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Tome premier. A - B.
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A M A M A. A M A

S E U S.

st) EUe estdatée d a 27de Decembre »

,6.6.

( l) Votez, leCatalog.liibliotsteca;Oxonieníìso«, at* liende Maifen-xiuni, on atnis Marfen-jiam.

(3) ImpriméeÀ sedde y fan,698.

( 4) C'e(h cellede Hollande ,an 1698.Volez, la Bi-bliothecanovorumXíibronnn,dU Mois deJuillet &d'^ioût î 698»

w 4 n-

(4) Votez, la

'Remarqué

(B).

íoin de colktionner occupa beaucoup Amama, de forte que la publication de ce Livre, & cellede quelques Ecrits de Grammaire l’empêchérent assez long-tems de s’apliquer à la Censure de laVulgate (f). II se remettoit à ce travail, lors qu’il fut que Marin Meríènne l’avoit réfuté quant (f)sia.aux six premiers chapitres de la Genese (C). Quitant donc toute autre besogne, il s’attacha àjustifier la Critique contre ce censeur. Sa Réponse est une des Pieces dont V Anti-Barbants Btbli- Bibiici.eus, qu’il publia l’an 162.8, est composé. Les autres Pieces font la Critique de la Vulgate fur lesLivres historiques du Vieux Testament, fur Job, fur les Pfeaumes, fur les Livres de Salomon,

& quelques Dissertations particulières. II y en a une fur le célébré paíîàge des Proverbes, Le Sei-gneur m'a créée au commencement de toutes ses voyes , où Amama montre que ceux qui accufoientDrusius de favoriser l’Arianifme, étoient d’insignes calomniateurs. L ' Anti-Barbants Biblicus de-voir contenir deux parties, chacune de trois livres. L’Auteur ne domla que la prémiere. On larimprima après fa mort (D)-, Sc l’on y joignit le quatrième livre, qui contient la Censure de laVulgate fur Efiïe, & fur Jeremie. II est impossible de parer les coups qu’il a portez à la Vulgate,

& de satisfaire aux raisons par lesquelles il a établi la nécessité de consulter les Originaux. Aussivoit-on peu d’habiles gens de la Communion Romaine, qui nient cela: ils fe retranchent à foute- Kon!gini r, pour sauver l’honneur du dernier Concile, qu’il n’a point prétendu soumettre les Originaux [îìiefaità l’autorité de la Vulgate. II n’est pas ici question d’éxaminer si l’on peut dire cela dans la bonne vívr ‘ ‘" &lífoi. Notre Sixtinus exhorta si fortement à l’étude des langues originales de la Bible, qu’il y eut Pí«°kori«»des Synodes, qui étant frapez de ses raisons, ordonnèrent, que déformais on ne recevroit aucun ‘jsjffu-Ministre qui n’eût pour le moins une médiocre intelligence de l’Hébreu & du Grec de l’Ecritu- «citât, bí-re (E). II ne faut pas oublier parmi ses éloges le zèle qu’il témoigna pour sistre cesser dans l’Aca- f**’/**démie de Franeker un désordre qui n’y régnoit pas avec moins de débordement qu’aux Universitezd’Allemagne. Je parle de l’ivrognerie (F). II harangua fortement fur cette matière en 162.1. On f/s/JZfut si content de lui en Frise, qu’après fa mort, qui arriva le mois de Décembre 1629 (g), sailfif”*on usa de beaucoup de libéralité envers ses enfans, comme Nicolas Amama, l’un d’eux, le àtémoigne avec bien de la reconoissance, dans l’Epître dédicatoire d’un Livre ( G).

raportececi. . ... ll est vray que les Calvinistes des Pays^Basrejettérent leur ancienne Version , e/ en composèrent unenouvelle. Mais s’ils ont suivi dans leur nouvelle Traduâlionla méthode que Sixtinus Amama propose dans fa BibelscheConterentie, elle ne peut pas être éxable-, car pour faire faréformation , tl ne fuit que Pagnin , Junius zv Tremellius, laBible de Zurich , la Françoise de Geneve , /’ Allemande de Pifca-tor, l'Espagnole de Cyprien deValera, VItalienne de Diodati,t’Anglaise de Geneve, zsr d’autres nouvelles Traduisions . . . .défectueuses.

