iz6 ALCHABÎTIUS. ALCHINDUS. ALCÎAT.
(*) joa&nes trouvé dans un Couvent d’Allemagne , & aporté à l'Auteur du Livre De Lumine Anima. Ses Lu-â-scîvLHispaienfis. Ouvrages d’Astrologie , traduits par Jean de Séville (a) , furent imprimez à Venise, en 1491,
(t) Gesner. avec l’Exposition de Jean de Saxe, & en 15-21, avec les Corrections d’Antoine de Fantis, Médecin ^'z6r>.ér « bl »t°voá- âe Trévife , en Italie [b). On ne soit pas bien en quel tems a vécu Alchabitius.
(2) Du Ver-dict , Biblio-theqiie,ì'ran-çoisc, f ag. 20.
titre assez incompréhensible , l'Introduction four conoítrc lecommencement des Astres. II paroi c que Voisins avoit crulire indiciorum , où Gesner & Simler ont mis judiciorum.
Notez que le Traité d’Alchabítius , de lu Conjonctiondes Planètes, a été traduit en François par Oronce Finé (1);
& que Mr. de la Mare , dans fa Préface fur les Oeuvresdes quatre freres Gui ion s, cite les Notes manuscrites dePierre Saumasse , Conseiller au Parlement de Dijon , surAlchabitius de Inimicìtiis Planetamm. Je tiens cela de Mr.de la Monnoie.
(a) Cardan,de Subtilir.Libr. XVI,Naudé, dansson Apolog.des gransHommes,t*l- 354 >Amplifie trople témoignagede Cardan.
(í) Naudé,là-mcme, drpag. suivan-tes.
(l)
Mcrcklinum»in Lindeiúoxeaovato..
ALCHINDUS , Médecin & Astrologue parmi les Arabes. Cardan l’a compté entre lesdouze esprits sublimes, qu’il regardoit comme les prémiers de tous ceux qui ont excellé dans lesSciences («). C’est renchérir fur Albohazen Haly, & fur Haly Rodoan , qui lui ont déféré letitre de grand Astrologue -, & fur Rasis , & Meíiié , qui le traitent de très-docte & très-expéri-menté Médecin ; & fur Averroës, & Wimpina , qui l’apellent subtil Philosophe. On peut jugerde son esprit, & de son érudition , par les deux Livres imprimez que l’on a de lui , De TemporumMutatìonibus , & De Gradìbus Medicinarum compositarum inveftigandis. On en trouve beaucoupd’autres citez fort souvent par les Auteurs , sous les titres De Ratione sex Quantitatum ; De quinqueEJsentìis ; De Mot u diurno > De Fegetabilibus -, & De Fheoricâ Magicarum Artium. Ce dernier Ou-vrage a donné sujet à tous les Démonographes de parler d’Alchindus comme d’un pernicieux Ma-gicien. François Pic , & Conrad Wimpina , ont discouru amplement des hérésies , des blasphè-mes, & des abíurditez, qu’on remarque dans ce Livre. Le fameux Jean Pic ne paroit pas en avoirjugé si defavantageusement, puis qu’il a dit qu’il n’avoit reconu que trois hommes qui eussenteffleuré la Magie naturelle & permise , savoir Alchindus, Roger Baccon , & Guillaume Evêquede Paris. Ce qu’il y a de plus certain , au dire de Gabriel Naudé , dont j’emprunte cet Article,est , I , que cet Ouvrage est rempli de superstitions , & de doctrines tout-à-fait contraires à notrefoi, & telles qu’on le doit attendre d’un Mahométan qui écrit fort librement ce qu’il pense :II, qu’il n’y auroit nulle aparence de l’accuser de Magie , puis que bien loin de s’amuser à laMagie Teiirgique ou Goëtique , son dessein n’a été autre que de raporter à 1 a nature tout ce quel’on attribue aux Anges bons ou mauvais ; c’est ce qu’ont fait depuis lui Pierre d’Apono St Pom-ponace {b). Ces gcns-là , pour trouver leur compte, fuposent que les choses sublunaires dépen-dent entièrement des Cieux, St qu’elles reçoivent toutes leurs propriétez les unes des autres, Stque chacune les reçoit du total , par le moien de certains rasons corporels, qui , paíîant des pluspetites jusques aux plus grandes , sont la cause , à ce qu’ils disent, de tout ce qui sc fait dansla nature. Nous ne savons pas au vrai quand Alchindus a vécu ; mais on ne peut pas le mettre audessous du XII slecle , puis qu’Averroës fait mention de lui. II y a un J A c o b u s Alkindus,que quelques-uns confondent avec celui dont je parle ( A).
