A I L L I. A I M O N. A Y R A U L T.
(33 ) Thevet,Hommes il-lustr. Tom,VU•» pag. 89. j
(34) SelonGefncr, Bi-blioth. folio547 verso, ce
fut en 1468.
(35) Tout ce-lì est tir:, oude Mr. deLaunoi,Hist. Gymst.Navarrx,pag. 476 drfuiv ou duP. Labbede Script.Icdesiast.jtag. 180.
(3 fi) U le fità Bille, fan
I418.
(ì7) U la fità Cologne, aumois de Sep-tembre 1418.
C38) Faite à.Cologne , aumois (COfto-bre 1418.
(3 9 ) Dans fiesAntiquitezdc la Cha-pelle du Roide France,P*& Z45-
(40) Bodin,Fres. de laDémonoma-nie , pag. 14.
(41) On entrouve unepartie d Cam-bridge , dansle Colleged'E-manuel. Qu-din , Sup-pléai. deScript, Ecclc-fiait pag,6po.
(4) Johan.Bcrtels Hist.Luxemb.in Dejcr'pt.Oppìdi Chi-miachi.
(S) Horat.de ArtéjPoeticâ.
(cj Ferrariusin Catal.Sanftorum,ad 7. Januar,
(d) VoiezjYoetii Dis-put. Theol.Tom lu ,
i*$r r 08.
n8
n’ont encore jamais été imprimez (L). II se mêla même de rimailler en langue vulgaire (M).Consultez les Auteurs citez par Mr. Moréri : & , au lieu de Friílàrt, auquel il renvoie, lisezFroissard.
Professeur en Hébreu à Douai. Thevet assure qu’il a unLivre de Pierre d’Ailli, achevé d’tmprimer l’an mil quatrecens dix, le douziefmt Aoust, au commencement que l'art d’Im-primerie fut en ujage en France , dans lequel il y a grand nom-bre de figures de Mathématiques (33). Cela ne peut être ;car rimprimerie ne fut inventée qu’environ l’an 1440. 11
eut pu dire qu’on imprima à Louvain , en 1487 , le Sacra-mentale de cet Auteur , & à Paris, en 1488 (34), ses Qu&s-tiones insph&ram mundi fourmis de Sacrobofico, cum Commen-tants Pétri Cirveli Daronenfis Hifpani. Ses Météores furentimprimez à Strasbourg , l’an 1504 , & à Vienne en Autri-che , l'an 1509. Sa Vie du Pape Celeftin V fut imprimée àParis, l’an 1539 (35), & fe trouve dans les Vies des Saints,compilées par Surins. Le titre de cet Ouvrage fait quel-que peine , parce qu’il donne à Pierre d Ailli la qualité deConfesseur de Charles V ; mais il vaut incomparablementmieux fupofer qu’on a mis là Charles cinquième, au lieude Charles lìxiéme , que de dire qu’il y a eu un autre Pier-re d’Ailli. Possevin , qui a cru cela , s’est fort trompé. Jene voi point de matière , qui ait autant tenu au cœur à ceCardinal, que l’Astrologie ; car outre qu’il présenta auConcile de Constance un Ecrit fur la réformation du Ca-lendrier , il a composé les Livres fuivans : Traélatus de veroCyclo lunari ; Vigintiloftum de Concordantiâ astronomica veri-tatis cum Théologie! ; Traitants de Concord'tâ astronomiea veri-tatis cy narrationis historien (36) ; Traélatus elucìdanus aftro-nomic/t concordu cum Theologia cy cum historien narratione ;Apologetica Defenfio aftronomicst veritatis (37) ; Alia secundo,apologetica Defenfio ejusdem (38) ; Traélatus de Concordia dis-cordantium Aflronomorum.
Le Sieur du Peyrat assure (39) , que Bodin , en fia Pré-face de la Démonomanie des Sorciers , fait mention d’un Li-vre composé par le Cardinal d’Ailly , où il a fouftenu qu iln y a pas une feule démonflration nécessaire en Aristote , hor-mis celle par laquelle il a démonstré qu il n y avoit qu un Dieu.
