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Tome premier. A - B.
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IXO

A Y R A U L T. A ï T Z E M AJ

(&) MenagiiVita P. Lro-tíii, pag. 245.

(b) ZFs/ tuneipse £7 , amA-bat , & maintfaciebctt : quin£7 eos vocart^Andegavum£7 ibi f 'edemhabere ali-quando volitìt,Vita i£iodii,pag.zs Voiczren aptjfi/apage245, ou ìl cite

Ayrauit an

Livre III deson Ordrejudiciaire.

{ c ) Volez,le Texte deP s Article pré-cédent , vers.U fin.

(d) Votez,la fiemarefîte(E) de T Ar-ticle précé-

(e) Il a étéG. itérai desJéj t sites,

( / » En cetem - la ï lecours de Phi-losophie duroît3 ans.

(g) E.vVitâJÉrodii .Volez,la Citation (g)dc V,Article ,précédent,

(T)HifpanUmcjptocjtie petits-se falso creii-tum est. Me-nagii Vita P.iEsodii,

Mr 2 . 7 .

(а) Votez.

T Apologiepour les Ca-tholiques,part. II ypag. 2.67.

(б) Valer.Andr. Bi-bliothecaBclgica,

M' 6rz.

AYRÁULT (Rene) fils ainé du précédent, causa un très-grand chagrin à ion pere. Iînaquit à Paris Ponziéme de Novembre 1 767, & fut donné à inítmirc auxPeres Jésuites (a). Pier-re Ayrauit les ellimoit alors & les aimoit (b) , & n’auroit pas accepté de plaider contre eux pourles Curez de Paris, comme il l’avoit accepté en l’année 1 f 6 4. Aiant vu dans son fils ainé un espritfort vif, beaucoup de mémoire , & plusieurs qualitez aimables, il pria très-instamment le Provin-cial des Jésuites, & le Recteur du College de Clermont, lors qu’il leur mit cet enfant entre lesmains, qu’on ne le sollicitât en aucune maniéré à entrer dans leur Religion : il leur dit qu’il avoitd’autres enfans à consacrer à l’Eglise ; mais qu’il dcilinoit celui-là à remplir fa charge , & qu’ilen vouloit faire le soutien de sa famille. On lui promit tout ce qu’il voulut. Néanmoins lesgrans talens de ce jeune homme firent souhaiter aux Jésuites d’avoir un sujet de cette importancedans leur Société ; de forte qu’aprés qu’il eut étudié deux années en Rhétorique fous le Pere Ja-ques Sinnond , ils lui donnèrent l’habit de leur Ordre, en 1 f86. Son pere , furs l’avis duquel cela.s’étoit exécuté , fait beaucoup de bruit. II les accuse de plagiat, Lc les somme de lui rendre sonenfant. lis répondent qu’ils ne savent ce qu’il est devenu. Ayrauit impetre chefs de monitoire,& obtient un Arrêt du Parlement, qui ordonne aux Jésuites du College de Clermont de ne pointrecevoir dans leur Ordre René Ayrauit, & de notifier aux autres Collèges cette défense. On n’o-béït pas à cet Arrêt - on transporte le jeune homme de lieu en lieu, on lui change le nom, on Ren-voie en Lorraine , en Allemagne , en Italie ÇA). Henri III fait agir auprès du Pape son Am-bassadeur & le Protecteur de les affaires ; Ayrauit en écrit à fa Sainteté ; le Pape se fait montrerle rôle de tous les Jésuites du monde ; René Ayrauit, revêtu d’un autre nom , ne paroit pas dansce rôle (c). Trois ans de peines & de recherches n’aiant rien produit, le pere recourt à fa plu-me , fait un Livre de 1 a Puissance paternelle , & l’adresse à René son fils {d). René y fit une Ré-ponse ; mais ses Supérieurs ne trouvèrent pas à propos de la publier. On aima mieux que Ri-chcorne, Provincial des Jésuites de Paris, réfutât l’Ouvrage de Pierre Ayrauit (B). Voici lesavantures de René. II entra dans l’Ordre, à Trêves, le iz de Juin 1 786 : il passa ensuite à Fulde,où il répéta ses études de Rhétorique. II parcourut l’Allemagne , Lc y fut pris par les Protestans :il alla à Rome , & y étudia un an en Philosophie , sous Mutius Vitellcschi ( e ). II continua cetteétude Tannée suivante à Milan , & vint l’achever à Dijon (/). Aiant régenté les Clasiès dans lamême ville , pendant quatre ans, avec beaucoup de succès, il en sortit, lors que les Jésuites furentbanis de plusieurs villes du Roiaume , l’an 1794 , Lc s’en alla en Piémont, où il régenta deux ans.II vint ensuite à Avignon , Lc y étudia pendant quatre ans en Théologie. Après quoi, il retournaà Rome , d'où il fut envoié à Milan , pour y enseigner la Rhétorique. II le fit pendant quelquesannées, Lc puis il revint en France : il y passa par les plus illustres emplois de son Ordre. II ré-genta la Philosophie , il prêcha, il fut Préfect de College. II fut Recteur à Reims , à Dijon , àSens , à Dole, á Bezançon : il fut Assistant du Provincial, Lc Procureur de la Province dc Cham-pagne , Lc puis de celle de Lion à Rome. Enfin , il mourut à la Fléché , le 18 de Décembre1644 (5h Son pere , par acte passé devant Notaire Lc témoins, le priva de fa bénédiction , Tan1 79 3 5 mais il ne persévéra pas dans fa colere jusques à fa mort - } car on trouva parmi ses papiersun Ecrit où il lui donnoit fa bénédiction ÇC).

f A ) En Lorraine , en Allemagne , & en Italie.']. AntoineArnauld , dans son Plaidoié de l’an 1594 , exposa que lesJésuites avaient foutrait René Ayrauit , dis l’âge de 14 ans ,

C7 qu ils le tenaient en Italie, 07 ’ en Espagne. II ne paroit pasqu’on lui ait jamais fait voir t Espagne (1) ; & il n’étoit gue-res loin de fa 19 année , quand il prit l’habit de Jésuite.

