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Tome premier. A - B.
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AMYOT. AMYRAUT.

ï8ì

( l)VaUt*sonTrittté del'Ufàgc deJ’Histoixe.Mr. Tcistieren a pris , { enle tuant , )tout ce.quiconcerne-Amyot, òr a mis dansses Aâdi‘tions aux

Mi

de Thou,Tarn- M*pag. IS--

Traductions ont été son plus bel endroit (K)-, quoique les sentimens de tous les Critiques ne lui Eiog«->soient pas ftvorables ( L ) à cet égard, Sí qu’onait même voulu dire qu’il y a été plagiaire (.a-/). iez dcMQuelques-uns l’ont acculé d’avance ( A T J. L’Abbé de St. Real a íu mille particularités curieuses,qui ne sont point dans la Vie d’Amyot (/ ). On les peut voir dans le Dictionaire de Moréri: c’eítce qui auroit fait que je ne m’en lerois pas servi, quand même je n’aurois pas douté qu’elles fuisent véritables. Si j’ai quelques Suplémens , ou quelques Eclairciílèmcns à joindre à ce que l’onvient de lire,je les mettrai dans les Remarques.

Les choses, que Mr. Varillas raporte touchant

II en faudra frire la critique : cela peut iervir à débrouiller le cahos.

Amyot, sont pleines de faussetez (O).

(K) Ses Traduisions ont été son plus bel endroit.'] La pré-lîiiere de toutes a été celle des Amours de Theagene z? deChariclée ; mais celle de Plutarque lui a procuré la principa-le réputation. II a traduit aussi les Pastorales de Longus (30),plufieurs Livres de Diodore de Sicile, ÔC quelques TragédiesGreques. La Duchesse de Savoie, ne trouvant point dansPlutarque la Vie d’Epaminondas, ni celle de Scipion, lepria de les composer. II le fit; mais elles non t pas étépubliées. La Préface étoit déjà toute prête : Pierre Mat-thieu la vue (zi); il faut donc croire qu Amyot avoit misla derniere main à cet Ouvrage. II n osa, dit-on (32),entreprendre la Traduction de Philostrate, quoi que le RoiHenri III la lui eût souvent demandée : il s’en excusa sursimpoffibilité; 8e quand ce Prince, aiant vu la Version deVigenere, dit à Amyot, Et bien, vous distés que Philosira-te estoit hors de traduction , Amyot lui répondit qu’tl savoircru jusqu’à cette heure.

(£) Tous les Critiques ne lui font'pas favorables.] Mr.Baillet a très heureusement recueilli les éloges que l’on adonnez au Plutarque d'Amyot (33). Us font beaux 8c glo-rieux. J’y ajoûte ce quej’entendis dire à Mr. Gonrart, ensatinée 16/3, lors que quelqu’un lui eut apris que presquetous les Exemplaires du Plutarque de Mr. l’Abbé Talle-mant a voient péri dans l’incendie du magazin d’un Libraire.On s’en consolera aisément , dit-d , pendant qu on aura laf IB " 1 ! t Traduction d’Amyot. On y trouve les plus beaux tours de no-Tu»em 'des ’ rcs langue , zjr la plus heureuse œconomie de nos périodes. Mr.

