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Tome premier. A - B.
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(s) 11 j fr

fa Harangueinaugurale le3 de Novem-bre 1537 .

V>) U y fit

fa Harangueinaugurale enJ 543 -

(/) Ex Pan-ziroli 3 eClaris Leg.Interpret.L'br. U,

Cap. CLXIX.Voiev Tou-chant letemsde fa mort la'Remarque(E), à la fin.

(27) Ghili-tti , Teatrode’ Lette-îati, Parte f,

M- I! -

(28) Doujat.írxuot. Cancm.pag.619..

{ 29) Imper.ìn MufeoHistor.pag.si.

(30) FoisteriHiltor. su-ris Civil.Lihr. lir,Cap XLI,pag 542.

(31 ) LucasGiuiricusSciiemarjb.folio 73.

(32) Epist.Gudii , Crc.pag. 104.

(n) Auiv.Tome, pageS70, de l’E-dition deErair tort,

«tb 1617.

(3i4)Teïíïi'er,Eloges desHomra. il-lustres ,

Tom. II,par. 395. E-diilo-i de Ge-nève , en»«SZ-

(is) rolex.la Harangue-qu i r -cita àFerrare, PanIS4S- Ope-jum Tom.JV, Pag. 862,A- Claudeilinos, dansfi Vie.

„S A L C I A T.

Auditoire (F)* plut beaucoup à ce Monarque. François Sforce, Duc de Milan, fe crut obligeà faire revenir dans la patrie un homme qui pouvoit y tant briller ; & il en vint à bout, en luidonnant, outre de gros gages, la dignité de Sénateur. Aidât alla donc enseigner le Droit a Pa-vie : mais il phla peu âpres à l’Université de Boulogne (g), & s’y arrêta quatre ans Puis ilrevint a Pavie, d’ou .l alla à Ferrare (/»), attiré par le Duc Hercule d’Eli, qui tachoit de rendrecél-bre son Académie Elle reprit ion éclat sous un Professeur ft couru ; mais, au bout de quatreans~ Alciat h quita, pour retourner à Pavie, où enfin il trouva le vrai remede de ion humeur in-conssante 'G), ie veux dire la mort, le iz jour de Janvier 1 f f o (i). II n’avoit pas encore cin-quante-huit ans accomplis. Paul III lui fit un accueil honorable en passant par Ferrare, & luioffrit de l’avancement dans les digmtez Ecclésiassiques. Alciat sc contenta de celle de Protono-taire & ne voulut point renoncer à la Profession en Droit (//). L’Empereur le crea ComtePalatin & Sénateur. Philippe, Roi d’Eípagne (*), paílant par Pavie, lui fit preient d’une chaîned’or On croit que la maladie dont Alciat motu-ut lui étoit venue d’avoir trop mange (k)-, car

il n’avoit qu’une quarantaine d’années plus ou moins:III, qu’Alciat, de retour en Italie, lut premièrement àBoulogne, 81 puis à Ferrare; il lut à Pav é, avant que dal-ler a Boulogne : IV, qu'Alciat mourut lan 1551 ; son Epi-taphe marque 1 e iz de Janvier 1 t zo. II est vrai que quel-ques Auteurs raportent quelle donne 58 ans, 8 mois, Sc4 jours, à Alciat; ce qui prouverait qu'il mourut le 1 z deJanvier 1551: mais d'autres raportent qu’elle ne lui don-ne que 57 ans, 8 mois, Sc 4 jours (17). L’erreur de Mr.de Tnou elt moindre que celle de Forsterus, adoptée parMr. Doujat çz8), Sc que celle d'imperialis. Celui-ci metla mort d’Alciat a tannée 155.9 (2.9)- Forsterus la met àTannée 1548 (30 ). Mais remarquons principalement lafausseté d’un Astrologue, qui, aiant dit qu’Alciat mourutà Ferrare Tan 1546, ajoute que ce fut d’une blessure deSaturne Sc du Soleil. Andréas Alciatus didicit Literas Gretcas-à Pomponto Gaurico Patavii .... obiit Ferraria anno 1546,ex haturno in oppofit'tone- horofcopi , er Sole Martis tetragonosandale. In converfione anmtn non folnm diretíiones Apheta-rum , fed annuel ccnverfiones penttus commaculats. interi-munt >,31). Voilà ce que Luc Gauric marque au dessous-de la figure de nativité de notre Jurisconsulte. II le faitnaître le 8 de Mai 140z, à une heure 30 minutes après lelever du Soleil. Ne voila-t-il pas un bel art 1 il a des réglés,selon lesquelles un homme devoir mourir plusieurs annéesavant ià mort. J’ai lu une Lettre d’Alciat, datée du 3 deSeptembre 153.0, où il assure qu’il ne fait qu’entrer dans fa37 année, ou qu’il n’u guere que 37 ans. Vix trïgefimumc? Jepttmtm annum atttngenti (3a). Cela prouveroit qu’ilnaquit en 1494, ou en 1493.

