ALCMENE. ALCMEOR i 4 ?
siíioth 10 * 1 ' ^'^ m phitryon fut apellé Iphiclus (-). On dit qu’elle épousa Rhadamanthe, après la mort d’Am-*Hs-i° 3 .‘ phitryon -, & que son tombeau se voioit auprès de celui de Rhadamanthe, proche d’Haliarte, danS(.OWutarch a Beotie (c). D’autrcs disent qu’elle fut enterrée à Megare, & que l’Oracle l’ordonna ainsi, lors’* tysiindrò', 4 ue les enfans d’Hercule le consultèrent sur le diffèrent où ils ètoient; les uns voulant qú'elle fûtAntZmi portée à Argos, les autres soutenant qu’il faloit la porter à Thebes (d). Elle mourut en che-^teraiis miu sor les frontières de Megare, comme elle s’en retournoit d’Argos à Thebes (e ). Herculephof^- étoit déja mort: elle avoit eu le chagrin de lui survivre -, mais, d’autre côté, elle avoit cu la fa-x *xiu.' tisfaction de tenir entre ses mains la tète du persécuteur d’Hercule, & de lui arracher les yeux (F).U) Pauiaj, On a conté que son cadavre disparut pendant la cérémonie des funérailles , & qu’on trouva unûPtote dans son lit (/). C’ést ce qui fait dire à Paufanias, qu’elle fut convertie en pierre (?), An-' îs ' tonin Libcralis raconte, que pendant que les Héraclides travailloient aux funérailles cl’Alcmene,(0 u. /íy. Jupiter commanda à Mercure de la dérober, ôc de la transporter aux Iles des Bienheureux, afinso riut. de la marier avec Rhadamanthe. On exécuta cet ordre, Lc l’on mit une pierre dans le cercueil.
sa ^ s ulo > Ceux qui le portoient, l’aiant senti fort pesant, l’ouvrirent, & y trouvèrent au lieu du cadavre
so Paûsan une pi erre qu’ils déposèrent dans le Bois sacré où fut ensuite la chapelle d’Alcmene à Thebes (b)-.u,. Diodore de Sicile marque simplement qu’elle disparut, & que les Thébains lui rendirent les hon-flt l94, neur s divins (j). Ils montroient encore fa chambre du tems de Paufanias (k). On voioit son au-
ni ubcniis tc ^ à Athènes en ce même tems (/). Le présent, qu’elle reçut de Jupiter , pour la longue nuit
pios" 101 "" * S c l u e ^ e uvoit passée avec lui, étoit montré dans Lacedemone plusieurs siécles après , comme unexxxuf‘ rarct é singulière (m). On a raconté des choses bien merveilleuses touchant son tombeau (G).w Ph:r 4dc. Consultez l’Article d’A m p h i t r y o n.
-------- Subfedit in ilLt
Ante fores ara, dextroque à poplite lavumPrejfa genu, digitis inter fe pettine juncíis ,
Sufiinuit partus. Tacha qttoque carmtna voieJDixit , 0 inceptos t entierant carmtna partus.
Una miritstrarum média de plele Galanthis ,
Flava comas , aderat faciendis firenua jujjisOfficiis dileSía fuis. Ea fenfit trinquaHefcio quid Junone geri , dumque exit 0 intratSape fores , Dìvam reftdentem vtàìt in ara ,Brachiaque in genibus , digitis connexa, tenentem ;Et, quecunque es, ait, domina gratare : levata estArgolis Alcmene, potìturque puerpera voto.
Exfiluit , junclafque manus patefaíîa remifitDivapotens uteri: vindis levor ipfa remiffts. (27).
Paufanias ne raconte point la chose avec les mêmes cir-constances. II dit qu’on voioit à Thebes la figure de cer-taines femmes (28), que Junon avoit envolées empêcherles couches d’Alcmene. La fille de Tiresias (29) les trom-pa , en criant qu’Alcmene étoit délivrée (30). Du teinsde Pline, on prenoit encore pour un maléfice la posturedont j’ai parlé. S’asseoir auprès des femmes grojJes,ou quandl on médicamente quelqu'un, les doigts entrelajjez. en forme designe, c est un charme nuisible , 0 dit-on que de cela l’expérien-ce J en put voir lors qu Alcmene enfanta Hercule : pire encoree ft-tl, fi l' on i es m ritns accouplées contre l'un de fies génoils
ou les deux. C’est ainfi que Vigenere (31) traduit ces pa-roles de Pline : Adfidere gravidis, vel cum remedtum alicuiadhibetur , digitis pecítnatim inter fe implexìs, ueneficìum est :tdque compertum tradunt Alcmena Herculem patiente. Pesas stcirca unum ambove genua, item poplites alternìs genibus impo-ni (f 1). Nous verrons ailleurs (33) la liberté que Plaute aprise de suposer qu’Alcmene accoucha fans nulle douleur.
§. (*) R a b e l a 1 s,.l. 3. cil. 48, a fort bien rendu le textéd’Ovide & de Pline. Si M. Bayle l’avoit fil, c’étòit un pas-sage à alléguer ici. Rem. crit.
(F) On lui livra la tête du persécuteur d'Hercule, 0 elle lui
arracha les yeux. ] Apollodore nous aprend que les fils déce Héros trouvèrent un bon asyle dans Athènes contre Eu-rysthée; Scqu’Hyllus, l'un d’eux, l’aiant tué, lui coupa latête, Lc la donna à Alcmene : r f rie, xe<p»A,y àvoh-
A s.y-o.fr, GIÓWT1V. r y c t xeçxío-t T&ç cÇúûCÀutsi; s|a.ù]S (34). Ejufque caput amputatum Alcmena dédit. Hacautem illi textoriis radiis oculos effodit.