- 0 ' Baillet n’a pas recueilli avec moins de foin les jugemens dés-

avantageux : il n’a pas oublié que Mr. de Thon louebeaucoup plus l'élégance que la fidélité de ce Traducteur:Diodoro ac pracipue Plutarcho lice t majore plerumque elegantiàquam fide Gailice redditis (34Ì. 11 a oublié un autie paliagede Mr. de Thou, que Mr. de Girac raporte. Mr. de Giracfêta le seul dont j'alléguerai les paroles, comme une especede suplcment au beau recueil de Mr. Baillet. „Pour ce>, qui est d’Epitimius,, ,dit-il (3 5), ,,qui est tué dans Amior,„ au lieu que dans le texte Grec ce n'est que son cheval,„ j aime mieux croire , que ce fameux Interprète s’esl servi,, d’éxemplanes différens de ceux que nous avons, que de,, dire, avec Mr. de Thou, que fes Versions Jont bien plus„ polies que fidèles , ZV qu il ne recherchoit pas tant la vérité,,, qu il affectait de plaire aux oreilles délicates (j.). Je fat qu’un„ lavant 8c sage Jurisconsulte (t), l’accuse de n’avoir pas,, feu comprendre une belle antiquité touchant une loi de„ Solon; car au lieu d’écrire , que ce Législateur s’étoit,, vanté quelque part dans ses Poésies, qu’il avoir délivré„ les Athéniens de toutes les debtes qn'ils avoient contrac-,, tées, ZV ofté les brandons ou pannonceaux qui ètoient posez,, en beaucoup de lieux fur les terres hypothéquées, il avoir tra-,, duit, d’avoir ofté les bornes qui par avant f ai soient les fépa-„ rations des héritages de tout le territoire Attique. Je pour-„ rois ajouter plufieurs remarques fur quantité d’endroits,

„ où le bon Amiot a pris le change ; mais je ne íaurois„ aprouver Mr. de Meziriac, lequel (f), dans un Discours„ qu’il a fait de la Traduction, âpres avoir loué ïesprit, le„ travail, c? le style de cet éloquent Traduâleur en fa Version„ de Plutarque, prétend montrer qu en divers passages, qu’tl a„ remarquez, jusques au nombre de deux mille, il a fait des„ sautes tres-groffieres ,,.

(M) On veut qu il ait été plagiaire.] On a vu (36) ceque dit Brantôme fur ce sujet. Voions maintenant ce qued’autres en ont dit. f ay oui dire, c’est Mr. Colomiés quiparle (37) à Mr. Patin, qu il avoit apris du bon homme Lau-rens Bochel, ( qui a fait imprimer les Décréts de l’Eglise Galli-cane, zvc,) qu Amiot avoit traduit les Vies de Plutarque furstne vieille Version Italienne de la Bibliothèque du Rot, ZAquelleetoit cause des fautes qu il avoit faites. Je ne fai fi cette Ver-sion n est point celle que fit fur le Latin, l'an 1428, BaptisteAlexandre Jaconel de Rieté,qui est dans la mime Bibliothèque.La Popeliniere accuse Amyot de n’avoir pas rendu à Tur-nebe 1 honneur qui lut étoit dû, puis qu’il n’a point publiéles secours qu il avoit tirez dé lui pour l'intelligence des pas-sages difficiles (38 ). II prétend que Turnebe lui envoioitles paffages tous entiers tournez enEranpois fur lesquels Amyotétoit en peine, & que plufieurs autres gens doctes l’aidérentde leurs bons avis (39).

(N) Quelques-uns l ont accuse d’avarice.] J’ai cité dans la

if) Mr. Felisson, dans ^Histoire de ^Académie, pag. 232. (zs) ci-deffus,RemarqueK-*'.) Í37) Colomiés,Opuscules pitg.124, Edit. d'Vtrttht. ( 38 ) La I opelin.

Idée de l’Histoire accomplie, Livr. I" ' '' '

des Histoires, jwg. 35s.

(30) Cé«insi qu’ilsarloii traduirele LongiTœmenicade Mr. âeThouj &non pas , com-me du Ryer,par les Pce-meniquesde Longus.

(n) Bullartle raporte dansson Acadé-mie desSciences,jktg, 168.

r) Vu Ver-die! Vau-ïtivas, Pro-sopogtaph.Tom. 1 LI>2572.

0 3) Baillet,Jugem. desSavans,

‘Tarn. I V 9pag. 5 21.

Voiex. aussiTopeBlount,Ceasiir. ce-lebr. Autor.pag. 521.

(34Ì Thuan,HiiL Libr. C,

p^. 40 j.

