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Tome premier. A - B.
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(c) Lettresdes Princes,folio 93.

(/). C,st

celui De Par-tibus Ani-malium.

(f) Lettresdes Princes,folio s>j.

(h) PieriusValerianusde Literat,Infelicitat.(“S.- «Z.

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6.

qu’il fit fut les Chevalievs qui étoient morts au siège de Rhodes (<?). 11 étoit Profeflèur à Fia*

rence , sous le Pontificat d’Hadrien VI , 8c avoir outre fa pension dix ducats par mois du Car-dinal de Medicis , pour traduire un Ouvrage de Galien (J), Lors qu’il eut fu que ce Cardinal avoirété creé Pape , il demanda son congé aux Florentins, 8c ne V" aiant pas obtenu, il ne laissa pasd’aller à Rome plein d’efpérance de s’y avancer íg). II perdit tout son bien pendant les troublesque les Colonnes excitèrent dans Rome ; 8c , quelque tems après, lors que les troupes de l’Empe-reur prirent la ville , l’an 15-2,7 , il reçut une blessure en fe sauvant au Château St. Ange. II nelaissii pas d’y entrer , malgré les soldats qui le pourfuivoicnt, 8c d’y joindre Clément VII. II serendit coupable d’une noire ingratitude envers ce Pape ; car , dès que le siège fut levé , il s’allarendre au Cardinal Pompée Colonne, chez qui il mourut de maladie, au bout de quelques mois (h).Sa vanité l’empêcha de devenir plus habile (F) , & fa médisance lui attira beaucoup d’enne-mis (G). Le Suplément de Moréri ne vaut rien fur cet Article (H) : ce n’est qu’une copie fidelledes fautes énormes de Mr. Varillas. Au reste , il y a de favans hommes , qui ont fort loué Alcyo-nius , 8c ses Traductions (/).

On trouve quelque chose qui le concerne dans les Lettres de Longolius , 8c qui n’est pashonorable (K).

siS)Varillas,Anecdot. deFlorence,gag. 168 .

( 19 ) Il parledes Soldas de

Charles-fliein*-)q;t: pilleront'Rome , l an15 - 7 -

( 10 ) Fier.Valerian.de Litterac.lnfelicic.pag. 76 .

(zi) A la1 , on met aithaut des pagesMedicesLegatusprior; £r,à la z,MeiiccsLegatuspolterior.

(zz') Celui deSapientiâ, £rcelui de Con-solatione.

(23) Fier.Valerian.de Litterat.înfelicit.pag. 63 .

à coup sûr , une lourde faute, ll s en repentit néanmoinsfur la fin de fa vie ( savoir Alcyonius ,) Z 7 fit une efpeced’amende honorable à la tête des deux Harangues qu il avoitcomposées à Venise sur la désolation de Rome par les Luthé-riens (18). II ne faut point douter que l’on n’ait voulu tra-duire là ces paroles de Paul Jove : Verttm non multo soft con-firmata suspicionis invidiam duabus splendidijfimis Orationibusperegregie mitigavit, qtmm in clade urbis vehementijfim'e invec-tus in Cttsarem , populi Romani injurias z? barbarorum imma-nitatem summâ perselíi Oratoris elôquentiâ deplorajjet. Y a-t-il dans ce passage la moindre ombre de Luthériens? Ya-t-il quelque trace de repentir , quelque vestige d amendehonorable , au sujet du Livre de Gloriâ ? Paul Jove a-t-ilquelque autre dessein , que de faire voir que les Haranguesd’Alcyonius furent trouvées st bonnes, qu’on crut beau-coup moins qu’auparavant qu’il fût incapable d’avoir pro-duit de fa tête ce que le Livre de Exilio contenoit de beau ?Il me paroît très-faux que ces Harangues aient été compo-sées à Venise.

Au reste , je m’étonne que Pierius Valerianus, qui a re-gretté la supreffion d’un Ouvrage , de laquelle il a taxé Al-cyonius , n’ait rien dit de celle du Traité de Gloriâ. Aiantraporté que Pierre Martellus n’avoit pu achever quelquesOuvrages , à cause de ses maladies , il ajoute : Quatuor ta-tnen libros exaflijfims, interpretationìs in Mathematicas discipli-nas Braccius ejus films ab interitu vendicarat, vel ipftus auâlorisde fe testimonio abfolutos,atque ii Barbarorum (19) manus effu-gerant , Braccii ibfius diligentia in Arcem JEliam afportati. Sedenim in Pétri Alcyonii manus ;um incidisfent, ita suprejfi sunt,ut nusquam amplius apparuerint (10).