(F) il jìt J.tr le champ une Harangue à François I, qui étoïtentre dans , on Auditoire. J Minos raporte ce tait : Panzirolen’en dit rien; mais, au lieu dc cela > il assure que le Dau-phin, aiant assisté à une Leçon d’Alciat , lui fit pi ésent d’unemédaille qui vaioit quatre cens écus. C etoit celle que leshabùans avoient donnée au Dauphin. Je Tai déja dit end’ainres rencontres, dès qu un fait de la nature de celui-civarie dans les Auteurs, ou ne paroit point dans la plupartde ceux qui sont s éloge d’une personne, il mérite de passerpour sort douteux. Cependant, il faut excepter celui - cide cette régie ; car on trouve parmi les Oeuvres d’Al-ciat 133) le Discours quil fit quand François I assista à unede ses Leçons.

(G) Le vrai remede de son humeur inconstante.'] Sij’avoisvoulu me prévaloir de tour ce que j’ai rencontré dans lesAuteurs fur les divers déménagemens d'Alciat, j’aurois pu1 e faire paraître encore plus inconstant qu’il ne Ta été; niaisj’eufle tait conscience de le charger davantage. C’est bienassez que d’Avignon il se soit transporté à Bourges , deBourges à Pavie,. de Pavie à Boulogne, de Boulogne a Pa-vie , de Pavie à Ferrare, de Ferrare à Pavie; Stcela, avantT âge de soixante ans. Thevet arrange lì mal ce qu’il ditde ce docte Jurisconsulte, qu’il n’y a point de lecteur quin’en inféré qu Alciat retourna en France, après que le Ducde Milan Teut tiré de Bourges Nous avons vu que Pan-7,irole Tenvoie de Pavie à Avignon. Mr. Moréri renvoiede Bourges à Orléans, Sc d’Orleans à Padoue. Mr. Teis-fier ie tait Professeur à Milan (34). II cite Pàquier au cha-pitre XXIX du IX livre des Recherches : il tàloit citer lechapitre XXXIX; mais on n’y trouve point Milan.Voiri les paroles de Pàquier. j Fouis 3 ou 4 des Leçons d’Al-ciat dedans la ville de Pavie. De là, tn estant transport éenlaville de Boulogne, o n lijoit Mariantes Soctnus, neveu de Bar-tholom vis , tous les Efcolìers Italiens faìfoìent beaucoup plus dé-compté de cestui que de lautre. Voire que ceux qui plaidoient ,.pour s'ajfeurer de leurs causes , recherchaient plus le Socin , pourceftefeule considération (dtjoient 'ils) que jamais il n avoit perditle tems en l'eftude des Lettres humaines, comme Alciat. Mr.Teilfie.', citant ce passage, dit qu c Bartelemi Socinen/eignoitla Jurisprudence a Bologne, dans le tems qu Alciat étoitPro-fesseur à Milan. Ces deux faits ne se trouvent point dansPàquier. Si j’avois voulu faire une masse générale de toutcela, quelle girouette n’aurois-jc pas fait de notre incons-tant Professeur ? Mais j’aurois été mille fois plus condam-nable que les Auteurs de ces mensonges,, si je m’en étoisprévalu à son préjudice. II n ignorait pas qu on le hlimoitde tous ces fréquens changemens d Académie : il vouluts’en justifier entre autres raisons par celle-ci ; c’est que per-sonne ne trouve mauvais que le Soleil parcoure toute laterre, afin d’anuner toutes choses par fa chaleur, & par sesraions: il ajoûtoit, que quand on loue les étoiles fixes, onn’a pas dessein de condamner les planètes (35). II y avoit

une vanité insuportable dans ces sortes de comparaisons:c’étoit ié regarder comme une source de lumière, qui de-voir successivement parcourir toute la République des Let-tres ; afin que par ia présence les tenebres de la barbariefussent chassées de tous les endroits où elles voudraient secantonner. Mais accordons-lui fa comparaison, & disons-lui qu’il devoir faire comme le Soleil de Copernic; se tenirdans son centre, Sc illuminer de là tous ceux qui s’en apro-cheroient. 11 y a bien plus de gloire à faire venir où l’ondemeure un grand nombre d’Ecoliers, comme fit le Philo-sophe Abélard (36), qu’à se transporter soi-m.ême dans lesvilles où le rendent beaucoup d’Ecoliers. Et, lans doute,siTamour de la gloire étoit tout iéul dans une ame, s’il n'étoitmêlé avec l’amour du profit, ou avec une bisarrerie d’hu-meur, qui sait que Ton se dégoûte bien-tôt des mêmeschoses, on ne verrait pas tant de gens frapez de la maladied’André Alciat. L’idee de Ta belle gloire inspirerait à unhomme ia résolution, non pas d’aller chercher les grandsthéâtres ; mais de convertir en un grand théâtre celu-i oùTon se trouve placé, quelque petit qu’il soit : on se sou-viendrait de 1 -a réponse d’Agelìlaus. On savoir placé dansun lieu indigne, un j.our de cérémonie: £•>/-' » dit-il,