II y a là deux petites choses à reprendre ; car Bodin 11edit point, comme du Peyrat 1 ’infînue, que Pierre d’Ailliait fait un Traité particulier fur cette matière ; & il dit quecet Auteur a remarqué dans Aristote quelques autres dé-monstrations , quoi qu’en petit nombre Í40).
(L) SJuelques - uns n ont jamais été imprimez.] Ils fontdans la Bibliothèque du College de Navarre (41) : Mr. deLaunoi en donne la Liste. II y en a qui contiennent la ré-ponse à des questions bien curieuses , comme , Vtrum estetria fuppofita mites natura fit perfeciio : Vtrum libertas créa-
ture. rationalis ante ey poft lapfum intrinfece fit aqualis : Vtrumcréature rationalis confçientia erronea ejus aíium exeufare pojfit.
Cette derniere question me fait souvenir de certains Ecrits ,qui ont paru en Hollande depuis quelque tems fur les droitsde la conscience erronée. On y a prouvé d’une maniéréfi démonstrative , que toute action faite contre les lumiè-res de la conscience est essentiellement mauvaise , & qu’illa faut éviter nécessairement & indispensablement, que ceuxqui ont voulu combatte cette doctrine se sont précipitezdans ce sentiment affreux , qu il ne faut pas toujours agir se-lon les lumières de fa conscience ; d’où il s’ensuit, qu’on faitquelquefois une bonne action en agissant contre les lumiè-res de fa conscience : Monstre de doctrine , qui renversetoute la Morale , & en comparaison duquel le Probabilis-me le plus outré est un sentiment innocent. Ce qu’il y ade rare en cela, c’est que ce sont des fanatiques, qui fefont jettez dans ce précipice : eux , qui ont plus d’intérêtque personne à travailler pour les droits de la conscience.
(M) De rimailler en langue vulgaire.] Je cite en marge mongarant , qui affûte que Pierre d’Ailli a eferit plusieurs VersFrançois, en rithme usitée de son tems , lesquels ont esté mis enVers Latins par Nicolas de Clemangis. f'en ai vu, dit-il (41), (42) Isa
quelques-uns imprimez, il y a plus de cent ans. II ajoute que le Cro ' x â»même Auteur a eferit en François un Livre intitulé , Les sept jjibliothDégrez de l'Eschelle de Pénitence, figurez (V exposez fur les sept Fig nc . *PJalmes pénitentiels, imprimé à, Paris. Je crains que la Croix pag. jsi,du Maine ne nous trompe , quant à ce dernier Ouvrage ;car M. de Launoi marque positivement qu’Antoine Belardfit une Version Françoise du Traité Latin de Pierre d’Aillifur les sept Pfeaumes Pénitentiels, 8c que Denys de Harsi im-prima cette Traduction, à Lion, l’an 1344, in 16 (43). (43) l-au-
Voici un fuplément: „ Les vers François de Pierre d’Ailli, T 1 " H J?-„ defquels la Croix du Maine a parlé , font au nombre de Navans!
„ 31 seulement, & contiennent une courte description de pag. 47 9.’
,, la vie d’un tirait. Nicolas de Clemangis en a fait une» Paraphrase en vers Latins hexamètres, imprimée avec„ les François de Pierri d’Ailli, à la fin du Livre intitulé Le>, Mépris de la Cour , traduit dé l'Espagnol de Guevare, en„ François , Italien , & Alleman , à Geneve, in 16, chez,, Jean de Tournes, en 1605. La Paraphrase de Gleman-„ gis fe volt aussi à la fin de ses Epitres, page 355: de l’Edi-„ tion de Leide. A l’égard de la Traduction d’Antoine,, Belard, Antoine du Verdier, page 51 de fa Bibliothèque, fÍMonnoie!„ dit que c’est en 1541 quelle fut imprimée , chez Denys kemaraues„ de Harsi , in 16, à Lion (44) ", M s s.
