), 6c Chancelier de T Université. Cinq ans après, on lui con-féra la prémiere dignité de la Sainte Chapelle de Paris ; c’est celle de Thréforier. Tant de diffé-rens emplois n’empêchérent pas qu’il ne s’apliquât fortement à chercher les moiens les plus effica-ces de faire ceíscr le schisme qui divisoit TEglise Romaine. 11 alla trouver, de la part du Roi,T Antipape Benoit XIII, en 1394; 6c il lui rendit un témoignage si avantageux à son retour,qu’il fut résolu au Conscil du Roi de le reconoitre pour le Pape légitime. II obtint l’Evêché duPuy en Veílai (/), fur la fin de Tannée 139s, & celui de Cambrai, au commencement de Tan-née suivante. II fut fort considéré de Bonince IX ; 6c il se servit de cette faveur, pour faire établirThéologal dans toutes les Eglises Episcopales du Roiaume. 11 prêcha à Genes, Tan 140s, fur
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sir Cathédrale de Cambrai. II fit de grans biens au College de Navarre (E)
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le mystère 3 e la Trinité, devant le Pape Benoît XIII, 6c persuada*à ce Pape de faire célébrer àtoute TEglise la fête de la Trinité. II fit admirer son érudition 6c sa prudence dans le Concilede Pise, Tan 1409. II avoit soutenu à Paris, dans toutes les assemblées, où l’on avoit délibéré sorles rémedes du schisme, que 1a feule voie de T éteindre étoit la convocation d’un Concile gé-néral. Deux ans après, il fut promu au Cardinalat (g): il alla en Allemagne,Tan 1414 en qualitéde Légat du Pape. II présida à la troisième Session duConcile de Constance: il compost trois Ecrits
6c destina de gran-des
(t) .Avalìiunoium ,Hist. Coll.Nav, p. 137-
(2) Thevct,HommesIllustres,Tom. VII,pag. 86 deCÉlit. ìn 12.
{3) GefnetiBiblioth.
fol A 43 verso.
(4) Wcíïê-ìus de Fo-testate ïa-pz, Cap. IX,íipnd Lau-noium,
Hist. Naval,f ‘g. <âS-
(5) Lau-noius , ibìd.t*l' I 34 > 476 .
{A) Naquit à Compiegne en Picardie.] Cela paroit par lesRegîtres publics de TEglise de Cambrai (1) : on peut doncmettre dans la liste des mensonges de Thevet ce qu’il dittouchant la patrie de Pierre d’Ailli. Il fut natif d'Allema-gne, dit-il (2) , en un village sort obscur, dit Ailly, dont aujji,póur la vilité de ses parens, il a tiré fa dínomimùfon. llfutjipauvre, que pour avoir moyen de vacquer à l'eftude des lettres ,il fut contraint de servir de Sous-Portier au College de Navar-re. Volaterran avoit déja publié que Pierre d’Ailli étoit Al-lemand (3).
(B) Par des Traités de Logique.] II l’entendoit parfaite-ment ; 8c c’est à cela, qu’il fut redevable de la force 8c delladreffe avec quoi il foutenoit ses opinions, 8c renversoitcelles d’autrui. Le célébré Wesselus, de Groningue, enparle de cette maniéré. SluisunquamadillumapicemTheolog'u.quo Petrus de Alliaco confcendit abfque definitìombus, divtjìonibus,argumentationìbus , inflantiis logicalibus ,perveniret ? In difputa-tianibus dico ubì difcujjìone dijertd opus eft. Squomodo Petrus‘foannem de Montejono in Rota de errore quatuerdecim illarumconcluftonum concujjtjfet , nïfi diftincïione multiplici , aut elenchiignorantia antécédente vel conséquente delufum docuijfet ? Opus igi-tur Théologies Logicam inferre. Et Gerfon ipse, quo tandem tan-ttts ipfe Theologus, riifi per accuratijfimam illam fuam MagiftrìPétri Logicam evasit (4) ? On doit remarquer, que Mr. deLaunoi croit que ces mots du passage qu’on vient de lire,Rota de errore, ztc, etoient le Titre d’un Livre fait par Pier-re d’Ailli; mais j’aimerois mieux entendre par Rota lelieu où le Pape entendit les Difputans. Quoi qu’il ensoit, c’est sans doute la Dialectique qui contribua puissam-ment à cet éloge de Pierre d’Ailli ; Aquila Francis, atque aber-rant ium à veritafe maliens indeseffus (_$).