(C) llfut que Marin Merfenne l'avoit réfuté quant auxfix premiers chapitres de la Genese ,] Ce fut Mr. Rivet, quile lui aprit; car sans cela, il courait risque de ne le sa-voir de long-tems : il n’avoit jamais ouï dire qu’il y eûtUn Pere Merfenne áu monde. Voici comme il parle dansson Epitre dédicatoire (i): Absque te fuisse t, Cl. Rivete,nomen Mersenni qui VI prìorum Geneseos capitum adversusmeas flriiluras fujeepit patrocinium etiamnum juxta cum igna-rijstmis ignorasfem. Tu primas mihi indicium , tu voluminisCopìam fecisti, tu ad modefiam ZV manfuctam replicationem hor-tamentis tuis me animasti. Je m'étonne qu’il n’ait pas insérédans son Anti-Barbarus s Avantcoureur de sa Réponse : ill'avoit publié en f année 162.7 , sous le titre de Epiftola vçí-

ad Marinum Marsennum (z). Mr. Crenius l’a in-íéré dans la III Partie de ses Animadversìones ( 3 ).

(D) On rimprima son Anti-Barbarus après fa mort. ] Cefut à Franeker , l’an 1656, in 4. C’elt de cette Editionque Mr. Baillet a parlé dans ses Anti, à la page 315 du IIT orne. ll ne faut pas oublier, dit-il, l’A n t i-B a r b a r e ,qu un ProfeJJeur en Hébreu de /’Université de Franeker en Frise ,nommé Sixtinus Amama,publia fur le Texte de l'Ecriture Sain-te, lan 1636, in ìv, dans la ville ou il enfeignoit. . . ,L’Ouvrage est farci de diverses petites Dissertations z? discoursqui ne rendent pas son œconomie fort agréable. Notezqu’on a inséré dans la nouvelle Edition des grans Critiques(4) fa Censure de la Vulgate du Pentateuque, 8c ses No-tes in Libros Historicos, Pfalmos, Proverbia, zv Ecclejiaften,qui n’avoient jamais été imprimées.

(E) Ses raisons portèrent des Synodes . ... à ordonner qu onne recevroit aucun Ministre qui n eût au moins une légère intel-ligence des langues originales de l'Ecriture .] Voici les termes del’Acte qui fut dressé fur cela par le Synode de Frise tenu àHarlingen l’an 1624. Decretum est ut in pofterum TheologUCandidati quotquot ad examen Ministerii Ecclef. admitti defi-derabunt, prater testimonia Sénatus Academici z? ThéologieProfessorum exhibeant etiarn te/limonia Professorum Ebrtu ZVGnca lingue., quibus doceant (e in prtdiíìis linguis eos faltemprogressas feciffe ,ut originalem Veteris Novique Testaments tex-tum mediocriter posstnt intelligere , utque in Classe ístà , cujus

examini fe ofserunt, ejus quoque rei fpecimen edere teneantttr.

II paroît par le même Aile, que ce fut la Supplex Paranestsd’Ámama (5), dont on avoir distribué des exemplaires à la (s) Elie í utCompagnie, qui fit prendre cette bonne résolution.

(F) ll témoigna beaucoup de z.êle,pour purger l'Académie de Fr a-

neker du vice de l'ivrogneries Les vigoureuses résolutions, qui fy avé*furent prises contre ce désordre , ne doivent pas être prin- a\ì été<* rcipalement attribuées à Sixtinus Amama: il suffit de dire pìmét d**qu’il y contribua pour sa part: Sc, quand il n’auroit faitque haranguer, ìk que féliciter publiquement ceux quiavaient réformé l’Académie sur ce chef, il mériterait biendes louanges. 11 reconoît qu’Amesius, Professeur en Théo-logie, & Hachting, Professeur en Logique, aiant étéagrégés au Sénat Académique, & fe trouvant bien soute-nus parle Recteur de l'Université, entreprirent courageu-sement , avec un heureux succès, la réformation de ce dés-ordre. II les en félicite, 8c leur dédie à cause de cela saHarangue de Barbarie Morum. On ne sera pas fâché devoir ici comment il s'exprime, & les difficultez qu'essuié-rent ces Réformateurs. Ad primam. occafionem .... in-trepidis ejr commasculatis animis horrendas Hias zir feroces bel-luas Ebrietatem zsr Licentiam, qm hic stabulabantur , exAcademiâ eiecistis,ac Chriftianam difeiplinam pam deferatam,

