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de Hacrlem ,/<? 7 J M"vier 162 9*
Il la rejoignit à Schorndorf, & eut de la peine à y pouvoir séjourner durant quelques mois : lesMinistres Luthériens éxerçoient contre lui le dogme de l’intolérance (E). II se retira avec sa fa-mille à Embden , l’an 162.3 , & fut d’abord saluer le Roi de Boheme à la Haie. Ce Prince le re-tint auprès de lui pour l'instruction de son fils aîné (d) , & ne voulut point consentir qu’il s’en-gageât à servir l’Eglise d’Embden , qui le demandoit pour Ministre , ni l’Académie de Franeker,--- - • 1 - - Ae. rn Théologie . oue la mort de Sibrant Lubbert avoit
ygmv v. —- -, - l -~ / x
offrit la place de Professeur en Théologie , que i;
Prince consentit avec peine , Tannée suivante , qu’il acceptât une Profession en
(e) ll étoit^Adminifira-teur du Pala-tînat , cb* ilújsrit en i6zz4 lAlting tin*place de Pro -fejseur enThéologie , <írde SénateurEcclésiastique,
(f) Theolo-giam probahatàc t/icbatursoliddm acmas:ulam ,
7 ton ex lacu- ■nis SchoUjH-torttm , etfiillarum inex-pertus non es-set , sed exfontibus Siloé& Scriptura-rum dériva-tam ; ut glo-ria sibi dvtce-ret se ab im-ferit is non-tmllis ac na-sutis PaU-monibus tra-duit tanqttam
Théologiensscripturarium& biblicum.
Vita Al-tiag.
(7) Lomeieràe JBtblioth.
fAg, 2-7?.
Je ne sai fiDagiairefe dit d’unhomme , quidérobe y nonles penséesd y un Auteur ymais un Li-vre ou un Vo-lume en espe-ee, sans le pu-blier fous sonnom .
(s) viraAltingii.
qui en iózs lui
fait vaquer. Ce r rince «.uiiiuiuu i -, - j
Théologie à Groningue. Alting en prit possession le 16 de Juin 16Z7 , & ne la quitta qu’avec lavie. II est vrai qu’il étoit parfaitement résolu en 1633 de changer Groningue contre Leide ; maisil s’étoit réservé cette condition , que les Etats de Groningue y confentiroient ; or c’est ce qu’ilsne firent pas. II est vrai encore , qu’il avoit prêté T oreille aux propositions que le Prince LouisPhilippe (e) lui fit faire en 1634 devenir rétablir T Académie d’Heidelberg, & les Eglises du Pa-latinat ; & qu’il s’étoit déjà avancé jusques à Francfort , au travers de mille périls : mais la ba-taille de Norlìngen , gagnée par les impériaux , fit évanouir cette entreprise. II fàlut qu’il s’enretournât à Groningue par des chemins détournez. II ne paroi t dans ion Histoire aucune autreenvie de transmigration. Les dernieres années de fa vie surent un tems très-fâcheux : les chagrins& les maladies le persécutèrent cruellement. II eut tant de regret de la mort de fa fille aiuée en1639 , qu’il en tomba dans une opiniâtre mélancolie , qui lui cauíà une fièvre quarte, dont il neguérit qu’avec mille peines , & encore n’en guérit-il qu’imparfàitement ; car les restes de la ma-ladie dégénérèrent Tan 1641 en une fâcheuse léthargie. Cent combats livrez par les Médecins àce mal Tavoient à peine chassé , qu’il survint une affliction domestique , qui ramena plus que ja-mais Tinsirmité corporelle. Alting perdit fa femme, Tan 1643, & en conçut tant de chagrin, qu’ilne fut plus capable de surmonter la mélancolie. II ne fit presque, depuis cette solitude , jusques aujour de fa mort, que passer d’infirmité en infirmité. II mourut chrétiennement & dévotement le zrd’Août 1644. C’étoit un homme de beaucoup de mérite. Les Livres qu’il a composez (F) fontfoi de sii science , & de son aplication au travail Académique ; & on íàit d’ailleurs , qu’il se mêloitd’autres choses pour le service du prochain. II alloit voir tous les ans le Roi de Boheme , & fai-foit la revue des études de la Famille Roiale. II travailla puiíìàmment aux Collectes qui furent Eli-tes dans tout le monde Protestant pour les Eglises d’Allemagne , & principalement pour celles duPalatinat. II fut T un des trois Oeconomes des