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Tome premier. A - B.
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188
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(à) Athen.Libr. XI,pug. 47

(b) C*éroitp.ne ville de

(e) Jonsîusde Scriptor.Hist. PhiloCpag. 16-, à-dam V Index.

{d) Gesiierle cite , dansfa Biblio-thèque, fansfaire paroitreeju'il en aitsenti l’abfur *dite.

(e) Euna-

pillS , P rocs-t o Vitar.Sopiiist,

(f) Suïdas,iule. Çfieícc;,Votez, ci - des-sous l'.Anide

Hermias.

(g) Voffius,de Philo-■íoph. Sectis,pag. po érii 3. Labbe,de Script,lecldìast.Tom. I ,

M- S 9 .

(b) Joníìus,Hist. Philos.pag. joo.

(i) Id. ibid.

(kj WiotiiBibiioth.num. 242,fag. 1040.

(1) Athen.Libr. XIII,pag. 5S7.

(z) Voffius,de Histor.Giascis,;-*• 502.

(i) via motidíiÁoç.

s 4) Henï.Valcíius,Notis inNotasMauslaci«d Hatpo-íration.pag. m»

(1) Airmt.Marcellin»Libr XXII,tirca fin.

(2) Suïdas f»O’f/yiWi

l8B

A M M O N I. U S.

tels & des Sacrifices (a) ; í’aiitre traite des'Courtisanes d'Athènes (.A ). II île dit point positivementque ces deux Livres soient du même Ammonius ; mais d’autre côté , il ne dit rien qui insinuele contraire : & , quant au reste , il ne touche rien , ni fur la patrie , ni fur le siécle de cet Au-teur. On fait par une autre voie la patrie de celui qui a composé l’Ouvrage des Autels & des Sa-crifices (B). 11 étoit de Lampria (b). Le Suidas, que nous avons aujourd’hui, ne parle que

d’Ammonius Saccas ; mais il ne faut point douter que le véritable Suïdas n’ait fait mention d’unAmmonius différent de celui-là 5 car ce qu’on trouve dans son Dictionaire ne peut pas avoir étédit d’un seul homme. II est impossible que le même Ammonius ait abjuré la soi Chrétienne , ctqu’il ait succédé à Aristarque dans l’Ecóle d’Alexandrie, avant l’Empire d’Auguste. Voilà lesdeux choses que l’on trouve dans Suïdas fur le chapitre d’Ammonius. Auroit-il été asièz igno-rant , pour les croire compatibles ? Je n’y vois point d’aparence. Quelqu’un ( c) a conjecture qu’ilfaut foposcr une lacune dans ce paílage (d ), ct que Suïdas pourroit bien avoir parlé de l’Ammo-nius d’Athenée dans cette lacune. Si cela étoit véritable , il faudroit dire que le Traité des Sa-crifices & des Autels, ou celui des Courtiíànes d’Athenes, ou tous les deux , ont été écrits patun Grammairien qui fut íùcceflèur d’Aristarque. Le second Ammonius , dont je veux parler ,est un Philosophe d’Egypte (e). Plutarque, dont il avoit été Précepteur, fait souvent men-tion de lui. Voiez en particulier la page 70 ct la z 8s de ses Oeuvres Morales, à l’Edition de Franc-fort en 1620, Mais on avance tres-fauffement dans le Moréri , qu’il en a parlé avec éloge , furtout fur la fin de la Vie d’Aristote (C). Mr. Moréri n’est pas plus heureux par raport à Am-monius, fils d’Hermeas (D), auquel il donne, entre autres Livres, un Ouvrage composéfous r Empire de Valentìnìen. Cet Ammonius étoit fils & frere de Philosophe (/). Les Savanscroient qu’il a fleuri fous l’Empire d’Anastase , au commencement du VI siecle, ct que c’est luiqui a composé les Commentaires que nous avons sous le nom d’Ammonius fur quelques Traités d'A*riflote , ct en particulier fur le Livre de Interprétations (g). L’Auteur de ce dernier Commen-taire dit dès l’entrée, qu’il a été disciple de Proclus. C’est à lui que quelques - uns attribuentcette Vie d'Aristote , qui court sous le. nom d’Ammonius (h). C’est lui fans doute , qui a été ré-futé par Zacharie de Mitylene : voiez la Remarque (//) de l’Article suivant. C’est de lui aussique l’on entend (i) un passage de Photius , où il est parlé d’un Ammonius qui fe plaisoit extrê-mement à expliquer les vieux Poètes , ct à faire des Remarques critiques fur la langue Greque (k).Cela fait croire à quelques-uns, qu’il lui faut attribuer le Traité qu’on a de la Différence des MotsGrecs (/). Mais Mr. Ménagé le donne à Herennius Phi Ion (m). Le même Ammonius , du-quel Photius a dit ce qu’on vient de raporter , avoir un âne d’un goût merveilleux pour la Poé-sie ; car il aimoit mieux ne point toucher à la nourriture qu’il avoit devant lui, ct souffrir lafaim , que d’interrompre son attention à la lecture d’un Poème (n). Le troisième Ammoniusdont je veux parler , étoit un Poète , qui vivoit au V siécle. II composa un Poème fur 1a guerrequ’on avoit faite à Gainas Roi des Goths ; & l’aiant récité devant l’Empereur Theodose le Jeu-ne , il en fur. fort aplaudi (0). II faut mettre dans des Articles séparez , non seulement quelquesmodernes qui ont eu le nom d’Ammonius , mais aussi un ancien Philosophe , qui lui a donné plusd’éclat que cous les autres.