Deo fuprà quam a quoquam sperarì potuistet benedicente , Aca-démie redonastis. Cujus praclari zv œterná gratitudine dignis-Jimi sacìnoris , ficuti invidiam apud disfohtam zsr barbaram ju-ventutem sustinuistis, zfy quafi prepilatis hastis ohjeíìi fuistissoli, ita ztr aquisjimum censeo, ut vobis quoque pra aliis tamegregit operis gloria tranjeribatur (6). II dit des choses af- Amama ---freuiès touchant la débauche qui régnoit dans quelques pnU>»"> ar - •Académies. Tous les nouveaux venus s’y enrôlaient au Anti-Bait> aI *service de Bacchus, avec certaines cérémonies solennelles ; Bibiici-8c on les faifoit jurer par un St. Etienne de bois, qu’ils dé-penseraient tout leur argent. Si quelqu’un avoit plus d’é-gard au serment qu’il avoit prête au Recteur de l’Acadé-mie , qu’à ce prétendu serment Bachique, les Ecoliers dé-bauchés le harcelaient de telle maniéré , qu’ils le contrai-gnaient , ou de s’en aller, ou de faire comme les autres.

II a joint à fa Harangue quelques fragmens des Complain-tes d’Alstedius fur le même sujet. Bellarmin déplore avecbeaucoup de véhémence, dans son XX Sermon, l’ivrogne-rie qui régnoit dans l’Université de Couvain (7). G) Kx fs t

(G) Un de fes fils a témoigné fa reconnoiffance dans l'Epitre £st ,r>

dédicatoire d'un Livre.] II fut imprimé l’an 1651. C’est un didicetoin &in Octavo de 600 pages, intitulé Differtationum Marinarum fiDecas-, où il y a beaucoup de lecture, 8c où, fans s’atta- deEbueticher à la nouvelle Philosophie , on s’éloigne très-souvent

des opinions d’Aristote. 11 n’est pas jusqu’à F orthographe,que F Auteur n’ait innovée.

AMASEÛS (Romtjl us) Professeur en Grec & en Latin, à Boulogne, au XVI siécle (A),C Sécrétasse du Sénat (a) , sc rendit célébré par son érudition & par ses emplois. II étoitriginaire de Boulogne, 8 c nâtif d’Udine, dans le Frioul. Le Pape Paul III l’attira auprès de foi,our le faire Précepteur d’Alexandre Farnesc son petit-fils (b ). On l’emploia enluite à desssaires plus importantes: on le députa à l’Empereur & aux Princes de l’Empire, & à la Coure Pologne. II n’y avoit point de Savans à Rome, sous le pontificat de Jules III, qui brillassent

plus

(A) AMASEUS (ROMULUS) Professeur en Grec z? en La-1,.... vivoit au XVIfie le. ] Moréri ne s’étoit pas trom-: dans cette Chronologie : il ne faloit donc pas la chan-:r comme on a fait dans l’Edition de Hollande, où, au;u du seizième fiecle, on a mis le quatorzième. II y avoitois choses à corriger dans cet Article, que l’on n’auroit

pas dû laisser en repos. ^ I. II étoit trop sec , 8c trop dé-charné. II, II devoit être sous Amaseûs, & non pas sousRomulus. III. II faloit dire, non pas qu’Amaseûs a tra-duit les Oeuvres de Xenophon ; mais qu’il a traduit lessept livres que Xenophon a composez de l’Expédition deCyrus le jeune.

(L)

t b) Etpas fin oe ",eu, íonttn

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