ALES. ALEXANDER AB ALEXANDRO.
(r 2) On écrituciCan 1693.
1 iz) Votez,
U 'T(emar<]tie(M) deV ArticleNHSTORIU3an comment
( 14) Evang.de S. Mat-thieu, Chap.XIX , f. 8.
(15) Horat.Od. XVjLîlr. II yf. 10.
(16) A Ge-nève , & pluseniore nu Can-ton de Berne ,
fl.) SimonGoulart Cafait dans laVersion dePhilip. Ca-rnerruàì
15B
lanchthon. Te nc sai s’il trouva mauvais qu’on différât à prononcer fur cette dispute, & si ce mé-contentement Ru cause qu’il sortit de Francfort d’une maniéré précipitée, mais iL eit certain quela Cour de Brandebourg se plaignitdelui, & qu’elie ecnvit a 1 Université de Wntemberg pourle faire châtier. Rattachement qu’il avoit pour Melanchthon avoit fait croire qu il s etoit retireà Wittembers (E) ; cependant il avoit mieux aime le rendre a Leiplic , d ou il ìcfuía,, en 15-43,une chaire de Professeur dans l’Académie qu’Albert Duc de Prufle vouloir ériger a Komgsberg ,& qui fut érigée Tannée suivante. On ne sut pas bien , si des lors , il avoit une procession dansl’Universitédc Leipsic, ou si seulement on lui taisoit elperer celle de Rhéologie qu il y exerçar ■ ■ r ' r. orrivée le 17 de Mars isós (F). II avoir ete pivíerve de la mort par
miiacL'd-mssijeunesse (G). L’effime & Tautorité où il étoit se peuvent conoître par le grand
â («>• Il à m«it »cc u„cAngle,-c , dont il eut deux fil-les & un fils. 11 ne lui restoit qu’une fille quand il mourut. Ceci a ete extrait d une Haranguede Taoues Thomasius, Professeur à Lcipsic , imprimée avec plusieurs.autres a Leipsic , l an 1683,in 8 Tout ce qu’il dit est accompagné de Citations. Je n’ai pas cru devoir les copier : ceux quivoudront aller aux sources, trouveront très-facilement la Harangue qui les indique.
tain qu’on ait fait dé telles Loix à Amsterdam , quoi que lebruit s’en soit répandu dans les autres Villes du pais. Quecela soit vrai ou Lux , il est toûjours certain que cela prou-.ve , qu’ón n’ignore pas que la conduite ordinaire des Tri-bunaux est trop favorable à la fornication , & quelle ex-cite beaucoup plus les filles à se débaucher , qu’à se conte-nir : Sc il paroit clairement que les Souverains, qui fontpunir les transgresseurs du Décalogue , ne se règlent pointsur ce que Dieu est offensé ; mais fur le préjudice tempo-rel de l’Etat. C'est pour cela qu’ils punissent les voleurs,Sc les homicides ; mais parce que la fornication sembleplus utile que préjudiciable au bien temporel de l’Etat, ilsne se soucient point de la punir j Sc ils se conduisent d’unemaniéré à faire juger qu’ils ne sont pas sachez qu’on peu-ple leurs Villes per sas cy nef as. S’ils avoient à cœur la pra-tique de la Loi de Dieu fur ce point-là , ils fortifieroientla crainte de l’infamie , au lieu de la faire évanouir : ils se-rment paier de grosses amendes aplicables, non pas aux fil-les qui auroient forfait , mais aux Hôpitaux ; ils imprime-roient une flétrissure , tant à celui qui auroit été le tenta-teur, qu’à celle qui auroit mal résisté à la tentation : &, com-me le déshonneur parmi les personnes de basse naissancen’est pas un frein assez fort pour arrêter une certaine co-quéterie , qui anime le tentateur, qui le prévient, qui luiaffûte le triomphe avec la derniere facilité , ils emploie-raient une peine plus réelle , Sc dont ils trouveraient aisé-ment de bons rnoiens.
