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Tome premier. A - B.
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A L C M E O N.

(2) OutreApollodore»voici un autretémoin 9 savoir 9

Ovid. deRe-med. Amor.f. 45 5. - Am ~philochî frnterne Vheiidasemper amu-res , Callirhoéfecit parte re-cepta tort,

fz) Plutarc.de Exilio,pag, 602.

(4) Voici com-me parle Mr,Moréri, tantdans C Editionde Lion , enl 6 îS 9 <yuedanscelle de Hol-lande , Aprèsfa malheu-reuse expé-dition deThebes.

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d’Alphesibée fa premiers femme : celle-ci étoit en vie pen-dant le second mariage (2.). VII. Plutarque ne dit pointque la fable d’Alcmeon lignifie qu il tua fa mere , c'est-à-direj a partie , pour aller vivre à la campagne , qui nous est expri-mée par le fleuve de son beau pere. Ne diroit-on pas que Mr.Moréri a lu dans Plutarque , qu’Alcmeon fe châtra : c’elt àquoi conduisent naturellement ces paroles , il tua fa mere ,c’est-à-dire fa partie. Je veux croire, qu’au lieu de partie ,FAuteur avoir dit patrie : mais cela ne le tire point d’af-faire ; car Plutarque ne dit point qu'Alcmeon tua fa pa-trie , ou qu’il l’a mal traita : il dit, au contraire, qu’Alcmeonfuiant les Magistratures, les séditions , les factions, & lescalomnies , se choisit une petite retraite pour y vivre dansle repos; & que c’est ainsi qu’il fuit les Furies (zj. VIII. LaChronique d’Eufebe est citée encore plus mal à propos,pour expliquer ce que la Fable a dit d’Alcmeon ; car àquoi peut servir, pour l’explication de cette Fable, dédi-re que la ville de Thebes fut pillée , que Tiresias fut faitprisonnier , que sa fille Manto fut consacrée au service d A-pollon ? IX. II n’cst pas vrai qu’Eufebe raporte ces chosesen lan 817 d'Abraham. II ne dit rien de ce pillage de The-bes : il parle en général des sept Capitaines qui attaquèrentcette ville , & de leurs descendans qui renouvellérent laguerre ; il parle , dis-je*, de la prémiere de ces deux expé-ditions fous lan 784 , & de la derniere fous Fan 8xz. EnX lieu , ni Eufebe, ni aucun autre Historien, ne remarqueque l’expédition d’Alcmeon contre Thebes ait été malheu-reuse (4) ; car ce fut alors que les Epigones pillèrent la vil-le Lee. XI. Ils ne menèrent point le pauvre aveugle Tire-sia's : il avoit pris la fuite , avec les autres Thébains, avantque les ennemis entrassent dans cette ville. XII. Ils nefirent pas un grand butin , pour venger le déshonneur de leurpere. 11 siiloit dire , que pour venger le déshonneur de leurs

pere s, ils entreprirent une seconde expédition. XIII. IIn’est pas vrai que le Philosophe Alcmeon ait fait voir quela Lune a une propriété particulière , qui ne finit jamais : il asuposé F éternité de cet Astre. C’est une chose que l’on nepeut que suposer ; & c’est une négligence plus impardon-nable à un Prêtre, qu’à un autre Auteur, que de dire qu’ona fait voir que la Lune est éternelle , & que l'ame immortelletourne toujours comme le Soleil. XIV. Eufebe ne parle pointd’Alcmeon le Philosophe : c’est sans doute le Poète qu’il aprétendu désigner , lors qu’il a dit, Alcmaon clarus habetur,est Lefches Lesbius qui parvam fecit Iliadem. XV. II Fa ditfous la 31 Olympiade , 8c non pas fous la soixante-neuvié-me. XVI. II n’est pas vrai que Plutarque , en la Vie de So-lon , cite un Historien nommé Alcmeon. Voici les paro-les de Plutarque : elles serviront à montrer comment lesCopistes précipitez s’abîment dans les bévues les plus gros-sières. Ou fut»7»i Vf «tij yof éV; tStos ÙTreb'íisroXífiov ,aç A eysiv tpntriv E 'ppun-Tos E'vcévôn tov uav. Oute yàç Ait-X'j y l ® Óotiuç t»t Ei'fjjjttv , eií 7 e toTç tSv AeA <pZr ÙlT 0 fUHÍ/t*PI>A XscfLcuúiv , a EoAwv , A êr.vcciani TÇtxlnybç à.'/u.yeyçccTrla.iijf).Non fuit ille tamen ad bellum hoc destgnatus dux , ut tradereSamium Euanthem Hermippus ait. Neque enim id Orator pro-didìt JEfchines , e? in Delphorum Commentariis Alcmeon, nonSolon , est Athenienfium dux. Mrs. Lloyd 8c Hofrnan onttrouvé le prétendu Historien Alcmeon dans cet endroit dePlutarque : ln Delphorum Commentariis , difent-ils , cìta-tur à Plùtarcho in Solone. II est visible que ces Commen-taires de Delphes font FOuvrage qu’ils attribuent à Alc-meon , 8c qu’ils prétendent avoir été cité par Plutarque.Je m’étonne que Voisins ait donné dans une telle bé-vue : Alcmeon , dit-il (6) , in Delphorum Commentariis.A'Xy.fícctm e’v t» 7 s t»* AcXpiav ì> 7 rofíróy.an , citatur à Plutar-cho in Solone.