(A) On a fous U nom à'un Ammonius un Traité des Cour-tisanes d'Athènes (1). Ceux qui, dans ces derniers tems ,ont fait des Livres intitule?, le Putanisme de Rome > ou dequelque autre grande ville , n’ont pas été des Auteurs ori-ginaux. L,'antiquité avoit vu quantité d’Ouvrages de cettenature , qui heureusement sont demeurez par les chemins.II n’en est parvenu aucun jusqu’à nous.

(B) On fait far une autre voie la patrie de celui qui a com-posé ïOuvrage des Autels ter des Sacrifices .] On ne la fait pointpar 1 a voie d’Harpocration , comme Mr. Lloyd rassure ;mais par la voie de celui qui a composé le Livre De Dif-ftrentiis Vocum. Voffius, & plusieurs autres l’apellentAmmonius. Si Mr. Lloyd avoit bien copié Voffius, iln’auroit pas dit, Ammonius hijìsricus sv rf zrsp) fìuy.ui *.«<d-vtnâiv citatur ab Harpocratione in A'y.ocfsum , ut't e? in voceT‘7pcípu.. Ex quo etiam discimus Lampriensem fuisse , ut Ges-nerusfalfo Alexandrìnum vocet. Voilà de ces fautes d’Abré-viateur, dont je parle si souvent. Voffius , après avoir ditjusques au mot Ece que je viens de citer de Lloyd,ajoûte » or^ancp Tctft h-wriSi ab Ammonio lib , de differ.voc. inpasoç. Vbi tsr AoíyjK^teu$ suisse dicìtur , ut Gesnerus falfoAkxandrinum vocet (2). Farce que Lloyd n’a pas vouluraporter tout le passage de Voffius, 8c qu’il en a fauté uneligne , íl est tombé dans un grand mensonge ; car il n’estpas vrai qu’Harpocration nous aprenne que l’Ammoniusqu'il cite fut de Lampria. Si l’on vouloir sauter quelquechose , c’est à la derniere ligne que l’on devoir s’adresser ,dans laquelle Voffius a dit un mensonge. Gesner ne dit pasqu’Ammonius, l’Auteur du Livre des Sacrifices , fût Ale-xandrin. Iî y a un troisième passage d’Harpocration (z)ou notre Ammonius est cité : A 'pcy.txnoç iv Tsrúp'lji msi B<u-piSii yçaCPei 7 *; Ammonius libro quarto de Arts ifta feribit.C’est ainsi que le docte Maussac a corrigé le texte d’Harpo-cration : il met au lieu de x.áy.m, personne qu’on sa-che n’aiant jamais dit que cet Auteur ait fait un Livre DeOppidis vel P agis. Mr. de Valois aprouve cette correc-tion (4). On auroit pu soupçonner , que puis qu’Ammo-nius fit un Livre touchant les Courtisanes d’Athènes, il enfit un auísi fur les Festins de débauche, orefi náy,m ; Sc