(G) On a raconté des choses bien merveilleuses touchant sontombeau.'] Agesilaus, Roi de Sparte, voulant faire trans-porter les reliques d’Alcmene à Lacedemone , envola desgens à Haliarte , qui ouvrirent le tombeau de cette fem-me. On y trouva deux vases de terre, un brasselet d’ai-rain, & une table de cuivre fur laquelle il y avoit deslettres gravées > que personne ne conoissoit. Comme elsesétoient semblables à l'écriture des Egyptiens, Agesilaus lesfit copier, & envola cette copie au Roi d’Egyptcj & lepria de faire expliquer à fes Prêtres ce que c’étoit, s’ils lelavoient (35). Plutarque ajoûte qu’Agetoridas, Députéd’Agesilaus, alla à Memphis, où le Prophète Chonuphisdéduira cette inscription. Elle contenoit un ordre adresséaux Grecs, qu’ils eussent à vivre en paix, à honorer lesMuses, & à terminer leurs différens selon les réglés de l’é-quité. Les lettres de l’inscription étoient conformes à ré-criture qu’Hercule aprit fous le régné du Roi Protée. Cequ’il y a de plus singulier, c’est que les habitans d’Haliarte,aiant eu une très-mauvaise récolte , & de grandes inonda-tions, crurent que ces maux étoient venus de ce qu’ilsavoient souffert que l’on remuât le tombeau d’Alcmene.On lit de semblables réfléxions dans plusieurs Légendes,par raport au démembrement ou à la translation des Corpssaints.
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ALCMEON. Plusieurs personnes ont été ainsi apellées. Le dernier Archonte perpétueld’Athènes fe nommoit Alcmeon. Après lui, on créa d’autres Archontes, dont la charge néduroit que dix ans. Ce changement arriva pendant la 6 Olympiade, un peu avant que Romulusbâtît la ville de Rome (a). Hérodote parle d’un Alcmeon, qui vivoit à Athènes du temsde Cresiis, & qui rendit mille bons offices aux Ambassadeurs que ce Roi envoia à Delphes [b)-.Crefus, l’aiant a pris, le fit venir à fa Cour, & lui permit de prendre dans fes trésors tout autantd’or qu’il pourroit porter. On peut lire dans Hérodote les expédions dont Alcmeon fe servit,pour se donner une charge bien pelante. Crefus lui fit encore d’autres présens ; de sorte qu’il leen état de donner un très-grand luítre à fa famille dans Athènes. Elle y a été l’une des plusConsidérables. Les Alcmeonides, (c’elt ainsi que l’on apelloit les defeendans d’Alcmeon,)® y distinguèrent en plusieurs rencontres ; &, fur tout, en s’opofant fortement à la tyrannie queEisiílrate & lès fils tâchèrent en vain de perpétuer. Je croi que cet Alcmeon est le même que ce-mi qui fut Général des Athéniens dans la guerre qu’on entreprit pour la protection du Temple deDelphes, à la sollicitation de Solon (c). Je trouve dans Plutarque un Alcmeon, qui fut grandennemi de Themistocle (d). II y a dans le Dictionaire de Moréri plusieurs fautes concernant lcmot Alcmeon (A). Je vais parler à part de deux personnes qui ont porté cé nom-lâ.
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{A) n y a dans te Difttonaire de Moréri plusieurs fauttouchant le mot Alcmeon. J I. II n’est pas vrai qu’Alcmeordernier Archonte perpétuel, ait vécu vers 1 an 301 ou 3cde Rome. Eusebe, qu’on cité, met avant la fondation c«•orne la fin des Archontes perpétuels. II* D ailleur:lannée 301 de Rome ne répond pas à Tannée 3300 c^°nde; mais, environ à l’année 3530, selon le Pere Ptau > ou à Tannée 3498, selon Sethus Calvisius. III. AIm qon, T Archonte perpétuel, n’est pas le même Alcmeorstui reçût tant de présens de Crefus (1). II précéda d envru I ^i° ails ^ prémiere année du régné de ce MonarquIV. La derniere année de ce régné répond à Tan 206 cXO M 1.
Rome. V. Hérodote, que ì’oncite, he dit point qu’Áíc-meon ait succédé à Megacles son pere en la charge d’Ar-chonte annuel; ni que les Ambassadeurs de Crefus aientdemandé à Alcmeon ; s'il voulût fe joindre avec sein maîtrepour aller à Delphes-, ni qu âpres leur avoir promis de le faire,ce Roi lui fit présent d.'autant d'or qu il en pourroit porter ; niqu’aiant aperçu qu’Alcmeon s’étoit chargé d’or au delà defes forces , il le fit porter avec ce fardeau dans fa maison ,par ce qu il ne pouvait pas marcher à cause de fa charge. Je nSfaurois deviner par quel esprit on cite Hérodote, lors qu’ona falsifié si étrangement ce qu’il raconte. VI. Alcmeon *fils d’Amphiaraiis, n’époufa point Callirhoé après la mortT ì d Ah
(f) DîoìSic. Libr, V\Cap. IV.
{ k) PâufaiuLibr. ÍX ,pag. 290.
11 vivoit en-viron 150 ansaprès (a Nais-saine de Jé-sus- Christ.
( l ) idem à /Lìlr. 1 ,
ça*. 17.
(m) VoieZ. IÀT^emarque(D) de C Ar-ticle 1 £_
L E B O E S,
( 34 ) Apdl'lodorìBibliorh.Libr. II tP l $'W\
(3>)Vlu-tarch. in Lì-ùro.àc So-cratis Ge-nio , pag.
57 <> >ér