(C) Aumônier de Charles VI.j Voyez du Peyrat, à lapage 345 des Antiquitez de la Chapelle du Roi. II y ob-serve que Pierre d'Ailli ria jamais porté la qualité de grandAumofnier de France, tvy de grand Aumofnier du Roy, lesquel-les estoknt encor es incognues , çr. nant commencé à paroiflre que
fous les regnes de Charles VIII, ef de François I, quoi que dtel'Autheur de la Gaule Chreftìenne (*) , en quoi s'est trompé demefme le Continuateur des Annales de Baronius.
(D) Il mourut l'an 1425.) C’est une chose étrange, qu'unhomme de ce rang 8c dc cette distinction soit mort, sansqu’on sache au vrai, ni où, ni ea quelle année. Les unsdisent qu’il mourut en Allemagne, l’an 1416. Les autres,qu’il mourut à Avignon, le 8- d'Aoui 142; , étant Légatdu Pape en France (6). D’autres disent bien qu’il mourutà Avignon ; mais ils mettent fa mort à l’année 1426 (7).Mr. de Launoi se contente de la marquer à Tannée 1425 ,dans la page479 de son Livre; mais, dans la page 129, ilavoit dit que Pierre d'Ailli étoit mort Légat du Saint Siégéen Allemagne , lan 1423 : Annopo[lquam vastatum est àR urgundionibus quint0. Or, dans la page 126 de ce mê-me Livre, il avoit mis ce ravage fous l’an 1418. Les Re-gîtres de TEglise de Cambrai portent qu’il mourut leçd’Oc-tobre 1425, étant Légat du Saint Siégé dans la basse Alle-magne ; & qu’au mois de Juillet suivant, on porta soncorps à Cambrai, où on Tenterra derrière le grand au-tel (8). La différence de 1416 , 8c de 1426, est venuedune faute d’impreffion: 1e chiffre 1, mis par mégarde aulieu du chiffre 2, a fondé deux fentimens.
[B) Il fit de grans biens au College de Navarre.] II en aété apellé le second fondateur (9). C’est lui qui y fit bâtirla maison des Théologiens ; mais ce n’est point lui qui y fitbâtir la Bibliothèque. Mr. de Sponde , qui Tassûre , s’esttrompé : c’est l’ouvrage de Charles VIII. Spondanus in Án-nalibus Ecchfiaflicis prodidit ab eo extrublam ejfe Bibliothecam.Sed aberrat ; id est opus Caroli oáîavi Régis , cujtis esr nomenpio'ilyçuitu.M in Bïbliothecs vitro centies depingitur, eystatua inoccidentali turbinait parietis cono ereâla confpicitur (10.) II estbien vrai que Pierre d’Ailli voulut qu’une partie des biensqu’il laiíloit à ce College Jervît à acheter des Livres, 8cqu’il donna souvent des Livres (n). Je ne iâi point s’ildonna fa propre Bibliothèque comme Aubert le Mire Ta dé-bité
(*) Clan- .dius Robcytns, in GW*liâ Christ'*'nâ , folio
( 6 ) Labb c,.de Script 0 **Ecclesiast-Tom. ILpag. 179-
( 7 ) Vossiu*de Hist 0 *- >
Lat.p 4 t. 54 *'Bellarrni" »de Script-Eccleíìast.
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fans tnûtfst
situant
(8) Af* 1LaunoûilN,.
Hìst. cya 10 *Navarr*»pa*. Ij 7 »
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pag. Jî-í’+T
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