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Tome premier. A - B.
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178
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{<*) L^Escla-fc fortuné.

{b) Imprimeà Lyon , enÎ537-

(c) Impriméesà Paris , en1541.

(d) Impriméesà Paris y m-543.

(c) Impriméesà Paris 9 en

*530.

t 7 8 AMBOISE. AMBROISE. AMELIA. AMELÌUS.

AMBOISE (Michel d’ )Ecuier & Seigneur de Chevilìon , vivoit au XVI siécle. Ï 1ie donna dans ses Ouvrages un nom de guerre , ou plutôt un nom poétique (a) , qui ne leur apoint servi de grand relies, Sc qui n’a pas empêchés qu’avec le grand nombre de ses Poésies , il nesoit tombé dans les ténèbres de l’oubli. 11 ne paroît pas plus que François d’Amboise dans le vas-te Recueil de Mr. Baillet : cependant il y a quelque aparence qu'il espéra que le titre de ses Ou-vrages entretiendroit long-tems la curiosité des Lecteurs. L’un de íès Livres, intitulé Les EpifiresVénériennes , Fantaf.es , Complaintes , Epitaphes , trente quatre Rondeaux , L? trois Ballades , 'fut im-primé à Paris , en iyy 6 . Un autre s’apelle Le Blason de la dent {b). Les Contr’Epistres d’Ovi-. de (c) , c’est-à-dire , les Lettres qu’il composa pour réponse à celles que les Héroïnes d’Ovide écri-virent à leurs Maris ou à leurs Galans , sembloient devoir être un grand attrait ; Sc néanmoins, el-les ont subi la destinée des autres Poésies de Michel d’Amboise. On ne sait plus ce que c’est. IIse mêla de traduire : il mit en Vers François IV Satires de Juvénal [d) -, le X Livre des Métamor-phoses d’Ovide , les Eglogues de Baptise Mantouan (e) , Sc le Traité Italien d’Antonio PhileremoFregoso , intitulé Ris de Democrite (f Pleur d'Heraclite (/). 11 a écrit en Vers Héroïques La Dé-puration de la Mort de Mejfire Guillaume du Bellai , Seigneur de Langey (g) * Sc en Proie, le Guidondes gens de guerre (b). Voiéz la Bibliothèque de du Verdier Vau-Privas.

(f) /»/”'•i ími, -»1547*

(i) W

à Parts ì en

IÍ43- , L *Croix à\iMaine,Bibliotheq-Françoise *

AMBROISE, Général de l’Ordre de Camaldoli. Cherchez Camaldoli.

Plinium,

JL ìbr, 111 ,Cap. XIV.

(b) CluveriíItal. Antiq.Libr. II iCap. VII.

(c) LeandrïAlberti D e-scriptio Ita-liz,pag. 144.

(1) VÍrgil.Georgicor.Libr./, $'.165*Ce Vers a étéirès-mat ra-porté parMoréri :

xAtque y-Ame-rina parentlenta retìna-cttla viti %

(2) Serviusin Virgiiíibidem*

AMELIA, ville d’Italie. On l’apelloit anciennement Ameria. Elle est située entre leTibre Sc la Néra. Caton débite qu’elle fut fondée 964 ans avant la guerre de Persée (a) : sibien que cette guerre aiant commencé l’an f 81 de Rome, il s’ensuivroit qu’Ameria auroit étéplus ancienne que Rome de 383 ans. Festus donne le nom d ' Amir u s au fondateur de cette ville.II paroît par des Inscriptions qu’elle devint une de ces Villes que les Romains apelloient Munìci-pium. Cicéron le confirme dans le beau Plaidoié qu’il fit pour Roscius Amerinus. Elle aquit ledroit de Colonie Romaine fous Auguste (b). Elle est située dans un terroir fertile , Sc les côtauxqui l’environnent ont de beaux vignobles (c). II n’est pas certain qu’anciennement on estimât lesvignes d’Amena. Comme je ne fais cet Article j que pour rectifier celui de Moréri {A) , je ne léfais pas fort long. Leandrè Albert a besoin aufli d’etre corrige ( B).

( A ) Je ne fais cet Article, que pour reâiifier celui de Mo-réri.] L 11 n’y a point d’Auteurs qui aient écrit qu' Ameriafut bâtie du tems de L guerre de Hersée. 11. Pline ne sou-tient point quelle étoìt bâtie en 964 avant cette guerre. II ra-porte simplement que Caton avoit dit cela. 111. Cicéronn’a point plaidé pour un Comédien né en cette ville: leRoscius Amerinus , pour qui il plaida , étoìt différent duRoscius Comédien, pour qui il plaida -aussi. IV. Ces pa-roles de Virgile, Atque Amerina parant lenta retinacula vi-ti ( 1 ), ne prouvent point que de son teins on estimât les■vignes d'Amelìa. Ce Vers ne signifie autre chose, fin onqu’on trouvoit au territoire de cette ville quantité de bran-ches souples comme fessier, desquelles on se servoit dans laculture des vignes. Virgas de qttibus vites religanturqu*virga abundant circa Amcrinum oppidum .... alii genus sa-licìs dicunt , dispari colore à citerâ salìce : nam est rubra c V adconneêlendum aptior, quia pr&tcr morem lenta est (1).

(B) Leandre Albert a besoin aussi d'être corrigé.] II impu-te à Caton d’avoir dit qu’Ameria fut rétablie plus de neuf

cens ans avant la guerre de Persée, & qu’elíe fut bâtie pre-mièrement par ceux de Veies, peuple de Toscane, sous laconduite d’Ameroe fille d’Atlas sltalien , & de Pleione.

