A M B O I S E» t 7?
U]u .. ^ enfin, en l’année 1604, on le fit Evêque de Treguier. II mourut le 2.8 dé Juillet i6l6, ScHist.Gym- 11 à enterré dans fa Cathédtale, où l'on Epitaphe lui donne de grans éloges (B). Je ne sache pointNa^n. qu’il ait composé d’autres Ecrits qu’une Tragédie Françoise, intitulée Holoferne qui fut imprh° 0 ' niée l’an 1 y8o (c). l
liere j que le fils d’un Chirurgien de Charles IX ait parléainíì. («)■ Notez, qu’il 11e fàudroit pas nier absolument quequelque branche de l’illultre Maison d’Amboisc nc soit de-meurée , ou ne soit tombée dans l’obscurité. Le Chirur-gien de Charles IX étoit peut-être de cette branche.
§. («). L a postérité de cet homme íuposc présentement,mais très-faussement, fur la conformité du Nom, qu’elle eííune Branche de l’illustre Maison d’Amboise; mais on peutassurer très positivement,
I, Que Jean d’Amboise, Pere de François d’Am-boise, étoit natif de la ville de Douai en Flandres: qu’ilfut successivement Chirurgien des Rois François I, HenriII, François II, Charles IX, 8c Henri III: qu’il fut na-turalisé par Lettres du 2.9 de Janvier de l’an r 566, en qua-lité alors de Valet de Chambre 8c Chirurgien du RoiCharles IX: qu’il mourut le 13 de Décembre de l’anÏ584: Sc qu’il fut enterré dans l’Eglife de St. Gervais, àParis, avec Marie Fromager, fa femme, fille de Jean Fro-mager , aussi Chirurgien Juré au Châtelet de Paris, 8cChirurgien du Roi.
II, Que François d’Amboise, fils de Jean, futBaron de la Chartre fur Loire , 8c Seigneur d’Hémeri 8cde Vézeul en Touraine , 8cc; Conseiller, puis Prési-dent au Parlement de Bretagne; Avocat Général auGrand Conseil l’an ij8ó; Maître des Requêtes en 1597 ; 8cConseiller au Conseil privé ; 8c enfin Conseiller d’Etat en1604: qu’il épousa le i, de Janvier 1594 Marguerite Confi-ner , fille d’un Notaire de la ville de Meaux , vivante encorel’an 1634: qu’au mois de Juillet de l’an 1589 , le Roi Hen-ri III le créa Chevalier , en considération des servicesque son pere avoit rendus à quatre des Prédécesseurs de cePrince; 8c voici la Copie de ces Lettres de Chevalerie.
Lettres de Chevalerie ; données far le Roi Henri III anMois de Juillet 1589 à François d’Amboisc,Président au Parlement de Bretagne.
„ Henri par la grâce de Dieu Roi de France 8c de„ Pologne , à tous presens 8c à venir, Salut. Comme il„ soit chose honneste 8c raisonnable que les personnes or-„ nées 8c décorées de Vertus soient élévees en titre 8c de-„ gré d’honneur convenable à leur mérite , afin de donner„ courage 8c désir aux autres de parvenir par vertu à telle„ ou plus grande dignité ou sublimation; Sçavoirfaisons„ que nous dûement acertenés des notables, louables, 8c» vertueuses œuvres, actions, 8c comportemens de notre,, cher 8c bien amé Mre. François d’Amboise, Sr. de Ve-,, zeul, nôtre Conseiller 8c Avocat Général en nôtre„ grand Conseil, 8c Président au Parlement de Bretaigne,», remémorant les services que feu son Pere a fait aux qua-^„ tre Rois > nos prédécesseurs, 8c à nous, 8c considérant„ les grands, agréables, 8c fideles services que ledit d’Am-,, boise nous a faits, tant en plusieurs Charges 8c Com-», missions, qu’il a eues en cetui nôtre Royaume , 8c,, voyage qu’il a fait lors de nôtre Election en Pologne,„ qu en l’exercice de ses deux Etats , en deux de nos-, Cours Souveraines, 8c lesquels services ledit d’Amboise,» continue ordinairement près 8c alentour de nôtre person-», ne, en plusieurs 8c maintes maniérés, 8c esperans que„ de bien en mieux il fera le temps à venir, voulans au-,, cunement l’en récompenser, 8c extoller au titre 8c de-,, gré d’honneur, comme ses dites vertus 8c œuvres le mé-„ litent, afin qu a son exemple, tant fa postérité que les„ autres personnes d’honneur 8c vertu soient induits à„ faire le semblable , à nous 8c cette couronne ; icelui», pour ces causes 8c autres à ce nous mouvans, avons», fait 8c créé Chevalier, 8c du titre d’icelui décoré 8c dé-», corons, en présence de plusieurs Princes 8i Seigneurs de