(B) On aima mieux que Rtcheome . . réfutât l’Ouvrage deP. Ayrauit.] Sa Réponse ria pas été imprimée, non plus quecelle de René Ayrauit. §uia indecorum vifum est adverjusparentes feribere filios , prohibitus est à ReLloribus fuis Refpon-fionem vulgare. Igitur id aggrejfus est Ludovicus Richeomus . .■quod me dacuitprivataipftus Renati Azrodii ad ipfum Richeomum

Epìftoìa -, cujus exempîar , qutt sua est humanìtas, mïfit ad meRoma P et rus Pojfinus Presbyter Societatis Jefu doHifstmus, idem-qui Jefuitica Historia feriptor celeberrimus. Sed neque Refpon-fionem fuam vulgavit Richeomus : qua de causa nefeio (t). (z) Ménage

Son Pere latjfa un Ecrit ou tl lui donnoit Ja benédtc - Vita P.tion^ II ctoit signé de ri main , & contenoit ce qui fuit. ^ rodii >Dieu do'mt fa paix , son amour , C7 fa grâce , k mon fils 3S ’Rene Ayrauit. Je lui donne ma bénédiction , au nom duPere , CT* dn Fils , e? du Saint Esprit. Et je lui pardonne toutce en quoyil peut ni avoir offensé. Et je prie Dieu l’assister de. (z)LlenaA.son benoist Jaint Esprit , quelque estât , ou vacation , qu il Vita P.puijse entreprendre (3). • jElod “*

AITZEMA (Léon d’) Gentilhomme de Frise , né à Boccum , l’an 1600, a été Con-seiller des villes Hanséatiques , Lc leur Résident à la Haie. II a compilé une Histoire dey Provin-ces - Unies , qui a eu beaucoup de débit, Lc qui est d’un grand usage à ceux qui sont emploies auxAffaires politiques ; car on y trouve mot à mot les Traités de paix , les Instructions Lc les Mémoi-res des Ambassadeurs , les Lettres Lc les Réponses des Souverains , les Capitulations des villes , &autres Actes publics , chacun en fa langue originale , Lc puis traduit en Flamand. C’est en cettederniere langue ,, que cette Histoire est écrite. On en a fait deux Editions ÇA). Quoi qu’elle sortprincipalement considérable , à cause des Pièces authentiques que T Auteur y a ramassées avec beau-coup de patience Lc d’aplication , je ne voudrois pas juger du reste comme a fait Mr. de Wicque-fort ( B ). J’ai ouï dire que cet Historien a parlé a’une maniéré désintéressée de ce qui regarde lesdisputes dc Religion. Mr. Arnaud Ta cité pour une chose qui n’est pas trop avantageuse aux Pro-testans (a). Valere André parle d’un Léon Aetsma , Frison , qui fit imprimer ses vers Latins dejeunesse à Francker , l’an 1617 (b). Quelques-uns croient que ce Poète ne diffère point de T His-torien

(A] On a fait deux Editions de son Histoire.] La prémierecomprend XV Volumes in 4 , qui ont été imprimez l’unaprès l’autre : lc premier en 1657 , & j e dernier en 1671.Le premier commence à 1 a cdrition de la Trcve qui avoitété conclue par les foins de Henri le Grand entre l’Espagne& les Provinces-Unies , & s’étend depuis tannée i6zi jus-ques à tannée 1624. Le dernier comprend l’Hilìoire de tan1668. La seconde Edition est en VII Volumes in folio,qui ont été imprimez en 1669 , 3 c en 1671. Le dernier deces Volumes contient une Table générale des six autres,avec la Relation de la Paix de Munster , 8C un Traité quia pour titre Le Lion rétabli , Lc qui est la narration deschoses qui se passèrent dans les Provinces-Unies en 1650,& en 163 r , par raport à quelques charges importantesdont la vacance fut remplie. Ce Traité avoit déjà parul’an 163z , in 4. La Relation de la paix de Munster avoitété imprimée en Latin , l’an 1634.

(B) Comme a fait Mr. de Wicquefort.] C’est d’Aitzemaqu’il parle dans les paroles que ton va lire. „ L’Hiltoire , t„ ou le récit des affaires dé Etat ejr de guerre , qui a été écrite„ en Hollande en quatorze ou quinze Volumes, contient„ plusieurs Traitez, Résolutions, & autres Pièces authenti-„ ques ; de forte qu elle peut servir comme d’Inventairc à„ ceux qui n’ont point d’accès aux Archives de l’Etat ;

» mais ce que t Auteur y a ajoûté du sien ne vaut pas la» gazette, de quelque façon qu’on le puisse prendre. II ria». point de ftile , son langage est tout-à-riit barbare , Lc ce>» n’est qu un chaos que tout le composé de son Ouvrage. '

». Cela lui est commun avec la plupart de ceux qui essce H)

», pais se mêlent d ecrire l’Histoirc sans ordre & fans per- ï-

„ mission, & presque toujours fans jugement & fans vé- Essss 1 r,n>‘»»' rite (1) ”. Avouons que ce jugement est bien sec 8c bien, x pí lTi 'itdésavantageux , Lc qu’il choque bien des gens. ->»/' *

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