(f plutare.in Solone »f“g. - 4 - ■ A ‘

(S) Vossinsȉe Hist ot -Gmc.pag. sol-

(fVoitz. tou-chant ceCoiierUs %cmarjttesde P.Article

Citu-B HO e'.

(i) Hygin,ChapitreL X XIII , ditqu y cAdrasttdonna, le Co -lier, c ’ycjtfE-riphyle décou-vrit le lieu ou^Amphiaraiis? étoit caché,

(c) Eiezrvousplutôt à DÌo-dore de Sici-le, qui dit <\ueTherfandredonna feule-ment le Pé-plum. U nepouvoit pasdonner le Co -lier 9 puis cju-Eriphyle Pa-vait déjà,

{d.) Nomméeen GrecHtorXoç,

(e) Pausan.Livr, VHI,

pag. 2 SS ,/4nomme Al-pheíibée.

(/) Tiré dela Biblio-thèque d’A-pollodore,Ltvr. III>pag, 187 drsuivantes.Voiez. aujjiDiodorede Sicile»Livre V 9Chap, VI,

(i) Pauían.Libr, Vilspag. zss.

ALCMEON, fils d’Amphiaraiis 6c d’Eriphyle sœur d’Adraste , tua íà mere , pour obéir aucommandement de son pere. Vous allez voir la raison d’un commandement si étrange. Amphia-raiis regardoit Eriphyle comme la cause de sa mort. II ne vouloit point aller à la guerre contreles Thébains ; car comme il étoit grand Devin, il avoit prévu que s’il y alloit, il y périrait.D’ailleurs il avoit promis avec serment, que pour ce qui regarderait les disputes qu’il pourraitavoir avec Adraile , il s’en remettrait à tout ce que fa femme en ordonnerait. Ils eurent un diffé-rent fur l’expédition de Thebes. Adraste vouloit qu’Amphiaraiis s’y engageât. Amphiaraiis n’envouloit rien faire , 6c en détournoit les autres. Eriphyle décida iclon les désirs d’Adraste , aprèsavoir été gagnée par le beau colier (a) que Polynice lui offrit (b) , 6c qu’elle accepta , fans avoirégard aux défenses que son mari lui avoit faites de rien prendre de Polynice. Elle est devenue parlà un grand fond de lieux communs, 6c de pensées morales, entre les mains des censeurs du sexe.

On sait qu’Amphiaraiis , aiant pris la fuite lors de la déroute de l’armée , fut englouti par un abî-me qu’un coup de foudre avoit ouvert lur son chemin. II avoit donne ordre a íès fils , avant quede marcher contre Thebes , qu’ausli-tôt que l’âge le leur permettrait, ils tuassent Eriphyle. Tousles autres Généraux , à la réserve d’Adraste , périrent dans cette guerre. Leurs fils résolurent dixans après d’aller venger cet affront, 6c ils choisirent Alcmeon pour leur Généralissime. Eriphyle,gagnée encore par des présens , les sollicita à cette guerre. Therfandre, fils de Polynice, lui avoitdonné un colier (c ), 6c une robe (d). Alcmeon , quelque envie qu’il eût de tuer fa mere avantque d’accepter le Générât , marcha contre Thebes, fans avoir éxccuté l’ordre d’Amphiaraiis.