Depuis la prémiere Edition de ce Dictionaire, Mr.Bourdelot , Médecin du Roi, & de Madame la Duchessede Bourgogne , m’a fait la faveur de m’envoier l'on Exem-plaire du Traité d’Alcyonius. C’est un petit in 4 , impri-mé à Venise , l’an 152.2. , in adibus Aldi zv Andrea AffilantSoceri. II a pour titre , Pétri Alcyonii Medices Legatus de Ex-silio , & contient deux parties (21), qui font dédiées l’une& l’autre ad Nicolaum Schonbergium , Pontificem Campanum.J’ai trouvé tout-à-fait juste l’instruction que Mr. de Larro-que m’avoit écrite touchant cet Ouvrage. II ne contientrien qui fe raporte à l’éxil d’un Provéditeur Vénitien. Lestrois interlocuteurs ne considèrent que leur propre état.Ils étoient tous de la Maison de Medicis 3 & souffraient en-core le malheur du bannissement. Jean de Medicis se con-sole & les console : c’est lui qui est le principal personnagede la piéce , & qui débite les raisons & les éxemples; c’està lui, en un mot, que l’Auteur prête son érudition, & sonstyle assez élégant. Notez qu’on rimprima cet Ouvraged’Alcyonius à Geneve , Fan 1624 , in 8 , avec deux Trai-tés de Cardan (22).

(F) Sa vanité lempêcha de devenir plus habile. ] C’est lesentiment de Pierius Valerianus : Non difplicuijset mihi , dit-il (23) , Alcyonius, fi quantum stylo profecerat , amicorum con-filium de rébus adhibere voluisfiet . qui nifi ipfimet fibi tantumarrogajfet futurus omnino fuerat é primoribus , multam enimGracis , Latinifque literis operam impenderaty & difciplinis va-riis obleClatus erat.

(G) Sa médisance lui attira beaucoup cl ennemis. ] Ecou-tons encore le même témoin : Is eo primum ìnfelicitatis in-commode flagellatus est , quod dum de litteratis omnibus mâlesentit , dicacijfima omnes obtrcèïatione lacerabat , unde omniumtam doílorum quam imperitorum in fe odium concitarat.Volez ci-dessous la Remarque (K).

(H) Le Suplément de Moréri ne vaut rien fur cet Article .]I. On n’a pas pris garde que l'Algionus des Anecdotes deMr. Varillas est une chimere des Copistes. II y avoit fansdoute Alcionius dans l’orìginal de ces Anecdotes ; &, parconséquent, il ne faloit pas distinguer de Pierre Alcyonius ,que Moréri avoit fort bien placé au XVI stécle , le pré-tendu Algionus. Cela me fait souvenir que Claude du Ver-dier , page 73 de sa Censura in omnes pené Auù'lores , ditque Petrus Avionius a marqué beaucoup de fautes dans leLivre d’Apulée de Mundo. L’Errata corrige Avionius parAlcionius. Néanmoins on a cité Avionius dans la page 56du Plagiariorum Syllabus , imprimé à Amsterdam > en 1694,avec les Amœnitates Theologico - Philologie# de Mr. Alrnelo-veen. II. II faloit considérer , que selon Mr. Varillas, ceprétendu Algionus, aiant déploré les ravages que l’armée de

Charïes-Quint fit à Rome fous Clément septième , devoirêtre donné au XVI siécle. III. Ce qu’on a tiré des Anec-dotes n’a été purgé d’aucune faute.