ya(> oTi 00% oi r ottoi raç kvó'çxq év tiu.xç 9 à AA* oì avà'^îc,To^ifií íTriòeiKvúiurt. JBene habet , ojïendam enim non loco •ui-rum, sed locum vìro cohonejiari (37). On verroit dans cetteidée q-dil eit bien plus beau de taire gratuitement une cho-ié , qae de la faire a gages, Sc qu'amfi, plus on aprochedu don gratuit, c’eít-a-dire , d’une profession fans gages,plus on s’aproche du grand Sc du beau: au lieu qu’on s’enéloigné, pour s’aprocher de T esprit bas Sc mercenaire, àproportion de T augmentation de gages que Ton extorque.C’eit réduire à Ta nature des Arts les plus mécaniques la pro-fession des Sciences. Un Cordonnier , ou un Chapelier,qui fait plus paier de fa besogne qu’un autre, se fait parcela même la réputation d’un habile Ouvrier. Quand vousprétendez, que fi Ton vous donne une plus grosse pensionpour ce que vous direz en chaire, c’est une preuve qu’onvous estime un plus grand Prédicateur , ou un plus savantProfesseur, ne jugez-vous pas de votre métier, commel’on juge de celui d’un Cordonnier ou d’un Chapelier?Cela est fort propre à décrier les Sciences, Sc à taire mépri-ser ceux qui les professent ; car un faux goût de gloirejoint à Tavarice est ordinairement cause du défaut que l’onbiamoit dans Alciat: je veux dire, de cette passion de fairebien-tôt tout le tour des Académies, de laquelle j’ai déjàparié en un autre endroit (38). C’est assûrément mettreson érudition à l’encan, Sc faire savoir au public qu’on nese livrera qu’au plus offrant & dernier enchérisseur.

(H) ll ne voulut point renoncer à la Profession en Droit.)II s’en félicite dans une Lettre qu’il écrivit à Paul Jove^que le Pape Paul III avoit long-tems amusé par des pro-messes trompeuses. Je suis bien aise, dit-il, de ne mètrepas laisté tromper par ce Pontife , qui , fous la promesse d’unegrande récompense, ma voulu attirer à Home. Là-dessus, ilétale les biens solides de fa profession , & les oppose auxespérances imaginaires du Cardinalat. Mihi gratulor , quodab eo çinveterati astus sene Principe) me decipi nonstmpaj/us ,quum me , uti Jcis , magnis proposttìs pr&miis Ficino, Ferraria ,atque Bononia , in Urbem accerseret. Ium enim ex jure meomagts cautus fui , quàm tu ex japientis. praceptis prudens philo-sophas. Cur enim pro inani aut. incerta spe purpura , hos tan-tos primi suggestus honores relinquerem , opimts pr/tsertimfirma-tosstipendùs? Cur has tant as contemnerem circumfusa juven-tutis Jalutattones ? CV hanc denique tot consultoribus januampulsantibus , existimationem magno lucro , 0? non ob/cura cumlande quaptam , inepte (lultìque defererem' (39) ? Notez enpassants que ceci réfute ceux qui disent qu’il refusa le cha-peau de Cardinal, que le Pape lui ofroit (40). Ce conteest le fruit de Thyperbole, la figure favorite d’une infinitéde gens. On aurait dit tout ce qu’il y a de vrai dans cetteaffaire > si Ton s’étoit contenté de dite, que le Pape, pourmieux attirer à Rome André Alciat, lui fit entendre quece seroit le moien de se fraicr le chemin du sacré College.Un tel discours est bien éloigné de l’ofre d’un chapeau deCardinal.

§. (u) Alciat, à qui on veut que Philippe ait fait pré-sent d’une chaîne d’or, mourut eniçço. Or ce Prince ne par-vint à la Couronne que par Tabdication de T Empereur sonPère, en 1556. Si M. Bayle avoit fait cette réflexion, ilauroit dit Prince d'Espagne , & non pas Roi d’Espagne. D11reste, cette petite inadvertance est proprement de Panzirole,que Mr. Bayle ne fait ici que copier. Rem. ciut.

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fzS) Dettela ‘Retnarqtdl A) deF minuit de( François )

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(39) Alciat.Epistoi. adPaulumvium. Elleest à U tètedu / Volumedes Hifoire*de P aut J ov te& datée dePavie, le 7 .d’Octobre