AIMON , Prince des Ardennes , a été , dit-on (a) , le pere de ces quatre Preux , que nosvieux Romans ont tant chantez. On les apelle ordinairement les quatre fils Aimon. Us n’avoientqu’un cheval à eux quatre, nommé Bayard. Je ne parlerois pas d’une chose , qui ne passe que pourun conte à dormir debout, si je n’avois à dire que ces grotesques de nos vieux Romanciers , &les fables qu’ils ont écrites de nos Paladins , ont fait irruption dans le Sanctuaire. La superstitiondes peuples les a introduites dans la Religion j & si quelqu’un avoit dit à ces impertinens Ecrivains,H ce nwœ fena ducent in mala (b) , il n’auroit pas été un mauvais devin. L’Histoire de Luxembourg,composée par Jean Bertels, Abbé d’Epternach, nous aprend que Renaud, l’aîné de ces quatre frè-res , a été martyrisé pour le nom de Jésus-Christ, qu’il a été canonisé, que l’Eglise célébré sa fête,& qu'on lui a consacré des Temples , & entre autres l’Eglise de Saint Renaud, dans le païs de Co-logne , à laquelle est annexé un Couvent de filles. On volt ausiî à Cologne l’Eglise du mêmeSaint, auprès de celle de St. Maurice ; & , dans cette Eglise, l’image des quatre frères sur 1a mu-raille. Us sont sur le même cheval, & leur aîné Renaud a un diadème («) autour de la tête, com-me une marque de sa sainteté. On prétend , qu’après avoir été un grand guerrier fous Charlema-gne , il fe fit Moine à Cologne (c) , qu’il mourut Martyr, & qu’à cause qu’il fit des miracles aprèsia mort, on lui bâtit une Eglise (d).
(a) Le mot d’usage est Auréole , du Latin Auréola , em- VulpecuD . . . . fubintrare fatagerent (Hussitse ) nonfegniusploie en cette signification , mais bien ironiquement, par apud nos ac apud vos facibus fiammeis vestitì , pro fuis dogma-l’Univerfité de Cracovie, dans ces paroles de îapag. ;8;, du tibus ignitas exciperent auréolas. Volez Ménagé au mot Au-T. 1. (z. Ed. Amst. 1716.) de Y Histoire du Concile de Confiance reole de son Diòï. Etym. Rem. c r i t.de Mr. Lenfant. Si fines inclyti Regni Polonia tanquam
AYRAULT (Pierre) en Latin fiErodìus , Lieutenant Criminel au Siégé Présidial d’An-gers , L patrie , naquit l’an 1 f 36 . 11 fit ses Humanitez & son Cours de Philosophie à Paris : cn-luite, il fut étudier en Droit à Toulouse ; d’où il paíîâ à Bourges, pour profiter des Leçons de Dua-renus, de Cujas, & de Doncau , trois des plus excellons Jurisconsultes de ce tems-là. Aiant prisà Bourges le dégré de Bachelier , il alla revoir fa patrie , y fit quelques Leçons publiques fur leDroit Civil, & y plaida quelques causes. 11 avoit alors zz ans. 11 retourna à Paris , quelque temsaprès, & y devint l’un des plus célébrés Avocats du Parlement ( A ). II y publia , en iy 6 ; , lesDéclamations de Quintilìen , qu’il corrigea en divers endroits, & qu’il accompagna de Notes. L’an-née suivante , il fit imprimer dans la même ville un Traité du Retrait lignager , composé par Fran-çois
ÇA) Il devint l'un des plus célébrés Avocats du Parlementé]Antoine Loifel, en son (Dialogue des Avocats du Parlementde Paris , met notre Ayrault dans la Liste des plus fameux,& lui donne la prééminence fur Bodin. II est vrai qu’il re-marque que Bodin ne réussit pas dans le Barreau. Voicicomme parle Loifel; Maifire Pierre Ayrault fut aujfipour-vtu de t estât de Lieutenant Criminel à Angers , dont il estoit ,
cy s’y retira fur la fin des Grands jours de Poiíliers de l’an 1767, (1) LoiM<
enccre qu il plaidas: assez bien ey doéïement , mieux beaucoup que “f'ùne faisoit Maifire Jean Bodin , Angevin , quelque grande ey ™exquise doElrìne qui suft en lui ; car il ne lui succéda jamais ' t j vs Vi'
en plaidoirie qu il ait faite (T. Qn imprima à Paris, 1 an 1568, tœ prifixít.quelques Plaidoiés de Pierre Ayrault (2). Ils furent impri- p*g- xxV i-
mez (z)ilji**
XXII. LtXXtst celui qu'il aveit préparé peur let Curez de Paris,contre les Jésuites en 1564 »
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