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Tome premier. A - B.
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12 . 2 .

AKAKIA. A K I B A.

a KAKI A s Martin) Parisien , fils du précédent, fut reçu Docteur en Médecine de kAKAKIA ( 1 VXAR ; Tnibn ^ Rostaing, Chevalier de l’Ordre , & Anuot, EvequcFaculté de Pans , 1 an f J ■ & lu i firent donner par Charles IX , en i f 74, la char-

d’Auxerre , se rendirent ses p { > Chirureie Quatre ans après , il devint second Mé-

££ d <a Leçons fort étudiées à lesW *•«« -- p ec !“ à H jT ì°°ue eek lui prenoit beaucoup de tenus , il craignit que la visite des malades ,Ecoles Roiales, St que . P * fussent un fardeau trop pesant pour lui : de sor-

M >* Lt les fonctions qu 1 , il se démit de sa chaii/do Professeur, sous le bon

te . ’ P° ur . ne P“f l \ - ns à íean Martin , homme très-capable de cette charge, comme ses *

plaisir du Roi, entie 1 . ^ T ean Martin , aiant bien considéré quelle íeroit mcompa-

Ecrits le temoignen ( h fuioit remplir en conscience , la rendit à Martin Akakia. Ce-

tible avec ses autics assa , loi en faveur de Pierre Seguin son beau-fils , & mourut

lui-ci dispoíâ tout aussi /environ quarante-neuf ans. 11 laissa deux fils, dont je vais

fort peu âpres , lan s«s , àpi Seguin , l’un des plus doctes Médecins de la Faculté

parler , & une fille , qui ^ son b | u _ p ’ re dans le College Roial, depuis Pan 1 s 88 ,

de Pans, St qui exerça t p mu i ie b r ibm , St les Corfilia Mtdica , de notre Martin, ne font

jusques en 1 f 99 - E e y* f ous j a fiasse suposition qu'ils viennent de la même main que les

presque conus de pàni , AuAi ons _ T e n ’ a i point vu de Bibliographe , qui distingue les EcritsTraités de Martin Akakia ^ _ Qn âibue les uns St les autres à Martin Akakia Caîalaunenfi.du pere , d’avec les E^rir ’ Mr Moreri fi j e n'eusse recouru aux lumières de quelques

J’y aurois ete trompe , au q^ muliebribus ont été inférez dans le Recueil qu’un Mede-

amis (C). Les àx . rimer à Strasbourg , en 1 f 97r 6e divers Traites touchant les

cin , nomme Israël Spa ^ Meâìca ^ on les trouve dans le Recueil de pareils Ouvrages,

maladies du iexe ; ce , p pv, nr fn rt - en Is0 Q p v a beaucoup d’aparence qu'Israël SpachiusqueSeholztas fitmip^e i toi ”/ un omjUWâc Bnssori Çest

f - r 1 q TJ admit au titre , Martini Akakìœ , Medui Régit , V in Unruersitate Pcmfienfi Pro -lui fins doute qui mit a , »(v llvl - a g C n’avoit iamais été imprime j il couroit en manuscrit.

fefom Me f an ^f^ \^ m L mrún Ikakia l’avoit fait, St il crut bonnement que cet AkakiaSpachius favoit en genen q vu des Livres • ainsi il lui donna les qualitez de P Akakia

non pêàLLL RSSfque l’Auteur se seroit dolée . M à Pu-blié lui-même son Livre.

fl) (f eji cellequ? Akakiacite , fans Udesigner ; maisce qifìl ci-te fe trouve

Centur. //»CuratioaeXXXIX,$«& ^ 7 *

(2) u u ditIm-méme,page LZ6.

(a) Il fedepvitde fa Charge ,niant été fait

Letteur %otalet Médecine ,le Io Septem-bre 1599, parla démission deJean Duret.

{ 1 ) 7/ /’ étoitdéjà, lors queGuillaumeduVal publiason Catalo-gue, «« 1644 .

(A) Tristan de Rostaing o 1 Amiot furent fis patrons.'] On n'ensauroit donner une preuve plus convenable, que les parolesque je vais citer d’un Panégyrique de Henri trois : Vix dum( c’eìf Martin Akakia qui parle) igittir in publica profejstone, quânos Carolus Rex Christianifìmus , Trìstando Rostagnio EquitéTorquato fortissimo, cr Jacobo Amyoto Altistìodorenfium Episcopode nobis referentìbus , cohoneftaverat , quadriennium compleve-ramus , cum Tu nos inter tuos Medicos allegifti cr confcripfifti.Ce Panégyrique fut imprimé à Paris, l’an 1578 ; en voicile titre : Martini Akakui , Régit <y Medici e? Professons , obfuam in ordmem Regiorum Medicorum cooptationem , Panegyri-eus , Henrico Valesto Régi Chnstiamjfimo diâîus.

(B) Les Ecrits de J. Martin témoignent fa capacité .] RenéMoreau a eu foin de faire imprimer deux Ouvrages de cetAuteur : Prelecliones in Librum Hippocratis Coi de Morbis in-tern'ts , à Paris , en 163.7 ; PrdeHiones in Librum HippocratisCoi de Aère . Aqttis , ejr Locis , à Paris , en 1646. II a misl’Eloge de l’Auteur à la tête du prémier. On voit à la têtedu second quelques Vers Latins d’Antoine Mornac à lalouange du même Martin, qui fut l’un des Commissaires à lafameuse Conférence de du Perron, & de du Pleffis.

