S*tl y a desJésuites au-jOUKptlUÎ
ajffi habi-les qu’au-trefois.
Iconibus.
(z) LouisRabus, ai*Livre IV de^Histoire desMartyrs ;Budceus ,S-etvotloX.pag. z8; Hotl-doif, Prompt.j^.64, Justusde Acade-miis, pag. 45,le mettenttomme Bu-chaaan.Votez. Jacobi*ThomaíïiOration. deAlexandroAleíìo, pag.307.
O) Bucha-nan. Rer.Scoticarun*liùr. XIV S
1 S 6 ALEGAMBE. ALES.
On ne peut nier qu’il n’y ait dans ce Livre-là beaucoup d’Auteurs médiocres , 8c beaucoup<TAuteurs de la prémiere volée. Mais il y a des gens qui prétendent , que si l’on continue *il s’y trouvera une très-sensible disproportion , c’eít - à - dire , que les grans hommes feront in-comparablement plus rares dans la Continuation , que dans ce qui a paru jusqu’ici. Cela me donnelieu de communiquer au public ce qui se passa dans un entretien de quelques personnes de Lettres,l’an ihp 7 (D).
célèbre Jésuite, contre Vassurance que le P. Coton avoit donnéedu contraire au Roi Henri le Grand; & que d’autrcs Livres,faits contre l'Episcopat e? la Hiérarchie en général , o 1 contre teClergé de France cr la Sorbonne en particulier, ont été compo-sez, par des Peres de la Société, quoi que les principaux d'entreles Jésuites de France, qui gouvernaient les Maisons de Paris,ayant été appeliez, pour cet effet , euffent protesté, même parécrit figné de leur main , que les Jésuites n étoient pas les Au-teurs de ces Libelles. Mr. Bailles ajoute , que Sotwel a étéplus discret qu Alegambe en ce point : car on ne lit pas dansson Edition les Ecrits du faux Smith, zsr du faux Of-Jeíu,qui ont causé tant de scandale ; non plus que les Livres de Gui-menius, de Vernant, de /'Apologiste des Casuistes : etr il aeu foin même de nous avertir par avance , que son silence àt égard de ces sortes de Livres devoit paffer pour un désaveu ztrune sécrété condamnation qu en sait la Société. Mais on nepeut nier d'ailleurs quil n’y ait laiffé les fautes d'Alegambe enbeaucoup d'autres endroits , 8 C que son Edition ne soit moinséxaête & moins belle que celle d’Alegambe. Voiez la Re-marque précédente , à la fin. Je toucherai ci-deffous, àla fin de la Remarque (C) de l’Article A n n a r , un pe-tit défaut de cette Bibliothèque.
§. («) Ce Livre est attribué au Jésuite Carolus Scri-lonius d’Anvers , dans le Catalogue de Ribadeneyra ,Lyon , in 8. chez Pillehotte, & Anvers ex Officim Planti-niana 1613 in S. Rem. crii.