{A) Quelques-uns confondent un Jacobus Alkindus aveccelui dont je parle.'] Wolfgang Justus fait vivre ce JacobusAlkindus fous le Pape Eugene troisième, en 1145 , contem-porain d’Averroës 8c d’Avicenne : il dit que c’étoit un Mé-decin Lc un Philosophe Arabe (1). Les Bibliographes attri-buent les mêmes Livres à Alchindus , 8c à Jacobus Alkindus..Voisins semble les distinguer ; car quand il parle d’Alchin-dus , il ne lui donne que le Traité De /ex Quantitatibus, c?
nc marque point son âge : mais il met Jacobus Alkindus en1235 , 8c il lui donne entre autres Livres un Traité De Ra-diis Stellarmn (2). C’est fans doute le même Livre que Ges- (2) Voflí 10 'ner allégué fous le titre De Radiis Stellicis , & qu’il de Scient,croit être de Jaques Alkindus , quoi que le nom de Mathemil £Jaques n’y soit pas joint à celui d’Alkindus. On jugerait s s ' 61 ’par le titre seul qu’il apartient à celui qui a été suspect 79 ‘de Magie.
(<) Volez, u%emarque{E).(h) Panzir. deClaris LegumInterprct.Libr. II,
Cap. C L XIX,fag. 353 .
(c) Minos,inVira Alciati.
( 4 ) Aír.Teis-Ììer, Elog. ti-rez de Mr de
( rjPanzir.deClaris LegumInterpret.Libro II,
Cap. CLXIX,J>«g. 353.
(2) Minos, inVira AndrésAlciati. Ghi-lini,LorenzoCrasso, PaulFreher, Bul-lart , ire,le font sortird'antienneNtrblejs...
(zjPan2lr.decíaris Leg.Interpretib.I“g. 353.
(4) Volez, lesCommentai-res fur sesEmblèmes,
fag.612 Edit.de Padoue, en
3661, in 4.
A L CIA T (André') grand Jurisconsulte , a fleuri au X VI siecle. Il étoit flls d’un richeMarchand de Milan [A) , & il naquit en cette Ville au mois de Mai 1492 {d). On prétend quesii mere ne sentit presque aucune douleur , lors qu’elle accoucha de lui (b). Après avoir étudié lesHumanisez sous Janus Parrhafius , qui eníëignoit à Milan (c) , il fut étudier en Droit à Ravie& à Boulogne (d) ; & s’attacha principalement aux Leçons de Jason, dans 1 a prémicre de cesUniversitez , & à celles de Charles Ruinus, dans la seconde (e). Après fa promotion au Docto-rat , il s’apliqua au Barreau , dans la ville de Milan (f) , jusques à ce qu’il se vît apellé pour uneChaire de Droit par l’Université d’Avignon (B). II remplit cette charge avec tant de capacité,que François premier le crut propre à faire fleurir la Jurisprudence dans l’Académie de Bourges.
