'42) Erafm.Epist. LX.U bri XXX.
(ít) On lesàijhnptc , enniellant P au-tre AleanderSenior,
& celui-ciAleanderJunior.
f f) C étoit ■Saumaise.
(cì Monfr .Baillet,Jugem. furles Poëces,nttm. 1420,éj Witte,dans son
DiariumBio^raph.II Part.pag. 40 , met-*tent fa mortà Pan 16 j I.Witte lenommeAlexander.
(fi) Tiré deNiciusErythraus,Tinacoth. f.Voiez^ anjjiAUatius inApibusUrbanis,/"*?• 123,
124 > 125 .
{l) impriméÀ Londres yPan l682>drà Francfort ,Pan i68z,in 12.
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tres choses, des mauvais offices qu’il en avoir reçus auprès de l’Evêque de Liege, chez qui Alean-dre avoir un frere, qui étoit beaucoup plus grand maître que lui en l’art de diíîimuler (K).
Aleandrum Erasmo prasert in omnibus , nihil erat periculi.Nam e? ipfe plurimum tribuere soleo Aleandro ,prasertim in lï-tens , nihiloque mugis me Udi puto fi dottior eft , quam quodditior est aut formofior (43). La Lettre, où Erasme parleainsi, est datée du 31 d’Août 152.4.
(K) ll avoit un frere .... plus grand maître que lui en l'artde dissimuler. ] Erasme, qui nous aprend cette particularité,ajoute que ce frere étoit en cela beaucoup plus dangereuxqu’Aléandre , qui ne savoir pas si bien cacher ses desseins,llaportons ses propres termes : Habet fratrem apud Leodiens.hoc permcìofiorem , quod omnia potefi dijfimulare , id quodnon potefi Aleander Ç44).
tinus est, apud C/tfarem agit Legatum Anglicum (42,). Cedernier mot est équivoque , & peut-être Erasme n'avoitpoint écrit Anglicum , mais Angelicum , afin de signifier1 ’emploi de Nonce Apostolique , qu’Aleandre avoir alorsen Allemagne. En tout cas, on n’eût point mal fait d’a-vertir dans une Note marginale, qu'il n’étoit point Am-bassadeur du Roi d’Angleterre auprès de 1 Empereur Char-les-Quint; car c’est à quoi l'esprit du lecteur íè porte toutdroit. Mr. de la Monnoie a deviné très-heureusement,qu 'Anglicum a été mis h cause qu’Erasme avoit écrit enabrégé àplicum pour aposiolicum.
II faut pour le moins qu’on voie ici un passage d’Erafmeà l’avantage d’Alcandre : Etiamfi nominales istum , qui
ALEANDRE (Jérôme) de la même famille que le précédent («), & petit-fils mater-nel de Jerôme Amalthée , a été un des Savans du X VII íiecle. Des qu'il eut quitté le Frioul,ion pais natal, pour aller à Rome, il trouva chez le Cardinal Octave Bandini un emploi de Se-crétaire j qu’il remplit avec honneur pendant près de vingt ans. 11 avoit commencé de fort bonneheure à subir les hasards de T impression 5 car à peine avoit-il reçu ses dégrés de Jurisconsulte,qu’il avoit mis au jour un Commenta ire fur les Inftitutes de Caïus. Il ne laissii point engourdir faplume à Rome j car, s’étant aggrégé des prémiers à T Académie nailïante des Humoristes, il avoittoujours quelque composition à y faire voir: & il fit même en Langue Italienne un Traité fortdocte fur la Devise de cette Assemblée. La fécondité de son génie & de ses études se montra pardivers Ecrits sur différentes matières. II expliqua des Antiques (J): il écrivit fur la Questiondes Eglisessuburbicaires , & publia un Ouvrage contre celui qu’un Anonyme (b) avoit composélà-dessus en faveur des Protestans. Un volume de ses Fers sortit de dessous la presse, & fut iuivid’une Jpoìogie de l'Adonis da Cavalier Marin , contre les rudes attaques du Cavalier Stiliani. Ur-bain VIII lui témoigna avantageusement son estime : car il travailla lui-même à le tirer du ser-vice du Cardinal Bandini, pour l’attacher à celui des Barberins ; de sorte qu’Aleandre devint Sé-crétaire du Cardinal François Barberin, neveu de ce Pape. 11 fut du volage de France, lors quece Cardinal y alla avec le caractère de Légat à latere. 11 nc succomba point aux fatigues de ce1 ■ - - ‘- ' -~>,.„n-pnsí-mmr- il s’en tira fort bien, malgré la délicatesie de sontem-
convenu avec quelques—uns ae ìcs mumu n -— -o- - -----
jours: il ne pouvoit s’empêcher, en présence de tant de bons mets, de manger p us qu’il ne fa-loit, eu égard à un estomac aussi débile que le sien; c’est pourquoi, il tomba malade, & ne putguérir de ía maladie (c). Le Cardinal son maître lui fit faire de magnifiques funérailles, a 1 Aca-démie des Humoristes; & les Académiciens, ses confrères, poitérent son coips au sépulcre (d).