II supose que Pline a dit qu’elle fut bâtie 964 ans avant laguerre de Persée, & il fait de Caton Lc de Pline deux chefsd’opinion. Ensuite, il travaille à les accorder, Sc voici lamaniéré dont il s’y prend. La Chronologie de l'un convientassez. avec la Chronologie de l’autre, dit-il ( 3 ). Caton parle de . , e3C <íílplus de 900 ans avant la guerre de Persée: Pline en marque 964 yj^ertiavant cette même guerre, ll est donc aisé dé les mettre d’accord xteserip 1 -énsemble. Que fi l'un d'eux emploie le terme de rebâtir, c? ltalii,Vautre le terme simple de bâtir, il ne saut pas s’imaginer pour p a g. 144-cela qu ils assurent choses contraires-, car le mot condere dontse sert Pline se prend indifféremment, or pour sonder, b pourréparer Ces vaines &c chimériques disputes tombent parterre, à la honte de cet Auteur, dès que l’on consulte Pli-ne; car on voit qu’il ne forme pas de sentiment, & qu’il (4)se contente de dire Ameriam .... Cato ante Persei bellum Lthr - ssconàitam annis 964 prodidìt (4). C -fg„e.

AMELIUS Philosophe Platonicien , au III siécle , étoit de Toscane. Son vrai nom étoitGentilianus Sc il aimoit mieux le surnom d’ Amerius, que celui d Amelius. II fut disciple de Plo-tin à Rome, pendant t+ m, après quoi» il se retira dans Apamce v,le dc Syrrc 11 y étoit,niv.nd’plotin mourut 11 adopta un cmain ïustm Hciychius , natif de la meme ville (»). Voila(a) Pocphy- 5 n l, , r om . C es du mensonge que Suïdas a débite , quand il a dit qu Amelius etoit d'Apa-

S& mLd quandrl assure que Porphyre fut disciple d'Ame ius (J) Ce

S'y i de ceitain est qu’ Amelius fut fort estimé de on maître , & qn’,1 répondit a cette estimenii une* 1 singulière vénération pour Plotin. Lors qu'il commença d’ewdier fous ce fameux Philo-PVÌ ne favoit que ce qu'il avoir apris d’un certain Lylimachus [b) > mais pal- son aplica-<a At.» fophe > il ne S f* p cs condisciples. II savoir par cœur une partie des Leçons de Nu-

-L"- ÏÏS ” toutes. Ï1 «fort aussi de ™ Recueils de tout

œ S entendoit dans les Conférences de Philosophie ; & il compost de ces Recueils une centamede Traités , qu’il donna à son fils adoptif. 11 n’avott encore osc produire que cela , lors que Por--phyre vint à^Rome (r) ; c’est-à-dire , après avoir profite des instructions de Plotm pendant 1 espa-(c) £» m. I ' 1 y , u romoosa XL Livres contre Zo lnanus lun de ces anciens Hereti-

' Py» VTÏ”p A ; qui faisoieni un fr horrible mélange des doctrines de

un grand nombre de ces ïîérétiques au tems

{A) Suidas ajsure* que Porphyre sut disciple ct Amelius. ]Porphyre dit lui-même, que lors qu’il commença d’êtredisciple de Plotin , il y avoit 18 ans qu’Amelius étudioitfi) Forphyr. fous ce Philosophe (i). II ajoute qu’il fut le condisciplein vitâ rio- d’Amelius pendant 6 ans ; après quoi, ils partirent de Ro-tini. me , M pour aller en Sicile , & l’autre pour aller à Apa-

mée. Ils demeurèrent pour le moins jusques à la mort dePlotin au lieu où ils s’étoient retirez. Or comme Por-phyre avoit alors environ 38 ans, Sc qu’il avoit eu à Ro-me plus de réputation qu’ Amelius , il n’y a nulle aparencequ’il soit devenu fou disciple. Joignez à cela qu’Amelius,en lui dédiant son Apologie de Plotin , le prie d’en excuser(i) ibidem. & d’en corriger les défauts (t). Enfin le silence de Por-phyre, de quelle force n’eíì-il point contre Suïdas ? Por-phyre fait mention d’Amelius à tout moment dans la Viede Plotin, 8c il h auroit jamais dit un mot des études qu’il

auroit faites fous la discipline d’un tel maître ? Suïdas pour-roit bien avoir été trompé par Theodoret, qui apelle Ame-lius le chef de Vécole de Porphyre (3) , c’est-à-dire , selon fin- / , tìií^terprétation de Mr. de Tillemont, de V école de Plotin oh dor. Gr#*Porphyre étudioit (4). Aust Suidas lésait maistre de Porphy- car. Aff'*’re : ( c’est Mr. de Tillemont qui pâlie. ) On peut mettre en- {*&■ s ° 0 'core entre ses disciples Castricius Firmus , homme . ... qui rillcrendoit toutes sortes de services à Amelius. Voilà donc un ont,^'

Auteur moderne , qui donne dans l’erreur de Suidas, & des £»p ct -qui va même plus loin ; car il est visible par la Vie de Plo- r»»- ' lll>tin , à laquelle il nous renvoie touchant Castricius ,que c’é- P“t-. IoS %toit du vivant de Plotin , que Castricius avoit à Rome un £d Zdlt''fi grand attachement pour Amelius. Or il est incontesta- Brble , que pendant que ce dernier a été à Rome, il n’a pointeu de disciples. II étoit disciple de Plotin , & ne dressoirpoint Autel contre Autel.