ainsi il ne feroit pas nécessaire de prétendre que , selon laleçon ordinaire d'Harpocration , le Livre d’Ammoniusconcernoit les Bourgs ou les peuples d’Attique : cependantje ne trouve rien de plus vraisemblable que la correctionde Mauflàc. Elle a paru telle à Voffius, qui la débite com-me si elle venoit de lui. Mr. de Valois cite un passage duScholiaste d’Hermogene , où l’Auteur du Livre des Autelsest apellé Ammonius Lamprien (5).

(C) On avance trìs-fiwffement dans le Morcrì , que Plutar-que a parlé d'Ammonius avec éloge , à la fin de la Vie dé Aris-totes Cette Vie d’Aristote est une chimere. II làloit direThemiftocle, & non pas Aristote. Or il est bien vrai quePlutarque , à la fin de la Vie de Themiftocle, fait mentiond’Ammonius; mais if est très-íaux qu’il le loue. 11 n’endit là ni bien ni mal.

(D) Moréri neflpas plus heureux par raport à Ammonius ,fils d'Hermeas. ] II s’y embarrasse flans trois ou quatre gros-ses fautes pour le moins. L II ignore que Proclus a fleurifous Theodose le Jeune , & long-teins après ; car s’il l’a-voit su , auroit-il dit qu’Ammonius, disciple de Proclus,fit un Livre fous l'Empire de Valentinien ? Auroit-il été uncopiste si fidelle des erreurs du Pefe Rapin (6) ? II. Quel-le maniéré de marquer les. Empereurs ? II y en a eu troisde ce nom ; 8c c’est le premier que l’on entend, lors qu’ondit tout court Valentinien. Ce premier Valentinien mourutl’an 375 : jugez si le disciple de Proclus a pu écrire fous cetEmpereur. III. Si Mr. Moréri avoit entendu l’Auteurdont il fe servoit, je veux dire le rere Labbe, il auroitapris qu’Ammonius, disciple de Proclus 8 c fils d’Hermeas,a fleuri fous l’Empereur Anastase , qui ne commença derégner que plus de 35 ans après la mort de Valentinien troi-sième. IV. Le Pere Labbe a observé qu’rl est souvent faitmention d’un Ammonius dans les Chaînes des Peres Grecsfur l’Evangile de St. Jean , 8c fur d’autres Livres de l’Ecri-ture ; & il croit qu Ammonius fils d’Hermeas est différentde celui-là. Au lieu de ces choses Mr. Moréri nous conte,que quelques Auteurs attribuent à Ammonius fils d’Her-meas l’Explication des "Peres Grecs fur l’Evangile de St.Jean.

AMMONIUS, surnommé Saccas {A) , a été I’un des plus célébrés Philosophes de son

tems.

t AMMO NIUS , surnommé Saccas.] Ammien Ma» videtur ex eo diâhts Ammonius , mod meretbus ex portu Alé-ss. ' M o. o j . i», témoignent qu’il avoit ce surnom, xandrino comportandts viSlurn stbt qmfivifset cujusmodt ho-r? in ,L> ass-7 communément que de son premier métier mines Saccarios antiqui vocccbant ; ut vtdereeftin Codtce Th.O h c . ‘ rt -p U r de sacs & l’on se fonde sur le même Suï- fit. de Saccariis fortus urbts Roma. Suidas , n noir n o s, , m-L! t0 Vmci les paroles du docte Henri de Valois : Saccas quit . ^ w*»* ™**°?°S* (j)-

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