(D) Je remarquerai, au sujet de cette Bibliothèque , ceuise paffa dans un entretien de quelques personnes de Lettres,an 1697.] Quelques Messieurs , qui étoient venus à Deift,avec les Plénipotentiaires de France , se trouvèrent un jouravec des François Réfugiés , 8c avec des gens du pais ; 8c,selon la coutume des gens de Lettres > ils parlèrent fort deLivres 8c de Savans. Ils convinrent presque tous de la dé-cadence de l’érudition , 8c ils remarquèrent plus d'une fois,avec un grand air de joie , que la Société des Jésuites n’apresque plus aujourd’hui d’habiles gens. Les Bellarmíns, lesSìrmonds, les Petaus , ajoûtoient-ils, n ont point laiffé de suc-cesseurs ; leurs places , ZA celles de pluseurs autres sujets moinsillustres, font encore vacantes. Mr. *** fut presque le seului n’aplaudit pas à ce reproche , 8c qui pria la compagniee considérer , que ceux qui se plaisent à semer par tout detels discours pèchent doublement ; „ car, en prémicr lieu ,
, dit-il, „ on touche en deux mots ce qui concerne les au-„ tres Ordres , 8c les autres Communautez , 8c on s’arrête„ beaucoup fur celle-là. Cette acception de personnes est„ très-inique. Les Univerlitex de France .ont-elles des Pro-„ fesseurs en Médecine , qui fassent autant de bruit que les„ Fernels , 8c les Sylvius ? ou des Professeurs en Jurispru-
„ dence , qui aprochent des Doneaux, desDuarcns, des,, Hotmans, 8c des Cujas? Montrez-nous, si vous pouvez,„ dans le Parti Protestant, un Casaubon , un Scaliger, un„ Saumaise. Montrez-nous en Hollande un Grotius, un,, Heinsius, un Voffius. Ces gens-là ne sont-ils point morts,„ fans laisser de successeurs ? Ont-ils laissé des places qui„ soient remplies ? Disons donc que le défaut, que vous„ affectez d'aproprier aux Jésuites , est commun à tous les„ Partis, 8c à toutes les Communautez de l’Europe: c’est,> le déíàut du siécle, 8c non pas celui de leur Compagnie.„ N'allez pas croire,,, continua-t-il, 8c ce fut fa seconde ré-fléxion , >> que je prétende que la portion du XVII sié-„ de, dans laquelle nous avons vécu, soit inférieure à Tau-,, tre portion , ou au siécle précédent. Je croi au contrai-„ re , que tout bien compté, elle doit avoir l’avantage, 8c„ que c’est le changement de goût , qui est le sujet unique„ de ce que vous apellez décadence de l’érudition. L’étude„ de la Critique est tombée; on s’est tourné vers la justesse„ du raisonnement (9) ; on a cultivé l’esprit beaucoup plus„ que la mémoire; on a voulu penser délicatement, 8cs’ex-„ primer poliment. Cette aplication ne fait pas produire„ de ces gros volumes, qui imposent au public, 8c qui éle-„ vent aux grandes réputations.; mais, réellement, elle„ fàit naître plus de lumières, 8c une habileté plus estima-„ ble que le grand savoir des Grammairiens, ou des Philo-„ logues. Les Jésuites ont suivi ce nouveau goût, 8c voi-„ là pourquoi leurs Savans ne font pas de la même trem-„ pe que ceux d’autrefois. Avez-vous-pris garde comme„ moi „ , continua-t-il, „au nombre considérable de gens„ illustres qui se trouvent présentement dans leur College„ de Paris ? Le Pere Benier est fi consommé dans- les Lan-„ gués que tous les étrangers d’Europe 8c d’Afie vont le„ chercher, 8c Converser avec lui, comme s’il étoit de leur„ Nation. Peut-on voir une plus-vaste Literature que celle„ du Pere Hardouin ? Le Pere Commire n’èst-il pas un„ des plus grans Poètes Latins qui soient aujourd’hui au,, monde ? Où est l'homme , qui , pour le François, 8c„ pour le bon goût de la composition , surpasse le Pere„ Bouhours ; ou , en fait d’Humanitez, le Pere Jouvency;„ ou , en beau Latin , le Pere de la Beaune, qui vient de„ donner les Oeuvres du Pere Sirmond ? Y a-t-il en Fran-,, ce de meilleures plumes que le Pere le Tellier , le Pere„ Daniel , le Pere Doucin, 8cc ? Je vous en nomme quel-„ ques-uns ; mais c’est fans prétendre faire tort à plusieurs„ autres , que je ne vous nomme pas ”. Voilà quel fut lediscours de Mr.*** , si la personne à qui j’ai ouï parler decette conversation me l’a raporté fidèlement. Que l’on yfasse telles réfléxions que l’on voudra.