(C) J'ai recouru aux lumières de quelques amis.] Monsr.le Professeur Drelincourt a eu la bonté de m’aprendre queMartin Akakia, Auteur du Traité de Morbis muliebribus,cite non seulement kernel, & Amatus Luíìtanus ; maisaussi l'Ouvrage de Scaliger contre Cardan , & la Cosmo-eritice de Corneille Gemma, kernel dédia ses Livres à Hen-ri II , qui ne commença à régner qu’en 1547. AmatusLu-lìtanus composa sa II Centurie (1) à Rome Fan iyyx (a) ;à Rome , dis-je , où le Pape Jules III l’avoit apelié. LeLivre de Scaliger contre Cardan ne fut imprimé qu’en 1557.Celui de Corneille Gemma fut écrit à l’occalìon de l’étoilede Fan 1571 , 8c ne fut imprimé qu’en 1573. II faut donc

que ce ìviarrm iiitaioa ait ere en vie Tan igjg. Les remar.ques de Mr. Drelincourt, que l’on vient de lire , le prou-vent manifestement. Or comme j’avois lu que MartinAkakia étoit Professeur Roial en Médecine dès Fan i;77-& que Pierre Seguin fut mis à fa place le io de Septembreico 4 (3) je souhaitai de savoir ce que Guillaume Du-Vala dit la-dèíîus dans son Catalogue des Professeurs du Colle-ge Roial. Je Fai su par le moien de Mr. Pinsson des Riol-les (4) , qui a pris la peine le plus obligeamment du mondede m’envoier plusieurs particularisez concernant les Akakia.II m’a fait savoir entre autres choses , I, Que Martin Aka-kia de Châlons, Médecin de François prémier, mourut Fan1551. De ce fait, 8c des remarques de Mr. Drelincourt,il résulte nécessairement que F Auteur du Livre de Morbismuliebribus n’est pas Martin Akakia Calalaunenfis .- II, Qu’ilest bien vrai que Pierre Seguin fut pourvu dès Fannée 1588de la charge de Lecteur Roial en Chirurgie, par la démis-sion de Martin Akakia son beau-pere ; mais qu’il eut be-soin de prendre de nouvelles Lettres, Fan 1594- En voicila raison : pendant les guerres civiles, le nombre des Lec-teurs Roiaux se multiplia beaucoup plus que la fondationne portoit ; plusieurs personnes avoient obtenu subreptice-ment les provisions de cette charge. Henri quatre cassi unepartie de ces Lecteurs en 1594 . & redonna de nouvellesLettres à ceux qui furent retenus. Pierre Seguin fut deceux-ci. Voilà pourquoi fa promotion a été marquée sousFan 1594, par F Auteur des Antiquitez de Paris ; mais ficet Auteur étoit éxact, il ne fe contenteroit pas de dire quePierre Seguin fut mis à la place de Martin Akakia le zo deSeptembre 1594. II craindroit de faire juger à ses Lecteursque Martin Akakia mourut cette même année, & que Pier-re Seguin commença alors d’être Professeur Roial. Or qui-conque diroit cela , débiteroit deux grans mensonges.

(ì) AntíqoFtez de Partfde du Bieulfpag 56S.

(4)

au Parlement.

de P art u

AKAKIA ( Martin ) fils du précédent, fut reçu Docteur en Médecine , a Paris, le pré-X de fclicence X 11 devL Professeur Roial en Chrmrg.e tannée d'après par la dé-

mission de Pierre Seguin son beau-frere (a). II fit un voiage a Rome , & mouiut de maladie a.Paris , fans laisser postérité , l’an *6o s . H est enterre avec son pere , a Sc Germain de 1 Auxer-j-ois. Son frere Jean Akakia, promu auDoctorat en Medecme , a Pans, le premier de faLicence, l’annSrz, fut Médecin de Louis XIII, & mourut en Savoie, lan i6zo. IIIEplusieurs enfuis (A).

{A) Jean Akakia ïaisfa plusteurs enfant.] I.M autin Aka-ki a , Professeur Roial en Chirurgie (r), qui sc démit de siicharge en faveur de Mathurin Denyau, & mourut quelquesannées après, en 1677 , laissant un fils qui a été Commis duContrôlle général des Finances, 8c une fille mariée à Mr.le Vayer de jBoutigni, Conseiller au Parlement de Paris.II. Roger Akakia: c’est Fhomme d’intrigue, dont j’ai

parlé ci-dessus, dans la Remarque (D) du premier Akakia.’III. Charles Akakia, Ecclésiastique fort pieux, atta-ché à I’ort-Roial. IV. SnaoN Akakia, dit du PJeíïïs,Agent des Dames de Port-Roial. V. N. Akakia , conusous le nom de Mr. du Lac. II prend soin de F Edition desLivres de feu Mr. de Saci fur 1 Ecriture. 11 y a eu d’au-tres en fans de Jean Akakia , outre ces cinq.

A K IB A , fameux Rabin , a fleuri peu après que Tite eut ruiné la ville de Jérusalem. II n’é-foit Juif que du côté de sa mere , & l’on prétend que son pere descendoit de Sisera , Général d’ar-mée de Jabin , Roi de Tyr. Akiba vécut à la campagne , jusqu’à l’âge de quarante ans, & n’ycut pas un emploi fort honorable j puis qu’il y gardoit les troupeaux de Galba Schwa, tiche bour-geois