J 1
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nos , dtt 1qn’AAf* ,étudia à Vtr,tonne. J sn ,point tramecela. ,fr) Panzir. f
(A) il étoit fils d'un riche Marchand de Milan.] J’ai suiviPanzirole , le seul des Auteurs que j’ai consultez > qui lefasse fils d’un homme de cette profession : Ex Joanne fecu-nioso negotiatore Mtdiohni fer'e nullo farentis dolore natus g?educatus fuit (i) : les autres le font plutôt fils d’un Gentil-homme d’ancienne famille : Andréas Alciatus inpago Alciatofeu Ahcato Mediolanenfi natus e nobili Alciatorttm familia.Cjest ainsi que Claude Minos débute (2). On ne peut pasm’objecter qu’en certains lieux la qualité de Marchand 8ccelle de Gentilhomme ne sont pas incompatibles ; car lorsqu’elles sont jointes , un Historien ne parle guere de la plusfoible , fans parler de la plus forte. Puis donc que Panzi-role n’a parlé que du negoce du pere d’Aìciat, il semblequ’il n’ait pas été du sentiment de Claude Minos.
( B ) ll s astiqua au Barreau de Milan , jusques à ce qu il fevit apellé . . . par l Universtté d’Avignon. J Pour le coup,je me garde bien d’adopter le récit de Panzirole. Si j’c l’a-doptois , il faudroit que j'assurasse qu Aidât, aiant été faitDocteur en Droit Civil & en Dro:t Canon, l’an 1517 , àl’âge d’un peu plus de 2.2 ans, enseigna prémiérement àPavie , 6c ensuite à Avignon : Primum itaque Ticini profes-sas > postea Avenioni docuit (3 ;. Si je disois cela , je démen-tirais Aidât lui-même, qui, dans une Harangue qu’il récitaà Pavie , déclare, que lors qu’il obtint six cens écus de ga-ges à Avignon, il u’étfoit jamais monté en chaire: Avenionicum nunquam ad eam diem cathedram afcendijfem stipendiumfexcentormn mererer (4). Le récit de Panzirole est d’ailleuts
suspect de fausseté ; il marque une extrême négligence : ony voit qu’Aidât n’a point encore 23 ans en 1517 ; & cepen-dant , Ion Fipitaplie raportée par Panzirole trois'pages aprèstémoigne qu’il avoit près de 59 ans au moisdejanvierijyo:il.cn avoit donc 25 en 1517. Ce que Panzirole assûre.qu’Al-ciat publia ses Paradoxes 6c ses DifpunCliones , environ l’an1517, ne peut pas être éclairci par Claude Minos; carjamais cahos de Livre ne fut plus absurde que fendrait oàce dernier Ecrivain a parlé de l’Edition des Paradoxes d’Al-ciat. Duodecim pofi annos , dit-il (3) , cum civilis c? pontifiai ( s ) Mifl° ! ’ '*juris profejforiis infignibus donatus ejfet , Paradoxa er Difpunc- vita Al ciat1 'tiones in publicum emifit , opus, ut ipfe dicit, elaboratum horisfuccifivis , cr à candidate adhuc or tirone. On ne saurait . Jfcomprendre à quoi se raporte le terme duodecim car toutce qui précédé est le récit de diverses stations d’Alciat, & de A.so'fa maniéré d’enseigner le Droit. Si l’on pouvoit entendre fsíparpar ces paroles de Minos, qu’Alciat publia fes Paradoxes let, íllíiadouze ans après fa promotion au Doctorat , on dissiperait cel-b^'^tout le calaos ; mais alors , que deviendrait Panzirole , qui f‘ IÎ "place l’Edition de ce Livre environ le tems du Doctorat,c’est-à-dire environ l’ail 1517? Que deviendrait Tiraqueau, Gh' ,ini Lqui assure „ qu’Alciat fit un Ouvrage important avant l’âge Th eât . ^
,, de vingt ans (6)? C’est'celui que nous avons fous le titre íicte s,’ir„ de Paradoxes du Droit Civil , qu il divift en six livres, 8c e s c \ n eìh„ qu’il dédia au Chancelier du Prat, étant à Bourges, en„ 1529, douze ans après lavoir publié dans son païs, en Mi lan - -« prenant le bonnet de Docteur; mais dix-sept ou dix- l6,í
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