Cette expédition fut très-heureuse : les Thébains , par le conseil de Tiresias , abandonnèrent leurville ; on la pilla , 6c on la ruina. Alcmeon , transporté d’une nouvelle colere , après avoir suqu’Eriphyle s’étoit laissée corrompre par des présens contre lui aussi, ne balança plus à la tuer, lorsqu’il eut consulté VOracle. Quelques-uns soutiennent que son frere Amphilochus Tassista dans ceparricide ; mais le plus grand nombre des Auteurs nie cela. Alcmeon , persécuté par les Furiesà cause de cette action , le retira à Psophis dans T Arcadie , où il expia son crime entre les mainsde Phegeiis , selon les cérémonies ordinaires en pareils cas , 6c sc maria avec Arsinoé (e) fille dumême Phegeiis, à laquelle il fit "présent du colier 6c de T habit qui avoient été donnez à Eriphy-le. Une grande famine s’étant élevée, on eut recours à T Oracle, qui ordonna à Alcmeon dese réfugier chez Acheloùs. II s’y rendit, après plusieurs courses vagabondes : il y reçut de nou-veau les cérémonies de Texpiation ; il s’y maria avec Callirhoé fille d’Acheloiis ; 6c il s’établit dansun coin de terre que cette rivière avoit forme ( J) en accumulant des sables. Callirhoé lui dé-clara , qu’elle ne coucherait point avec lui, s’il ne lui faisoit présent du colier 6c de la robe d’Eri-phyle. Cela le contraignit de retourner chez Phegeiis, dont il obtint le colier, après lui avoirfait acroire qu’il avoit apris de l’Oracle , que 1a persécution des h uries ne cesserait, que lors qu’ilauroit offert ce colier à Apollon. Phegée. fut ensuite qu’Alcmeon avoit destiné ce présent à Cal- ,.lirhoé : c’est pourquoi il donna ordre à ses deux fils de le poursuivre, 6c de le tuer ; ce qu’ils firent : «fL6c , parce qu’Arsinoé s’en formalisa , ils la transportèrent à Tcgée dans un coffre , 6c lui imputé-rent ce meurtre. Quelques-uns disent qu’Alcmeon , pendant fa fureur , se divertit avec la Prophe- /»««

tesse Manto , fille de Tiresias , 6c qu’il en eut deux enfans (/). Voiez la fuite de tout ceci dans %T«oí i!

T Article de C a 1 . l 1 r h o e'. Les furies d’Alcmeon ont fait un grand bruit fur le Théâtre de Tan-cienne Grccc ( g) i mais il ne nous reste aucune dc ces Tragédies (B). Ce qu’on a dit de son f,í*-

tombeau Tom - "st

pag. 44 ?"

(A) Il s’établit dans un coin de terre que la rivière d’Ache-loùs avoit formés II ne fera pas mal d éclaircir Apollodore,par un passage de Pausanias , qui porte qu’Alcmeon , aprèsavoir tué fa mere , s’enfuit d Argos à Psophis , où il épou-sa Alphesibée fille de Phegeiis (1). Le mariage ne le gué-rit pas de fa fureur ; ainsi il recourut a 1 Oracle , qui luiordonna de fe retirer fur une terre toute neuve, & faite de-puis le meurtre d’Eriphyle. On l’assûra que les Furies neFy pourfuivroient point. Aiant donc rencontré aux em-

bouchures de la riviere d’Achelotis une terre que les flotsavoient charriée , il y prit poste , & s e maria avec Cal-lirhoé.

(B) ll ne nous reste aucune des Tragédies faites fur son su- .jet.] Je ne doute point que les deux Vers , que Plutarque araporte/ dans l’un de ses Livres, ne soient pris de quelqu’u-ne de ces Pièces. Le lieu commun que Plutarque toucheen cet endroit est plus important qu’on ne pense : il regar-de un défaut qu’on trouve par tour. C’est celui de ceux

qui