„ hotre sang, 8c autres grands 8c notables personnages étans„ près de nous, pour par lui jouir 8c d’oreí'navant user du-,, dit titre de Chevalier, en tous droits de noblesse, hon-„ neurs, autorités, privilèges, exemptions, prérogatives, 8c,, prééminences en toutes honnorables assemblées, tant,, en jugement, qu’ailleurs,ou besoin sera,comme au sem-», blable ont acoutumé d’user les autres Chevaliers créés»», tant de nôtre main, que de nos Prédécesseurs Rois. Si,, donnons en mandement à nos amez 8c seaux les gens te-„ nans nos Cours de Parlement, Baillifs, Sénéchaux, Pre-„ vôts, Juges ou leurs Lieutenans, 8c à tous nos amés,,, Justiciers, Officiers, 8c Sujets, chacun en droit foi, si», comme il apartiendra, que ledit d’Amboise ils fassent,„ soufrent, 8c laissent joiiir 8c user pleinement 8c paiiìble-,, ment desdits droits de Chevallerie, honneurs, prerogati-», ves, privilèges, franchises, 8c libertés, qui y apartiennent„ ainsi que dessus est dit, 8c qu’én tel cas est acoutumé.„ Car tel est notre plaisir, 8c afin que nôtre présent Don oc„ Octroi soit 8c demeure à jamais valable à la décoration„ dudit d’Amboise, 8c de ses successeurs, 8c qu’il en soit», mémoire perpétuelle,nous avons fait mettre nôtre Scel à„ ces Présentés. Donné à Pontoise au mois de Juillet l’an„ de grâce 1589 , 8c de notre régné le seizième. ^ Signé„ H e n 111, 8c fur le repli par le Roi, P o t i e r , 8c à costé,, est écrit, Visa contentor. signé Combaud, 8c scellé du-» grand sceau de cire verte en lacs de soie verte 8c rouge.,»III, Qu’Antoine d’Amboise, ion fils, Barond’Hémeri Sec,épousa le 20 d’Octobre de l’an 1632 Anne dela Hiliére, fille de Jean-Gabriel de la Hiliére, Gouverneurd’Amboise, 8c de Loiúse du Gast; 8c qu’après avoir étéLieutenant de l’Artillerie en 1634, puis Mestre de Camp duRégiment de Touraine, 8c Gouverneur de la Ville 8c Ci-tadelle de Trin en Pìedmont,il mourut Lieutenant Généraldes Armées du Roi.
IV, Que C h À r l e s-J u r. e s n’A m b o i s e , son fils,ausil Mestre de Camp du Régiment de Touraine, épousalé 22 Septembre de l’an 1672 Charlotte du Gast, sa Cousine.i Et V, que de ce mariage est sorti G1 1 e s-A n t o i n ed’Amboise vivant, 8c demeurant dans la Ville d’Am-boise en Touraine , où il épouse le 17 de Janvier 1700Paule Guichard, fille du Maire de ladite Ville, de laquelleil a un fils 8c deux filles, vivans en 171 6.
On supose dans un petit Livre > intitulé Index PunerettsChìrurgorum Parifisnfium ab dnno 1313 ad annutn 1714, im-primé à Trévoux chez Estienne Ganeau, en 1714, in 12,que François, Adrien, 8c Jaques d’Amboise r*), fils deJean, étoient sortis de l’illustre Maison d’Amboise (J): 8cc’estsur cette fausse suposition, que celui qui reste aujour-d’hui le seul de la postérité de François d’Amboise usurpeles Armes pleines de Cette puissante Maison.
Lorsque feu Mr. Bayle commença à travailler à sonDictionaire Historique, s’il m’avoit consulté, il auroit traitéplus exactement ,Jk plus sûrement qu’il ne l’a fait, beaucoupde Faits Généalogiques qu’il a avancés dans son Ouvrage,qu’on n’a pas rectifiés depuis, 8c qui resteront contre la vé-rité, dans toutes les Editions que l’on fera de cet excellentLivre (p). Rem. cri t.