Collectes d’Angleterre , & il présida aux aumônesde Louis de Geer. Je ne parle point de deux commissions importantes dont il fut chargé , dontTune regarde la revue qui fe fit à Leide de la nouvelle V ersion Flamande de TEcriture , & T autreregarde la visite de la Comté de Steinfurt. II eut des collègues dans 1 a prémiere : mais il fut leseul Inspecteur général dans la seconde ; le Comte de Bentheim Taiant fait venir pour informercontre le Socinianifme qui menaçoit le païs , & pour mettre un bon ordre dans les Eglises. Al-ting , à ce que dit son Eloge , n’étoit point un Théologien querelleux (G) : il ne s’amusoit pointà la vetille des faux scrupules ; il n’aimoit point les nouveautez : il étoit zélateur de T anciennetraditive , ennemi des fubtilitez de T Ecole, 8c il ne vouloir puiser que dans TEcriture (/). Toutesles personnes de fa profession devroient régler leur domestique comme le sien étoit réglé (Fs)
dans son cabinet aucun Livre de îa Bibliothèque Electorale,pourquoi dites-vous qu’il en avoit retiré plusieurs au Colle-ge de la Sapience , Sc qu’il auroit pu en sauver plusieurs ?
Outre que , selon l’Auteur de sa Vie , il n’eut permissionque d’emporter un volume. Lisez pourtant ce qui suit.
Hune ( Quintilianum ) ct 1 alios iltius Bibliotheca Libros suamanu 'm collegìo Sapientia exceperat Henricus Alt'mgms , atqueex commuai illo incendio Bavarico eripuijfet , nisifuis reculis ti-muiffet , ct 1 ne plagiantes haberetur , /< antiquus Liber m ejusfupelleâlile reperiretur , veritus fuisièt (7).
(E) Les Ministres Luthériens éxerçoient contre lui le dogmede l’intolérance.} A la priere de l’Electrice , il obtint duDuc de Wirtemberg la permission de séjourner à Schorn-dorf. II s’y arrêta jusques au mois de Février qui suivit ladésolation du Palatinat. Les Ministres Luthériens murmu-raient de ce séjour , & de la permission que le Duc luiavoit donnée : le fondement de leur chagrin étoit qu’Al-ting étoit un Professeur d’Heidelberg. Ibi ad Eebruariumusque hasit , facultate hac per serenijsimam Eletdricem impetra-tci k Duce Wirtembergico , cujus alias Mimftri Lutherani quajtPonti Axeni accola , aut aves Dìomedea , qua solos socios gra-tanter excipìttnt , id ferebant œgerrimé, non alia de causa quamqued Altingius Profeffor ejset Heidelbergensts (8). Je croi eneffet, qu’ils eussent mieux observé les droits d’hofpitalìté en-vers un Marchand du Palatinat, ou même envers un Pro-fesseur Calviniste d’un païs très-éloigné , qu envers un Pro-fesseur d’Heidelberg. Le Palatinat étoit voisin du Wirtem-berg : les Professeurs de Tubingue , & ceux d’Heidelberg,
Onn’en
trême conséquence. C'est une gangrène , disent-ils , c'est lafappe des fondemens de la Religion.
- (p) Les Livres quìl a composez..'] Voici ceux qui ont étédonnez au public. Nota in Òecadem Problematum sohannisBehm de glorioso Dei ejr beaiorum Coelo , Heidelbergœ, 1618.Loci communes, cum didaéìici, tum elerMici: Problemata,tamtheoretica, quàm praélica : Explicatio Cateche/eos Palatins, cumVindiciis ab Arminianis z? Socinianis ; Amitelodami, 1646,en 3 volumes. Exegejis Augufians ConfeJJionis , unk cumSyllabo Controvcrfiarum Lutheranarum, Amstelodami, 1647.Methodus Theologis Didaílics z? Catcchetics , Amstelodami,1650. Ceux qu’on n’a point publiés, font en plus grandnombre : la derniere main manque à quelques-uns. Onen volt la Liste à la fin de la Vie de l’Auteur. J’y ai vuque la Medulla Historia profana , publiée par Daniel Pareils,est un Ouvrage de notre Alting. C’est un plagiat, qui n’apas été remarqué par Thomasius , ni par Mr. Almelo-veen(lo). L 'Histoire Ecclêfiastique du Palatinat, depuis la r éfor-tnation, jusques a ï Administrateur Jean Casimir, est parmi lesOuvrages manuscrits d’Alting l’un des plus considérables.