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(A) il expliqua des Antiques.~\ C'éíoìent deux marbres,une table, & une statue. La table cqntenoit la figure Lcles symboles du Soleil ; la statue étoit entourée d’une cein-ture toute pleine de gravures. Voici le titre de l’Ouvra-ge d’Aleandre: Explicatio antique tabula marmorea folis ef-figie symbolifque exculpta : Explicatio figillorum z.ona vété-ran fiatuam marmoream cingentis. C’est un in quarto,imprimé à Rome, l’an 1616 , & à Paris, l’an 1617.Je ne doute point qu’il ne soit entré par là dans le com-merce du Pere Morin. II paroît par le Livre intitulé,Ecclefia Orientalis Antïquitates (1), qu’ils s’écrivoient quel-quefois.
(B) Sa maniéré déécrire lui attira un compliment. ... quimérite une réflexion .] Nicius Erythrœus lui difoit souvent,Lors que je lis vos Ouvrages, je me trouve un habile homme cmais quand je lis ceux des autres Ecrivains , qui Je piquentd' éloquence, je me trouve tris ignorant ; car je ri y entens rien.Qu’il y a peu d'Auteurs Latins aujourd’hui aufquels onpuisse faire ce compliment! Je ne parle point de ceux quiécrivent en style de Chancellerie, ou de Scholastique : jeparle de ceux qui écrivent en Orateurs, & qui travaillentleurs phrases. Ils ne font propres la plupart du teins qu’àmortifier la présomption de leurs lecteurs, qui se trouventà tout moment accrochés par quelque allusion , ou par
4 L , E 9 â BE (Philippe) Jésuite Flamand, naquit à Bruxelles, le zz de Janvier 1 faz,L,ír U<Ìia ^Ifjumamtcz dans son pais, après quoi, il s’en alla en Espagne, & entra chez le Ducd Ossune. H le suivit en Sicile, lors que ce Duc y alla éxercer la charge de Viceroi. Se sentantune vocation a la vie religieuse, il prit l’habit de jésoite à Païenne , le 7 jour de Septembre 1612II fit son Noviciat, & son Cours de Philosophie, dans la même ville, & ses études de Théologie'à Rome, d’ou il fut envoie en Autriche , pour enseigner 1a Philosophie dans l’Académie deCratz. Aiant rempli les devoirs de cette fonction au contentement de ses maîtres , il f ut avancéa la Profession en Théologie Scholastique, & promu solennellement au Doctorat l’an 162.0 Surentrefaites, le Prince d’Eggemberg, savon de l’Empereur Ferdinand II, voulut faire voiager
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quelque métaphore exprimée si confusément, qu’ils n’yvoient goûte. Le mal est qu’on ne mortifie gueres les lec-teurs pat ce moien, vu que l’amour propre les engage àrejetter la cause de ces ténèbres, non pas fur leur ignoran-ce , mais fur le galimathias de l’Auteur. Quoi qu’il en soit,je m’imagine qu’on sera bien aise de voir ici la jolie penséede Nicius Erythrœus en original. Scribendi ejusdem ratio tumin folutá orathne tum m verfibus adeo erat pura, adeo elegans Tadeo perspicua, ut sape ex me audiret, tum demum me mthimetdottum éruditumque vìderi,cum sua legerem ; cum autem inalio-rum scripta, qui je éloquentes dici vellent, incurrerem, tum pla-ne me mdoétum omniumque rerum rudem agnc/cere , eò quodverbum prorfus in illis nullum intelligerem (2.). Celadevoitlui être un motif puissant, pour nc laisser nulle obscuritédans ses Eloges , & néanmoins on y en trouve. Quel-ques-uns ne voient pas qu’il ait exprimé clairement, si cefut à Rome, ou à Paris, que la bonne chere fut fatale àAleandre: ils croient que ce fut à Paris (3). Pour moi,je ne doute point du contraire : les conventions de se ré-galer tour-à-tour deux ou trois fois la semaine sententmieux des gens qui font en repos chez eux, que des voia-geurs. Outre que le voiage, que le Légat François Bar-berin fit en France l’an 1625, ne dura que peu de mois, &qu’Aleandre ne mourut qu’en 1631.
t z) NiciiErythrzi ,Pinacoth.
t*g. 46-
(ì) Voici- íàJugemén*des Savan*fui lesPoètes »Tom. 1 E- ,nicm. î4 2<,fP4L- 54-
fut nommé par l’EmpereurVIII. II voulut avoir avec lui le P. Alegambe; ainsi cc Jésuite fit le voiage de Rome, en qua-lité