(B) Son Epitaphe lui donne de grans éloges. ] Je ne croi pasque l’on soit fâché de la voir ici. Je la copie fur Mr. de Lau-noi.
Amboefi, pater eruditionum ,
Argiva er Latia madens Minerva ,
Paidina in Cathedra diserte prdeo,
Idemque hdreseos severe censor,
Priscorum nova norma Episcoporutn ,
Antiftes pie , pauperum patrone ,
Ctijlos virginitatis atque amator ,
Tu quoeumque ìeris , sequeris agnum.
(*) Jaquesd’Amboi-
SE , frire deFrançois,épousa MarieLongis , fillede JosephLongis , Pro mcureur auParlement ,mourut leS d* Moûti6oj , i ?fut enterrédans le Ci-metière deSt, Nicolasdes Champs ÀParis . Jt fut•pere d*Mnnèd* Mmboìse ,fille ûnùsue ,mariée avecDavid deMondcz.ir ?Gouverneurde la Ft.reen Picardie,puis Lieute-nant au Gou-vernement déVerdun,
(fl M.
JOANNES
d’Amboi-
SE , pater,CajiellettiCbtrttrgusJ j txNobilijjìmaMmlcêfiano*rum genteoriundus ,t r es habuitfilios , in suéejuiscjuestasîtpercelebrts,
Francis-cus, jcili-C£/,AdR.IA-nus/c^Ja-cobus. In-dex fune-teus Chi-xurgorumParisien-
sium j pag a2 L» 30 »
32, &c~í î )Tiréd y un Mé-moire com-muniquépar Mr,d r Hoziertn 17164
cí-
AMBOISE (Jaqjjes d’) frere cadet du précédent, s’attacha à k profession de son perejSc y devint tvès-habile ; mais après qu’il eut assez fait conoître fa capacité dans la Chirurgie , ilmonta plus haut de quelques degrés: il devint Docteur en Médecine ( A) . Cette promotion fefit entre l’an 1 f 82 & l’an 1797 : car Pineau témoigne dans un Livre composé en 1797 touchantles marques de Virginité, qu’alors Jaques d’Amboiíè étoit Docteur en Médecine; mais qu’iln’étoit que Maître es Arts Sc Bachelier en Chirurgie, lors qu’avec beaucoup de dextérité, Sc enprésence de pluííeurs grans Maîtres, il fit la dissection d’une femme qui avoit été pendue l’an 1779,pour avoir tué son fruit (a). Nous savons d’ailleurs, qu’il n’étoit encore que Chirurgien,- l’an1782. (£), & qu’il étoit Licentié en Médecine, & Médecin du Roi, l’an 1794, lors qu’il fut éluRecteur de rUniversité de Paris (c). Le ferment, que Cette Université prêta à Henri lé Grand,Sc le procès qu’elle intenta aux Jésuites, tombent íòus ee Rectorat. On a deux Harangues Lati-nes, que Jaques d’Amboife prononça au Parlement, en qualité de Recteur, le 12. de Mai Sc le1 3 de Juillet 1794 : elles font sanglantes contre les Jésuites. II avoit été membre du College déNavarre, avant que d’être Recteur (d).
. (aí) ll s'attacha d la Chirurgie , oh U devint fort habile, & de^ feliciffim'e prétbet ; & l’autre fie Pineau ; j lacobus Ambofianus invwt Voâleur en Médecine.] Cela paroit par ces deux Passages: Artibus Magister er in Chirurgiâ Baccalaureus (nuncautem inun est à Thiriot (1); Natuminimus paternam, h oc est ul- utrâque MedtcinàHottor Medicus regius) (z).Mi'. deLaunoiembus medendi artem amplexatus, rnultìs falutarem manum entend par là le Chirurgien de Charles IX, & se trompe.
10 M. 1, ' Z AM-
(e) LaunoíîHistoriaGymnasiiNavarre,p 4 g , 368.Volet, aussi
^Apologiepour J.Chaste!*pag, 194 .
(d) Lau-noius, ibtd 9 -
(z) Piiweuï#de Virginìt*Notis,
Libr, //,Cap . VII