(G) ll n étoit point un Théologien querelleux.] Rapor-tons les propres termes de son Historien. Alienus a jurgiiszsr vitilitigiis Cum'mìseclorum ; ab lis disttníliunculis zzr ineptiisSophistarum , quibus mysteria salutis potius implicantur quamexplicantur ; à scrupulosttatibus Pracifistarum, qui nodum qua-rtent inscìrpo, colant culicem, camelum deglutientes (11). Lasecte des Précifîstes faisoit du bruit en Hollande , il y a 40berg - les Professeurs de Tubingue , ôc ceux cl HemeiDerg, ans (iz) plus ou moins : la voilà fort bien caractérisée ; onse choquoient de tems en tems par des Thèses, & par des y coule le moucheron , on y engloutit le chameau ; on yEcrits polémiques. Voilà une source de haine Théologi- ouvre la porte a des disputes qui ne servent qu’a l’arme-que & Professorale. Mais après tout, il n’est pas possible ment des profanes Sc des libertins. Poursuivons : ab ommd’excuser l’intolérance qu’on eut pour Alting. II étoit écha- denique y.anoiQoncç zr novatione m Theologtas, quasi tlludsem-pé du milieu des fiâmes papales : l’injure que f ennemi com- per Tertulham tenens, „ primum quodque verijsimum. „ Umun lui avoit faite lui devoir servir d’une puissante recom- n'y a point de doute que l’amour des nouveautez ne soit
mandation; sa foi ne différoit de celle de Wirtemberg,qu’en -"""" fp " lpc
des choses non essentielles. Si l’on avoit à fe haïr & à se
oes cnuit-a -- -- ..
persécuter pour la Religion , on devroit attendre que l’onfût comme les peuples d’Egypte, les uns au service d’unDieu , Sc les autres au service d’un tout autre Dieu.
(9) Juvénal.Sat. XV,f. 35 .
Inter finitímos vêtus atque antlqu 'a fimultasImmortalc odiwm , z? nunquam sanabile vtúnusArdet adhnc Ombos , zsr fentyra ; summus mrinqueInde furor vulgo , quod numina vicinorumOd'tt uterque locus , quam solos credat habendosEste Heos, quos ipje colit (9).
(lo) rias * 4tíic un Catrlogue desPlagiairesa la jîn de f líAmœnicatcsThéologiesPhilologieAmjlelod.
S .
(n) vitaJacobi Al-ting.
(tz) On écrit
ceci eaXtrpïr
une peste , qui, après avoir mis en feu les Académies Scles Synodes, ébranle Sc secoue les Etats, 8c les bouleversequelquefois : ainfi l’on ne sauroit trop louer les Profes-seurs, qui recommandent à leurs disciples de seloigner decet esprit d’innovation. II ne faut point se rebuter , sousprétexte qu’en recommandant fortement l’observation del’ancienne 8c commune traditive , il semble qu’on supose leprincipe ou la voie de l’autorité , que l’on a rejettée quand
principe ou la voie de ïautorite , que l’on a rejettée quandon a eu à combattre l’Eglise Romaine : il ne faut point, dis-je se décourager pour tout cela ; car si l’on attendoit à seservir d’une raison jusques à ce quelle fût à couvert detoute difficulté ,_ on seroit trop long-tems fans rien faire.
i es jvfintsires devroient régler leur domestique comme le sien. à „n oue les promoteurs des guerres Ecclé- étoit réglé.] On favoit seulement que pesonne ne làvoit cesiîques sûposent toujoSs que les différens sont d’une ex- qui s’y paffou, hormis qu on n ignorait pas que toutes choses