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so en parloit que pour dire en général que tout y étoit dans l’ordre : il ne fôurnissoit point d’autrcmatière aux conversations. 11 s’étoit marié à Heidelberg, Tau 1614, & avoit eu sept enfansII y en eut trois qui lui survécurent, une fille & deux garçons. L’aìné a été Professeur en Droità Deventer (g). L’Article suivant traite de l’autre.
gué, tmpyî^mées in folio),l*an 1654;
te c r fait ajouter ce que bon lui semble aux re'lations. je ntveux f oint de fes gloses, ni de ses commentaires ; f en apelle autexte , quelque incertain qu il puifie être. II rie faut pas s’éton-ner qu'Alting ait été inconsolable , après la mort de sonépouse , s’il est vrai, comme son Historien le débite , q u'ilait vécu avec .elle près de trente ans, fans aucune plainteni contestation. Cum eâ fer annos probe triginta fine rixâ ,fine querelà , conjunéiisfime vixit j 15). Peu de gens se peu- ris) Vitâvent vanter d’une telle chose , & se plaindre d’ignorer J. ac °b l aI-II les effets de la réconciliation font auffi doux dans le ma- rmgu "riage , que dans la galanterie : (14 xe-
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Amantium ira amoris redintegratio est AS. ut t
1 Sí. III.
H. rz.
ALTING (Ja qjj es) fils du précédent, a été Professeur en Théologie à Groningue. IIhâquit à Heidelberg , le 2.7 de Septembre 1618 , pendant la députation de son pere au Synode deDordrecht. Toute son enfance fut un perpétuel changement de lieu (J). 11 fit ses études à
Groningue , avec beaucoup de succès ; & , comme fa grande passion étoit pour les langues Orien-tales , il s’en alla à Embden , Tan 1638', afin de profiter des lumières du Rabin Gumprecht Ben-Ahraham. 11 alla en Angleterre , Tan 1640 , s’y fit conoître aux plus grans hommes, y prêcha,
& y fut reçu Prêtre de T Eglise Anglicane par le doéte Jean Prideaux, Evêque de Woreester.
II avoit résolu d’y passer toute sa vie j mais il accepta la Profession en Hébreu , que la mort déGomarus rendit vacante à Groningue. II y fut inílallé le 13 de Janvier 1643, le même jour queSamuel Dcs-Marcts fut installé à la Profession en Théologie , que le même Gomarus avoit éxer-cée. Les titres & les charges d'Alting augmentèrent avec le teins : il fut reçu Docteur en Phi-losophie , le zi d’Oélobre 164s , Prédicateur Académique, Tan 1647 , Docteur & Professeur enThéologie , Tan 1667. _ 11 avoit fait deux voiages à Heidelberg , T un en Tannée 1671, T autre enTannée 1662 : Sc il avoit reçu mille témoignages d’estime de T Electeur Palatin Charles Louis ,qui le sollicita plusieurs fois d’accepter là une Chaire de Théologie , de quoi il s’excuso honnête-ment. II se brouilla dans peu de tems avec son collègue Samuel Des-Marets 5 Sc il étoit difficileque cela n’avint, vu que leur méthode d’enseigner n'étoit pas la même, & que fur divers pointsils n’avoient pas les mêmes principes. Alting s’attachoit â PEcriture, sons aucun mélange déThéologie Scholastique. 11 entroit dans la carrière de la gloire : il se hâtoit de s’y avancer ; ilne manquoit, ni d’eíprit, ni d’érudition , pour soutenir lés scntimens. Les prémìcres Leçons,qu’il fit chez lui fur le Catéchisme, attirèrent tant d’Auditeurs, que, faute de place dans so cham-bre , il salut qu’il fe servît de T Auditoire Académique. II avoit pour lui la plupart des Etudiansétrangers. Son collègue étoit habitué à se servir des distinctions & de la méthode des Scholasti-ques : son nom faisoit du bruit depuis long-tems, il publioit quantité de Livres, il avoit un grandfeu d'efprit, beaucoup de savoir : les Proposons du pais s’attachoient à lui comme au chemin leplus sûr d’avoir une Eglise ; car toutes les Paroisses étoient servies par des Ministres qui avoientétudié selon so méthode. En voilà plus qu’il n’en faut pour allumer 8c pour entretenir la divi-sion , quand même le tempérament ne se mettroit pas de la partie. Alting avoit à combatte desobstacles très-puilìàns : la pluralité des voix & Tautorité de l’âge étoient du côté de son adver-saire , qui d’ailleurs avoit pour lui une baterie capable de gendarmer tout le monde, & de réveillerles préjugés les plus vénérables ; c’étoit de dire qu’Alting étoit un innovateur , un homme qui ré-muoit les bornes sacrées que nos peres avoient si sogement mises fur les confins de la vérité & dumensonge. II devint accusateur public seulement sor XXXI Propositions erronées , qu’il impu- 74 cumAt-toit à jaques Alting. Les Curateurs de TAcadémie envolèrent aux Théologiens de Leide