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Tome premier. A - B.
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szi)NicoIoToppi,Biblioth.Napolet.P a g- 6.

(22) La-mê-

p.lg. 7 .

t:z 1 1 } *

pour Titre ,Miraculade Somniisapud non-nullos cog-nita &comperta,

& qu:e ipse

expettus

fui.

(14) ll y adans LéonardNicodeme le9 Livre : définue faute.

(d)Merckíin.in Lindeniorenovato,feg. 28.

(e) Acronle nommeMarc ; maieil faut Ser-vius, selonGuill.Grotius ,Vit. Jurisc.

pag. 86 . Voice.Aulugelle,Livre VI ,Cap. V, &Pomponiusin I. 2. D. deOrig. Juris.

(1) Amra.Marcellin.Libr. XXX,Cap. IV,pag. s 9 4.

(2) Pag. 5 5 ,J 7 , Edit.Lugd. Bat,ann. 1675.

(î)Horat.Sat. mLibrì I %

■f-, no,

ï6o ALEXANDER. ALEXANDRE. ALEXIS. ALFENUS.

tre Alexander ( G ) ; mais les Additions de Léonard Nicodeme font très-curieufes fur ce sujet (H)-Alciat croioit qu’Alexander ab Alexandro vivoit encore l’an iyzi. Je donnerai fes paroles,parce qu’elles contiennent le jugement qu’il faifoit de cet Ecrivain (J).

(G) L'Auteur de la Bibliothèque Napolitaine ria nullementreújfi dans l’Article de notre Alexandre .] II s’est contenté derenvoierses Lecteurs à trois ou quatre autres Livres (21) ;8c il n’a point su , qu 'Alexander Jurìsconfulms Neapolitanus,Auteur des quatre Dissertations desquelles il donne le ti-tre (22) , n’est point différent d ’Alexander ab Alexandro :de forte qu’il parle deux fois du même homme , lans sa-voir que ce ne font pas deux Ecrivains. Voici le titredes quatre Dissertations. Alexandrì , Jurisconfulti Neapo-litani , DiJJértationes quatuor de Rébus admirandis qus inLtaliá nuper contìgere : id efl , de Somniis qus à -viris fpec-tats fidei prodita sunt , inibique de Laudibus Junianì MailSomnìorum conjefforis : de Umbrarum Figuris cy falsts Imagt-nibus : de lllufionibus malorum Dsmonum, qui diverfìs Ima-ginibus homines delufere : de quibusdam Aidious , qus Romsinfâmes funt , ob frequentifiìmos Lémures , ey terrifiées Imagi-nes, quas Author ipsesmgulis fer'e nodiibus in Urbe expertus efl:Borna , in 4 , abfque Anno , nec apud quem. On n a mar-qué , ni le nom de l’Imprimeur, ni Tannée de Timpres-fion. Nous verrons dans la Remarque suivante, que cesont des Pièces qui ont été incorporées au volume desJours géniaux.

(H) Les Additions de Léonard Nicodeme font tres-cuneufissur fin sujet .] On y prouve qu’Alexander ab Alexandro estl’Auteur des quatre Dissertations > parce que la plupart, deschoses qu’elles contiennent se lisent dans les Jours géniaux :par éxemple , ce qui concerne les louanges de JunianusMajus , & les présages des songes (rz) , se volt au chapitreXI du I Livre , où ce Junianus est représenté comme unhomme qui avoir tous les jours chez lui une foule de son-geurs , aulquels il donnoit Texplication de leurs songes ; 8ccela , d’une maniéré très-intelligible , 8c qui faifoit queplusieurs évitoient la mort, ou de grans chagrins. Lisez lechapitre XXIII du V Livre (24), vous y trouverez ce qui

regarde les spectres 8c les lutins qui tourmentoient le logismême de T Auteur. On nous donne dans les Additionsde Nicodeme le titre d’une Edition in folio des Joursgéniaux , que je prendrois pour la prémiere , si un passaged’Alciat (15) ne m’en empêchoit. Voici ce titre : Alexan-dri de Alexandro Dies géniales. Ne quis opus excudat denuoinfra fiptennium,sub diris imprecationibus Apostolica automateinterdiclum est. On lit à la fin, Roms. , in sdibus Jacobi Ma-scochii, Rom. Academis Bibliopols. Anno Virgineipartus 1 522.Kalend. Aprìl. Pontif. S. D. N. de cujus nomine pontificali ad-huc non constat, anno primo. Nicodeme raporte un frag-ment de Lettre de Jerôme Niger (26), qui n’est gueres obli-geant , ni pour les Napolitains en général, ni pour notreAlexandre en particulier. §uel Libro d’Aleffandro deglìAles-Jandrì e intitòlato Dies géniales, a fimilitudine delle Notti Af-fiche d'Atilo Gellio , e de' Saturnal't di Macrobio, cofe catiate diqu a e di la. hd in vero ha molto del Napoletano , con foppor-tazion del Sannascaro parlando. Vendest fii carlini , al parermio troppo caro. J e ferai un Article touchant JunianusMajus, l’Artemidore de son siécle.