A LES ( Ale x andre ) en Latin Alefius Théologien célébré de se Confession d’Au^s-bourg , & Auteur de plusieurs Livres (a , etoit ne a Edimbourg en Ecosse , le 22 d’Avnl r po. 11 fit des progrès admirables dans la rhéologie Scholastique, & il fe mit de bonne heure fur les rangs, asm de rompre une lance avec Luther. C’étoit alors la controverse à la mode8c le grand champ de bataille , ou les Auteurs jeunes 8c vieux cherchoient à donner des preuvesde leur mente. 11 eut se part peu âpres à la dispute verbale , que Patricius Hamilton eut à soute-nir contre les Ecclésiastiques (A) , pour la nouvelle créance qu’on lui avoit fait goûter à Marpourg. II tâcha de le ramener au Catholicisme ; mais il ne put rien gagner fur lui 8c il ne sirqu’entrer en doute lui-même fur se propre Religion , par les discours de ce Gentilhomme & pl Usencore par la constance qu’il le vit faire paroître fur le bûcher , où David Béton , Archevêque deSt. André , le fit mourir. Les doutes de notre Ales n’auroient eu peut-être aucune fuite, si on Peûtlaissé jouir en repos du Canonicat qu’il possédoit dans l'Eglise métropolitaine de St. André • ma'on le persécuta avec tant de violence , qu’il fut contraint de se retirer en Allemagne ( B) où il
aquit
{A j II eut part à la dispute de Patricius Hamilton, avecles Ecclésiastiques .] Beze a fait en peu de mots l’éloge de ceMartyr Protestant, qui étoit d’une famille alliée aux Roisd'Ecosse. ^ II met son martyre à l’an 1530(1). Buchananle met à l’année 152.8 (z) , & lui donne pour pere le freredu Comte d’Aran , 8c pour mere la soeur du Duc d’Albi-gni. II remarque , que peu après son fuplice , la mort d’unDominicain , qui avoit été son délateur , consterna fort lesesprits. Ce Dominicain s’apelloir Alexandre Cambel. C’é-toit un jeune homme , qui avoit beaucoup de génie , 8cbeaucoup d’érudition. H avoit souvent discouru avec Ha-milton sur l’interprétation de 1 Ecriture , 8c lui avoit avouéqu’il reconoissoit pour vraies la plupart des doctrines quipassoient alors pour paradoxes. Hamilton , fe souvenantde cet aveu , le traita de méchant homme , quand il le vitson accusateur, 8c le cita devant le Trône de Dieu. Cesmots le troublèrent de telle sorte , qu’il en perdit le juge-ment , 8c qu’il mourut fou quelque tems après (3). Alesraporte (4) , touchant le fuplice de Patricius Harmlton, biendes choses > que Rabus a insérées dans son Histoire Alle-mande des Martyrs.
(4) Exposit. in rsalui, XXXVII , folio 164. Voiez. eiujji fa Réponseà Coclileíis, p*g. S,
(B) On le persécuta avec tant de violence, quil fut con-traint de fe retirer en Allemagne. ] Cette persécution lui sotsuscitée à cause qu’il avoit fortement prêché devant un Sy-node Provincial, en 1^2.9 , contre les Prêtres fornicateurs.Le Prévôt de St. Andre , dont les commerces impudiquesétoient conus de tout le monde , se reconut à ce Sermon,8c s’imagina qu’on l’avoit voulu mettre en spectacle à toutT Auditoire. II résolut de s’en venger à la prémiere occa-sion ; 8c , comme il étoit d’un tempérament mille fois pluspropre à un soldat qu’à un Chanoine , il ne choisit que desmaniérés violentes. Aìant su que tout le Chapitre s’étoitassemblé, pour envoier porteq des plaintes contre lui auRoi Jaques V , il se rendit à T Assemblée , avec des gensbien armez , 8c ordonna qu’on lui saisit Ales , qui lui re-présentoit de modérer sa colere : il mit même T épée à lamain , pour répondre à cette juste remontrance. Ce pau-vre Chanoine sot saisi de tant de peur, qu’il se jetta auxpieds du Prévôt, 8c lui demanda la vie fort humblement.II en sot quitte pour un coup de pied fur la poitrine, dontil demeura quelque tems évanoui ; après quoi, il fut con-duit en prison. Tous les autres Chanoines y furent aufficonduits ; mais le Roi, aiant su la chose, les fit mettieen liberté. II n’y eut qu’Ales, qui ne sot point élargi ;
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( 9 ) Fw’rtila T{emr*l”i(D) deC ArticleAcONCEt
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