l’Eciit tin s iu ’ m "bde Taccuíateur , & la Réponse de Taccusé , sons en avertir les parties, & les prièrent de prononcer Tâs. listivl-là-deífus. On rendit un jugement digne de remarque (B) : on trouva Alting éxemt d’hérésie, on rcM ’ ini B ablâma seulement son imprudence à forger de nouvelles hypothèses ; d’autre côté, on trouva que à-à?»Des-Marets avoit manqué de modestie & de charité (a), Ce dernier n’aquiesça point à ce juge-rnent, & n’accepta pas Toffre du silence : il voulut que la cause fût éxaminée par les Consistoires, m, Ha-par les Classes, & par les Synodes ; mais les Supérieurs n’y voulurent pas consentir , 8 c défen-dirent d’écrire ni pour ni contre le jugement des Théologiens de Leide : ainsi T Ouvrage de Des- totem r í? «<-Marets , Audi & atteram fiaitem , fut foprimé. Cette querelle fît un grand bruit, & eut pu avoir p c “bi Ai-de tìn s*
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y étoient dans la bienséance, & selon la crainte de Dieu.Bine mfamiliâ ejus omnìa femper pacata, omnia ordinata , dequà hoc solmn sciretur , quod à netnine fiiretur quid ìn illàjieret , mfi quod pie , compofitì, decenter , omnia fieri neminemlateret (13). Cela est cent fois plus beau , que lì le mon-de s’entretenoit de ce qui fe dit, & de ce qui se passe chezUn Ministre. On y a débité une telle nouvelle ce matin (14),dit l’un. On y disputa hier au soir fur une telle réflexion deNouvelliste , dira l’autre- Il peut s’excuser comme Adam , ditun troisième, er dire, la femme que tu m’as donnée me l’afait faire. Quoi , dit un quatrième , vous n avez. apris cettecirconstance qu en ce lieu-là ? je m en défie. C'est un mauvais'Bureau dé adresse, vc: la Nympha loquax, qui y préside, ajoú-
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( A) Toute son enfance fut un perpétuel changement de lieu .]Car, à Vâge de deux ans, on I'envoia chez Chrétien Chy-Uteus , Ministre de Bretten. Cannée suivante , sa mere ,Nonobstant sa grossesse , fut obligée de se retirer à Heil-y°n > où elle le mena ; & delà , au bout d’un an , il salutle retirer à Schorndorf. Sejuente mox anno propter immi-rtentem Heidélberga obfidìonem , matre et 'tam comité , eàquet ss m gravidà Hailbronnam , indsque exaâlo anno Schorndor-fium mijfas est (1). Henri Alting , son pere , l’amena en-suite , avec toute sa famille , à Embden , par des cheminsdétournez. D’Embden , il se transporta à Leide , où il futPrécepteur des 61 s du Roi de Bohême. La peste l’obligeadaller de Leide à Honslaerdrjk : enfin il passa de Hons-laerdìjk à Groningue , lors qu’il y fut apellé pour la Pro-leffion en Théologie , l’an 1627. Jaques Alting étoit alorsa §é de neuf ans.
(B) o n rendit à son sujet un jugement digne de remarque. ]' ne prétens point prendre parti dans l’affaire particulièreout il s’agit en cette rencontre : je me contente de dire ,“o dans le général, on ne sautoir s’empêcher, fur de pa~-I contestations, de juger comme firent les Théolo-ens de Leide. Ceux qui avancent de nouvelles hypo-• e L’ fi Piquent troç de les soutenir au préjudice de laXOAí ^anquillise Ecclésiastique Sí Académique. Us
seront donc orthodoxes tant qu'il leur plaira ; mais ilsn’auront pas assez de prudence : il y aura de la téméritédans leur fait ; car c’est êtte téméraire , que de troublerle repos public fins une grande & urgente nécessité. Ceuxqui s’op'osent à une nouvelle méthode d’enseigner, témoi-gnent trop de passion : je veux croire que quelquefois iln’y a rien de personnel qui conduise leurs démarches ;mais ils outrent les choses, ils allarment toute l’Eglise pourdes bagatelles, ils font craindre la dépravation totale de laConfession de Foi, lors qu’on n’y donne encore aucuneatteinte. Ils feront donc zèle* tant qu’il leur plaira : maisils ne seront ni modérez , ni charitables, ni équitables. Ilsseront même auffi imprudens que leurs adversaires : ils nepreneur pas garde , qu’une nouvelle méthode , dont on nefait pas semblant de s’aperceVoir, tombe d’eiïe-meme ; aulieu que si on la choque de droit front, elle dégénéré enparti. Le nouveau méthodiste aura des parens dans la Ré-gence , qui le soutiendront de tous leurs cliens ; & ainsi,vous verrez bientôt la combinaison du Droit Civil &c duDroit Canon , les factions d’Etat, 8c les factions d’Eglise,apariées ensemble. Que n’a-t-on point à craindre de ceconflict ? Qu’on épargneroit de maux à la Religion 8í àl’Etat, fi l’on se contentoit de s’oposer aux innovationsfondamentales !
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