La Discipline Ecclésiastique est tombée à-peu-près dansle même relâchement. II n’y a que peu d’annces (12) quele Précepteur d’un Gentilhomme s’attacha dans une Villede ... à une jeune coquette , & qu’il en obtint bientôttout ce qu’il voulut. Dès que les parens eurent coma qu’el-le étoit grosse , ils travaillèrent à lui faire avoir pour marice galant-là. II fit le rétif ; car outre que la facilité de saconquête n'étoit pas un grand attrait à aimer pour le Sa-crement , il ne croioit point être le seul qui eût eu part augâteau , ni que Pensant fût son ouvrage plutôt que celuid’un autre. Le seul moien de venir à bout de lui fut lamenace , que s’il n’épousoit cette fille , il perdrait le Béné-fice qu’il avoit en Angleterre. _ II l’épousa donc; &, par cemoien, il conserva ion Bénéfice. Voilà comment la cò-quéterie fut récompensée : la coquéterie , dis-je , qui avoitété poussée jusques à l’excès le plus scandaleux. Que di-raient les anciens Peres, s’iis revenoient aujourd’hui aumonde ? Quel sujet n’auroient-ils pas de s’écrier en jettantles yeux fur la face de l’Eglise, O domus antiqua, quàrn dis-pari dominaris Domino / C’est la destinée de toutes les Reli-gions , aussi bien que celle de tous les corps politiques, dese garer en vieillissant. Les hommes font plus corrompusdans leur jeunesse , que dans leur âge avancé. II en va toutautrement des Républiques. II n’est rien tel que les Loixnaissantes & toutes neuves (rzh Les Loix font comme lepain Sc les œufs , pan d"un di , ovo d'un hora. L’état flo-rissant d’un Code, (j’entens ici la pratique Sc l’observation)est celui de l’enfance. Voiez la plainte d’un Poëte , quiavoit décrit quelques abus du siécle d Auguste. Elle res-semble à celle de Jésus-Christ , Du commencement il ri étoit'pas ain/t (14) .-
Non ita RomulìPr&fcriptum , cy intonfì CatonisAufpiciis , veterumque norma (rj).
Par cet endroit-là , les Sectes , Sc les Communauté?,, Scc.ressemblent à l’homme, qui n’est innocent qu’au berceau, Scun peu après..
Notons qu’il y a encore quelques pais Protestans (16)pù l’on a gardé quelques restes de sévérité contre la forni-cation , tant à l’égard des filles, qu’à I égard des hommes.
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_ j .- huc noire Alexandre Mes en demande-rait davantage. Que diroit-il des autres pais ?
Ne finissons pas, fans dire que les Tribunaux , qui adju-gent un profit pécuniaire aux fornicatrices, ou q ai condam-nent même à les épouser ceux qui les ont débauchées, fontcela pour éviter plusieurs inconvéniens ; mais quoi qu’ilen soit, ils fomentent par cette conduite les désordres del’impureté ; car chaque sentence qu’ils prononcent fur ccpoint-là est un bien réel pour une personne , Sc un motifd’espérance pour vingt autres. Chaque fille , qui parvientau mariage par cette route, fait naître l’envie à plusieurs au-tres de tenter le même moien. On a compris cet abus enFiance : le nouveau Code n’y est pas aussi favorable que levieux à cette espece de filles qui profitent trop des privilègesdu mariage. C’est un Sacrement , qui a des vertus rétroac-tives , 8e qui , comme celui de la Pénitence, est une plan-che après le naufrage. 11 fait rentrer au port de l’honneur,il répare les vieilles brèches, i] donne la qualité de légitimeà des enfans qui ne la possédoient pas (17). Je ne dis riendu voile épais dont il peut couvrir les nouvelles brèches, lesfautes courantes , & le péché quotidien.
(£) Rattachement qu il avoit pour Melanchthon avoitfait croire qu’il s'étoit retiré d. Wittemberg.] Melanchthon,dans fa CCXC Lettre à Camerarius , ne fait 11 Ales se dé-finit de son amitié. Dans la Lettre CCLXXXVIII ilavoue qu’il avoit remarqué en lui des saillies Sc des bouta-des , oretoxSóhíSí 1'.ut ttotpeíhoytsí èpftái.