(i) Je donnerai les paroles d'Alciat , parce quelles contien-nent le jugement qu il faifoit d’Alexander ab Alexandro . ] Jeles tire d’une Lettre, qu’il écrivit de Milan le 6 de Mai1521 , 8c qui a été imprimée Tan 1697 (27). AlexandriJurisconfulti Neapolitani Ltbrum, quem ad nos mififii, diligen-ter legi. Vir est doâíus cy diligens , ey nonparum studio fis ad-

juvabit : suspicor tamen eum quandoque falli . Si is

aliqua tecum familiarisât e juntius est, velim ab eo exquiras, utAÍpheni Jurisconfulti vetustijfima Scripta , CommentariosqueSenatusconfultorum , qus vidijfefi , emijfique Roms ait, com-modato det. Eorum autem mentionem facit capite quarto e?*feptimo primi librì : suspicor enim nescio quid Parrhafianum,quem scis eos Authores plertmque adducere filitum , quos nun-quam viderai.

(26) CoteLettre tfidatée deme, le 26 "Juin 15

(27) E ifsGudir. & c *pag. 9 U

ALEXANDRE LE GRAND, Roi de Macédoine. Cherchez Mace'doine.

ALEXANDRE VII, Pape. Cherchez Chigi.

ALEXANDRE VIII, Pape. Cherchez Ottoeoni.

A L E' XIS , Piémontois. II y a un Livre de Secrets , qui court depuis aíîëz long - tems fousle nom de cet Alexis. II fut imprimé à Baie , in 8 , l’an 15-63 , traduit d’Italien en Latin parWecker (a). II a été aussi traduit en François, & imprimé plusieurs fois avec des Augmenta-tions. On y voit une Préface , où le Seigneur Aléxis aprend au public qu’il est né de Maisonnoble j, que dés son enfance il s’est apliqué à Tétude ; qu’il a apris le Latin , le Grec , l’Hébreu ,le Chaldéen , l’Arabe , & plusieurs autres Langues j qu’aiant eu fur tout une extrême passion pourles Secrets de la nature , il en a ramasie autant qu’il a pu , pendant íes volages, qui ont duré57 ans ; qu’il s’étoit piqué de ne communiquer à personne fes Secrets ; mais qu’à l’âge de 8z ans& sept mois, aiant vu à Milan un pauvre malâde qui étoit mort, lequel il eût pu guérir , s’ileût communiqué son Secret au Chirurgien, il fut touché d’un si grand remors de conscience, qu’ilse fit presque Hermite : & ce fut dans cette solitude qu’il mit fes Secrets en état d’être donnezau public. Les Colponeurs les promènent par les foires de village , avec leurs autres petits Li-vres couverts de bleu. II est vrai qu’ils n’ont que l’élite des Remedes du Seigneur Aléxis Pié-montois : le Recueil entier íèioit un volume trop gros pour eux.

ALFENUS VARUS (Publius) natif de Crémone, prémierement Cordonnier, &puis disciple du célébré Jurisconsulte Servius Sulpitius {a) , & enfin Consul, a été un fort habilehomme en matière de Jurisprudence {A). Ses funérailles furent faites aux dépens du public.Voilà tout ce que nous dit de lui l’un des vieux Scholiastes d’Horace , dans fes Notes fur un pas-sage qui regarde notre Alfenus (B ), dont on veut que le Consulat tombe sur l’an 7y4 de Ro-me (b). Je n’en voudrois pas jurer. Alfenus avoit écrit quarante Livres de Digestes , dont il estfait mention dans l’Indice des Pandectes, Se quelques Livres de Recueils , Colledlaneorum. Aulu-gelle cite l’un Se l’autre de ces deux Ouvrages ; Sc , quoi qu’il réfute ce qu’il en cite , il ne laislèpas d’attribuer à l’Auteur un esprit qui recherchoit les antiquitez (C). Le Jurisconsulte Paulus

a fait

(A) ll a été un fort habile homme en matière de Jurispru-dence .] Ce passage d’Ammìen Marcellin contre les Avocatsde son tems , Ni ut altius videantur jura callere , Trebatiumloquuntur, £? Cafiellium, ey Alfinum, ey Auruncorum Sïca-norumque jamdìu leges ignotas (i) , suffit pour nous convain-cre de la grande autorité où étoit le nom d’Alfenus en faitde Jurisprudence. Joignez à ceci les témoignages allé-gués par Bertrand au I Livre de fes Jurisconsultes (2).

(B) Un pajjage d’Horace regarde notre Alfenus. ] Les paro-les d’Horace font dignes d’être raportées ;

Alfenus vafer, omni

Abjeclo instrumenta artis , claufaque tabernâ,

Sutor erat : fapiens opens fie optimus omnisEst opifex , fie rex folus {fi}.

(C) Aulugelle , qui le réfute ... ne laisse pas de louer fisfoins pour les antiquités, ■] Cela regarde la signification de

ces paroles , Argentum purum putum , qui étoient dans leTraité de paix conclu entre la République Romaine, 8ccelle de Carthage. Les Romains dévoient recevoir tousles ans un certain tribut en argent purum putum , c’est-à-dire , de bon aboi. Mr. Moréri s’imagine que le nom pro-pre de ce tribut étoit purum putum ; ce qui est une imagi-nation fort plaisante. Aulugelle ne méprise pas fans rai-son le sens qu Alfenus a donné à ces paroles (4) ; 8c , s’ilfaloit juger par là des lumières de ce Jurisconsulte , on leferoit bien descendre des premiers rangs. II croioit quepurum putum avoit été formé de purus , comme novicius 8cpropìcius ont été formez de novus 8c de proprius, afin de don-ner plus de force à la signification du mot primitif. Aulu-gelle le réfute solidement, 8 c montre que putum signifie cede quoi on a retranché toutes les fuperfluïtez. II ne citepoint le Livre que Moréri cotte , savoir le IV & le XXXdes Digestes ; ni celui que Bertrand allégué, savoir le XXX

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