( 7 ) De favans hommes ont fort loué Alcyonius zy ses Tra-ductions .] Je me contenterai de raporter ce qui fut écrit àErasme , par Ambroise Léon de Noie , l’an 1518. Cetami, qui étoit un fort habile Médecin , lui aprit que le Sé-nat de Venise avoit fait publier à son de trompe , que tous.ceux qui aspireraient à la Profession des Lettres Greques,vacante par la mort de Marc Mufurus , eussent à fe présen-ter , & qu’on destinoit deux mois à prendre leurs noms, &à voir ce qu’ils étoient capables de faire fur les AuteursGrecs. Statutum est tempus duorum menstum, quo competito-rcs zv nomina dent , z? legendo z? aperiendo Gracos Autoresofiendant qui vir't fint , ZV quantum lingua zv ingénia pol-leant (24). Ambroise Léon a joute que plusieurs des disci-ples de Mufurus se préparaient à disputer sa succession ; &qu’Alcyonius, Fun des plus polis d’entr’eux, s’étoit fait co-noître par des Traductions admirables. II vaut mieux ex-primer la chose selon l’original : Inter eorum elegantiores unusPetrus Alcyonius multa ê Gireco in Romanum fermonem ele-gantijfimê vertit. Nam Orationes plerafque Ifocratis ac De-molthenis tanta Arpinitate expressif , ut Ciceronem ipsummhilominus legere videaris. Aristotelis^w multa vertit tamcandide , ut Latium gloriabundum d'tcere pojfit, en Aristotelemnostrum habemus. Idem ipfe juvenis , ut est litterarum optima-rum utrarumque maximus alumnus , ita tui quoque amantijfi-mus , acstudiorum tuorum laudator summus (25). Erasme,répondant à cette Lettre , le 15 du mois d’Octobre de Fari-née suivante , fit faire des complimens à Pierre Alcyonius,& avoua qu’il n’avoit jamais ouï parler de lui. II serait àsouhaiter , dans ce partage de sentimens fur la qualité desTraductions d’Alcyonius , que le savant Mr. Huët lui eûtfait l’honneur de se souvenir de lui, quand il composa lesDialogues de Interprétations.

Joignons aujourd’hui à Léon de Noie un autre té-moin. Je trouve que Gabriel Naudé loue beaucoup les Ver-sions d’Alcyonius. C’est dans son Traité de Eato z? VitaTermino. 11 dit que ce Traducteur, arant discuté trois ob-jections que l’on peut faire contre .ceux qui disent que leTraité de Mundo est un Ouvrage d’Arislote , se tourne en-suite de toutes parts , pour n’être pas obligé de convenirque c’est un Ouvrage suposé. Difficultates cjusmodi amoliritentet : atque ne fuppofititium hune fœtum , quení una cum le-gitimis aliis eihganiissime' de Graco Latinumfecerat %agnofiere cogeretur , vertit je in omnes parles , tandemque hisverbis concludit : sed morositatem ejus generis quaestionumGrammaticis relinquamus (26)-

(Xj On trouve quelque chose qui le concerne dans les Lettresde Longolius , z? qui n est pas honorables On a déjà vu (27) ,qu’au sentiment de Longueil, le visage d’Alcyonius, à lanouvelle de la publication de l’Ecrit de Sepulveda, seraitun objet divertissitnt. Voici quelque chose de pis. Alcyo-nius , aiant souhaité passionnément de porter une.Lettre deLongueil à Marc Antoine Flaminius, partit fans la pren-dre ; fur quoi 1 on fit cette refléxion : Nofti hominis ingenium:ille enim Zy c cens quam ei opiparam hic dederamus, zsr laudumquibus a nobìs ornatiffimus discejferat, ZV litterarum quas sum-ma contentione utsestinanterscriberempervicerat, oblitus,pro-fellus esse dicitur. ffktod vos idcirco scire volui, ut mets verbishac de inhumanitate cum eo expostuletìs (28). On ajoúte qu’ily avoit là un coup de bonheur, parce qu’on avoit coulédans cette Lettre certaines choses que l’on souhaitoit qu’ilignorât autant que tout autre. N’est-ce pas insinuer qu’onle croioit fort capable d'ouvrir une Lettre ? epuanquam id ip-sum de quo queror non omnino incommode nobis cecidisfe videripojfit , ea enim iis Literis incaute commiferam qua illum in pri-mis celatum esse cupiebam. Persecerat scilicet pristina nostra con-suetudinis usus ut magis quibuscum agerem in mentem mihi ve-niret , quam cui Literas daturus efiêm satis meminisfem (29).S’il est le personnage désigné dans une autre Lettre de Lon-golius (30), comme un habile homme le conjecture (31il,quel portrait faisoit-on de lui ! quelle mal-honnêteté, quellerage de médire , ne lui attribuoit-on pas, quel mépris n’a-voit-on pas pour fa personne ! Ce qui pourroit faire douterque Longolius parle de lui en cet endroit-là, est que peuaprès il nomme Alcyonius , fans aucun signe de mauvaisedisposition ; mais ce sujet de douter n’est pas une preuve

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