(F) . Il mourut le 17 de Mars 1565.J Le Kalendrier dePaul Eber marque qu’Ales mourut le 18 de Mars 1565,âgé de 7 j ans. La prémiere faute est fort légere , puisqu elle n’est que d’un jour : mais la seconde est de dix ans;Sc ainsi elle est plus considérable. Ales écrivit lu-même,fur la Matricule de l’Université de Leipsic , qu’il étoit néPan 1500. Bucholcer (18) & Reufnerus ^19) , lui donnenttout autant de vie que_ Paul Eber. Toute cette Remarquea été prise de Thomasius. On eût pu reprendre Bucholceren une autre chose; c’est qu’il a dit qu’Ales vécut & en-seigna en Allemagne depuis son arrivée à Wittemberg ,c’est-à-dire, depuis Tan 1533.
(G) ll avoit été préservé de la mort par miracle dans fajeunejfe.} 11 dit dans P un de ses Livres (20) , qu’il lé remetsouvent en mémoire , mais non pas fans de grands frissonspar tout le corps , que comme il roulost vers un précipice,fur le sommet d’une très-haute montagne, Sc qu’il étoitdéjà fort près de ce précipice , il se sentit transporter en unautre lieu > lans savoir par qui, ni comment ; ce qu’il at-tribue à la foi de ses parens, Sc nòn pas aux billets qu’ilportoit fur foi, contenans quelques versets de St. Jean , se-lon la coutume des enfans en ce tems-là.
(H) Il assista À un grand nombre de Conférences.'] Lorsque Melanchthon fut prié , en 155; , par ceux de Nuren-berg , de venir terminer les dissensions que les Disciplesd’André Osiander causaient dans leur ville yxi) , il amenaavec lui Ales, qui tint fort bien fa partie dans les disputesoù l’on entra (22). Melanchthon le conóissoit bien parcet endroit ; car fl l’avoit déjà eu pour assesseur, en 1554,dans la Confé.ence de Naumbourg , où il s’agissoìt d’assou-pir les troubles théologiques de la Prusse. Camerarius, àce sujet , donne un fort grand Eloge à Ales. AlexanderAlefius, pairiâ Scotus , valdì carus Philippo Melanchthonì, retTheologici intelligentijstmus , cy artifex excellens congruentiumàijputationum , c r vir dignìtate atque doSlrina exquistta pras- ■tans (23). 11 avoit remarqué en un autre lieu que Cian-velle , qui présidoit à la Conférence de Wonns, de la partde Charles-Quint, en 1341 , ne voulut point qu’Ales, quel’Electeur de Brandebourg y avoit envolé , parlât.qu'tdem cy par at us erat cy cupidus conflidíus : fed huic obfiititjuffum prœstdis , qui or Alefium ad- pugnam instruSlum Jciret,cy talem administrationem rei vicíofam este animadverteret.
(i 7 ) VdrZla Remarq*(A) dpPsArtide ,Ariosï*
(t«) ChWnolog.
pag. 6 J 3*
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Hi R.pag.6i>-
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dedicatoiiíCommM tas ‘in Joa.iaO' 1 "Vide iTfat.
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niasium,Oraticnc .
de Alesio»pag. 3 oS-
(z s) Conss
rar. in Vit*Alelanch*thonis.Thomau uS
Oratione
de Aleíi°>pag, Z2I.
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rarius,
Vitâ Me*hinchtL
ALEXANDER AB ALEXANDRO (J ), Jurisconsulte Napolitain, qui avoit faeau-
(A) Alexander ab Alexandre.] Je lui donne son nomLatin , comme l’ordonnent nos Grammairiens. Ceux quitraduisent Alexandre di Alexandrie {1) , s’abusent. NotreAuteur étoit d’une famille Napolitaine , dont le nom étoitAlexandre. On prétend qu’elle avoit déjà produit des gènsillustres, comme Mr. Moréri le raporte , après LorenzoCrasso. Chacun fait la plaisanterie de Balzac ; N’y a-1-il
—-r
pas eu , dit-il (2), au Royaume de Naples un Grammairien su-risconfulte,qui s’est fait apeller Alexander ab Alexandro?Et fe peut-ip rien imaginer de plus magnifique esr de plus super-be , que d'être deux fois Alexandre , que d'avoir Alexandrepour son nom, cy de l’avoir encore pour fa Seigneurie '3' ?
ment , il eut fait* dire, qu Alexandre étoit son nom de batéme& son nomde famille. Une pareille chose s’eft vue en d’autres perfonrm ; voiez. Mol-
Ictus an Traité pe Seiiptotibus fiomonymis,