(35) Girac,Répliqué àCostar,

Self ion Lil}pag. 43 SEdition dehollande .

( i) sAmiotushic PœmenicaLongi , Helio-dori tsEtbio-pica , DiodoriSkdi Hifío-rica-t ac pos-tremo Plutar~thum in lin -guam nojlram'Gallicam dtCracis verte-rat , fed bunc Jmajore ele~ s

gantiâ quam }

fide , dum au -ribus no/frisp lacéré , quamde f enfui ve-ritate labora-fty pOiÌHStxiftimat.

Thuan. deVitâ suâLibr. V.

(t) L’Oi-ïeau, del’Actionhypotheq.

Livr. II t.

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9 rÇGU 7 ro*.e(-ftéttii y ?5açuç «seTAeicoM,«x>ì

ÍT£KljsÓT«î.

III, png. 259. (39) La Popeliniere, Histoire

Í40) r«°-sopogra-piue de IWVerdier,Tom.lHrpcg. 1 $ 73 -

(41) Voici-

U taurrjff

{A),* 1 *!""

Uí) Varil"las, Hist- dsl’Hérésic>

(4 ì)D«a l>

(C).

r44) Varil-

ías, y.* 011 -

de HenriLivr. M*pag. 204.

Remarque ( A ) un long passage de Brantôme, où CharlesIX fait la guerre de ce défaut à son Précepteur. Un autreLivre m’aprend qu’un jour qu’Amyot demandoít un Béné-fice de grand revenu, ce Prince lui dit , Et quoi , monmaiftre? vous distés que fi vous aviés mille écus de tente, vousfériés content : je croi que vous Us avez es?plus. Sire, repon-dtt-íl, l’apetit vient en mangeant , toutefois obtint ce qu ildejiroìt (40). On prendra li l’on veut pour une preuveéquivoque de son avarice les deux cens mille écus de bienqu’tl amassa ^41).

(O) Les choses, que Mr. de Varillas raporte touchant Amiot,font pleines de jaujfetez.] II dit que la Cour de François Is’étant arrêtée durant quelques heures dans le chateau d’unGentilhomme de Berri, Amyot, qui étoit Précepteur chezce Gentilhomme, en prit occasion de présenter à fa Majestéune Epigramme de quatre vers Grecs , qu il venott de composer.

Les Sçavans, qui fuivoient Ja Majesté, trouvèrent t Epigram-me fi belle, que l’on ne jugea pas à propos de laister plus long- p 310.tems son Auteur dans une Province trop éloignée de Paris. Le Edition dcRoi l’attacha à son service par une pension considérable (42). Holhudt-Tout ceci est plein de transpositions de circonstances; carnous avons vu (43) que l’on attribue à Michel de l’Hopi-tal lc bon effet que produisirent quelques Vers Grecs d’A-myot présentez à Henri II. Mr. Varillas raconte dans unautre Livre (44), qu’Amyot, Professeur cn Grec à Bour-ges , ié fit conoítrc a la Cour par fa politesse à écrire en Eran-fols, Sc qu’alors Bouchetel & Morvillier Secrétaire d’Etatle rapellérent à Paris; & après savoir ramené à la Commu-nion de l’Eglije Catholique, le recommandèrent au Cardinalde Tournon, qui lui fit donner ï Abbaye de Bellofane, ev lacommission de Sécrétaire d’Ambassadeur à Venise, d ou il partit,pour aller à Jrente exécuter les ordres du Roi, l’an 15çr. Voi-là comment cet Historien réfute dans un Ouvrage ce qu’i]avoit dit dans un autre. II ajoûte qu’Amyot fit un Discoursdevant les Peres du Concile: il en donne le précis, 8c ilcite la Harangue d’Amyot. Mais cette Harangue est unechimere: Amyot ne fit que la Protestation du Roi. Quel-le hardiesse n'est-ce pas de citer des Manuscrits qui n exis-tèrent jamais? Mr. Varillas affûre qu’Amyot, âgé de dixans fut trouvé malade, fur îe chemin de Paris > au bord d’unfossé, 8c qu’«» Gentilhomme pastant ... . le mit fur soncheval, ctr le conduijìt, en le soutenant, dans une maison pro-che , ou il guérit, <y reput charitablement pour paffer cheminseize fols, qu’il rendit depuis avec usure en laissant aux héri-tiers de son Bienfaiteur seize cens écus de rente (45). La Vied’Ainyot porte qu’il légua douze cens écus à l’Hopitald’Orléans (46). C étoit là qu’il avoit été mené par leGentilhomme: c’étoit là qu’tl avoit été guéri, & qu’il re- f 47 iÇUt seize sols; ce fut à cet Hôpital qu’;/ fit depuis un legs de Real, ic ,douze cens écus , selon le narré de Mr. de St. Real. (.47). PUjâS®..D’oû vient que Mr. Varillas altéré ces circonstances, 8camplifie la gratitude? Pourquoi par ses hyperboles conver-tit-il un simple legs de trois mille iix cens francs en une ren-te annuelle de six mille deux cens livres (48) ? II assurequ’Amyot, ,, en étudiant changea de Religion , & servit,, d’instrument pour séduire ses compagnons, jusqu’à ce„ qu’étant découvert, il se réfugia à Bourges, où le même„ Volmar, qui avoit instruit Calvin 8c Beze, l’introduiiìt„ chez l’Abbé de St. Ambroise , en qualité de Précepteur„ de ses neveux, 8c le choisit depuis pour son successeur à„ montrer le Grec. Amyot s’ennuia bientôt d’enièígner„ publiquement. ,, On ne peut accorder rien de tout ce-la avec les Mémoires de la Vie d’Amyot publiés par Sebas-tien Roulliatd. On y trouve qu’il avoit environ vingt-troisans, lors qu’il s’en alla à Bourges, avec l’Abbé de St. Am-broise, qui lui avoit persuadé ce volage (49). II y a j] adonc fan 1537. Or Volmar sortit de Bourges l’an 1535 (50);

& par conséquent, ce ne fut point lui qui le fit conoitre àcet Abbé. On trouve dans les mêmes Mémoires, qu’A-myot remplit la charge de Professeur l’espace de dix ans, 8cque souventes sots on lut ha oui dire entre fes amis, qu il avoitun honnefle appointement : que jamais en fa vie n’eut meilleurtemps, que celui-là-. ZV avoit pris un fort grand plaisir à fai-re cet exercice-, à cause quil jouiffoit d un extrerne repos (jr). G r A°ir11 ne s’ennuia donc pas bientôt d’enfeigner publiquement. ì-mfitez deMr. Varillas observe que Bouchetel 8c Morvillier lui repré- Mêla 11 ’sentirent ïobstacle que son hérésie aportoit à son salut z? à sa pag. ío7 ’fortune, zv qu il profita de leur advis. Bouchetel le conoissoitdonc pour Calviniste; mais en ce cas-là, auroit-il voulule faire Précepteur de fes enfans, comme il avoit faiï (52)?

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( 4 !) Vffilas, Hist. a*HenriLivr- I 1 ’pag.tol-

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AMYRATJT /MoÏse) Ministre 6c Professeur en Théologie a Saumur, a été un des plusIllustres Théologiens^qu’on ait vus en France dans le X VII fiecle. I) etonr d’une bonne & an-cienne famille ^originaire d’Orleans (J), & il nâquit à Bourgueil, pente ville de Touratne.a

(A) Il étoit d’me bonne ancienne famille, originaire d’Or-léans.] Etienne l’Atnyrault, son bsstieul, étoit Echevin

aumois

d’Orleans, lors qu’pn y réforma la Coutume, en r309.Le Procès verbal de la Coutume en fait soi. On prétend